dimanche, 19 avril 2009

Signes pré-insurectionnels : En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

La sanglante bagarre en gare de Lyon à Paris, opposant lundi dernier au petit matin plusieurs dizaines de jeunes descendus de Seine-Saint-Denis, de l'Essonne ou encore des Hauts-de-Seine et se soldant par un mort et deux blessés, est la dernière illustration d'un phénomène dorénavant connu : plus de la moitié des personnes mises en cause dans la capitale n'en sont pas originaires. Des années durant, une succession de stratèges policiers a caressé l'idée de donner corps à une police d'une nouvelle dimension, s'émancipant de ses carcans territoriaux pour mieux s'attaquer aux racines de cette délinquance mouvante, ignorant les frontières.

Lire la suite

mercredi, 01 octobre 2008

Émeutes ethniques à Romans-sur-Isère

Seul un déploiement massif de forces de l'ordre a empêché une nouvelle explosion de violence dans le quartier de la Monnaie, classé "sensible", à Romans-sur-Isère, commune de 32.000 habitants au nord de la Drôme.

Des dizaines de policiers, venus des Bouches-du-Rhône, de l'Isère, du Vaucluse, de la Loire et du Rhône, ont sillonné les rues de la cité, dans la nuit de mardi à mercredi 1er octobre, pour "saturer le terrain", selon le jargon policier, et empêcher les jeunes de se rassembler. Deux barrages, tenus par des gendarmes en tenue anti-émeute, ont été installés sur les axes principaux de ce quartier de 5.000 habitants, sous tension depuis la mort d'un adolescent de 16 ans, tué lundi matin très tôt dans un accident de voiture (volée) à l'issue d'une course-poursuite avec la police.

Ce dispositif "renforcé" a été décidé par le préfet au vu des violences de la nuit précédente. Pendant 4 heures, plusieurs dizaines de jeunes avaient affronté les forces de l'ordre, visées par des jets de pierres et même des coups de feu, probablement tirés avec un fusil de chasse. Les policiers, appuyés par un hélicoptère, avaient répliqué par des tirs de flash-balls et de grenades lacrymogènes. 4 voitures, 1 commerce, des scooters et une vingtaine de poubelles avaient été incendiés.

Après une matinée relativement calme, les tensions avaient à nouveau crû dans l'après-midi de mardi. A l'issue d'une marche silencieuse, une centaine d'habitants se sont rendus devant le centre social pour accompagner une délégation reçue par le maire, Henri Bertholet (PS). L'élu, insulté à plusieurs reprises, tente alors de prendre la parole sur le perron mais doit faire face à une foule très hostile. "Il faut entendre le message du papa d'Ilies qui dit que si on fait des bêtises ce sera encore du malheur supplémentaire", réussit toutefois à déclarer le maire.

Un peu plus tard, les proches de la famille ressortent furieuses de leur rencontre à huis-clos avec l'équipe municipale. En larmes, une jeune femme s'adresse aux dizaines de jeunes, survoltés : "Il voulait qu'on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout". Des acclamations accueillent ces déclarations et les jeunes se dispersent, par petits groupes, en promettant une nuit de feu aux forces de l'ordre. Une poignée d'entre eux partent en criant : "Allah Akbar, Allah Akbar !" "Ça va brûler, explique un des leaders du groupe entouré par une nuée d'adolescents qui l'écoutent avec respect. Il y en a marre que nos petits frères meurent dans nos quartiers. Vous avez dominé nos parents. Nous, on est la troisième génération et on va ouvrir notre gueule".

mardi, 01 juillet 2008

Le palmarès de la violence, ville par ville

racailles.pngOù court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? Le Figaro révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20.000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.

Lire la suite

vendredi, 23 mai 2008

Les prisons françaises sont remplies de musulmans

1341449442.jpgAfter passing a bulletproof window, El Alaoui Talibi trudges through half a dozen heavy, locked doors to reach the Muslim faithful to whom she ministers in the women's cellblock of the Lille-Sequedin Detention Center in far northern France. 

It took her years to earn this access, said El Alaoui Talibi, one of only four Muslim holy women allowed to work in French prisons. "Everyone has the same prejudices and negative image of Muslims and Islam," said Moroccan-born El Alaoui Talibi, 47, the mother of seven children. "When some guards see you, they see an Arab ; they see you the same as if you were a prisoner."

This prison is majority Muslim -- as is virtually every house of incarceration in France. About 60 to 70% of all inmates in the country's prison system are Muslim, according to Muslim leaders, sociologists and researchers, though Muslims make up only about 12% of the country's population.

On a continent where immigrants and the children of immigrants are disproportionately represented in almost every prison system, the French figures are the most marked, according to researchers, criminologists and Muslim leaders.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Criminalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, prison, criminalité, immigration | | |  Facebook | |  Imprimer |

lundi, 03 décembre 2007

Combien gagne un dealer ?

6ba6158e103dc6af4e5069abd416a573.jpgSi le vendeur de rue gagne moins que le smic, le semi-grossiste engrange, lui, jusqu’à un demi-million de profit par an.

La première "estimation des gains des dealers" a été remise à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). À en croire cette étude, le cannabis rapporte jusqu’à 550 000 euros par an à un semi-grossiste, soit le salaire moyen d’un patron d’une entreprise de plus de 2000 salariés ! Et les trafiquants à ce stade seraient peut-être déjà un millier. Une armée de petits "parrains" que la justice peine à identifier et, plus encore, à confondre.

Selon le président de la Mildt, Étienne Appaire, "les enquêtes sont trop axées sur les actes et pas assez sur les bénéfices du trafic". En tirant la leçon des événements de Villiers-le-Bel, Nicolas Sarkozy, informé de cette étude, affirmait, jeudi dernier, que "l’économie souterraine est devenue une menace pour nos sociétés". Le chef de l’État appelle à "lutter contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogue qui fait des ravages dans un certain nombre de quartiers". Jeudi, il réclamait le renforcement de la répression destinée à "frapper les trafiquants au portefeuille".

Un marché de plus de 800 millions d’euros.

En France, "1 garçon sur 6 et 1 fille sur 15" disent être "fumeurs réguliers à 17 ans", rappelle l’auteur du rapport remis à la Mildt, Christian Ben Lakhdar, chercheur à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Le nombre de consommateurs de cannabis est désormais estimé à 1,2 million d’usagers réguliers, dont 550 000 quotidiens. Le volume du marché serait donc de 208 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’euros.

Entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Sur cette base, on peut considérer que l’importateur s’appuie sur au moins 700 semi-grossistes, peut-être même plus du double. Le semi-grossiste gagne à lui seul "de 253 000 à 552 000 euros" annuellement. Il écoule "de 132 à 308 kg" de drogue. Son premier intermédiaire diffuse, pour sa part, de 16 à 35 kg, pour un gain estimé "entre 35 000 et 76 000 euros par an". À ce stade, le cannabis fait déjà vivre – et bien vivre ! – entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Plus de 100 000 revendeurs de rue.

En dessous, "le commerce de cannabis n’est que peu profitable", assure-t-on dans le rapport. Car il reste bien deux niveaux d’intermédiaire. Estimé "entre 58 000 et 127 000 revendeurs", ces acteurs de quartier gagnent "entre 4 500 et 10 000 euros annuellement". Ils distribuent, tout au plus, 3,6 kg de cannabis en moyenne par an. Le revendeur de rue de dernier niveau n’écoule, pour sa part, guère plus de 1 à 2,5 kg. Ben Lakhdar est formel : le trafic de haschisch "ne commence à être lucratif qu’au-delà de 10 kg" de marchandise écoulée chaque année. "Vu le faible rapport de ce commerce au bas de l’échelle, la revente au détail rapporte finalement beaucoup moins qu’un honnête travail", estime, pour sa part, Étienne Apaire.

Les risques du métier inclus dans le prix.

Pour le dealer, le risque d’être arrêté représente une "taxe judiciaire" à intégrer dans le prix. Cette menace conditionne, par exemple, "23,6 % du prix final" de la cocaïne. "La concurrence, appréhendée par le degré de violence entre dealers, façonne aussi le bénéfice net de ces derniers", poursuit le chercheur. Elle compte pour 33 % dans le prix final. Pour connaître les montants du trafic de cannabis susceptibles d’être blanchis, il faudrait encore intégrer le coût du stockage, du transport, des rabatteurs et autres guetteurs. Seule certitude : entre le semi-grossiste et le consommateur final, le prix du gramme de cannabis est multiplié au moins par trois.

Source du texte : FIGARO.FR

Télécharger l'étude complète : CANNABIS.PDF

Écrit par SG (Webmaster) dans > Criminalité, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Criminalité, drogue, dealer, cannabis | | |  Facebook | |  Imprimer |

mardi, 18 septembre 2007

Les RG s'inquètent du climat régnant dans les banlieues françaises

faefbf9e419443215a807f558fe35fab.jpgLes renseignements généraux (RG) estiment que le climat dans les banlieues reste explosif un an après les émeutes, et que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existent toujours. Ce constat est dressé dans un rapport de 17 pages, intitulé "Etat des lieux dans les quartiers sensibles", détaillé dans Le Figaro du lundi 23 octobre. "La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime le rapport. 

Lire la suite