dimanche, 15 janvier 2012

Pirates et flibustiers : L'ésotérisme du pavillon noir

Le pirate au sens étymologique est "celui qui tente la fortune sur mer" (du grec peiratès). Ce qui le différencie du "corsaire" - le marin qui mène la "guerre de course" - est le fait d'arraisonner les navires pour son propre compte, sans lettre ou approbation d'une autorité légitime. Assimilée au "brigandage sur mer", la pirate rie place les auteurs de tels actes en position de "hors-la-loi", de "marginaux" mis au ban de la société, même si les pirates ont constitué au cours des âges une "société" analogue au "milieu" des truands, avec ses lois, ses coutumes, ses mœurs, son langage, ses rites et... son ésotérisme, un ésotérisme "noir", bien entendu, comme le pavillon du même nom.

Old_Pirate.jpgIl n'est pas dans notre propos de retracer, même succinctement, l'histoire de la piraterie. Aussi loin que remontent les annales et le souvenir des peuples on trouve la Piraterie, chez les Assyriens comme chez les Grecs puis les Romains. Cicéron, avant même que Jules César ne soit prisonnier 5 semaines des pira tes écumant la Méditerranée, qualifiait ceux-ci de communis hostis omnium (ennemi commun de tous). Dès le IIe millénaire avant notre ère, les "hommes blonds aux yeux bleus", ancêtres lointains des Vikings, arrivent du Nord, envahissent la Grèce et les îles de la mer Égée, pratiquant à grande échelle le pillage maritime. Plus tard, les Achéens, peuple de la mer, s'emparent de la Crète d'où ils montent de nombreux raids de piraterie le long des côtes de la Syrie et du Liban. Le delta du Nil est déjà un "repaire" de forbans à l'époque pharaonique. Homère, dans l'Odyssée, évoque la piraterie comme un "métier noble" (lié à la guerre) pratiqué par de petits seigneurs locaux, les barons des îles, attaquant les navires marchands et ravageant les côtes lointaines, de la mer Tyrrhénienne au Pont-Euxin.

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samedi, 16 avril 2011

La vie des pirates

pirates,forbans,flibustiers,corsaires,piraterieLe métier

Pas de pirate sans navire. C'est le capital-machine indispensable. Parfois, comme dans le cas de Misson, c'est le capitaine qui décide d'entrer en piraterie. Plus souvent une partie de l'équipage se révolte et s'empare du bateau.

Si l'on est à terre et sans moyen de naviguer, on se procurera une embarcation, pour se hisser sur le premier navire et le conquérir ; s'il est piètre marcheur ou mal armé on l'échangera par la suite contre un meilleur. La frégate armée de 20 à 50 t. était le navire rapide le plus apprécié. On modifiait le gréement pour porter le plus de toile possible et pouvoir rattraper les meilleurs voiliers. Mais on devait cependant éviter d'effrayer les proies sans méfiance. D'où certaines ruses pendant la journée : une voilure réduite, et même une pièce de bois jetée à l'eau et prise en remorque pour ralentir l'allure ; à la nuit, on remontait la remorque et on hissait toute la toile pour rattraper la victime. Il fallait arriver très près. A 200 m. les boulets n'étaient plus guère efficaces.

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lundi, 08 novembre 2010

La piraterie

S'il est un domaine où la supériorité des Européens apparaît incontestable, c'est bien celui de la Piraterie. C'est avec eux que la Piraterie apparaît clairement pour la première fois dans l'Histoire. 


Peuples de la Mer.jpgLes peuples de la mer. — Les hommes blonds aux yeux bleus arrivent du Nord, au IIè millénaire avant notre ère, envahissent la Grèce et les îles de la mer Egée, où ils recueillent des traditions maritimes. Ils continuent vers le Sud une guerre de pillage, mais se heurtent à des puissances solides, la Crète et l'Egypte. "Minos, dit Thucydide,purgea cette mer autant qu'il put des pirates, sans doute pour s'en assurer les revenus." Vers 1500, les Achéens, le peuple de l'eau, s'emparent de la Crète. Dès lors, la piraterie collective, de peuple à peuple, va se donner libre cours. Elle sera le sport favori de cette humanité adolescente et barbare.

Les rivages grecs, avec leurs rochers blancs, sculpturaux et stériles, sont encore de pauvres pays. Mais il est des contrées de plaines, riches de blés et de populations paisibles. Ce sont les proies désignées. Les gens des îles du Nord (Lemnos, Imbros, Samothrace) lancent des raids réguliers sur la Thrace et l'Hellespont. Ils assurent ainsi leur ravitaillement en vivres et se créent un stock d'esclaves pour le commerce. Cette économie de proie durera un demi-millénaire et c'est seulement Miltiade, au temps de la grandeur maritime athénienne, qui fera cesser les "crimes lemniens".

 

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dimanche, 18 avril 2010

1ère Guerre mondiale : A la poursuite des corsaires du Kaiser

En cet été 1914, le croiseur allemand Emden est à quai dans le port de Tsingtao (aujourd'hui Qingtao) sur la mer Jaune. Cette ville chinoise est depuis 1898 un comptoir commercial et une base maritime de l'empire allemand. Lorsque la guerre éclate le 4 août, l'Emden lève l'ancre. Mission : prendre en chasse les bâtiments ennemis dans l'océan Indien.

Après avoir arraisonné 32 cargos et coulé 2 bateaux de guerre, le croiseur est, début novembre, en vue des îles Cocos (archipel australien situé à mi-chemin entre l'Australie et Ceylan). Pris sous le feu des pièces d'artillerie du croiseur australien Sydney, il finit par sombrer. 133 hommes périssent, mais, galvanisés par leur lieutenant de vaisseau, 50 survivants se mettent en tête de regagner l'Allemagne sur une embarcation de fortune. La petite troupe vogue sur l'océan Indien avant d'aborder la péninsule Arabique, traverse ses déserts et remonte la mer Rouge. Le Proche-Orient d'alors est le théâtre des rivalités entre la Grande-Bretagne alliée aux Bédouins et l'Empire ottoman allié à l'Allemagne. Les marins de l'Emden sont pris en tenaille sur les différents fronts...

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