mercredi, 07 juillet 2010

Morin sanctionne le général Vincent Desportes : "Sois pro-américain ou tais toi !", par Jacques Sapir

Une dépêche d’agence nous apprenait tard dans la soirée de vendredi que le ministre de la Défense avait engagé une procédure disciplinaire contre le général Vincent Desportes, responsable du CID (le Collège Interarmées de Défense ou ancienne "École de Guerre") pour sa tribune libre publiée dans un quotidien du soir sur la stratégie suivie en Afghanistan.

morin.jpgLe général Desportes ne prenait pas position sur la guerre elle-même ni sur les buts de guerre, qu’il soutient. Il ne prenait pas position sur la stratégie française non plus. Il questionnait la stratégie américaine, ou plus exactement son ambivalence qui aboutit à une absence. Il ne faisait que remarquer, et souligner, les hésitations du président Obama. Les positions affirmées dans cette tribune ne font que traduire le sentiment d’une très large partie de l’Armée.

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jeudi, 29 avril 2010

Colloque : Quelle compétitivité stratégique pour la France du XXIème siècle

La crise financière a accéléré l'avènement d'un monde multipolaire aux acteurs plus nombreux et plus divers dans lequel les États défendent ou parfois même cherchent leur place. La compétition sur les ressources vitales ajoute une tension, voire une menace, sur l'existence même de certaines nations. Contrairement aux espoirs nés de la fin de la guerre froide, le monde est donc devenu plus concurrentiel et plus instable.

affiche colloque CID.jpgDans cet environnement, les stratégies nationales s'adaptent-elles ? Comment juger de leur pertinence dans une telle instabilité ? De fait, une forme de compétition s'installe entre les différentes options stratégiques pour les États. La notion de compétitivité stratégique, habituellement réservée aux entreprises, est ainsi transposée dans le champ géostratégique. Comment la France peut-elle affronter et dominer les changements du XXIe siècle en préservant sa prospérité et ses valeurs ? Quels choix s'offrent à elle ?

Reformulons : que peut être la compétitivité stratégique française au XXIe siècle ? La France a conservé dans son héritage politique le luxe du choix dans les options. La question portera donc essentiellement sur sa capacité à rendre ce choix crédible. Dans le même temps, les critères usuels de la puissance sont en partie remis en cause, d'une part par ce qu'il convient d'appeler le soft power et d'autre part par l'émergence de nouveaux enjeux et de nouvelles conflictualités. Cela constitue-t-il une occasion bénéfique ou une banalisation pour un pays dont l'influence dépasse largement son poids géopolitique réel ? Le choix de la spécialisation, à défaut du maintien d'un certain universalisme, est tentant, mais le risque d'une dilution de l'influence dans le paysage planétaire n'est pas mince. Quelque soit ce choix, il devra être porté par une nation en phase avec l'ambition exprimée.

Ainsi formulée, cette problématique nécessite une approche innovante. Le processus de construction d'une stratégie est en effet un élément consubstantiel à sa crédibilité. Mais comment peut-on innover lorsqu'un sujet est traité depuis les temps reculés de Sun Tsé ? L'innovation tient en fait souvent à la confrontation de spécialistes qui n'ont pas d'occasions régulières d'entrer en contact. En France, le cloisonnement entre certaines institutions freine souvent la créativité. Et la réussite du concept de Think Tank voire des pôles de compétitivité est sans doute la démonstration du bien-fondé d'une démarche de mise en commun des idées. En matière stratégique, la légitimité des forces armées, des entrepreneurs ou des administrateurs civils n'est pas à démontrer dans leurs secteurs de responsabilité. Le concept de stratégie vient des opérations militaires, les entreprises se le sont appropriée et l'ont développé, les administrateurs civils le mettent en œuvre au niveau étatique. Pour autant partagent-ils la même vision de son élaboration et la même façon de le mettre en œuvre ? Comment s'assurer de la cohérence des différentes stratégies au service d'un même pays ?

Trois grandes écoles, HEC, l'ENA et le CID se sont associées pour explorer ces problématiques dont l'enjeu est crucial pour l'avenir. Car ce sont ces questions que les futurs cadres des armées formés au Collège Interarmées de Défense, les futurs entrepreneurs en troisième cycle à HEC et les futurs administrateurs formés à l'ENA auront à traiter. Une réflexion commune émergera le 26 mai à l'École militaire sous la forme d'un colloque qui sera un moment de débats. D'ores et déjà, un lieu d'échange est ouvert à tous ceux qui souhaitent y contribuer : www.quellestrategiedactionpourlafrance.fr

vendredi, 09 janvier 2009

Il faut redonner son nom à l' "École de Guerre"

La scène se passe à Paris, un matin du mois de juin 2008 dans les salons d’une grande entreprise du CAC 40. Notre groupe de la 15e promotion du Collège Interarmées de Défense (C.I.D.) est en visite d’information. Nous sommes accueillis par le directeur général, le directeur des ressources humaines et des cadres supérieurs français et étrangers. Mes camarades me regardent avec amusement essayer de présenter le C.I.D. à nos hôtes. Par défi et par curiosité, je ne prononce pas le nom historique de l’école. Après de fastidieuses explications sur le parcours professionnel d’un officier en 2e partie de carrière, le programme de la scolarité, le directeur général me demande soudain s’il ne s’agit pas tout simplement de "l’Ecole de Guerre". A ma réponse affirmative, tous les visages s’éclairent, l’incompréhension dédaigneuse qui s’installait dans les regards s’estompe et les questions fusent. Encore une fois, je mesure avec étonnement l’effet de ce simple nom sur des générations d’hommes et de femmes, français et étrangers assez éloignés du monde militaire. Je crâne fièrement jusqu’à ce qu’une stagiaire innocente mais cruelle me demande s’il s’agit d’une annexe de l’École de guerre économique installée dans le 7e arrondissement de Paris.

logo_CID.jpgCette anecdote authentique nous incite à nous demander si l’appellation "C.I.D." est réellement adaptée pour désigner l’institution qui forme chaque année les futurs chefs militaires ? N’est-il pas légitime et utile de restaurer le nom "Ecole de Guerre" sous une forme ou sous une autre ? Des enjeux de fond se révèlent derrière ce qui ressemble de prime abord à une modeste question de forme.

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lundi, 13 août 2007

La thalassocratie américaine

d8839a86a30148c4e18a98841d67a095.jpgLa thalassocratie américaine telle que la concevait l’amiral Alfred Thayer  MAHAN a-t-elle une place au XXIe siècle ?

 

Mémoire de géopolitique dans le cadre du séminaire 'Les théories géopolitiques du XIXe siècle", soutenu par le Capitaine de Frégate Roger ULLMAN (Prix du CID, juin 2007).

 

 
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