lundi, 24 janvier 2011
La mutuelle Unéo référencée par le ministère de la Défense
La mutuelle Unéo vient de remporter l’appel public à la concurrence lancé le 21 septembre dernier par le ministère de la Défense et des Anciens combattants.
À compter du 1er janvier 2011, elle assurera ainsi pour une durée de 7 ans la couverture santé de l’ensemble des militaires du Ministère et de leurs familles.
La couverture prévoyance sera quant à elle assurée par les partenaires d’Unéo dans la réponse à l’appel à la concurrence : l’Association Générale de Prévoyance des Militaires (AGPM) et le Groupement Militaire de Prévoyance des Armées (GMPA).
La mutuelle Unéo est née en octobre 2008 de la fusion de l’activité santé de la Caisse Nationale du Gendarme (CNG), de la Mutuelle Nationale Militaire (MNM) et de la Mutuelle de l’Armée de l’Air (MAA) devenues des mutuelles d'accompagnement social.
Unéo protège plus de 1.300.000 personnes issues de la communauté militaire.
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mardi, 08 juin 2010
La France dans l'Otan : la culture militaire française et l'identité stratégique en question
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lundi, 01 mars 2010
Armée française : 4ème rapport d'évaluation de la condition militaire (janvier 2010)
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mardi, 19 janvier 2010
Etat-Major des Armées : Concept d'emploi des forces (janvier 2010)
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mardi, 10 novembre 2009
"Armées d'aujourd'hui" de novembre 2009
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mardi, 06 octobre 2009
Décret n° 2009-1177 du 5 octobre 2009 relatif aux attributions du chef d'état-major des armées et des chefs d'état-major d'armée
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lundi, 07 avril 2008
Rapport d'audit sur la Défense (version mars 2008)

Le ministre de la Défense Hervé Morin doit s'adresser, demain à 11 heures, aux "chefs de corps, directeurs et chefs de service" dans l'amphi Foch de l'Ecole militaire (Paris). Un discours très attendu par les militaires et les civils de la Défense, que la perspective des réformes inquiète. Ils risquent pourtant d'être déçus. Selon nos informations, le ministre n'annoncera ni le volume des réductions de postes, ni la liste des fermetures, ni le nouveau contrat opérationnel des armées.
Le ministre va toutefois exposer "l'architecture de la réforme", en particulier la "réforme de la gouvernance" du ministère. Il parlera ainsi de l'évolution du statut de la DGA, appelée à devenir une Direction et non plus une Délégation, ou de l'idée de regrouper tous les états-majors et les services dans un "Pentagone" à Balard. Hervé Morin reviendra sur la réorganisation territoriale avec la création de 90 grandes bases de défense... mais il n'en fournira pas la liste. Il devrait également détailler les mesures d'accompagnement social, à condition que le Premier ministre lui ait donné son feu vert vendredi après-midi. Il annoncera la mise en place de "contrats de site" et d'une "charte de la méthode avec les syndicats". Pour les fermetures de garnison, le ministre souhaite que "chacune d'entre elle (lui) soit motivée, et qu'on (lui) présente un plan B dans un certain nombre de cas" sensibles.
Pour le reste, les militaires et les civils de la Défense vont devoir encore patienter plusieurs semaines, voire quelques mois. Si les travaux de la RGPP (révision générale des politiques publiques) sont désormais bien connus, il manque deux éléments essentiels pour y voir clair : les arbitrages budgétaires et le Livre blanc. "Les hypothèses financières à moyen terme ne sont toujours pas stabilisées" reconnait un proche de ce dossier. Les crédits devraient être maintenus en euros constants, mais pour financer les programmes actuellement prévus, il faudrait les augmenter de 40%, assure le ministère. Les grands arbitrages à l'Elysée devraient intervenir en deux temps, fin avril-début mai, puis fin mai-début juin.
Quant au Livre Blanc, il ne sera publié que "vers la mi-juin", alors qu'il devait l'être "début mars". Avec l'abandon du modèle d'armée 2015, officialisé par Nicolas Sarkozy à Cherbourg, la commission du Livre blanc, présidée par Jean-Claude Mallet, redéfinit la stratégie française "de défense et de sécurité nationale" à l'horizon 2025. Concrètement, les "contrats opérationnels" des armées vont être revus à la baisse. "Le chiffre de 50.000 [en cas de crise majeure] était inatégnable" assure Hervé Morin. Ces contrats seront "redéfinis" en introduisant sans doute plus de qualitatif (capacité de commandement, d'entrée en premier, etc...) que quantitatif.
Dernière étape: la loi de programmation militaire (2009-2014) qui devrait être votée l'automne prochain. Elle intégrera les grands choix en terme d'équipement. Le ministre de la Défense prend les devants en expliquant qu'il faudra être "raisonnable" en matière spatiale. "Les satellites sont vulnérables. Est-ce vraiment la peine d'investir des milliards dans l'espace ?" confie-t-il en reconnaissant l'existence de puissants intérêts industriels qui poussent dans ce sens. Plus généralement, il fait part de son scepticisme sur le discours mettant en avant les capacités de renseignement et d'anticipation, la nouvelle "fonction stratégique" du Livre Blanc. "Une voiture, ce ne sont pas simplement des phares", dit-il.
Source du texte : SECRET DÉFENSE
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vendredi, 16 novembre 2007
L'évolution des formes de guerre (1/2)
Toutes les menaces ne débouchent pas forcément sur des affrontements armés. Et les affrontements armés, à l'extérieur, ne sont pas forcément les nôtres. Pourtant, si vous ne vous intéressez pas à la crise, la crise risque fort de s'intéresser à vous. Si nous nous contentons d'observer la guerre depuis notre balcon, la crise, devant la porte, franchira vite son seuil. Pour éviter que la fournaise nous atteigne, il n'est d'autre solution que d'aller à son contact pour la contenir d'abord, la réduire ensuite puis tenter d'éradiquer enfin les racines de violence.Il faut donc s'intéresser à la conflictualité, la comprendre : pour que les projets politiques l'intervention soient adaptés aux nouveaux contextes ; pour que les armées soient capables de réaliser leurs missions au service de ce projet politique.
Il faut donc comprendre l'évolution des formes de guerre. Ce n'est pas si simple. Les structures étatiques, les grilles d'analyse, les appareils militaires restent aujourd'hui très largement héritiers de la guerre froide. En l'absence de preuve formelle de leur péremption, les conceptions qui les sous-tendent conservent une vertu rassurante. L'adaptation de nos visions, de nos systèmes militaires est fortement contrainte par la tyrannie de l'existant. Et pourtant, sans que beaucoup s'en aperçoivent, les formes de guerre ont fondamentalement changé, comme l'exemple récent du Liban le démontre une fois de plus de manière éclatante. C'est ce que je vais chercher à vous montrer en quelques idées.
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L'évolution des formes de guerre (partie 2/2)
D. TRANSFORMATION DU SOLDAT
En premier lieu, observons que le métier de soldat n'a de sens qu'au service d'une société dans laquelle il est plongé, qu'il doit comprendre et connaître et dont il doit être compris et connu.
Trois notions paraissent ici essentielles dans notre monde : la sécurité, l'importance du droit et l'information.
Sans toujours vouloir en mettre le prix, la société française est avide d'une sécurité croissante, individuelle et collective. L'aire des conflits asymétriques élargit les menaces possibles qui, en ne demeurant plus circonscrites aux seules forces militaires sur un théâtre d'opérations, accentuent les vulnérabilités de notre société. Dans le même temps, les risques naturels, technologiques ou sanitaires sont jugés inacceptables. Aussi, concitoyens et dirigeants attendent de plus en plus des forces armées qu'elles s'engagent au service de la sécurité sur le territoire national : sécurité civile ou générale avec le concours ou la participation de moyens militaires.
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lundi, 29 octobre 2007
Les grands travaux de la défense française
Comme en 1972 et 1994, les grandes orientations de la défense et de la sécurité nationale font l'objet d'une large concertation avant d'être synthétisées dans un Livre blanc. L'exercice est en cours et Jean-Claude Mallet, qui supervise pour la seconde fois les travaux, décrypte les changements intervenus dans la philosophie de défense française depuis 14 ans.
LE MONDE : Si l'on admet que la réponse aux crises doit être multinationale, n'est-il pas paradoxal d'envisager la défense uniquement sous l'angle national ? Ne pouvait-on envisager une réponse européenne ?
J.-C. MALLET : Je voudrais dissiper une ambiguïté : quand on parle de "sécurité nationale", cela ne veut pas dire que nous limitons notre vision. La question de passer à une approche de sécurité européenne a été envisagée et débattue, comme avant le Livre blanc de 1994. Mais il nous a semblé qu'il y avait d'abord un besoin d'organiser un débat national. De plus, il était difficile de démarrer un exercice de Livre blanc européen sans savoir si nos partenaires l'auraient soutenu ou encouragé. Mais il a été décidé de mettre en place des mécanismes de concertation avec eux. Nous avons, d'autre part, organisé des auditions publiques auxquelles sont invitées des nombreuses personnalités européennes. Notre but est de dépasser une vision purement française de la politique de défense.
Le Livre blanc de 1994 était très marqué par les années post-guerre froide. Est-ce que les armées sont encore influencées par cet état d'esprit ?
Oui, mais en partie seulement, parce qu'il ne faut pas oublier que depuis, il y a eu la réforme des armées, la professionnalisation et deux lois de programmation, en 1995 et 2006. Il est vrai que le cadre général sur la vision à 15 ans n'a pas été modifié, et que cela manque. La France élabore un Livre blanc à peu près tous les 15 ans, alors que nous aurions besoin d'une actualisation régulière de notre vision prospective. Nous allons probablement suggérer au président de la République qu'il y ait un exercice de cadrage de ce genre tous les 5 ou 6 ans.
La différence essentielle par rapport à 1994 est qu'il s'agit cette fois de défense et de sécurité. Or les militaires soulignent volontiers que la sécurité intérieure, ce n'est pas leur vocation ...
Ce à quoi nous nous intéressons, ce sont les grands risques, qui visent le fonctionnement des pouvoirs publics et de la société française, la protection des citoyens en tant que nation. Voilà ce que recouvre la terminologie de "sécurité nationale", qui recoupe la notion anglaise de national security. L'idée est qu'en évoquant cette notion de "sécurité nationale", on pousse les administrations à dépasser les schémas traditionnels, très verticaux, d'organisation de l'Etat, qui n'incitent pas au décloisonnement. Mais il n'est pas question de diluer la mission de défense des militaires.
Ne craignez-vous pas de bouleverser l'organisation des armées françaises par simple vertu du changement ?
Tous les acteurs et commentateurs de la politique de défense française ont estimé indispensable qu'il y ait une sorte de remise à plat, et aussi un temps de réflexion sur ce qu'elle doit être à l'avenir. En particulier parce qu'il risque d'y avoir un décalage croissant entre ce qui est affiché comme missions et ambitions et ce qui relève de la réalité quotidienne et financière. Notre travail est aussi une mise en cohérence entre les ambitions et les moyens. Je précise que nous ne sommes pas une commission de sages qui va rendre un rapport, et advienne que pourra. Nous travaillons pour le président de la République à la définition d'une nouvelle doctrine de défense et de sécurité nationale globale.
Les militaires soulignent que pour avoir une politique de la défense qui réussisse, il faut de la stabilité...
Il est évident que nous ne partons pas de rien. Nous avons la consigne d'examiner toutes les questions sans tabou, mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas de termes de référence. Il s'agit donc de donner à l'armée des assurances sur son avenir, sur les missions qu'elle reçoit du pouvoir politique, sur la relation qu'elle va entretenir avec le pays. Avec une réflexion sur le moyen et long terme, et la prise en compte aussi précise que possible de la dimension financière de cette politique de défense. A partir du moment où on annonce une remise à plat pour favoriser une nouvelle cohérence, il est normal qu'il y ait un peu d'inquiétude. Mais il y a aussi une espérance et une attente. Que peuvent attendre les Français de leur outil de défense ? Que nos capacités permettent d'anticiper les risques auxquels la population peut être confrontée, et que la réaction des forces armées ou de sécurité publique soit à la hauteur de l'investissement du pays.
Vous avez souhaité que la stratégie de défense soit "compréhensible". En quoi ne l'est-elle pas, et quels sont les tabous que vous voulez surmonter ?
Dans toute organisation humaine, très vite, le langage se rigidifie, devient un langage codé pour spécialistes. L'emploi de ce vocabulaire, ou de cette doctrine, échappe ainsi à la sphère de compréhension générale de notre société, laquelle va avoir du mal à en percevoir la pertinence et la légitimité. Il faut que nous ayons un langage simple et clair pour nos concitoyens, parce que c'est nécessaire pour conforter la relation entre les armées et le pays. La politique de défense et de sécurité nationale doit reposer sur des concepts accessibles à tous.
Quand on parle aux militaires du lien armée-nation, ils sont un peu surpris, parce que pour eux, il n'y a pas tellement de difficultés à ce sujet...
Il n'est pas inutile, après la professionnalisation, de se poser la question de la relation entre la défense, la politique de sécurité nationale et la société. Il faut trouver les moyens de conforter et d'assurer l'adhésion du pays à cette politique de défense. Cela rejoint les questions de communication : quelle est la stratégie de communication des pouvoirs publics en cas de crise majeure ? Chacun a pu remarquer à quel point les Britanniques ont réagi de manière extraordinairement positive et forte au moment des attentats de Londres : cette capacité à "encaisser" de manière collective est un exemple à suivre.
Faudra-t-il décider si l'armée française doit cesser d'être dimensionnée pour des combats majeurs, pour se concentrer sur des forces moins nombreuses et plus rapidement déployables ?
Nous aurons ce débat, comme nous l'avons eu en 1994. A l'époque, nous étions au pic des opérations de maintien de la paix. La question était de savoir s'il fallait s'orienter vers un modèle d'armée plus léger, une sorte de super-gendarmerie internationale. Ce modèle a été écarté en 1994. Aujourd'hui, il est assez évident que nos sociétés se sentent vulnérables face à toutes sortes de risques, notamment à cause du terrorisme. La définition des moyens de la défense devra tenir compte de cette évolution du contexte international.
Le risque du terrorisme sur le territoire national n'est pas un défi pour les forces armées, c'est une question de renseignement, de forces de police...
En effet, mais le Livre blanc ne s'intéresse pas uniquement aux forces armées au sens classique. Nous devons prendre en compte l'ensemble des données, sur le plan de la prévention et de la réaction. Cela ne veut pas dire que le métier militaire va être profondément chamboulé par cette perspective, mais qu'il faut mieux définir le rôle des armées s'agissant de la protection des populations.
Le Livre blanc doit contribuer à élaborer une nouvelle stratégie européenne de sécurité. Or celle de 2003, une fois réalisée, n'a pas servi à grand-chose...
La différence est que nous aurons un autre traité européen. C'est une opportunité importante pour un rebond de la politique européenne de défense et de sécurité dans le courant de l'année 2008. Il est vrai que l'espace européen s'est élargi, et qu'il faut réfléchir à la stratégie qui conduit nos forces armées à intervenir à l'extérieur. C'est un élément fondamental du travail sur le lien entre l'armée et la nation : comment obtenir l'adhésion du pays, et comment avoir les mécanismes démocratiques qui suscitent cette adhésion ?
Votre commission discutera-t-elle de l'éventuel retour de la France dans la structure intégrée de l'OTAN ?
Elle doit pouvoir en débattre. L'objectif qui a été fixé par le président de la République, c'est que la France devait mener de front la relance de l'Union européenne en matière de défense et la rénovation de sa relation avec l'Alliance atlantique. Tout le monde se focalise sur la question de l'OTAN, mais ma priorité, c'est de voir comment la relance de l'Europe de la défense peut être réalisée, et ensuite d'envisager un rapport décomplexé avec l'OTAN, qui peut éventuellement déboucher sur un rapprochement.
Comment relancer la politique européenne de défense avec des pays européens qui ne veulent faire aucun effort, en tout cas sur le plan budgétaire ?
Nous n'entraînerons pas nos partenaires dans cette relance de l'Europe de la défense si la France ne continue pas elle-même à faire un effort significatif. Après le non au traité européen, nos partenaires ont eu le sentiment que la France n'était plus aussi présente sur le terrain de l'Europe de la défense. Cela ne veut pas dire que tous soient prêts à se rallier à une "Europe-puissance", mais ils ne comprendraient pas que nous ne soyons pas au premier rang. Il faut que nos partenaires aient envie de consacrer les moyens nécessaires à la défense européenne. Elle a besoin de la volonté des Etats, mais elle ne se décrète pas, elle se fait en marchant.
Source du texte : LE MONDE.FR
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