lundi, 09 avril 2012

Soldat irrégulier : exemple espagnol

La guérilla espagnole contre l'armée napoléonienne sous l'éclairage de Carl Schmitt

Hussard.jpgC’est dans le contexte des guerres napoléoniennes, et plus précisément à l’occasion de la guerre de résistance espagnole contre l’occupation française, entre 1808 et 1813, que va émerger pour le juriste politique allemand Carl Schmitt (1888-1985) la figure conceptuelle du "partisan" moderne, à savoir d’un "soldat irrégulier" pensé en tant que tel ; à cette occasion, pour la première fois, un cadre juridico-politique explicite lui est conféré. Ce qui ne sera pas sans conséquences quant au droit de la guerre classique qui avait prévalu jusque-là.

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vendredi, 05 août 2011

Les armées des ducs de Bourgogne

L'apparition d'un "État bourguignon" ne se manifesta pas seulement par le développement d'institutions judiciaires, financières et administratives, par l'essor d'une société politique et l'élaboration d'une idéologie, mais aussi par l'existence d'une force armée et d'une société militaire dévouées au prince et à la "chose publique". 

bourgogne,armée,chevalierA la base de la puissance bourguignonne, on trouve une noblesse d'armes qui fournissait au duc les cadres de ses armées. Le commandement en chef était exercé, le cas échéant, par le duc lui-même, y compris sur le champ de bataille : ainsi Jean sans Peur à Othée en 1408, Philippe le Bon à Mons-en-Vimeu en 1421, à Gavre, en 1453, et Charles le Téméraire, qui paya tant de sa personne qu'il finit par mourir au combat à Nancy le 5 janvier 1477. Les chefs et capitaines des armées ducales étaient désignés par le prince et, au sein de ce groupe, le maréchal de Bourgogne était le détenteur d'un des rares offices militaires permanents. Ce maréchal de Bourgogne, toujours choisi au sein de la haute noblesse des deux Bourgognes, était nommé et révoqué librement par le duc, ce qui le distinguait des autres maréchaux des principautés bourguignonnes, maréchal de Brabant, maréchal de Hainaut, maréchal de Flandre, maréchal de Luxembourg, dont la dignité était héréditaire et la charge purement honorifique. Il était chef de l'armée lorsque le prince était absent et commandant de l'avant-garde lorsqu'il était présent. Sur le plan administratif, il était en principe responsable du contrôle des effectifs et de l'état des troupes lors des "montres d'armes" et des revues. Fait important, la compétence et l'autorité du maréchal de Bourgogne n'étaient pas limitées aux troupes levées dans les deux Bourgognes, mais s'étendaient à l'ensemble des gens de guerre servant le duc. 

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vendredi, 22 avril 2011

VOX BELLI : La pensée militaire française, avec le lieutenant-colonel Michel Goya

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mercredi, 29 décembre 2010

Guerre froide : Film de la Bundeswehr (des années 70-80) sur l'entraînement au combat en zone urbaine

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lundi, 27 décembre 2010

Le patrimoine militaire canadien

"La paix est le rêve des sages ; la guerre est l'histoire des hommes".
Louis-Philippe, comte de Ségur (1753-1830)
Officier, diplomate, membre de l'Académie française

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mardi, 07 décembre 2010

Israël et son armée : société et stratégie à l'heure des ruptures (IRSEM)

Cliquez sur le carré gris pour lire le document en ligne
Cliquez ICI pour accéder au site de l'IRSEM

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samedi, 31 juillet 2010

Terre Info Magazine n°216 de juillet 2010 (nouvelle présentation)

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dimanche, 23 mai 2010

Varus vs Arminius : La bataille de Teutoburg (An 9 ap. J.-C.)

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samedi, 08 mai 2010

La Victoire endeuillée. La sortie de guerre des soldats français (1918-1920)

Le 11 novembre 1918 marque l'arrêt des combats sur le front occidental. Mais, pour cinq millions de soldats français, ce n'est pas encore la fin de la guerre. Il leur faut attendre longtemps avant d'être démobilisés et pouvoir revenir dans leur famille.

Cette histoire de la sortie de guerre, jusqu'ici méconnue, nous permet de découvrir des combattants épuisés, impatients de rentrer chez eux, et résolus cependant à ne pas accepter une paix hâtive. La haine de l'ennemi se manifeste alors avec force, et la violence de la « culture de guerre » est portée à son apogée. On imagine les soldats et les civils communiant dans la joie de la victoire. Il n'en est rien, et la fracture entre le front et l'arrière n'a jamais été aussi forte. L'armée française en 1918 est une armée victorieuse. C'est aussi, avant tout, une armée en deuil. Comment ont-ils accueilli la fin de la guerre ? Quels sentiments leur laisse ce conflit ? Quels furent les relations entre l'armée française et les Allemands en Rhénanie occupée ? Telles sont les grandes questions que l'historien Bruno Cabanes s'est posé dans son livre La Victoire endeuillée. La sortie de guerre des soldats français (1918-1920) primé par l'Académie des sciences morales et politiques.

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dimanche, 17 mai 2009

Canada : Les jeunes peuvent suivre leurs ancêtres

Les "Indiens" ont défendu le Canada pendant trois siècles et les jeunes autochtones peuvent s'inscrire dans cette longue tradition, sur les traces de leurs ancêtres.

C'est ce qu'a rappelé le lieutenant-colonel Jocelyn Paul, Huron d'origine et commandant de la force de combat du Canada en Afghanistan, à la veille de la Journée nationale des autochtones dans les Forces, le 21 mai.

Les membres des Premiers Peuples composent environ 4% des effectifs des Forces et sont sous-représentés par rapport au reste de la population canadienne, selon la Défense nationale.

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vendredi, 20 mars 2009

Le statut militaire des gendarmes fragilisé ?

L'Inspection générale de l'administration (IGA) met en garde sur un risque de "fragilisation" du statut militaire des gendarmes, qui y sont très attachés, dans un rapport consacré aux conséquences financières du rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur.

gendarme.jpg"La proximité professionnelle des gendarmes avec les policiers civils" et "la banalisation des procédures entre les deux administrations ne peut que conduire à terme au constat de l'inutilité de deux statuts différents", écrivent les auteurs du rapport auquel l'AFP a eu accès vendredi.

Depuis le 1er janvier, les 100.000 gendarmes, militaires, sont passés de la tutelle du ministère de la Défense à celle de l'Intérieur rejoignant sous la même autorité les 120.000 policiers, de statut civil.

Le rapport évoque, dans ses conclusions, le risque de voir les gendarmes réclamer les mêmes avantages que les policiers et que leur statut militaire se trouve "fragilisé" du fait des conséquences de cette fusion.

Le ministère de l'Intérieur, interrogé par l'AFP, a qualifié de "farfelues" les conclusions du rapport et souligné qu'elles "n'engagent que leurs auteurs". Le statut militaire des gendarmes, auxquels il tiennent, "est et sera préservé" dans le cadre de cette intégration, a-t-on ajouté au ministère.

Le rapport a été commandé à l'IGA en 2008 par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour étudier les "conséquences en matière financière du transfert de la gendarmerie" au ministère de l'Intérieur.

Dans ce document remis fin décembre à Mme Alliot-Marie, une série de mesures est préconisée pour que cette fusion se fasse dans un souci de bonne gestion recommandant notamment des mutualisations de moyens police/gendarmerie.

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mercredi, 15 octobre 2008

Canada : L’armée recrute à la mosquée

Les Forces canadiennes feront une rare apparition dans une mosquée de la Colombie-Britannique ce soir. L’objectif est de susciter de l’intérêt chez les musulmans pour une carrière dans l’armée. Mais ce n’est pas tout le monde à la mosquée Burnaby Al-Salaam qui se réjouit de cette journée portes ouvertes.

can2.jpgPour certains membres, une institution religieuse ne devrait pas être utilisée pour présenter l’armée canadienne. D’autres ne sont pas chauds à l’idée que la mosquée accueille un organisme qui est impliqué dans une mission de combat en Afghanistan où des musulmans sont tués.

Un porte-parole des Forces canadiennes a déclaré que l’événement ne vise pas à justifier la guerre ou une carrière militaire.

Le lieutenant-commandant Kris Phillips du Conseil canadien de la Défense nationale, Bureau des affaires publiques, a déclaré que la communauté musulmane canadienne, comme les femmes et les Autochtones, est sous-représentée dans les Forces. Et les séances d’information sont conçues pour fournir aux minorités une information directe et non filtrée.

Une autre réunion devait avoir lieu hier soir dans un centre communautaire autochtone de Vancouver.

Parmi les panélistes qui répondront aux questions ce soir, on compte le sous-lieutenant Wafa Dabbagh, une officier de marine et la première femme à porter le hijab dans l’armée canadienne.

L’événement a toutefois fait sourciller, et même choqué, certains membres de la mosquée.

L’étudiant Toshio Rahman a dit que c’est inapproprié pour les Forces canadiennes de recruter dans une mosquée.

"Quand il s’agit de quelque chose comme les forces armées, la marine, ou tout ce qui a à voir avec les questions de sécurité, je ne pense pas que c’est un bon endroit", a déclaré M. Rahman, 23 ans.

"Cela va l’encontre des idéaux de l’islam, en ce sens que nous sommes une religion pacifique [sic] ,  et nous essayons ... à ce stade, de définir notre image dans le monde, et je ne pense pas qu’une image de violence ou une représentation de violence à la mosquée soit appropriée".

M. Rahman s’est dit opposé au rôle du Canada dans la mission de l’OTAN en Afghanistan. La perspective d’adhérer à une organisation militaire dont les troupes se battent dans un pays musulman est anathème pour de nombreux musulmans canadiens, a-t-il ajouté.

"Je ne suis pas d’accord avec les raisons pour lesquelles nous sommes allés en Afghanistan. Si c’était véritablement une mission de maintien de la paix, je serais d’accord. L’Afghanistan est beaucoup plus compliqué et je pense que la seule raison pour laquelle nous sommes allés là-bas c’est les États-Unis", a dit M. Rahman.

"J’ai entendu dire que les deux recruteurs sont musulmans. Je respecte ce qu’ils font. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font. Je ne pense pas que cela aiderait d’avoir des soldats musulmans canadiens en Afghanistan".

Toutefois, le directeur de la jeunesse de la mosquée, Imaad Ali, a déclaré que de nombreux jeunes musulmans sont intrigués par une carrière dans l’armée.

M. Ali, qui a contribué à l’organisation de l’événement, a déclaré qu’il aimerait voir plus de musulmans dans l’armée. La plupart des personnes qui ont exprimé leur opposition à l’événement, a-t-il dit, sont des professionnels éduqués. "Ils perçoivent l’armée comme un potentiel d’aller à la guerre et de se battre".

M. Ali a dit qu’il est en désaccord, ajoutant qu’il y a aussi un aspect patriotique à se joindre à l’armée. Beaucoup de ses contemporains, dit-il, "ne savent pas d’où est venue la démocratie, et que les gens ont dû se battre et sacrifier leur vie pour la gagner".

Les Forces canadiennes ont environ 200 musulmans, a dit M. Ali, alors que les militaires ne pouvaient pas confirmer ces statistiques.

Source du texte : MILITARY WORLD

jeudi, 24 avril 2008

Chants patriotiques et militaires français

Volontaire
  

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mercredi, 26 mars 2008

Armée française : vers de futures "Bases de Défense" ?

941199229.jpgLa carte des implantations militaires devrait être profondément modifiée à partir de l'été 2008. L'ensemble sera réorganisé autour de 87 ou 90 pôles, baptisés "Bases de défense" (BdD). Ces Bases, à vocation interarmées, accueilleront au minimum 1800 personnes, mais l'objectif est d'atteindre 2500, voire 4000. 

Sur ces 90 BdD, 61 seront confiées à l'Armée de terre, 19 à l'Armée de l'air et 5 à la Marine. S'y ajouteront 5 dernières bases outre-mer. Cette réorganisation va donc se traduire par d'importantes fermetures de sites, dont la liste n'est pas définitivement établie — et encore moins publique. 

Le nombre actuel  d'implantations est de plusieurs centaines, si l'on tient compte des bases radar, des dépôts de munitions ou des sémaphores (qui seront conservés). L'Armée de l'air a elle seule gère une quarantaine de bases et l'armée de terre a 80 régiments, sans compter les écoles. Bref, si ce plan est appliqué — sur plusieurs années — ça va déménager dur ! 

Le modèle des grandes bases à l'américaine a donc prévalu, en rupture avec la tradition française de garnisons de proximité, implantées sur l'ensemble du territoire. "Nous n'avons pas vocation à faire de l'aménagement du territoire" a expliqué à plusieurs reprises le ministre de la Défense.

Source du texte : SECRET DEFENSE

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jeudi, 07 février 2008

Hervé Morin : "Nous ne baisserons pas l'effort de Défense"

e93a03673e3fe2a01b624696c38ffe86.jpg247f84c14288eaa1c82a5e931777cb48.jpgLe Figaro Magazine - Alors que le livre blanc sur la défense et la sécurité insiste sur les nouvelles menaces, est-il raisonnable de faire des économies sur le poste défense ?
Hervé Morin - Personne ne parle d'économies sur le volume global des crédits affectés à la défense et, d'ailleurs, il n'y en a pas dans le budget 2008. Aujourd'hui, le monde est probablement plus dangereux qu'il ne l'était il y a quinze ans. Nous devons considérer la menace terroriste, capable de frapper le cœur de nos cités ; le risque de prolifération nucléaire ; les conséquences du réchauffement climatique et les désordres qu'il amènera sur toutes les zones côtières, puisqu'on estime que cela entraînera le déplacement de plusieurs centaines de millions de personnes ; la course à l'énergie dans un contexte de raréfaction et de besoins toujours croissants, compte tenu de l'arrivée de 2,5 milliards supplémentaires d'habitants avec des fortes perspectives de croissance - la Chine, l'Inde, le Brésil, etc. De plus, il faut réapprendre à défendre nos richesses. Nous vivons dans un continent prospère, représentant 8 % de la population mondiale, 25 % de la production mondiale et une capacité de production agricole qui peut attiser beaucoup de convoitises. Tout cela ne peut pas nous conduire à baisser l'effort de défense. Toute la difficulté consiste à assumer de nouvelles missions, liées aux nouveaux risques, avec les moyens qui sont les nôtres, compte tenu de notre déficit budgétaire. Nous devons faire des économies sur l'organisation du ministère, et cela passe par l'interarmisation, la mutualisation des services, la réorganisation territoriale. 

L'histoire montre qu'à chaque fois que la contrainte budgétaire ou les raisonnements comptables l'ont emporté sur les nécessités de défense, la facture à payer a été très lourde...
On ne sacrifiera jamais la sécurité nationale aux contraintes financières. Ne m'imaginez pas dans un tel rôle, ce serait insultant ! Si nous maintenons notre effort de défense, nous serons l'un des pays développés dans lequel il est le plus significatif, à peu près autant que la Grande-Bretagne et plus que l'Allemagne. L'effort qu'effectue la France - 37 milliards d'euros affectés à la mission défense - nous permet de rester l'une des principales puissances mondiales avec une capacité militaire globale. Cela donne à la France une force diplomatique considérable. 

Le livre blanc prend acte que la France et l'Europe dépendront technologiquement des Etats-Unis. N'y a-t-il pas un risque à cela ?
Nous avons l'impératif absolu de maintenir une base industrielle et technologique française et européenne. Là, nous rencontrons une difficulté majeure, car dans cette affaire nous sommes très seuls : 70 % de la recherche communautaire sont effectués par la France et le Royaume-Uni, à 35 % chacun - et cette base industrielle et technologique, chacun l'a développée de façon très nationale. En France, l'effort de recherche et développement a baissé de 40 % depuis 1990 : vous imaginez les conséquences sur notre propre souveraineté... De plus, l'écart en R & D qui existe entre la France, l'Europe et les Etats-Unis risque de porter atteinte au fleuron industriel et technologique que représente l'industrie de défense. 

Les militaires craignent de faire les frais du concept de sécurité nationale. Le livre blanc est-il de nature à les rassurer ?
Le concept de sécurité nationale consiste à considérer qu'il y a un continuum entre défense et sécurité intérieure, c'est une réalité d'aujourd'hui. Un exemple : la question du renseignement concerne à la fois la défense et la sécurité intérieure, il est donc logique que nous abordions la totalité de la problématique. 

Il est, à ce propos, envisagé d'affecter aux armées une nouvelle fonction : "connaissance et anticipation". Etions-nous faibles en matière de renseignement ?
Non, mais dans un monde instable, où des crises peuvent survenir à tout moment, la France doit pouvoir connaître en permanence ce qui se passe sur la surface de la planète, afin d'anticiper un certain nombre de décisions, qu'elles soient politiques ou militaires. Grâce à l'observation satellitaire, grâce aussi au renseignement humain, à une coordination du renseignement entre les démocraties, à l'échelle européenne et mondiale. 

L'une des grandes craintes qui traverse le corps militaire est de perdre la capacité de projection de forces à l'extérieur. Quelle sera la doctrine du livre blanc sur ce point ?
La France est passée du tout nucléaire au tout projection, avec une conséquence qui a été la professionnalisation des armées. Aujourd'hui, il nous faut conserver une capacité de projection - c'est-à-dire d'intervention - importante, parce qu'il y va de la crédibilité de notre politique étrangère, de la sécurité de nos ressortissants, de nos intérêts stratégiques, de la défense de nos voies d'approvisionnement. Il faut cependant la mettre en adéquation avec nos nouveaux besoins, comme celui de la connaissance et de l'anticipation. On a une nouvelle articulation à trouver entre le renseignement, l'anticipation, la connaissance, la projection, en sachant que tout cela s'effectue avec la contrainte financière que représente le maintien de notre dissuasion, soit 20 à 25 % de l'effort d'équipement.

Nous avons les moyens de faire des projections légères, d'autres plus lourdes. Que prévoit le livre blanc ?
Il y a la projection de puissance liée à des opérations militaires majeures, comme l'Afghanistan, et des projections qui sont des opérations de stabilisation, où la présence sur le terrain suffit à apporter la stabilité nécessaire, par exemple au Tchad ou en Centrafrique. Nous pourrions réfléchir, même si ce n'est pas facile, à une adaptation de nos équipements pour ces deux types de mission. 

Justement, quels sont les projets d'équipement avalisés par le livre blanc ?
Il faut attendre les arbitrages du président de la République sur les conclusions définitives du livre blanc. A la lecture du rapport d'étape, l'effort de dissuasion sera vraisemblablement maintenu et les équipements nécessaires au renseignement bénéficieront d'un fort soutien. 

Le président de la République et vous-même avez dit que l'armée n'a pas vocation à faire de l'aménagement du territoire. Il n'en reste pas moins que la révision générale des politiques publiques (RGPP) devrait impliquer une nouvelle cartographie des implantations de la défense. Après la carte judiciaire de Rachida Dati, la carte militaire d'Hervé Morin ?
Il faut d'abord que le livre blanc soit rendu public, que nous rendions les arbitrages sur les crédits affectés à la défense, que nous décidions des scénarios de crise que nous privilégions, et que nous déterminions les équipements et les régiments dont nous avons besoin pour remplir les missions que l'on a affectées aux armées. La réorganisation du ministère est nécessaire. Le chef d'état-major des armées a été mandaté pour faire en sorte que la réflexion capacitaire ne se fasse pas en fonction des armées - terre, mer et air -, mais en fonction des besoins de notre défense. Nous devrons également adapter le soutien et l'administration générale. On peut avec cela espérer gagner entre 1 et 1,5 milliard d'euros par an, qui sont autant de marges de manœuvre pour l'amélioration des conditions du personnel et l'équipement des forces. Par exemple, il faut qu'un hélicoptère Puma de l'armée de terre puisse être réparé par un mécanicien de l'armée de l'air, ce qui n'est pas le cas actuellement. Tout cela conduira à des réorganisations territoriales. Il faudra, par exemple, que l'on rapproche les régiments des camps d'entraînement ou d'une base aérienne d'où ils peuvent être projetés. C'est nécessaire. Toutes les réorganisations territoriales feront l'objet de mesures d'accompagnement en concertation avec les élus locaux.

On dit que cela pourrait représenter une réduction d'effectifs comprise entre 35 000 et 50 000 personnes...
L'objectif qu'a fixé le gouvernement, c'est le non-remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite. Cela devrait concerner 30 000 personnes sur une durée de cinq ans. A mon poste, je dois penser deux fois à l'avenir de nos enfants : une première fois en ne cédant rien sur notre sécurité nationale et notre capacité planétaire ; une seconde fois en contribuant à l'effort de restaurer nos finances publiques. Pour un peuple, il y a deux manières de perdre sa souveraineté : le désarmement et le surendettement !

Source du texte : FIGARO.FR

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jeudi, 17 janvier 2008

Le ministère de la Défense pourrait supprimer entre 20.000 et 50.000 postes

3e9086afdf766a45faaf25fd15e7379c.jpgLe ministère de la Défense pourrait terminer la prochaine loi de programmation militaire avec 50.000 postes en moins, selon les scénarios à l'étude au cabinet du ministre, Hervé Morin. Même si aucune décision n'a encore été prise, chacun s'attend en effet à une diminution drastique des effectifs. Lors de ses voeux aux armées la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a rappelé que la Défense était appelée à fournir un "effort exemplaire". Le but : dégager les économies nécessaires au financement des programmes d'armement dans un contexte budgétaire tendu.

Le ministère de la Défense emploie actuellement 426.000 personnes, dont un peu moins de 80.000 civils. En toute logique, le futur format des armées devrait découler des conclusions, attendues en mars ou avril, de la commission du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Mais la préparation de la prochaine loi de programmation impose au ministère d'anticiper. A ce titre, trois scénarios ont été élaborés : le premier porte sur 20.000 suppressions de postes, le second 30.000, et le dernier 50.000.

"Ce sont les ordres de grandeur. Mais il est encore prématuré de conclure lequel des trois scénarios l'emportera", explique-t-on. Si le calendrier des suppressions de postes fait encore débat, la nature des postes visés est connue. Seront concernées en premier chef les fonctions dites de "soutien", c'est-à-dire les fonctions relatives aux tâches administratives comme les achats, la paie, l'entretien... certaines pouvant être externalisées auprès de prestataires privés.

Depuis son arrivée à l'hôtel de Brienne, Hervé Morin martèle en effet que les économies dégagées profiteront aux forces opérationnelles. Ce qui ne signifie pas que les troupes sortiront indemnes des restructurations à venir. Car le ministère travaille aussi activement à une nouvelle "carte" militaire. Trop éloignées ou trop petites, des dizaines d'implantations vont être dissoutes, transférées, ou rattachées à de grandes bases. Le nombre des bases aériennes - un peu plus de 30 actuellement - pourrait diminuer de 5 ou 10 à terme. Nicolas Sarkozy a été clair : la Défense n'a plus vocation à participer à l'aménagement du territoire.

Source du texte : LES ECHOS

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lundi, 10 septembre 2007

Hervé Morin : "Le monde entier se réarme... sauf l'Europe"

d2f2afde31ed39b2b26e4057b9bbb7c7.jpgLa cinquième université de la défense s'ouvre aujourd'hui, alors que la commission du livre blanc a été installée par Nicolas Sarkozy.

Le grand rendez-vous annuel de la "communauté défense" se tient dans un contexte de grand chambardement stratégique, avec le lancement, il y a dix jours, du livre blanc. La 5e université de la défense, qui s'ouvre aujourd'hui à Toulouse, se trouve donc placée sous un double signe : celui de l'espace militaire, thème naturel dans la grande ville de l'aéronautique, et celui de la remise à plat de la politique de défense et de sécurité française.

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vendredi, 17 novembre 2006

L'armée turque suspend ses relations avec la France

medium_soldats_turcs.jpgIl s'agit de l'une des premières mesures de rétorsion contre la France après le vote de la loi pénalisant la négation du géno­cide arménien de 1915. « Les relations dans le domaine militaire avec la France ont été suspendues », a annoncé mercredi le général Ilker Basbug, le commandant en chef de l'armée de terre, au cours d'une cérémonie organisée pour le 23è anniversaire de la République turque de Chypre du Nord, la partie de l'île occupée par les soldats turcs. En décrétant un gel de la coopération, l'institution militaire, rouage incontournable dans la vie politique du pays, entend sanctionner Paris pour l'adoption du texte par les députés français, le 12 octobre dernier, qui prévoit jusqu'à un an de prison et 45 000 eur d'amende contre les auteurs de négationnisme. 

En 2001 déjà, lorsque le Parlement français avait reconnu le génocide arménien, les militaires turcs avaient appuyé des mesures de rétorsion, notamment l'annulation des visites régulières. Ces représailles interviennent dans un climat de tensions grandissantes entre les deux pays, la France exigeant que l'Union européenne sanctionne la Turquie si elle ne remplit pas ses engagements envers Chypre d'ici la fin de l'année.

Coopération en Afghanistan

Cette suspension devrait cependant avoir des conséquences assez limitées : seules les relations bilatérales sont visées. Une réunion militaire entre Ankara et Paris prévue au mois de décembre a ainsi été annulée. Mais la collaboration turco-française dans le cadre des opérations multinationales sera épargnée. De son côté, Paris a cherché à minimiser la portée de cette annonce, en mettant en avant la qualité des rapports des deux armées engagées côte à côte au Liban, au Kosovo ou en Bosnie. Ankara prendra également la relève de la France dans le commandement de l'Isaf, la force de l'Otan en Afghanistan, en avril 2007. « Il y a une activité en commun des militaires français et turcs qui est très importante », a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Défense. Ajoutant qu'il ne fallait pas voir dans ce geste de mécontentement manifeste « le signe d'une crise ou d'une difficulté majeure ».

Hostilité du Sénat

medium_soldats_turcs.2.jpgCe sont en fait les entreprises françaises qui risquent de subir le contrecoup du courroux des militaires. Le Crédit agricole, qui a présenté la semaine dernière une offre de rachat d'une partie du capital d'Oyak Bank, la banque détenue par le fonds de pension de l'armée, pourrait en faire les frais. Eurocopter, toujours en lice pour remporter un contrat de 52 hélicoptères, se retrouve aussi en première ligne. Il n'est pas certain que le caractère européen de la filiale d'EADS mis en avant par le ministère français de la Défense réussisse à convaincre l'état-major. D'autant plus que la mesure de rétorsion des militaires s'inscrit en porte-à-faux avec l'attitude adoptée par l'équipe du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

Le gouvernement a, quant à lui, opté pour une position attentiste, refusant de prendre des mesures contre les entreprises françaises tant que la loi sur le génocide arménien n'est pas passée au Sénat. Or, ce dernier y est hostile et elle a peu de chance d'être votée. Mais l'institution militaire, qui multiplie les interventions sur les sujets politiques, se livre à une démonstration de force. Les généraux supportent de moins en moins les pressions de Bruxelles, qui exige qu'ils mettent fin à leur ingérence dans le débat public national. Et la France, en durcissant le ton sur la République turque de Chypre du Nord (RTCN), le pré carré de l'armée, a franchi la ligne rouge.

Source du texte : FIGARO.FR 

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dimanche, 24 septembre 2006

ATTENTION DANGER : L'armée française ne sera bientôt plus française

medium_Bruno_Cuche.jpgLe nouveau chef d'état-major de l'armée de terre, Bruno Cuche, aimerait recruter plus d'officiers issus des "minorités visibles", noires ou maghrébines. A quelques jours de la sortie du film Indigènes consacré aux soldats coloniaux, le général Cuche a confié, vendredi lors d'une rencontre avec la presse, qu'il jugeait "opportun que l'armée soit le plus proche possible" de l'image de la nation. "J'y serai très attentif", a-t-il confié, sans toutefois se prononcer sur la "discrimination positive". 
 
Nommé à la tête de l'armée de terre le 16 juillet, Bruno Cuche avait auparavant commandé les écoles d'officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. "Je n'y ai pas vu ce qu'on appelle désormais les minorités visibles...", dit-il. Et pourtant "il y a une demande", puisqu'on trouve des jeunes issus de l'immigration, "en particulier des femmes", parmi les officiers sous contrat, un statut militaire plus précaire et moins prestigieux que celui des Saint-Cyriens.
 
Si l'armée peine à recruter des officiers d'origine immigrée, les militaires du rang engagés issus des "minorités visibles"se bousculent au portillon. La loi interdit toute mesure statistique sur l'origine ethnique des soldats, mais une simple visite dans un régiment le montre. "Ils sont très nombreux, au-dessus de la moyenne nationale", avance un officier.
 
L'armée de Terre revendique sa tradition d' "intégration", héritée de l'époque coloniale. "Nous avons conservé les traditions de l'armée d'Afrique", se félicite le général Cuche. Ainsi, il existe toujours des régiments de spahis, de chasseurs ou d'artilleurs "d'Afrique". Les tirailleurs portent même le croissant musulman sur leur béret. Une aumônerie musulmane a été créée au sein des armées en 2005.
 
Pourtant, tout n'est pas rose dans le kaki. En 2005, un rapport financé par le ministère de la Défense sur "les militaires français issus de l'immigration" soulignait "les questionnements insidieux et l'éventuelle suspicion qui pèsent sur leur intégration". Une situation d'autant plus mal vécue, notait l'auteur, la sociologue Catherine Wihtol de Wenden que "les soldats issus de l'immigration se révèlent très attachés aux valeurs militaires". Leurs chefs semblent l'avoir compris.
 
 

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lundi, 14 août 2006

Marche des Chasseurs (pour le colonel O. L.)

 
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I
Franc chasseur, hardi compagnon
Voici venir le jour de gloire
Entends l'appel des clairons
Qui nous présage la victoire
Volez intrépides chasseurs
La France est là qui vous regarde
Quand sonnera l'heure du combat
Notre place est à l'avant-garde!
 
Refrain
En avant braves bataillons!
Jaloux de notre indépendance
Quand l'ennemi vers nous s'avance
Marchons, marchons, marchons,
Serrons les rangs!
 
II
 Quand votre pied rapide et sûr
Rase le sol, franchît l'abîme
On croit voir à travers l'azur
L'aigle voler de cîme en cîme
Vous roulez en noirs tourbillons
Et parfois, limiers invisibles
Vous vous couchez dans les sillons
Pour vous relever plus terribles!
 
III
Aux champs où l'Oued-Had suit sont cours
Sidi-Brahim a vu vos frères
Un contre cent lutter trois jours
Contre les hordes sanguinaires
Ils sont tombés silencieux
Sous le choc, comme une muraille
Que leurs fantômes glorieux
Guident nos pas dans la bataille. 

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