lundi, 03 novembre 2008
Un timbre commémoratif : "Armistice 1914-1918"
A l’occasion des commémorations du 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, la Poste émet un timbre aux couleurs du drapeau français.
Parallèlement au timbre, Phil@poste commercialise un coffret comportant quatre cartes souvenir avec le timbre collé et le cachet du premier jour à Paris.
Une des cartes représente les dates importantes de la Der des Der ; une autre montre le quotidien du poilu avec son barda au front et à l’arrière ; la troisième représente les civils ; la dernière nous raconte l’Armistice, le traité de Versailles et l’histoire du Soldat Inconnu. Dans chaque cas, les couleurs ont une portée symbolique importante.
Autre objet du coffret, un fascicule rédigé à la manière d’un poilu. Il est reproduit d’après un vrai carnet retrouvé dans le grenier d’une maison.
Enfin, plié dans le coffret, la copie d’un vrai stéréoscope qui permettait de visionner les plaques de verre, diapositives de l’époque. En effet, la section photographique de l’armée étant née en 1915, les soldats photographes sont devenus les témoins directs de la grande guerre. Une photo des hommes dans les tranchées est à découvrir en 3 D.
INFORMATIONS "PREMIER JOUR"
L’Emission "Premier Jour" du timbre "Armistice 1914-1918" se déroulera le Mardi 11 novembre 2008 de 10h à 17h
- A l’Hôtel National des Invalides
- Corridor de Metz
- Salle du Bleuet de France
- 75007 Paris
Entrées :
- 6, Bd des Invalides / 129, rue de Grenelle
Dédicaces
- Patrice Serres, dessinateur du timbre : 10h -12h et 14h-16h
- André Lavergne, graveur du timbre : 10h-12h
Contact
- Marie-Claude Biguier
- Communication / Philaposte
- Tél. : 01.41.87.13.48
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samedi, 03 mai 2008
1914-1918 : la guerre moderne
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mercredi, 30 avril 2008
En kiosque : Ligne de Front n°10
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dimanche, 30 juillet 2006
Ernst von Salomon : La guerre est finie ; les guerriers marchent toujours
Au milieu de décembre les troupes allemandes rentrant du front traversèrent notre ville. Ce n'était qu'une division qui venait de la région de Verdun. (...)
Les unes après les autres les compagnies passaient, des groupes pitoyablement petits, mais qui apportaient avec eux un souffle redoutable, une atmosphère de sang, d'acier, de matières explosives et de décisions immédiates. Haïssaient-ils la révolution, marchaient-ils contre elle ? Se rangeront-ils, eux, ouvriers, paysans, étudiants, dans notre monde, deviendront-ils tels que nous, adopteront-ils nos soucis, nos volontés, nos luttes et nos buts ?
Et soudain la lumière se fit en moi : allons-donc, ceux-là n'étaient pas des ouvriers, des paysans, des étudiants, ils n'étaient pas des artisans, des employés, des commerçants, des fonctionnaires, ils étaient des soldats ! Non pas des hommes déguisés, non pas des hommes qui obéissaient à un commandement, non pas les délégués d'autres hommes, ils étaient des hommes qui obéissaient à un appel intérieur, à l'appel secret du sang et de l'esprit, ils étaient des volontaires d'une façon ou d'une autre, des hommes qui avaient appris une rude fraternité et appris à connaître ce qu'il y a derrière les choses et qui avaient trouvé dans la guerre une patrie. Patrie, peuple, nation. Voilà de grands mots, mais quand nous les prononcions, ils sonnaient faux. Et c'était pour cela qu'ils ne voulaient pas être des nôtres, et cela expliquait cette entrée muette, imposante, fantomale.
Car la patrie était en eux et en eux la nation. Ce que nos voix proclamaient, ce dont nous nous vantions devant le monde, avait revêtu chez eux un sens secret ; c'était pour cela qu'ils avaient vécu, c'était pour cela qui leur avait commandé de faire ce que nous plaisions à appeler le devoir. Subitement la patrie était en eux, elle avait changé de place, elle avait été saisie par le tourbillon gigantesque des dernières années et emportée au front. Le front, c'était leur pays, c'était leur nation, leur patrie. Et jamais ils n'en parlaient. Jamais ils n'avaient cru aux paroles, ils ne croyaient qu'en eux-mêmes. La guerre les tenait, la guerre les dominait, la guerre ne les laisserait jamais échapper et jamais ils ne pourraient revenir ni nous appartenir tout à fait. Ils auront toujours la guerre dans le sang, la mort toute proche, l'horreur, l'ivresse et le fer. Ce qui se passait maintenant, ce retour, cette rentrée dans le monde paisible, ordonné, bourgeois, c'était une transplantation, une fraude et qui ne pouvait pas réussir. La guerre est finie ; les guerriers marchent toujours.
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Ernst von Salomon
In Les Réprouvés
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lundi, 03 juillet 2006
Les hommes de la Somme, par Loïc Gerfaut

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