mardi, 30 août 2011
USA vs EUROPE : la soumission du "troisième cercle" (1/2)
À l'orée du XXe siècle, les États-Unis se trouvent en bonne position pour accéder à la domination mondiale.

Les deux premiers cercles sont sous leur coupe. Les limites de leur territoire légal (premier cercle) ne sauraient être remises en cause. Leur emprise sur l'Amérique latine (deuxième cercle) est d'autant plus solide que, hormis la frange défavorisée des populations concernées, personne au niveau international ne la conteste sérieusement. L'exploitation éhontée de cette partie du monde par les Espagnols et les Portugais, le mépris dont ils firent preuve envers les premiers habitants, l'irresponsabilité des aristocraties locales pendant et après les révolutions du début du XIXe siècle contribuèrent à livrer le continent au voisin du nord. Chaos économique et politique, luttes fratricides, imprévoyance firent de l'Amérique latine débarrassée de ses anciens colonisateurs une proie facile. Le modèle jeffersonien qui imprègne la plupart des constitutions nationales, le bicamérisme, le pouvoir exécutif fort, tout cela calqué sur les États-Unis, facilite la pénétration yankee. Surtout, les divers pays ont conservé une aristocratie foncière que les Américains ne mettront pas longtemps à convaincre que leur intérêt bien compris croise celui de la finance nord-américaine. Se partageant le pouvoir et les bénéfices, oligarchies locales et magnats nord-américains n'ont plus, à l'aube du XXe siècle, qu'à maintenir les choses en l'état.
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USA vs EUROPE : la soumission du "troisième cercle" (2è partie)
Vers l'écroulement européen
L'effondrement de 1929 montre à quel point le système économique mondial constituait déjà une arme redoutable dont les États-Unis allaient faire un instrument de conquête planétaire.
Au lendemain du premier conflit, les créances américaines sur l'Europe sont énormes. La suprématie des États-Unis se traduit par un doublement de leurs échanges financiers de 1919 à 1930. La crise du système monétaire international, en 1930, puis son éclatement, dès 1933, font naître une guerre monétaire par la spéculation sur les changes. Les années 1914-1918 ont apporté aux États-Unis, il est vrai, une prospérité sans précédent. "Dès 1915, écrit André Kaspi, lorsque les belligérants ont compris que le conflit ne serait pas aussi court qu'ils l'espéraient, les États-Unis constituent un réservoir de matières premières, de produits alimentaires, de munitions. Les industriels, les agriculteurs, les commerçants américains se réjouissent de vendre des vivres, c'est-à-dire du blé, de la viande, du sucre, des produits industriels, comme le fer, l'acier, des moteurs, sans oublier le coton et des médicaments. Grâce à leur neutralité qui ne leur interdit pas de commercer avec les combattants." Les milieux financiers ne sont pas oubliés puisque "à partir de janvier 1915 des banques privées, en tête desquelles le groupe Morgan, prêtent de l'argent aux Français et aux Britanniques. De là à déduire que les milieux d'affaires ont influencé le président Wilson... Mais ils n'avaient pas besoin de la participation des États-Unis à la guerre pour engranger de fabuleux profits." Réaliste et sûr de son fait, le même président Wilson déclare qu'à la fin de la guerre les puissances alliées seraient entre les mains des États-Unis.
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mercredi, 07 juillet 2010
1961-1969 : La guerre secrète des États-Unis contre de Gaulle
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vendredi, 14 novembre 2008
Chine - USA : la guerre sans limite (1/3)
Les rapports entre la Chine et les États-Unis marqueront sans nul doute le XXIe siècle. Si l'affrontement militaire demeure le maître mot entre les deux puissances, il y a une autre façon de gagner la guerre sans effusion de sang, une nouvelle forme de conflit dans laquelle la Chine est passée experte.
Si celle-ci s'arme militairement, son économie envahit le monde dans le même temps. Si partout où la planète s'embrase les deux puissances s'opposent en coulisses, les armes de la République Populaire de Chine sont aussi financières, informatiques, technologiques, commerciales ou médiatiques. Dans ce grand combat des empires pour diriger le monde, la Chine s'appuie sur les faiblesses de ses concurrents. Elle a engagé une guerre sans limites, qui si elle aboutissait, forcerait l'adversaire à faire sa volonté. Car il faut méditer la phrase de Deng Xiaoping : '' Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline''
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mercredi, 21 novembre 2007
Le débat sur les armes à feu de retour devant la Cour suprême américaine
La Cour suprême des Etats-Unis, qui ne s'était plus saisie de la question depuis près de 70 ans, a annoncé, mardi 21 novembre, qu'elle allait se prononcer sur l'interdiction des armes à feu en vigueur dans la capitale fédérale, Washington DC.
La plus haute instance juridique du pays a accepté d'examiner un appel formulé par des responsables de l'administration locale du district de Columbia, après la remise en cause par une récente décision de justice de cette interdiction prononcée il y a 31 ans. L'affaire devrait passer en audience à la fin du mois de février 2008 ou en mars. La décision de la Cour suprême est attendue pour la fin du mois de juin. Elle pourrait avoir des répercussions sur le débat électoral, à quelques mois du scrutin présidentiel de novembre 2008.
INTERPRÉTATIONS DIVERGENTES DU DEUXIÈME AMENDEMENT
Les magistrats de la Cour suprême auront à se prononcer sur l'interprétation large du deuxième amendement de la Constitution rendue par une cour d'appel fédérale, dans une décision qui fait jurisprudence. Ce deuxième amendement est ainsi rédigé : "Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé." Pour les autorités locales de Washington DC, le droit de porter une arme ne s'applique pas aux individus : il n'est constitutionnellement garanti que dans le cadre d'une affectation dans une milice régulée par l'Etat.
Leur raisonnement a été invalidé par la cour d'appel fédérale, qui s'est alignée sur la position que défend notamment l'administration Bush : la liberté de détenir et de porter une arme est garantie constitutionnellement pour tout individu. Dans sa saisine, la Cour suprême des Etats-Unis expose la question qu'elle sera amenée à trancher de la manière suivante : les mesures restrictives en vigueur à Washington DC violent-elles les droits accordés par le deuxième amendement aux individus "qui souhaitent conserver des armes à feu pour un usage privé à leur domicile". La dernière décision de la Cour suprême sur la question des armes remonte à 1939. Elle avait alors validé une loi fédérale de contrôle des armes, sans régler définitivement la question de l'interprétation du deuxième amendement.
Source du texte : LE MONDE .FR
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mercredi, 27 décembre 2006
LE JAPON ET L'ARME NUCLEAIRE
Le journal japonais Sankei a publié lundi 25 décembre le contenu d'un document gouvernemental datant du 20 septembre évoquant des plans de fabriquer de petites ogives nucléaires. Cette information a été immédiatement démentie par le secrétaire général du cabinet des ministres Yasuhisa Shiozaki qui a déclaré que le gouvernement n'était pas au courant de l'existence de ce document. Quoi qu'il en soit, la question relative à la "bombe atomique japonaise" et à la possibilité de sa création reste ouverte.
L'arrivée au pouvoir au Japon du cabinet du premier ministre Shinzo Abe s'est accompagnée de la proclamation de l'orientation vers la révision radicale de la politique militaire du pays. Ce qui avait été mentionné jadis à mi-voix prend forme dans les objectifs du programme. Mettant à profit la thèse de la "menace nord-coréenne", le gouvernement invite le peuple à renoncer aux articles pacifistes de la Constitution du pays, à commencer à former de puissantes forces armées, à consacrer législativement le droit de l'armée et de la flotte japonaises à participer, conjointement avec les Etats-Unis, aux opérations militaires dans n'importe quel point du monde et à créer un organisme d'Etat du renseignement à l'instar de la CIA.
Parallèlement, le conditionnement idéologique de la population bat son plein. Shinzo Abe a posé l'objectif de "revenir aux leçons scolaires de patriotisme". A cette fin, on récrit les manuels d'histoire en essayant de disculper les forfaits du militarisme japonais et en imposant la version du caractère prétendument "civilisateur et libérateur" des guerres menées par le Japon au siècle dernier en Asie de l'Est et dans le Pacifique. On inculque de plus en plus obstinément l'idée que la politique ultérieure du pays "ne doit pas être déterminée uniquement par le repentir au sujet du passé militaire".
La formation du nouveau cabinet a été marquée par les appels de membres influents du gouvernement et de responsables du Parti libéral-démocrate au pouvoir à lancer dans le pays une discussion sur les perspectives possibles du réarmement nucléaire du Japon, ce qui a suscité une profonde inquiétude aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, en premier lieu dans les pays d'Asie de l'Est. Comme on le sait, depuis la fin des années 60 du siècle dernier, le gouvernement japonais respectait les célèbres "trois principes non nucléaires", selon lesquels l'Etat ne doit posséder, fabriquer ni introduire aucun type d'armes nucléaires sur le territoire du pays. A présent, l'utilité de respecter ces principes est ouvertement mise en doute.
Le terrain ainsi préparé pour la suppression des dispositions de la constitution japonaise sur le renoncement du pays au droit de faire la guerre et de posséder des forces armées favorise également la discussion sur l'arme nucléaire. Selon les résultats d'un sondage d'opinion publiés en octobre dernier, à présent 60% des Japonais acceptent d'apporter des amendements à la Constitution. Plus des deux tiers du parlement, c'est-à-dire la majorité constitutionnelle, sont prêts à voter pour un projet de loi en ce sens.
Alors que le premier ministre Shinzo Abe affirme que le gouvernement a l'intention de poursuivre la politique antérieure à l'égard des armes de destruction massive, les membres de son cabinet annoncent, bien qu'avec des réserves, la possibilité technologique de créer rapidement, en cas de nécessité, des charges nucléaires. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères Taro Aso a déclaré le 30 novembre 2006 lors d'une réunion du comité de sécurité de la Chambre des représentants: "Le Japon possède les technologies requises pour créer de l'arme nucléaire, mais il ne prévoit pas de le faire". Le ministre a ensuite expliqué la position du cabinet, selon laquelle la Constitution du pays ne lui interdit pas de détenir des armes nucléaires.
"La possession d'une quantité minimale d'armements à des fins d'autodéfense n'est pas interdite par la disposition de l'article 9-1 de la constitution, a affirmé Taro Aso, il n'interdit même pas les armes nucléaires, dans la mesure où leurs quantités sont conformes à cette définition".
On fait savoir que le Japon possède actuellement des réserves pour la création d'armes nucléaires à l'uranium et au plutonium. Fin mars 2005, le pays disposait de 43,8 tonnes de plutonium, dont 5,9 tonnes se trouvent sur le territoire japonais et 37,9 tonnes en Grande-Bretagne et en France. "Puisque 8 kg de plutonium sont nécessaires pour fabriquer une charge nucléaire, la quantité dont dispose le Japon suffira pour fabriquer 5.475 charges", indiquent les experts. Une information prétend que le processus de création d'armes nucléaires au Japon prendrait six semaines au maximum. Qui plus est, il ne s'agirait pas d'un engin primitif, mais de munitions nucléaires conformes à toutes les exigences modernes, qu'il soit question de bombes d'aviation ou d'ogives de missiles.
Mais de nombreux facteurs géopolitiques peuvent entraver le processus de transformation du Japon en puissance nucléaire. Tout d'abord, il y a le facteur américain. Washington est au courant de l'intention des hommes politiques japonais aux tendances nationalistes d'affranchir peu à peu le Japon du statut militaro-politique de protectorat des Etats-Unis qui lui avait été attribué il y a de nombreuses années. Il existe des doutes sur l'intention des Américains de faire la guerre aux côtés des Japonais si quelque chose se produisait en Extrême-Orient. Ce n'est pas par hasard que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a été chargée d'assurer aux Japonais et aux Sud-Coréens que les Etats-Unis respecteraient rigoureusement leurs engagements pris dans les accords d'alliance. Il ne fait pas de doute que les hommes politiques de Washington vont persuader le gouvernement japonais de modérer ses ambitions nucléaires, ne serait-ce qu'à l'étape donnée.
Ils comprennent parfaitement que, si le Japon et la Corée du Sud deviennent des Etats nucléaires, ils peuvent renoncer aux services rendus sur le plan militaire par l'oncle Sam. Cela signifierait le départ des Etats-Unis d'Extrême-Orient, ce qui n'entre nullement dans les intentions des Américains qui considèrent les bases militaires au Japon et en Corée du Sud comme des points d'appui importants de leur stratégie globale.
Il convient de souligner que tout en empêchant l'apparition de l'arme nucléaire japonaise, les Américains encouragent en même temps Tokyo à accroître ses armements conventionnels. En approuvant la révision des articles "pacifistes" de la Constitution (et probablement en ayant incité à le faire), Washington vise à utiliser plus largement les forces armées japonaises dans les opérations militaires des Etats-Unis. Se heurtant au refus des alliés européens à l'OTAN de participer avec résignation à leurs aventures, les Américains tournent leurs regards vers le Japon qui reste docile. L'adjoint à l'assistant du président américain pour la sécurité nationale Jack Crouch a carrément déclaré en octobre que le Japon devait élargir sa présence militaire à l'étranger. "C'est nécessaire afin d'assurer la sécurité dans les régions instables du monde", a-t-il affirmé. On connaît également les appels de Washington à "associer le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande aux structures de l'OTAN".
En ce qui concerne la Russie, proche voisin du Japon, la prolifération des armes nucléaires en Asie du Nord-Est ne peut ni ne doit être considérée par Moscou comme un "incendie sur l'autre rive du fleuve". La course aux armements qui serait inévitable dans ce cas n'entraînerait pas seulement la Russie dans des conflits militaires, mais remettrait aussi en cause les plans d'amélioration de la situation économique et sociale de la population des régions de l'Est du pays, et le règlement du problème démographique qui y est assez grave. Les intérêts vitaux russes impliquent de prendre toutes les mesures politiques possibles en vue de transformer la péninsule de Corée en zone dénucléarisée. Pour cela, il faut assurer non pas en paroles, mais par des actes, l'inviolabilité militaire de la RDPC, en faisant disparaître ainsi les appréhensions liées à une intervention dans ce pays selon le "scénario irakien".
Espérons que le Japon, soucieux de sa sécurité, prend conscience des avantages de la politique de dialogue et de compromis et se rend compte du danger de rester en équilibre au bord d'un conflit nucléaire.
Source du texte : RIA NOVOSTI
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samedi, 23 décembre 2006
Bush étudie l'envoi de renforts en Irak
« J'ai supplié votre président de nous envoyer plus de troupes pour nous protéger. » Devant le Council on Foreign Relations, le vice-président irakien, le sunnite Tariq al-Hashimi, a répété ce qu'il martèle dans sa tournée américaine depuis une semaine. Il réclame une plus grande présence militaire américaine en Irak, pour pallier « l'incompétence des troupes irakiennes » majoritairement chiites. Dans le parterre de spécialistes de politique étrangère, personne ne s'est étonné de sa demande. Le débat sur un renfort possible de 15 000 à 30 000 hommes pour le contingent américain en Irak occupe les médias et les politiques américains, même si, selon un sondage du Los Angeles Times, cette hypothèse n'a l'aval que de 12 % des Américains.
Or, le président Bush vient de lever cette hypothèque en annonçant qu'il souhaitait accroître les effectifs de l'armée de terre et du corps des Marines. Certains militaires soulignent qu'une augmentation des troupes ne peut être efficace que si elle est massive. « Une véritable force pour contrer les insurgés demanderait des centaines de milliers de soldats déployés pour sept à dix ans », a dit Jon Soltz, fondateur d'un groupe de vétérans d'Irak. « Une hausse de 40 000 soldats ne serait qu'un geste politique pour permettre au président et au Pentagone d'avoir l'air d'avoir changé de stratégie », a-t-il dit.
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vendredi, 15 décembre 2006
EADS s'américanise en vue d'un contrat géant
Le Pentagone dépense chaque année 250 milliards de dollars en équipements, services et recherche pour la mise au point d'armements de toutes sortes. EADS espère gagner près d'un milliard de dollars de ce marché cette année. C'est deux fois et demi ce qu'elle faisait il y a seulement quatre ans, mais c'est encore trop peu. 2007 pourrait marquer une étape encore plus décisive : le Pentagone devrait décider en octobre prochain si Boeing ou EADS remporte la première tranche d'un contrat fabuleux portant sur une centaine d'avions de ravitaillement en vol.
Les termes de l'appel d'offres sont encore en cours d'élaboration. Le prix unitaire attendu pour ces appareils : environ 150 millions de dollars. Au cours des trente ans à venir ce sont plus de 400 vieux ravitailleurs KC 135, conçus par Boeing dans les années 1950 que l'US Airforce devra remplacer. Ce potentiel énorme de commandes justifie un effort sans précédent d'EADS sur le marché américain.
Pour mettre toutes les chances de son côté le géant européen a depuis des mois adopté un profil à la fois discret et politiquement correct. Il ne s'agit en effet pas seulement de convaincre le client de la qualité technique et économique de son offre - une version dérivée de l'Airbus A 330, plutôt que celle dérivée du B 767 proposée a priori par Boeing. Il s'agit aussi de prouver au Congrès qu'EADS, avec ses implantations, usines et filiales dans 19 États de l'union, se comporte comme un fournisseur américain responsable et citoyen. Pour Boeing, il s'agit de regagner sa réputation. Le premier contrat qu'il avait remporté, a dû être annulé en 2004 après la découverte de la corruption par Boeing d'un décideur clé au Pentagone.
«Militariser» l'Airbus
Pour décrocher le contrat des ravitailleurs, EADS a choisi le géant américain Northrop Grumman, comme partenaire. C'est un des principaux fournisseurs du Pentagone en matériel électronique, aéronautique, naval, sous-marin et services divers. Le nom d'EADS n'apparaît même pas au premier plan. En cas de victoire, la firme californienne sera chargée de « militariser » l'Airbus, assemblé dans une usine de 600 millions de dollars spécialement construite à cet effet à Mobile (Alabama). Si l'équipe Northrop-Grumman-EADS gagne en octobre 2007, l'usine créera 1 000 emplois sur place. Même si le contrat était perdu, Airbus promet d'installer un centre local employant 150 ingénieurs.
Source du texte : FIGARO.FR
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jeudi, 16 novembre 2006
les Grecs sont la nation la plus "anti-américaine"
Comme il ressort d'un sondage international, les Grecs sont la nation la plus anti-américaine, informe jeudi la presse grecque.Le sondage effectué conjointement par Gallup International et TNS ICAP intègre les avis d'un millier de citoyens grecs interrogés par téléphone à l'automne 2006.
D'après les résultats du sondage, 90 % des Grecs considèrent les Etats-Unis comme un "facteur négatif" pour la stabilité internationale. 76 % des Grecs jugent inefficace la lutte des Américains contre le terrorisme. Huit Grecs sur dix estiment que les Etats-Unis n'aident pas les pays pauvres à surmonter leurs problèmes économiques. A peu près autant de Grecs estiment que les Etats-Unis jouent un rôle négatif dans la protection de l'environnement.
La Grèce est membre de l'OTAN, mais des états d'esprit anti-américains s'y manifestent nettement depuis plusieurs décennies. Ainsi, les Grecs n'ont pas pardonné à Washington son soutien au régime des "colonels noirs" renversé en 1974. La majorité des Grecs réprouvent la politique internationale des Etats-Unis, notamment au Proche-Orient et à l'égard des pays dits "voyous".
La Grèce est l'unique pays de "l'ancienne" UE, dont les habitants doivent obtenir un visa pour se rendre aux Etats-Unis. Les manifestations et défilés antimilitaristes organisés dans la capitale grecque sont organisés, traditionnellement sous des mots d'ordre anti-américains, devant l'ambassade américaine. La manifestation organisée à l'occasion de l'anniversaire de l'insurrection des étudiants du 17 novembre 1973 contre les "colonels noirs" ne fera pas exception à la règle.
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dimanche, 12 novembre 2006
245 861 soldats américains en guerre
Rarement un ensemble d'actions militaires aura coûté aussi cher. Lourdement engagés dans trois opérations majeures, depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont déjà dépensé plus de 437 milliards de dollars. Une somme colossale, qui représente une contribution de près de 1 500 dollars par Américain (environ 1 200 euros). La seule guerre en Irak - opération Iraqui Freedom (OIF) - a déjà coûté 320 milliards de dollars, ce qui porte son coût mensuel moyen à 6,4 milliards, soit environ 200 millions de dollars par jour. Au rythme d'environ 100 milliards de dollars par an, l'Irak représente à lui seul une part non négligeable du budget annuel du Pentagone, qui, dans son entier, a atteint 417,5 milliards en 2005.
Des GI dans plus de 120 pays
Au total, sur 1 043 000 militaires mobilisables (485 000 soldats de l'armée d'active, 206 000 réservistes et 352 000 hommes et femmes de la Garde nationale), quelque 368 900 soldats américains sont actuellement stationnés dans plus de 120 pays. Un chiffre qui englobe les personnels militaires des ambassades, les instructeurs et consultants présents dans les armées étrangères, les soldats servant dans les programmes de l'ONU de maintien de la paix, les troupes incorporées sous la bannière de l'Otan comme ceux qui sont en opérations et/ou qui sont déployés dans les quelque 300 bases aériennes, terrestres et maritimes américaines. Des bases implantées notamment en Allemagne, en Italie, au Portugal, en Espagne, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-bas, en Grèce, en Islande, en Turquie, en Arabie saoudite, dans le sultanat de Bahreïn, au Japon, en Corée du Sud, sur l'île de Diego Garcia (océan Indien) et à Cuba (base de Guantanamo). Dans le cadre des trois opérations en cours, OIF, OEF, GWOT, 245 861 militaires participent activement à la guerre menée principalement en Irak, en Afghanistan, aux Philippines et partout où la traque des membres d'al-Qaida et des autres organisations terroristes s'intensifie.Irak : 2 836 morts américains
S'ajoutent le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine (KFOR / SFOR), l'Egypte à proximité de la frontière avec l'Etat d'Israël et la Corée du Sud, où des GI sont engagés. Sur les 37 brigades de combats et régiments blindés de l'armée d'active, 12 servent aujourd'hui outre-mer. Et sur les 37 brigades de la Garde nationale, 4 sont déployées tandis que 4 autres devraient l'être prochainement. Une présence opérationnelle très éprouvante, qui use lentement les régiments de l'armée américaine en mouvement quasi permanent depuis cinq ans.
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mercredi, 01 novembre 2006
TIREURS EMBUSQUES EN IRAK
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vendredi, 29 septembre 2006
Le Congrès approuve la loi controversée sur les "combattants ennemis"

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jeudi, 28 septembre 2006
Conclusions principales du "National Intelligence Estimate"

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dimanche, 06 août 2006
Interrogation géopolitique, culturelle et économique

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GI's go home !
L’armée américaine est présente dans de nombreux pays d’Europe occidentale depuis le début des années cinquante. Par rapport aux périodes précédentes ( 1917-1918 et 1944-1945), cette présence est doublement originale : elle se fait dans un contexte de paix (malgré la guerre froide) et elle est constituée autant par des civils que par des militaires (les familles accompagnent les officiers et sous-officiers affectés en Europe). La présence des GI’s (soldats de l’armée de terre) et des Airmen (soldats de l’US Air Force) et de leurs familles n’a pas laissé les Européens indifférents : certains se sont réjouis de l’installation de ces « sentinelles du monde libre », d’autres y ont vu une nouvelle occupation, beaucoup ont été intrigués par l’irruption de l’American Way of Life au cœur même du vieux monde. L’étude des relations entre la population européenne et l’armée américaine depuis 1945 présente un triple intérêt : elle permet d’abord de retracer l’évolution de la stratégie américaine en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale ; elle permet ensuite de comprendre comment, au quotidien, deux sociétés, l’une civile et européenne et l’autre, militaire et américaine, ont pu cohabiter ; elle fait apparaître enfin les représentations que chacune des populations a construit l’une de l’autre. Notre approche se veut donc tout autant diplomatique, sociale que culturelle.Cliquer sur le lien PDF pour accéder au texte complet.
Olivier Pottier
professeur agrégé, docteur en histoire.
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samedi, 05 août 2006
Un Proche-Orient à remodeler?
L’opération militaire US contre l’Irak en avril 2003 nous incite à quelques interprétations quant aux ambitions géopolitiques de cette superpuissance dans la région. Une prospective qui repose, en partie, sur des déclarations officielles quant à la volonté de changer le Proche-Orient, soit en « introduisant la démocratie dans la région afin qu’elle puisse faire tache d’huile », soit en proposant – ou en imposant de nouvelles formes de pouvoir étatique. Il faut donc comprendre que les constructions étatiques actuelles de la région (républiques, royaumes ou « autorités »), ne satisfont plus les exigences militaires ou économiques des États-Unis qui voient en elles des obstacles à leur volonté de contrôle total de l’espace et des hommes. À observer la tournure des événements et les interprétations historiques américaines (le « clash des civilisations »), un remodelage du Proche-Orient s’appuierait sur les spécificités lourdes de la société, les identités ethniques ou religieuses, les frontières des nouvelles entités politiques épousant les contours de l’extension spatiale de ces groupes.
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dimanche, 02 juillet 2006
THINK TANK : Project for the New American Century
Le Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, PNAC) est un think tank néoconservateur américain.
Objectifs
Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation militante dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Domination Globale Américaine). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle siècle le leadership mondial des États-Unis acquis depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans le domaine politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington DC se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute.
Membres
Parmi ces membres, se trouvent de nombreux politiciens néo-conservateurs, certains occupant de hautes fonctions au sein de l'administration et de l'actuel gouvernement américain : William Kristol (président du PNAC), Donald Rumsfeld (secrétaire à la Défense), Paul Wolfowitz (président de la Banque Mondiale), Jeb Bush (frère de George W. Bush et gouverneur de Floride. Il travaillait à «Texas Commerce Bank», il était l'un des propriétaires minoritaires de Jacksonville Jaguars. Son nom est relié à des opérations de ventes de Tuyaux d'eau au Niger, Alaska oil pipeline. Il est lié à Armando Codina un immigré cubain devenu millionaire aux États-Unis), Richard Perle, Richard Armitage, Dick Cheney (vice-président des États-Unis), Lewis Libby, William J. Bennett, Zalmay Khalilzad (ambassadeur des États-Unis en Irak), et Ellen Bork (femme du juge Robert Bork).
Idéologie
Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project, une organisation financée par la Bradley Foundation. Ses opinions sont les suivantes :
- La direction globale des États-Unis est profitable à la fois pour les États-Unis et pour le reste du monde.
- Ce leadership nécessite l'emploi de la force militaire, du lobbying diplomatique et d'un engagement aux « principes moraux ».
- Il incombe aux dirigeants des États-Unis, au niveau de la légitimité et de la responsabilité, de mener cette direction globale.
- Le gouvernement des États-Unis doit user de sa supériorité afin d'obtenir une autorité absolue par « tout moyen nécessaire ».
Propositions
- Abandon du traité contre les missiles balistiques.
- Utilisation de la force militaire en cas d'échec de la diplomatie, à l'encontre de n'importe quel pays gênant les intérêts et/ou objectifs des États-Unis.
- Installation de bases militaires US sur l'ensemble du globe pour créer un Global Constabulary (police mondiale), imposant la volonté des États-Unis.
- Modernisation des équipements militaires et augmentation du budget de l'armée des États-Unis à hauteur de 3,8% du PIB.
- Développement du National Missile Defense (programme de bouclier anti-missile) et poursuite de la stratégie de militarisation de l'espace.
Controverse
Le rapport Rebuilding America's Defenses, rédigé par les membres du PNAC en 2000, est un document de 90 pages portant sur la stratégie militaire des États-Unis. Ce texte présente une vaste analyse de la situation, mais aussi un ensemble de propositions. Du fait de son importance, tant par sa taille que son influence, ce rapport équivaut à un programme politique.
Selon le docteur Helen Caldicott, physicienne, militante anti-nucléaire, nominée pour le prix Nobel de la paix et fondatrice du groupe Physicians for Social Responsibility, elle compare le rapport Rebuilding America's Defenses à Mein Kampf. « This is the new Mein Kampf. Only Hitler did not have nuclear weapons. It's the scariest document I've ever read in my life. »
- Cette comparaison sera souvent utilisées par les détracteurs du PNAC, à savoir des ONG pacifistes, partis politiques de gauche, et autres associations citoyennes. Selon eux, les deux textes présentent des similitudes majeures :
- Programme politique aggressif visant à la domination du monde par un seul pays.
- Document rédigé par une mouvance politique conservatrice accédant au pouvoir.
- Document ignoré et/ou sous-evalué avant qu'une catastrophe ne se produise (ce qui n'est pas le cas).
Les partisans des théories du complot et les américanophobes se serviront également de ce rapport pour appuyer leurs thèses de l'implication du gouvernement américain dans les attentats du 11 septembre 2001. En effet, le PNAC proposait l'invasion de l'Irak à condition qu'un nouveau Pearl Harbor la légitime. Selon les opposants au PNAC, les attentats du 11 septembre contre les tours du World Trade Center à New York ont servit de prétexte aux actions militaires américaines depuis 2001.
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jeudi, 29 juin 2006
Le Groupe CARLYLE
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vendredi, 26 mai 2006
La stratégie de sécurité nationale des USA
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lundi, 01 mai 2006
Sensors to support the soldier (en anglais)
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