samedi, 31 décembre 2011

Opération NUNTIUS BELLI : Stéphane GAUDIN, invité du journal de 20h00 de France 24, le 29 décembre 2011

Nous remercions vivement toutes les personnes qui nous ont permis de relayer cette opération civique. A ce jour, plus de 3200 messages de soutien ont été reçus.

Nous en profitons pour saluer tous les militaires qui réveillonnent ce soir sur les différents théâtres extérieurs en ayant une pensée pour les deux légionnaires tombés avant-hier.

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mercredi, 28 décembre 2011

Pro Patria mori : mourir pour la Patrie (partie 1/2)

Il est impossible de séparer fortement de l'idée de la royauté fondée sur la politia ou de celle de l'État en tant que corpus morale, politicum, mysticum une autre notion qui apparut indépendamment des doctrines organiques et corporatistes - bien que simultanément avec elles : le regnum [royaume] en tant que patria, en tant qu'objet d'un attachement politique et d'un sentiment semi-religieux. 

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La Patria, si souvent dans l’Antiquité classique agrégat de toutes les valeurs morales, éthiques, religieuses et politiques auxquelles un homme pouvait tenir au point de vivre et de mourir pour elles, était une entité politique pratiquement périmée au début du Moyen Âge. Pendant l'époque féodale, quand les liens entre seigneur et vassal déterminaient la vie politique et l'emportaient sur la plupart des autres liens politiques, l'ancienne idée de patria s'était presque entièrement effacée ou désintégrée. Cela ne veut pas dire que le mot patria ait entièrement disparu du vocabulaire latin médiéval. Bien qu'il ne corresponde guère aux conditions effectives de vie et qu'il ne concorde que très mal avec la réalité politique, le terme se rencontre assez fréquemment dans les œuvres des poètes et des savants médiévaux qui s'inspiraient de Virgile, d'Horace, et d'autres auteurs classiques.

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Pro Patria mori : mourir pour la Patrie (partie 2/2)

REX ET PATRIA

Guillaume de Nogaret avait, à plusieurs reprises, affirmé qu'il était prêt à mourir pro rege et patria. Il fut même, en une occasion, plus précis, disant "par son serment de fidélité, il était astreint à défendre son Seigneur le Roi... ainsi que sa patria, le royaume de France."

theatrum belli,roi,patrie,eglise,sacrifice,pro patria mori,chevalierCe que voulait dire Nogaret est évident : en tant que miles, chevalier, il devait défendre son suzerain et, en tant que membre du corps politique de la France, il était obligé - comme tous les autres Français - de défendre ce corps même, la patria. Qu'en tant que chrétien il soit aussi tenu de défendre l'Église fut aussi répété par Nogaret mainte et mainte fois ; mais ce point est moins important ici. La formule pro rege et patria, "pour le roi et la patrie", a survécu jusqu'aux Temps modernes ; normalement, on ne devait pas avoir le sentiment - au XXe siècle aussi peu qu'au XIIIe siècle - qu'en fait deux strates différentes se recouvraient et que deux obligations différentes coïncidaient, l'une féodale, l'autre publique. Après tout, le seigneur féodal était, en même temps, chef du corps politique, et quelle différence cela faisait-il qu'un homme donnât sa vie pour la "tête" ou pour les "membres", ou pour "la tête et les membres" ensemble ? Il serait difficile de dire exactement où devait passer la ligne de démarcation – et, pourtant, la possibilité d’un conflit d’obligations n’était certainement pas écartée.

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mercredi, 19 octobre 2011

Qu'est-ce que la guerre ?

"La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens." Si cette affirmation de Clausewitz était fondée, le monde serait plus facile à comprendre. Clausewitz, un vétéran prussien des guerres napoléoniennes, qui consacra ses années de retraite à rédiger ce qui allait devenir le plus fameux ouvrage sur la guerre Vom Griege (De la guerre), écrivit en effet que la guerre est la continuation des "relations politiques (des politischen Verkehrs) mélangée à d'autres moyens" (mit Einmishung anderer Mittel).

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L'allemand original exprime une idée plus subtile et plus complexe que les traductions fréquemment proposées. Malgré ce problème, la pensée de Clausewitz demeure incomplète. Elle suppose l'existence d'États, d'intérêts nationaux, et de calculs rationnels sur la manière de les mener à bien. Mais la guerre est antérieure de plusieurs millénaires à l'État, à la diplomatie et à la stratégie. Elle est presque aussi vieille que l'homme lui-même, et plonge ses racines jusqu'au plus profond du cœur humain, là où le moi érode la raison, où l'orgueil prévaut, où l'émotion est souveraine et l'instinct roi. "L'homme est un animal politique", disait Aristote. Clausewitz, disciple d'Aristote, se contenta de dire que l'animal politique est un animal qui fait la guerre. Il ne se hasarda pas non plus à aborder l'idée selon laquelle l'homme est un animal pensant dont l'intellect commande le besoin de chasser et l'aptitude à tuer.

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vendredi, 14 octobre 2011

Les rites d'initiation germaniques

L'une des pratiques créatrices de société, les rites d'initiation destinés à faire entrer les jeunes dans la société des adultes, eut une très longue postérité en Europe : la chevalerie.
 

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Le Beowulf donne des exemples de jeunes guerriers, porte-main du héros, de jeunes garçons livrés au seigneur par leurs parents. Les garçons sont nourris au sein jusqu'à l'âge de 3 ans, puis sevrés et laissés aux soins des femmes jusqu'à l'âge de 7 ans. Ils sont alors confiés à un père adoptif (fosterfaeder, "père efforceur"). En général, il est de la parenté de la mère, souvent son frère aîné, donc l'oncle maternel comme nous l'avons dit. Lefosterage consiste à éduquer un jeune de 7 à 14 ans, ce qui ne devait pas aller sans peine ; sinon, pourquoi le père adoptif eût-il été qualifié d'efforceur ? Parfois le jeune part en voyage. Sa formation achevée, a lieu la cérémonie de la taille de la première barbe ou de la chevelure. Pépin le Bref se vit ainsi couper les cheveux par le roi Liutprand vers 730 (Paul Diacre, HL, I, 23-24 et VI, 53). Reste l'affrontement avec le père adoubeur pour être un guerrier parfait. Là aussi, à 14 ans, âge de la majorité chez tous les rois francs et leurs successeurs, le passage vers l'homme accompli, le guerrier, est capital.

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dimanche, 26 décembre 2010

Jomini, Mahan : Les origines de la stratégie militaire américaine

Dans les années 1880, la situation de la marine américaine n'était guère brillante. Ses vaisseaux étaient pour la plupart de vieux croiseurs en bois datant de la guerre de Sécession et quelques cuirassés "monitors" qui avaient subi de multiples réparations. L'avancement était extrêmement lent et l'existence même de l'US Navy était mise en question. Quelques officiers entreprirent alors de réformer la marine en poursuivant un double objectif. Ils voulurent d'abord développer leur profession en lui donnant une science et une pratique spécifiques. En même temps, ils entendirent prouver la nécessité de la marine en montrant qu'elle jouait un rôle crucial dans le bien-être de la nation. Le chef de file de ces réformateurs s'appelait Stephen Bleecker Luce.

medium_Mahan.2.jpgLuce fut le premier penseur américain de la stratégie navale. Il voulait combattre le "technicisme" de la marine. Si celle-ci voulait vraiment devenir professionnelle, pensait-il, les officiers devaient cesser d'être exclusivement des navigateurs, des hydrographes ou des ingénieurs. Ils devaient devenir des spécialistes dans leur domaine propre, c'est-à-dire la conduite de la guerre. Leur champ d'études principal devait être la stratégie navale. Or celle-ci n'existait pas à l'époque. Il fallait donc, selon Luce, étudier l'art de la guerre tel qu'il était enseigné dans les écoles de l'armée et ensuite l'appliquer aux opérations sur mer : les "principes de la stratégie" étaient "toujours les mêmes" et s'appliquaient "également à l'armée sur terre et à l'armée sur mer". Luce croyait fermement aux leçons de l'histoire et était partisan d'une méthode comparative.


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lundi, 20 décembre 2010

Les Corps Francs (1918-1923) : patriotes... et réprouvés

Depuis le retour de l'armée impériale, en décembre 1918, nous avons vu se former deux groupes différents au sein du corps des officiers : d'une part, les modérés, hésitant à heurter de front le gouvernement républicain, préférant temporiser, cherchant à éluder un conflit dont l'issue risquerait d'anéantir ce qui subsiste de leur autorité, mesurant à sa juste valeur la profondeur des remous qui agitent le pays ; de l'autre, les ultras, turbulents, partisans de la manière forte, pressés d'en finir par une action d'éclat qui portera le coup de grâce à la République et nullement conscients de l'ampleur des transformations subies par l'Allemagne depuis l'écroulement de l'Empire.

Freikorps021.jpgCe qui distingue les membres de ces deux clans, ce n'est pas une idéologie précise mais une différence de tempérament. Sans doute vouent-ils une haine égale au communisme et à la démocratie, mais ils sont divisés sur des questions de tactique. Les modérés préconisent une guerre d'usure qui aboutira à la prise de possession légale du pouvoir par le dedans ; les ultras accordent leur préférence à l'esprit offensif qui permettra, par une série de coups de force, de procéder à la conquête du pouvoirpar le dehors. Hindenburg et Groener sont les porte-paroles des uns ; Ludendorff et Lüttwitz servent de pôle d'attraction aux autres. 

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dimanche, 13 décembre 2009

Theatrum Belli : Pro Aris et Focis

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dimanche, 01 novembre 2009

Theatrum Belli : plus de 65.000 visites pour le mois d'octobre

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mardi, 16 décembre 2008

Soldats français en Afghanistan 1/2

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Forces spéciales : le C.O.S.

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dimanche, 30 novembre 2008

"Stalingrad" (1/6) de Joseph Vilsmaier (1993)

A la fin de l'année 1942, les armées d'Hitler s'avancent très loin en territoire soviétique. Leur objectif principal est Stalingrad. Face à une résistance russe acharnée et victime d'un hiver terrible à laquelle elle n'était pas préparée, la VIe Armée subit de lourdes pertes. Pendant qu'Hitler clame victoire à la radio, ses hommes comprennent que la ville va devenir pour eux un enfer d'acier et de sang. Le film relate la bataille de Stalingrad, vue du côté allemand, en suivant le parcours au front du Lieutenant Hans von Witzland et de ses hommes. L'histoire débute avec leur montée au front, puis les suit dans l'enfer des combats, où ayant perdu la moitié des hommes du peloton et après avoir été placé sous le commandement d'un capitaine sadique, le lieutenant mène ses hommes à travers les steppes gelées. Après leur encerclement par les forces soviétique, le groupe ira des tentatives de rebellions en tentatives de désertion puis, enfin, vers la mort.

Fort de moyens importants (une trentaine d'acteurs, 25.000 figurants, 100 cascadeurs, 22 poids-lourds, 45 camions, 20 camionnettes, 29 omnibus, 50 voitures, 10 traîneaux à moteur, 25 blindés tchèques, 18 blindés finlandais, 6 avions, un train, 8 tonnes d'explosifs, 200.000 munitions d'artillerie, 10.000 costumes), le film est tout d'abord une reconstitution historique impressionnante. Ensuite, il permet de suivre la vie d'hommes simples, de soldats allemands lors de cette bataille. Les combats, bien que présents, représentent une part moindre du film. Ce qui est mis en avant ici, ce sont les hommes, perdus dans la folie de la guerre avec leurs peurs, leurs ignorances, leurs doutes et la révolte qui gronde en eux. L'aspect "guerre", passe parfois au second plan et laisse la place à des dialogues entre soldats portant sur la nostalgie du pays, leur vision de la guerre, leurs tracas quotidiens et leur manière de faire face à l'horreur de la guerre. Ce film est un très beau tableau d'hommes abandonnés loin de chez eux par des dirigeants déconnectés de la réalité du terrain. Le récit et les dialogues ne tombent jamais dans le manichéisme ou l'apitoiement et offrent un regard nouveau et nuancé sur cette terrible bataille, tournant de la Seconde Guerre mondiale.

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vendredi, 14 novembre 2008

Chine - USA : la guerre sans limite (1/3)

Les rapports entre la Chine et les États-Unis marqueront sans nul doute le XXIe siècle. Si l'affrontement militaire demeure le maître mot entre les deux puissances, il y a une autre façon de gagner la guerre sans effusion de sang, une nouvelle forme de conflit dans laquelle la Chine est passée experte.

Si celle-ci s'arme militairement, son économie envahit le monde dans le même temps. Si partout où la planète s'embrase les deux puissances s'opposent en coulisses, les armes de la République Populaire de Chine sont aussi financières, informatiques, technologiques, commerciales ou médiatiques. Dans ce grand combat des empires pour diriger le monde, la Chine s'appuie sur les faiblesses de ses concurrents. Elle a engagé une guerre sans limites, qui si elle aboutissait, forcerait l'adversaire à faire sa volonté. Car il faut méditer la phrase de Deng Xiaoping : '' Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline''

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mardi, 08 avril 2008

THEATRUM BELLI

2111593105.jpgChers "lansquenautes", 

Il peut arriver que la page de TB apparaisse mal sur votre écran (désorganisation des colonnes), surtout si vous utilisez Internet Explorer. Pour pallier ces soucis, je vous invite à télécharger OPERA ou FIREFOX

De plus, il semblerait que OPERA charge la page plus rapidement que FIREFOX. A vous de vérifier. 

La page de TB est également assez large, donc pensez à affiner la résolution de votre écran  pour la faire apparaître en entier. 

Pour information, TB a recueilli 37.800 visiteurs uniques pour le mois de mars. 

Poursuivez la manœuvre ! Envoyez TB à vos réseaux d'amis (dans la sphère civile et militaire) afin de concurrencer les médias de langue anglo-saxonne qui sont "leaders" dans le domaine.

En décuplant TB, vous décuplez également des sites francophones archivés dans la colonne de droite qui méritent le détour comme : LE FRONT ASYMÉTRIQUE, THÉÂTRE DES OPÉRATIONS, EN VÉRITÉ… 

Merci pour votre collaboration.

ENSE et ARATRO

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mardi, 02 octobre 2007

Pugna Pro Patria

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vendredi, 28 septembre 2007

Le Hamas affirme avoir 50.000 hommes armés pour affronter Israël

78a03b8b0e60d2818389c67f0b7c9585.jpg50 000 hommes armés et des centaines de kamikazes sont prêts à repousser ou entraver une opération militaire israélienne d'envergure dans la bande de Gaza, a affirmé le Hamas qui contrôle le territoire. 

Israël menace de mener une offensive à grande échelle pour faire cesser les tirs de roquettes d'activistes palestiniens que l'armée n'a pas réussi à réduire fortement par ses frappes aériennes ou ses opérations commando. 

Mais le bilan humain d'une telle attaque sur un territoire aussi densément peuplé que la bande de Gaza serait très lourd, et il explique les hésitations du gouvernement israélien, au regard des pertes limitées dues aux tirs de roquettes.

Une opération d'envergure dans les prochaines semaines compliquerait en outre la conférence de novembre sur le Proche-Orient organisée par les Etats-Unis. 

"Il y a beaucoup de choses à prendre en compte avant d'entreprendre une telle opération et le sommet est sans nul doute l'un des éléments que l'on ne peut se permettre d'ignorer",a déclaré le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnai à la radio militaire. 

Nizar Rayyan, haut dirigeant du Hamas, a en tout cas prévenu que le mouvement islamiste était prêt à répliquer. Sur un site internet affilié au mouvement, il a affirmé que 50.000 combattants et 400 candidats à des attentats suicide étaient prêts à la riposte. 

200 femmes se sont également portées volontaires pour s'attacher des ceintures d'explosifs et affronter ainsi les blindés israéliens, ce qui a surpris le commandement du Hamas, a ajouté Rayyan.

Les services de renseignement israéliens estiment que le Hamas a réuni au moins 20.000 combattants qui savent se servir d'armes légères de toutes sortes.

En partie financé par l'Iran, le Hamas prend le Hezbollah pour modèle. Le mouvement chiite libanais a fait subir d'importants revers à l'armée israélienne lors de leur confrontation armée durant l'été 2006.

Source du texte : REUTERS

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mardi, 25 septembre 2007

L'excellence d'Epaminondas

D’après Montaigne, un des plus grands esprits de la littérature française du XVIème siècle, il n'existe que trois grands hommes au monde. Ces hommes "excellents", comme on peut le lire dans ses Essais, datent de la Grèce Antique et nul ne leur est arrivé à la cheville depuis.

Parmi eux, l'on trouve bien évidemment Alexandre le Grand, l’un des personnages les plus célèbres de l’Histoire ; et également Homère, poète connu de tous pour avoir écrit les merveilleux chef-d’œuvres que sont l’Iliade et l’Odyssée. Mais le premier des trois meilleurs hommes au monde est un certain Epaminondas. On ne le connaît pas autant que les deux précédents, certains peut être n’en ont jamais entendu parler, mais pour Montaigne, cet homme est "l’excellence" même.

Epaminondas est né à Thèbes en 418 avant Jésus-Christ. Né d’une famille assez pauvre, bien que de sang noble, il ne se fera remarquer qu’à ses 40 ans. Alors que nul ne le connaissait avant, on dira alors de lui qu’il descend des "Spartois"». Les Spartois sont ces hommes mythiques, nés de la dent d’un dragon enfanté par Arès, le dieu de la brutalité et du carnage. Il est dit que Cadmos, frère d’Europe, tua le serpent et planta ses crocs dans la terre. Du sol jaillira des hommes armés que l’on appellera les Spartois. Ce sont ces guerriers, d’après la mythologie grecque, qui auraient fondé la ville de Thèbes.

28c5be59b93bd453b3d3134020feb463.jpgC’est donc en 379 avant Jésus-Christ, lors de l’insurrection des Béotiens, l’expulsion des Spartiates et le rétablissement de la démocratie en Béotie, que l’on entendra parler d’Epaminondas pour la première fois. Devenu magistrat béotien, il décide de renforcer la puissance de sa ville natale et capitale de Béotie : Thèbes. Il réorganise les phalanges et crée une unité d’élite thébaine que l’on appellera le "bataillon sacré" ou "bataillon de la cité" qui ne regroupait que 300 hommes, réputés invincibles et combattant en binômes. Ses phalanges lui permettront de remporter de nombreuses batailles, pourtant jugées perdues d’avance. Ainsi, Sparte lui demandera de conclure une paix entre leurs deux cités. Epaminondas se rendra au congrès de Sparte. Il acceptera un traité de paix entre Sparte et Thèbes, mais à la seule condition que la paix concerne la Béotie entière. Agésilas, roi de Sparte, furieux à l’idée qu’il ne pourrait envahir le reste de la Béotie, refuse et ordonne à Epaminondas de reconnaître l’indépendance de la Béotie. A cela, il répondra aux spartiates qu’il faudra tout d’abord qu’eux-mêmes reconnaissent l’indépendance de la Laconie. C’est là que Sparte s’en retourne en guerre, voulant conquérir toute la Béotie. Malgré leur infériorité numérique mais grâce aux talents de stratège d’Epaminondas, les phalanges thébaines vaincront à la bataille de Leuctres en l’an 371 avant J-C, anéantissant les spartiates, par des stratégies encore jamais vues et jamais testées. Après son écrasante victoire, il décide d’envahir la Laconie à son tour. Il bâtira, non loin de Sparte, la célèbre forteresse de Messène.

De retour à Thèbes, on le poursuivra en justice pour avoir outrepassé ses fonctions. Mais grâce à son talent d’orateur et son charisme extraordinaire le procès se changera rapidement en triomphe pour le général, acclamé par tous. Mais un certain Alexandre, celui que nous connaissons tous mais qui n’était alors que le jeune roi de Macédoine, veut conquérir la Grèce et s’attaque aux troupes d’Epaminondas. A partir de ce moment, ses troupes d’élite seront anéanties et les terres béotiennes seront de nouveau envahies par les arcadiens et les spartiates. Les Thébains vaincront tout de même une grande bataille en 362 avant Jésus Christ, mais perdront leur plus grand atout : Epaminondas. Ayant appris juste avant de s’éteindre la victoire de son armée, il déclarera sur son lit de mort : "J’ai suffisamment vécu … car je meurs invaincu." Sous cet homme, pour la première et unique fois, Thèbes et la Béotie étaient libres et puissantes. Sans lui, leur hégémonie n’était plus. Général doué et bon, homme politique altruiste et honnête, il est, d’après Montaigne, le "Premier Homme du Monde".

Arthur LORC'H 

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dimanche, 02 septembre 2007

Theatrum Belli en chiffres (fin août)

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Depuis sa création, en mars 2006 :

 

  • Visiteurs uniques : 200 385
  • Visites : 255 266
  • Notes postées : 792

 

 

 


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mardi, 28 août 2007

Theatrum Belli

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mardi, 21 août 2007

Territoire de guerre

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