vendredi, 21 septembre 2007

L'Europe peine à intervenir autour du Darfour

67037a3e3f72a3b1cff2d782ce751b46.jpgLes militaires suédois hésitent à s'engager aux côtés des Français dans une force européenne qui doit se déployer dans l'est du Tchad.

L'Europe sur le flanc ouest du Darfour : dans le cadre de la vaste intervention internationale qui se prépare autour de la province soudanaise ravagée par la guerre civile, une force de l'Union européenne devrait se déployer dans l'est du Tchad. Sa mission : assurer la sécurité des réfugiés du Darfour (plus de 230 000 personnes) ainsi que des déplacés internes tchadiens (environ 170 000).

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jeudi, 05 avril 2007

Un Mirage français s'écrase au Tchad

medium_mirage_f1_bis.jpgUn Mirage F1 français s'est écrasé dans le nord du Tchad, a annoncé l’état-major des armées françaises à Paris, sans donner plus de précision sur la localisation de l’incident. L'avion s'est écrasé vers 10h20 "pour une raison accidentelle non encore déterminée" lors d'une mission de reconnaissance. Le pilote a pu s’éjecter et a été récupéré "sain et sauf" peu de temps après.

Quelque 1.100 militaires français sont déployés au Tchad dans le cadre de l'opération "Epervier", en cours depuis 1986 (voir la carte des forces militaires françaises à l’étranger). Plusieurs groupes rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno sont actifs dans l'est du pays. Le dispositif Epervier comprend notamment 6 Mirage F1, basés à N’Djamena. Le 1er septembre 2006, déjà, un Mirage F1 s’était écrasé au Tchad. (AFP)

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mardi, 12 décembre 2006

La France met les rebelles en déroute en Centrafrique

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En bon français, le terme « repli tactique » doit souvent se traduire par « déroute ». C'est ainsi qu'il faut recevoir les déclarations des rebelles centrafricains, qui viennent de reconnaître qu'ils ne « tenaient plus aucune ville », après avoir effectué un « repli tactique » de Ouadda Djallé, la dernière agglomération du Nord-Est où ils étaient présents. Le gros de l'affaire est donc terminé. À Bangui, officiellement, on clame que les Faca - les Forces armées centrafricaines - ont achevé leur opération de reconquête. Mais, là aussi, un effort de traduction s'impose, car la dernière rébellion de Centrafrique n'a été mise en déroute que grâce à l'intervention des Mirage F1 et des commandos français. 

La contre-offensive aura duré deux semaines. Elle a commencé par la reprise de Birao, la principale localité du Nord-Est, aux frontières du Soudan et du Tchad, dont les rebelles s'étaient emparés en octobre. Une opération héliportée française a permis de contrôler l'aéroport, avant d'y acheminer par avion des soldats centrafricains. C'est à cette occasion que les Mirage F1 français sont intervenus pour la première fois. Puis une colonne montante, composée de soldats centrafricains, d'hommes de la Fomuc, la force multinationale de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac), encadrés par des parachutistes français - dont l'un a été grièvement blessé - a commencé une laborieuse remontée vers le nord depuis Bangui. Elle a fait sa jonction dimanche à Ouadda Djallé avec une colonne « descendante » partie de Birao.

Si l'alerte a été chaude, c'est que les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) - quelque 200 hommes - étaient militairement plus consistants que ceux que l'on retrouve régulièrement sur la scène centrafricaine. Ils avaient rapidement réussi à s'emparer de toute la région et menaçaient de terminer leur course à Bangui. Composée d'opposants centrafricains, d'ex- « libérateurs » s'estimant mal récompensés d'avoir porté au pouvoir le général Bozizé en 2003, l'UFDR semble aussi compter dans ses rangs des rebelles tchadiens, voire des combattants soudanais. L'implication du Soudan reste la grande question. Une chose est sûre, les rebelles sont partis de son territoire. Comme il est évident que Khartoum ne peut que se réjouir de la déstabilisation d'un régime centrafricain soutenu à bout de bras par son grand ennemi, le Tchad. Sur le terrain, cependant, rien n'est clair. « L'armement lourd dont ils disposaient - mitrailleuses et mortiers - ne relève pas d'une aide extérieure puisqu'il a été pris aux Faca, confie une source militaire, par contre, ils savaient très bien s'en servir, ce qui peut suggérer un savoir-faire militaire venu d'ailleurs... »

Exactions contre les populations

medium_v_8_TCHAD_X1I1.gifAujourd'hui, certains rebelles pourraient être repassés au Soudan mais la majeure partie d'entre eux se sont égaillés dans la nature, sans qu'il soit facile de les localiser. Les reconnaissances aériennes menées par les Mirage et Atlantic II décollant du Tchad se heurtent à une épaisse savane arborée. Et la région, en partie montagneuse, abrite une multitude de grottes. Va donc commencer une phase de nettoyage qui promet d'être longue. Pour Paris, il s'agit d'éviter que les forces centrafricaines - que la France tente de remettre à niveau depuis 2003 - ne se livrent à des exactions sur les populations, comme elles l'ont fait dans le nord-ouest du pays ces derniers mois. Et, dans un deuxième temps, qu'un épisode similaire ne se reproduise dans les mois qui viennent.

Les forces centrafricaines devraient rapidement se retrouver seules face à un éventuel regroupement des rebelles. Les éléments français vont se replier sur Bangui et le patron de la Fomuc - formée de soldats tchadiens, gabonais et congolais -, le général Bibaye, explique que « que ses hommes ne vont pas rester dans le Nord, puisque ce n'est pas leur mandat ». Paris aimerait bien que des soldats tchadiens - les seuls militairement performants - viennent « tenir » la zone. Dominique de Villepin en a fait la demande au président tchadien Idriss Déby lors de son passage à N'Djamena le 30 novembre. « Il faut tenir jusqu'à la saison des pluies, en mars-avril, explique une source militaire, après, les axes de progression seront impraticables. » Avec l'espoir, quand le soleil reviendra et avec lui la saison des combats, qu'une force internationale déployée entre le Tchad et le Soudan et jusqu'en Centrafrique aura conjuré la menace.
 

Source du texte : FIGARO.FR 

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mercredi, 06 décembre 2006

Paris s'engage à soutenir militairement le régime tchadien

medium_tchad.gifDes automitrailleuses et des véhicules tout-terrain seront fournis aux troupes du président Idriss Déby.
 
La visite éclair de Dominique de Villepin à N'Djamena, jeudi dernier, n'avait rien d'anodin. Alors que le Tchad est en proie à plusieurs rébellions à ses marches orientales, le premier ministre français entendait rassurer Idriss Déby, le maître du pays depuis 1990, mais dont le pouvoir chancelle. Il s'agissait aussi de resserrer les liens entre les deux pays alors que les relations se sont tendues ces derniers mois. Dominique de Villepin a tenu à rappeler la « responsabilité spécifique de la France vis-à-vis du Tchad » et le soutien de Paris « au gouvernement légitime ». Le soutien n'a pas été seulement verbal. Promesse aurait été faite de livrer de l'armement. Selon des sources françaises, le gouvernement aurait accepté de fournir une vingtaine d'automitrailleuses à la garde présidentielle et une trentaine de véhicules tout-terrain à l'armée tchadienne. « Ces discussions n'ont rien d'anormal et restent dans le cadre de l'accord militaire qui lie les deux pays », assurait hier un diplomate.
 
Paris, qui entretient 1 200 soldats au Tchad, aurait également garanti la poursuite de son soutien logistique et de renseignement à l'armée tchadienne. En cas d'attaque contre la capitale, les Mirage basés à N'Djamena ont été autorisés à intervenir directement en tirant des coups de semonce pour freiner l'avance des assaillants. En avril, un appareil français avait déjà ouvert le feu près d'une colonne de rebelles du Front uni pour le changement (FUC). Une diversion qui avait permis à l'armée tchadienne de préparer sa défense puis d'arrêter, dans le sang, cette offensive aux portes de N'Djamena.
 
Déploiement d'une force de l'ONU
 
En échange, la France entend promouvoir le déploiement d'une force des Nations unies à la frontière entre le Soudan et le Tchad. Ces Casques bleus auront pour tâche d'éviter que le conflit qui sévit depuis près de quatre ans dans la province du Darfour ne contamine pas encore plus la région. Ils devront aussi à mettre un terme à l'armement par Khartoum et N'Djamena de leurs oppositions respectives. « Il s'agirait d'une simple mission d'observation », tempère-t-on à l'ONU. L'idée, annoncée fin novembre par le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, avait alors été vivement rejetée par le gouvernement tchadien.
 
Apparemment, le voyage de Dominique de Villepin a permis d'aplanir ce différent. À l'issue de la rencontre, Idriss Déby a déclaré « accepter la proposition faite par les Nations unies de disposer des hommes aux frontières pour stabiliser la région ».(voir ci-contre). Il s'est également refusé pour l'heure à lancer un dialogue national avec l'opposition non armée, un projet encouragé par Paris pour tenter de sortir de l'escalade militaire. Mais Idriss Déby n'a donné qu'un accord de principe. N'Djamena redoute toujours qu'une force internationale lui retire une part de son autorité militaire sur la zone. Selon des sources tchadiennes, Idriss Déby souhaiterait un engagement plus grand de l'armée de l'air française, à l'image de celui en cours en Centrafrique
 
Coalition rebelle
 
Sur le terrain, la situation est loin de se détendre. Hier, l'armée tchadienne a affirmé avoir repris, vendredi dernier, la localité de Guéréda aux termes de violents combats. La lutte aurait fait 120 tués dans les rangs du Rassemblement des forces démocratiques (RaFD), dont le chef d'état-major de cette coalition rebelle. Cette dernière n'avait pas publié de bilan hier.
 
Face à la dégradation de la situation, le programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé hier la suspension de ces activités dans l'extrême est du pays. Près de 56 000 personnes « aussi bien des réfugiés soudanais que des Tchadiens, dépendent de nous mais à l'heure actuelle, la situation est trop volatile pour que nos équipes travaillent normalement », explique le PAM dans un communiqué. Lundi, plusieurs ONG avaient également décidé de suspendre leurs activités dans cette région.
 
Source du texte : FIGARO.FR 
 
 

MIRAGES F1 DANS LE CIEL DU TCHAD

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