mercredi, 23 mai 2007

Pékin veut pouvoir frapper l'US Navy en cas de conflit sur Taïwan

53a632bdfcbe88d82d10019187b7fa77.jpgLa Chine a l'intention d'équiper certains de ses missiles d'un système de guidage à infrarouge afin de pouvoir frapper des bâtiments américains croisant en Asie en cas de conflit sur Taïwan, a affirmé mercredi un quotidien nippon.

La modernisation des missiles chinois entre dans le cadre des préparatifs d'un éventuel conflit concernant Taïwan, île considérée comme "rebelle" par Pékin et protégée par un pacte de sécurité avec le Etats-Unis, selon le quotidien nationaliste Sankei.

La Chine est en train de développer un système du guidage à infrarouge pour équiper ses missiles "Dongfeng-21", d'une portée de 2.150 km, précise le Sankei, en citant des sources militaires anonymes au Japon et à Taïwan. Pékin souhaiterait ainsi dissuader les Etats-Unis ou le Japon d'utiliser leurs croiseurs dotés du système antimissile Aegis, analyse le journal qui évalue à une centaine le nombre de missiles "Dongfeng-21" déployés.

La Chine considère toujours Taïwan comme faisant partie de son territoire, en dépit d'une séparation de fait depuis 1949, et a promis de lutter par la force contre toute déclaration formelle d'indépendance de l'île.

En février 2005, Etats-Unis et Japon ont englobé la question taïwanaise dans les objectifs stratégiques communs de leur alliance de sécurité.

Cette "déclaration" considérée comme une "ingérence" dans les affaires intérieures chinoises avait été très mal prise par Pékin, déclenchant une grave crise diplomatique sino-japonaise.

Source du texte : AFP / AUJOURD'HUI LA CHINE

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lundi, 05 mars 2007

La Chine dénonce les ventes d'armes américaines à Taïwan

La Chine fait clairement savoir que ses bonnes dispositions diplomatiques envers les États-Unis s'arrêtent toujours à quelques encablures de Taïwan : Pékin a dénoncé hier la vente probable de missiles américains à l'armée insulaire et demandé à Washington d'annuler ses livraisons d'armes. "Notre position est claire et invariable, a dit le porte-parole de la diplomatie chinoise, Qin Gang.La Chine s'oppose fermement à la vente d'armes à Taïwan. Elles mettent en danger la paix dans le détroit aussi bien que la relation sino-américaine. Nous demandons solennellement aux États-Unis d'y mettre fin."
 
medium_missiles.jpgLa réaction n'est pas surprenante. La République populaire considère l'île "rebelle" comme partie intégrante de son territoire, 58 ans après une partition de fait. Mais la vigueur du discours chinois vient aussi démontrer la fragilité du réchauffement entre Washington et Pékin, à l'heure où l'Administration Bush encourage l'équipe Hu Jintao à prendre ses responsabilités sur les dossiers chauds de la planète.
 
Taïwan, c'est l'envers du décor au moment où l'équipe Hu Jintao s'impose en douceur comme partie prenante et partenaire des États-Unis dans le règlement des grandes crises, que ce soit la Corée du Nord, l'Iran, le Darfour (Soudan) et même l'Irak. Le sort des 23 millions de Taïwanais et de leur démocratie focalise toutes les hantises et tous les scénarios militaires, du côté chinois comme du côté américain.
 
Le Pentagone a signalé cette semaine l'approbation d'un contrat de 421 millions de dollars pour la fourniture à Taïwan de quelque 500 missiles. À la différence des 800 à 900 missiles de bombardement que l'Armée populaire de libération aligne sur la rive continentale du détroit, les armes viendraient équiper les F-16 de la défense aérienne taïwanaise. Le Taiwan Relations Act, voté en 1979 afin de dissuader Pékin de toute agression, impose à la Maison-Blanche de subvenir à la défense de l'île.
 
Des frictions dans le détroit
 
Ce statu quo, excluant l'indépendance proclamée comme la réunification forcée, n'a jamais été rompu par les États-Unis comme par la Chine. Mais il paraît souvent menacé et les dix-huit prochains mois promettent des frictions dans le détroit. En réagissant vite et fort, la Chine a peut-être voulu donner le ton avant la confirmation de deux livraisons américaines plus importantes : la fourniture d'une soixantaine de chasseurs F-16 à Taïwan ainsi qu'un "paquet", sans cesse repoussé du côté taïwanais, incluant des missiles antimissiles Patriot PAC-3 et une douzaine d'avions de chasse anti-sous-marine P-3C Orion. Vu de Washington, il s'agit de contrebalancer la montée en puissance militaire chinoise.
 
Le second facteur de tension est le président taïwanais Chen Shui-bian lui-même. Il suggère l'indépendance sans jamais en prononcer le nom. En fin de mandat et pour ménager les chances électorales de son camp, il est tenté de pousser les feux de la souveraineté taïwanaise. Peut-être escompte-t-il aussi que la proximité des J.O. de Pékin paralyserait la réplique chinoise.
 
Source du texte : FIGARO.FR 

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