vendredi, 21 septembre 2007
L'Europe peine à intervenir autour du Darfour
Les militaires suédois hésitent à s'engager aux côtés des Français dans une force européenne qui doit se déployer dans l'est du Tchad.
L'Europe sur le flanc ouest du Darfour : dans le cadre de la vaste intervention internationale qui se prépare autour de la province soudanaise ravagée par la guerre civile, une force de l'Union européenne devrait se déployer dans l'est du Tchad. Sa mission : assurer la sécurité des réfugiés du Darfour (plus de 230 000 personnes) ainsi que des déplacés internes tchadiens (environ 170 000).
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vendredi, 24 novembre 2006
Le conflit meurtrier du Darfour fait tache d'huile en Afrique
La guerre du Darfour déstabilise chaque jour un peu plus les États voisins du Soudan donnant à cette guerre civile une dimension de crise régionale. Au nom de l'« arabité », le gouvernement de Khartoum arme et mobilise désormais des tribus arabes pour lutter contre les mouvements rebelles noirs et leurs supposés alliés occidentaux. Derrière les Américains, la communauté internationale est toujours impuissante à arrêter un conflit qui aurait déjà causé la mort de 200 000 personnes depuis son déclenchement en février 2003.Après le Tchad, c'est la Centrafrique qui se trouve entraînée bien malgré elle dans le conflit. Le 30 octobre dernier, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un groupe jusqu'alors inconnu s'emparait de Birao, une ville du nord de la Centrafrique. Dans les jours suivants, cette rébellion, composée de Centrafricains et de Tchadiens, poursuivait son offensive s'approchant à moins de 600 kilomètres de la capitale, Bangui. François Bozizé, le président centrafricain, dénonçait « une agression caractérisée » et accusait le Soudan de soutenir l'insurrection. Khartoum a démenti. Sans convaincre. Plusieurs sources militaires assurent que l'UDFR, qui fait courir un danger mortel au très faible régime de Bangui, s'est formé au Darfour.
Paris, lié à Bangui par un accord de défense, est rapidement intervenu . La France entend soutenir les efforts tchadiens. Dès le 17 novembre, le président Idriss Déby avait ordonné le déploiement de plusieurs centaines d'hommes chez son voisin centrafricain. Une mesure qui vise à épauler un allié, mais aussi à sécuriser sa frontière sud, au moment où le Tchad doit lui-même faire face à d'importantes rébellions à l'Est.
Tout comme Bangui, N'Djamena accuse Khartoum d'être le parrain de ces groupes et notamment du dernier né, l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Placé sous les ordres du général Mahamat Nouri, un ancien ministre de la Défense tchadien ayant fait défection au printemps dernier, l'UFDD est nettement plus crédible et puissante que les précédentes oppositions armées à Idriss Déby. Elle disposerait de plus de 2000 hommes et de 250 véhicules dans les environs de Foro-Burunga, au Darfour.
Mini sommet à Tripoli
Le Soudan nie pourtant toute implication et désigne le Tchad comme le fauteur de guerre. Dans les faits, les deux pays soutiennent des mouvements insurgés sur le territoire de leur voisin. Pour tenter de calmer les tensions, un mini sommet entre les présidents Omar el-Béchir, Idriss Déby et François Bozizé a été organisé, mardi à Tripoli, sous les auspices de Mouammar Kadhafi. À l'issue de cette réunion, le chef d'État tchadien a expliqué que « l'espoir était grand »« Rien n'a été décidé pour trouver une solution à la guerre du Darfour, souligne un spécialiste. Or c'est la matrice de tous les autres conflits dans la région. » de voir les choses s'améliorer. Un optimisme qui laisse sceptique.
Source du texte : FIGARO.FR
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