lundi, 07 mai 2012
Les derniers pirates blancs
Aux rivages de la Grèce. — La longue lutte des chrétiens et des musulmans entretint la piraterie en Grèce jusqu'à l'époque contemporaine. Les puissances les utilisaient de part et d'autre, pour la plus grande gloire de Dieu. L'Ordre de Malte continuait d'employer quelques moines-pirates, parmi lesquels les Français se distinguèrent. Au XVIIe siècle, le chevalier de Téméricourt, la terreur de l'Egée, pratiquait le meurtre, le viol et la vente d'esclaves, allant jusqu'à nier l'enfer. Son contemporain, le chevalier Crevelier, lorsqu'il pilla Naxos en 1675, n'épargna même pas les prêtres. Fléaux pour certaines îles, ces forbans de la croix étaient une providence pour d'autres ; leurs prises, vendues à vil prix à Milo, faisaient de cette île l'entrepôt commercial le mieux achalandé de l'archipel.
Mais les Grecs ne fournissaient pas seulement des victimes. Depuis Homère ils n'avaient jamais abandonné sans retour les grandes traditions de la piraterie. Comment l'auraient-ils pu quand leur sol, en tant d'endroits, n'était que cailloux et montagnes pierreuses, quand les exigences des Turcs les obligeaient à se réfugier dans des îles surpeuplées, quand la nature, avare de récoltes, se montrait prodigue au contraire de baies dissimulées, de caps propices à l'embuscade, de grottes-repaires, de montagnes-vigies, d'îlots-refuges et d'écueils complices ? La géographie et la misère les destinaient au métier de forban. Certaines îles en vivaient, et même de vastes pays. Les Maniotes, habitant le sud du Péloponèse, sur les pentes abruptes du Taygète battues par la mer, se considéraient comme les descendants des Spartiates, brave peuple de proie ; pratiquement indépendants des Turcs, divisés par de farouches querelles héréditaires, ils savaient s'unir pour des expéditions de pillage. Les moines même, dit-on, s'embarquaient alors pour prélever la dîme sur les prises.
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mardi, 27 mars 2012
La guerre de course en France de Louis XIV à Napoléon Ier
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dimanche, 15 janvier 2012
Pirates et flibustiers : L'ésotérisme du pavillon noir
Le pirate au sens étymologique est "celui qui tente la fortune sur mer" (du grec peiratès). Ce qui le différencie du "corsaire" - le marin qui mène la "guerre de course" - est le fait d'arraisonner les navires pour son propre compte, sans lettre ou approbation d'une autorité légitime. Assimilée au "brigandage sur mer", la pirate rie place les auteurs de tels actes en position de "hors-la-loi", de "marginaux" mis au ban de la société, même si les pirates ont constitué au cours des âges une "société" analogue au "milieu" des truands, avec ses lois, ses coutumes, ses mœurs, son langage, ses rites et... son ésotérisme, un ésotérisme "noir", bien entendu, comme le pavillon du même nom.
Il n'est pas dans notre propos de retracer, même succinctement, l'histoire de la piraterie. Aussi loin que remontent les annales et le souvenir des peuples on trouve la Piraterie, chez les Assyriens comme chez les Grecs puis les Romains. Cicéron, avant même que Jules César ne soit prisonnier 5 semaines des pira tes écumant la Méditerranée, qualifiait ceux-ci de communis hostis omnium (ennemi commun de tous). Dès le IIe millénaire avant notre ère, les "hommes blonds aux yeux bleus", ancêtres lointains des Vikings, arrivent du Nord, envahissent la Grèce et les îles de la mer Égée, pratiquant à grande échelle le pillage maritime. Plus tard, les Achéens, peuple de la mer, s'emparent de la Crète d'où ils montent de nombreux raids de piraterie le long des côtes de la Syrie et du Liban. Le delta du Nil est déjà un "repaire" de forbans à l'époque pharaonique. Homère, dans l'Odyssée, évoque la piraterie comme un "métier noble" (lié à la guerre) pratiqué par de petits seigneurs locaux, les barons des îles, attaquant les navires marchands et ravageant les côtes lointaines, de la mer Tyrrhénienne au Pont-Euxin.
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samedi, 16 avril 2011
La vie des pirates
Pas de pirate sans navire. C'est le capital-machine indispensable. Parfois, comme dans le cas de Misson, c'est le capitaine qui décide d'entrer en piraterie. Plus souvent une partie de l'équipage se révolte et s'empare du bateau.
Si l'on est à terre et sans moyen de naviguer, on se procurera une embarcation, pour se hisser sur le premier navire et le conquérir ; s'il est piètre marcheur ou mal armé on l'échangera par la suite contre un meilleur. La frégate armée de 20 à 50 t. était le navire rapide le plus apprécié. On modifiait le gréement pour porter le plus de toile possible et pouvoir rattraper les meilleurs voiliers. Mais on devait cependant éviter d'effrayer les proies sans méfiance. D'où certaines ruses pendant la journée : une voilure réduite, et même une pièce de bois jetée à l'eau et prise en remorque pour ralentir l'allure ; à la nuit, on remontait la remorque et on hissait toute la toile pour rattraper la victime. Il fallait arriver très près. A 200 m. les boulets n'étaient plus guère efficaces.
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lundi, 08 novembre 2010
La piraterie
S'il est un domaine où la supériorité des Européens apparaît incontestable, c'est bien celui de la Piraterie. C'est avec eux que la Piraterie apparaît clairement pour la première fois dans l'Histoire.
Les peuples de la mer. — Les hommes blonds aux yeux bleus arrivent du Nord, au IIè millénaire avant notre ère, envahissent la Grèce et les îles de la mer Egée, où ils recueillent des traditions maritimes. Ils continuent vers le Sud une guerre de pillage, mais se heurtent à des puissances solides, la Crète et l'Egypte. "Minos, dit Thucydide,purgea cette mer autant qu'il put des pirates, sans doute pour s'en assurer les revenus." Vers 1500, les Achéens, le peuple de l'eau, s'emparent de la Crète. Dès lors, la piraterie collective, de peuple à peuple, va se donner libre cours. Elle sera le sport favori de cette humanité adolescente et barbare.
Les rivages grecs, avec leurs rochers blancs, sculpturaux et stériles, sont encore de pauvres pays. Mais il est des contrées de plaines, riches de blés et de populations paisibles. Ce sont les proies désignées. Les gens des îles du Nord (Lemnos, Imbros, Samothrace) lancent des raids réguliers sur la Thrace et l'Hellespont. Ils assurent ainsi leur ravitaillement en vivres et se créent un stock d'esclaves pour le commerce. Cette économie de proie durera un demi-millénaire et c'est seulement Miltiade, au temps de la grandeur maritime athénienne, qui fera cesser les "crimes lemniens".
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jeudi, 30 septembre 2010
Pirates en eaux somaliennes
Au large des côtes du nord-est africain, la croisière n’a plus le cœur à se distraire, pas plus que ne s’amusent les différents acteurs de la marine marchande dont les navires labourent les mers dans ces eaux infestées de forbans.
Le bilan rendu public en janvier 2010 par le Bureau maritime international est éloquent. Pour la quatrième année consécutive, les chiffres totalisant les actes de piraterie sont en augmentation : 406 sur 2009. Les frères de la côte somaliens se sont adjugés une part conséquente de ce gâteau d’infamie avec, pour le même période, 217 incidents ayant entraîné le kidnapping de 47 navires ainsi que de 867 membres d’équipage. Un phénomène endémique dont les cas emblématiques ont fait les unes de nos journaux. L’affaire du Ponant (opération Thalatine), l’assaut du Tanit et la mort de Florent Lemaçon sont des événements qui ont marqué l’opinion publique. Faut-il pour autant assimiler ces « nouveaux » pirates somaliens aux forbans sans foi ni loi infestant les mers d’Extrême-Orient ? Quelles sont leurs méthodes ? Comment les services de renseignement les traquent-ils ? Utilisent-ils eux-aussi des espions pour cibler leurs victimes ? Quelle est la contribution apportée par les commandos, les forces spéciales et les militaires à l’endiguement de ce phénomène criminel ? Dans quelle mesure l’argent de la piraterie provoque-t-il une mutation en profondeur des sociétés somalienne et kenyane ? Cet ouvrage d’investigation répond à toutes ces questions et à beaucoup d’autres encore.
Ancien membre d’une unité spéciale puis des services de renseignement militaires, Jean-Jacques Cécile est spécialiste de l’espionnage, des unités d’élite et des conflits contemporains. Il est l’auteur de dix ouvrages et en particulier de Histoire secrète des SAS – L’élite des forces spéciales britanniques ainsi que de Les chiens de guerre de l’Amérique – Enquête au cœur des sociétés militaires privées, publiés par Nouveau Monde éditions.
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vendredi, 12 février 2010
CESM : Insécurité maritime (entre forces navales et privatisation)
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vendredi, 08 janvier 2010
Dans le golfe d'Aden, la Royale face aux pillards des mers
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jeudi, 16 août 2007
La piraterie des Saxons, des Frisons et des Francs
Les Chauques et les Frisons dont Tacite vantait la prospérité furent sûrement très éprouvés par la perte de leurs marschen qui diminua leurs territoires (1) et les troubles qui avaient ruiné leur commerce les obligèrent à chercher d'autres ressources. Au IIIe siècle, les Chauques semblent avoir disparu de l'histoire germanique, vassalisés et regroupés par les Reudingi voisins en une ligue de guerre qui devint celle des Saxons.
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