mardi, 30 décembre 2008

France : Création de 11 bases de défense expérimentales

Par arrêté du 24 décembre 2008, il est créé, à compter du 1er janvier 2009 et pour une durée d'un an, les 11 bases de défense expérimentales suivantes :

  • Aubagne ;
  • Avord ;
  • Brest ;
  • Clermont-Ferrand ;
  • Creil ;
  • Djibouti ;
  • La Valbonne ;
  • Marseille ;
  • Nancy ;
  • Rennes ;
  • Valence.

La base de défense expérimentale est une aire géographique qui regroupe dans son périmètre les formations du ministère de la défense dont l'administration générale et le soutien commun sont mutualisés. Les responsabilités sont exercées par des officiers relevant du chef d'état-major des armées, portant le titre de commandant de base de défense expérimentale.

Télécharger l'arrêté

Lire sur le blog SECRET DÉFENSE : La naissance des Bases de défense : un cas concret

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mardi, 30 septembre 2008

France : L'Armée de l'Air publie son 1er concept... 70 ans après sa création !

Le général d’armée aérienne Stéphane Abrial, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), nous dévoile le concept de l’armée de l’air. Ce document montre comment l’armée de l’air appréhende la troisième dimension, et de ce fait, comment elle peut participer à la réalisation des buts de notre politique de Défense.

concept AA.jpgLe concept de l’armée de l’air se compose de 3 parties :

- La première propose une définition de la puissance aérienne. Elle montre en quoi l’aviation militaire contribue à la puissance d’un état.

- La deuxième partie décrit ce que l’armée de l’air peut apporter aux différents acteurs avec lesquels elle coopère dans le cadre des missions qui lui sont fixées.

- La dernière partie explore les voies de progrès qu’il convient de suivre pour conserver notre efficacité. "Mon vœu le plus cher est que ce document soit lu et… critiqué de manière constructive", conclut le CEMAA.

Lansquenautes, à vos claviers !

 

Télécharger le CONCEPT DE L'ARMÉE DE L'AIR

jeudi, 10 juillet 2008

Entre l'Elysée et l'armée, la crise s'envenime

14 juillet.jpg"C'est la plus grave crise depuis la guerre d'Algérie", assure un militaire qui a vécu ces événements, notamment le putsch des généraux contre De Gaulle. La rupture entre l'armée française et son chef constitutionnel, le président Nicolas Sarkozy, parait consommée. Le malaise persistant entre le chef de l'Etat et les militaires, qui avaient pourtant voté en masse pour lui, est en train de se transformer en crise ouverte. Depuis la publication en juin du nouveau Livre blanc de la Défense, le mécontentement gronde dans les rangs des troupes.

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mercredi, 18 juin 2008

Livre blanc sur la défense : une espérance déçue

armée.jpgUn groupe d'officiers généraux et supérieurs des 3 armées terre, air, mer , tenu à l'anonymat, commente le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté le 17 juin par le président de la République.

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lundi, 16 juin 2008

Armée française : 54.000 hommes en moins

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Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dont Nicolas Sarkozy devait présenter les grandes lignes, mardi matin 17 juin, devant quelque 3.000 militaires rassemblés à la porte de Versailles, s'articule autour de 5 grandes fonctions stratégiques – la connaissance et l'anticipation, la prévention, la dissuasion, la protection et l'intervention –, dont la première, qui se concrétisera par un doublement des crédits en faveur du renseignement, est la plus novatrice.

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lundi, 07 avril 2008

Rapport d'audit sur la Défense (version mars 2008)

 Télécharger le rapport d'audit : DÉFENSE
 
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Le ministre de la Défense Hervé Morin doit s'adresser, demain à 11 heures,  aux "chefs de corps, directeurs et chefs de service" dans l'amphi Foch de l'Ecole militaire (Paris). Un discours très attendu par les militaires et les civils de la Défense, que la perspective des réformes inquiète. Ils risquent pourtant d'être déçus. Selon nos informations, le ministre n'annoncera ni le volume des réductions de postes, ni la liste des fermetures, ni le nouveau contrat opérationnel des armées.

Le ministre va toutefois exposer "l'architecture de la réforme", en particulier la "réforme de la gouvernance" du ministère. Il parlera ainsi de l'évolution du statut de la DGA, appelée à devenir une Direction et non plus une Délégation, ou de l'idée de regrouper tous les états-majors et les services dans un "Pentagone" à Balard. Hervé Morin reviendra sur la réorganisation territoriale avec la création de 90 grandes bases de défense... mais il n'en fournira pas la liste. Il devrait également détailler les mesures d'accompagnement social, à condition que le Premier ministre lui ait donné son feu vert vendredi après-midi. Il annoncera la mise en place de "contrats de site" et d'une "charte de la méthode avec les syndicats". Pour les fermetures de garnison, le ministre souhaite que "chacune d'entre elle (lui) soit motivée, et qu'on (lui) présente un plan B dans un certain nombre de cas" sensibles.

Pour le reste, les militaires et les civils de la Défense vont devoir encore patienter plusieurs semaines, voire quelques mois. Si les travaux de la RGPP (révision générale des politiques publiques) sont désormais bien connus, il manque deux éléments essentiels pour y voir clair : les arbitrages budgétaires et le Livre blanc. "Les hypothèses financières à moyen terme ne sont toujours pas stabilisées" reconnait un proche de ce dossier. Les crédits devraient être maintenus en euros constants, mais pour financer les programmes actuellement prévus, il faudrait les augmenter de 40%, assure le ministère. Les grands arbitrages à l'Elysée devraient intervenir en deux temps, fin avril-début mai, puis fin mai-début juin.

Quant au Livre Blanc, il ne sera publié que "vers la mi-juin", alors qu'il devait l'être "début mars". Avec l'abandon du modèle d'armée 2015, officialisé par Nicolas Sarkozy à Cherbourg, la commission du Livre blanc, présidée par Jean-Claude Mallet, redéfinit la stratégie française "de défense et de sécurité nationale" à l'horizon 2025. Concrètement, les "contrats opérationnels" des armées vont être revus à la baisse. "Le chiffre de 50.000 [en cas de crise majeure] était inatégnable" assure Hervé Morin. Ces contrats seront "redéfinis" en introduisant sans doute plus de qualitatif (capacité de commandement, d'entrée en premier, etc...) que quantitatif.

Dernière étape: la loi de programmation militaire (2009-2014) qui devrait être votée l'automne prochain. Elle intégrera les grands choix en terme d'équipement. Le ministre de la Défense prend les devants en expliquant qu'il faudra être "raisonnable" en matière spatiale. "Les satellites sont vulnérables. Est-ce vraiment la peine d'investir des milliards dans l'espace ?" confie-t-il en reconnaissant l'existence de puissants intérêts industriels qui poussent dans ce sens. Plus généralement, il fait part de son scepticisme sur le discours mettant en avant les capacités de renseignement et d'anticipation, la nouvelle "fonction stratégique" du Livre Blanc. "Une voiture, ce ne sont pas simplement des phares", dit-il.

Source du texte : SECRET DÉFENSE

 

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jeudi, 07 février 2008

Hervé Morin : "Nous ne baisserons pas l'effort de Défense"

e93a03673e3fe2a01b624696c38ffe86.jpg247f84c14288eaa1c82a5e931777cb48.jpgLe Figaro Magazine - Alors que le livre blanc sur la défense et la sécurité insiste sur les nouvelles menaces, est-il raisonnable de faire des économies sur le poste défense ?
Hervé Morin - Personne ne parle d'économies sur le volume global des crédits affectés à la défense et, d'ailleurs, il n'y en a pas dans le budget 2008. Aujourd'hui, le monde est probablement plus dangereux qu'il ne l'était il y a quinze ans. Nous devons considérer la menace terroriste, capable de frapper le cœur de nos cités ; le risque de prolifération nucléaire ; les conséquences du réchauffement climatique et les désordres qu'il amènera sur toutes les zones côtières, puisqu'on estime que cela entraînera le déplacement de plusieurs centaines de millions de personnes ; la course à l'énergie dans un contexte de raréfaction et de besoins toujours croissants, compte tenu de l'arrivée de 2,5 milliards supplémentaires d'habitants avec des fortes perspectives de croissance - la Chine, l'Inde, le Brésil, etc. De plus, il faut réapprendre à défendre nos richesses. Nous vivons dans un continent prospère, représentant 8 % de la population mondiale, 25 % de la production mondiale et une capacité de production agricole qui peut attiser beaucoup de convoitises. Tout cela ne peut pas nous conduire à baisser l'effort de défense. Toute la difficulté consiste à assumer de nouvelles missions, liées aux nouveaux risques, avec les moyens qui sont les nôtres, compte tenu de notre déficit budgétaire. Nous devons faire des économies sur l'organisation du ministère, et cela passe par l'interarmisation, la mutualisation des services, la réorganisation territoriale. 

L'histoire montre qu'à chaque fois que la contrainte budgétaire ou les raisonnements comptables l'ont emporté sur les nécessités de défense, la facture à payer a été très lourde...
On ne sacrifiera jamais la sécurité nationale aux contraintes financières. Ne m'imaginez pas dans un tel rôle, ce serait insultant ! Si nous maintenons notre effort de défense, nous serons l'un des pays développés dans lequel il est le plus significatif, à peu près autant que la Grande-Bretagne et plus que l'Allemagne. L'effort qu'effectue la France - 37 milliards d'euros affectés à la mission défense - nous permet de rester l'une des principales puissances mondiales avec une capacité militaire globale. Cela donne à la France une force diplomatique considérable. 

Le livre blanc prend acte que la France et l'Europe dépendront technologiquement des Etats-Unis. N'y a-t-il pas un risque à cela ?
Nous avons l'impératif absolu de maintenir une base industrielle et technologique française et européenne. Là, nous rencontrons une difficulté majeure, car dans cette affaire nous sommes très seuls : 70 % de la recherche communautaire sont effectués par la France et le Royaume-Uni, à 35 % chacun - et cette base industrielle et technologique, chacun l'a développée de façon très nationale. En France, l'effort de recherche et développement a baissé de 40 % depuis 1990 : vous imaginez les conséquences sur notre propre souveraineté... De plus, l'écart en R & D qui existe entre la France, l'Europe et les Etats-Unis risque de porter atteinte au fleuron industriel et technologique que représente l'industrie de défense. 

Les militaires craignent de faire les frais du concept de sécurité nationale. Le livre blanc est-il de nature à les rassurer ?
Le concept de sécurité nationale consiste à considérer qu'il y a un continuum entre défense et sécurité intérieure, c'est une réalité d'aujourd'hui. Un exemple : la question du renseignement concerne à la fois la défense et la sécurité intérieure, il est donc logique que nous abordions la totalité de la problématique. 

Il est, à ce propos, envisagé d'affecter aux armées une nouvelle fonction : "connaissance et anticipation". Etions-nous faibles en matière de renseignement ?
Non, mais dans un monde instable, où des crises peuvent survenir à tout moment, la France doit pouvoir connaître en permanence ce qui se passe sur la surface de la planète, afin d'anticiper un certain nombre de décisions, qu'elles soient politiques ou militaires. Grâce à l'observation satellitaire, grâce aussi au renseignement humain, à une coordination du renseignement entre les démocraties, à l'échelle européenne et mondiale. 

L'une des grandes craintes qui traverse le corps militaire est de perdre la capacité de projection de forces à l'extérieur. Quelle sera la doctrine du livre blanc sur ce point ?
La France est passée du tout nucléaire au tout projection, avec une conséquence qui a été la professionnalisation des armées. Aujourd'hui, il nous faut conserver une capacité de projection - c'est-à-dire d'intervention - importante, parce qu'il y va de la crédibilité de notre politique étrangère, de la sécurité de nos ressortissants, de nos intérêts stratégiques, de la défense de nos voies d'approvisionnement. Il faut cependant la mettre en adéquation avec nos nouveaux besoins, comme celui de la connaissance et de l'anticipation. On a une nouvelle articulation à trouver entre le renseignement, l'anticipation, la connaissance, la projection, en sachant que tout cela s'effectue avec la contrainte financière que représente le maintien de notre dissuasion, soit 20 à 25 % de l'effort d'équipement.

Nous avons les moyens de faire des projections légères, d'autres plus lourdes. Que prévoit le livre blanc ?
Il y a la projection de puissance liée à des opérations militaires majeures, comme l'Afghanistan, et des projections qui sont des opérations de stabilisation, où la présence sur le terrain suffit à apporter la stabilité nécessaire, par exemple au Tchad ou en Centrafrique. Nous pourrions réfléchir, même si ce n'est pas facile, à une adaptation de nos équipements pour ces deux types de mission. 

Justement, quels sont les projets d'équipement avalisés par le livre blanc ?
Il faut attendre les arbitrages du président de la République sur les conclusions définitives du livre blanc. A la lecture du rapport d'étape, l'effort de dissuasion sera vraisemblablement maintenu et les équipements nécessaires au renseignement bénéficieront d'un fort soutien. 

Le président de la République et vous-même avez dit que l'armée n'a pas vocation à faire de l'aménagement du territoire. Il n'en reste pas moins que la révision générale des politiques publiques (RGPP) devrait impliquer une nouvelle cartographie des implantations de la défense. Après la carte judiciaire de Rachida Dati, la carte militaire d'Hervé Morin ?
Il faut d'abord que le livre blanc soit rendu public, que nous rendions les arbitrages sur les crédits affectés à la défense, que nous décidions des scénarios de crise que nous privilégions, et que nous déterminions les équipements et les régiments dont nous avons besoin pour remplir les missions que l'on a affectées aux armées. La réorganisation du ministère est nécessaire. Le chef d'état-major des armées a été mandaté pour faire en sorte que la réflexion capacitaire ne se fasse pas en fonction des armées - terre, mer et air -, mais en fonction des besoins de notre défense. Nous devrons également adapter le soutien et l'administration générale. On peut avec cela espérer gagner entre 1 et 1,5 milliard d'euros par an, qui sont autant de marges de manœuvre pour l'amélioration des conditions du personnel et l'équipement des forces. Par exemple, il faut qu'un hélicoptère Puma de l'armée de terre puisse être réparé par un mécanicien de l'armée de l'air, ce qui n'est pas le cas actuellement. Tout cela conduira à des réorganisations territoriales. Il faudra, par exemple, que l'on rapproche les régiments des camps d'entraînement ou d'une base aérienne d'où ils peuvent être projetés. C'est nécessaire. Toutes les réorganisations territoriales feront l'objet de mesures d'accompagnement en concertation avec les élus locaux.

On dit que cela pourrait représenter une réduction d'effectifs comprise entre 35 000 et 50 000 personnes...
L'objectif qu'a fixé le gouvernement, c'est le non-remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite. Cela devrait concerner 30 000 personnes sur une durée de cinq ans. A mon poste, je dois penser deux fois à l'avenir de nos enfants : une première fois en ne cédant rien sur notre sécurité nationale et notre capacité planétaire ; une seconde fois en contribuant à l'effort de restaurer nos finances publiques. Pour un peuple, il y a deux manières de perdre sa souveraineté : le désarmement et le surendettement !

Source du texte : FIGARO.FR

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jeudi, 17 janvier 2008

Le ministère de la Défense pourrait supprimer entre 20.000 et 50.000 postes

3e9086afdf766a45faaf25fd15e7379c.jpgLe ministère de la Défense pourrait terminer la prochaine loi de programmation militaire avec 50.000 postes en moins, selon les scénarios à l'étude au cabinet du ministre, Hervé Morin. Même si aucune décision n'a encore été prise, chacun s'attend en effet à une diminution drastique des effectifs. Lors de ses voeux aux armées la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a rappelé que la Défense était appelée à fournir un "effort exemplaire". Le but : dégager les économies nécessaires au financement des programmes d'armement dans un contexte budgétaire tendu.

Le ministère de la Défense emploie actuellement 426.000 personnes, dont un peu moins de 80.000 civils. En toute logique, le futur format des armées devrait découler des conclusions, attendues en mars ou avril, de la commission du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Mais la préparation de la prochaine loi de programmation impose au ministère d'anticiper. A ce titre, trois scénarios ont été élaborés : le premier porte sur 20.000 suppressions de postes, le second 30.000, et le dernier 50.000.

"Ce sont les ordres de grandeur. Mais il est encore prématuré de conclure lequel des trois scénarios l'emportera", explique-t-on. Si le calendrier des suppressions de postes fait encore débat, la nature des postes visés est connue. Seront concernées en premier chef les fonctions dites de "soutien", c'est-à-dire les fonctions relatives aux tâches administratives comme les achats, la paie, l'entretien... certaines pouvant être externalisées auprès de prestataires privés.

Depuis son arrivée à l'hôtel de Brienne, Hervé Morin martèle en effet que les économies dégagées profiteront aux forces opérationnelles. Ce qui ne signifie pas que les troupes sortiront indemnes des restructurations à venir. Car le ministère travaille aussi activement à une nouvelle "carte" militaire. Trop éloignées ou trop petites, des dizaines d'implantations vont être dissoutes, transférées, ou rattachées à de grandes bases. Le nombre des bases aériennes - un peu plus de 30 actuellement - pourrait diminuer de 5 ou 10 à terme. Nicolas Sarkozy a été clair : la Défense n'a plus vocation à participer à l'aménagement du territoire.

Source du texte : LES ECHOS

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lundi, 10 septembre 2007

Hervé Morin : "Le monde entier se réarme... sauf l'Europe"

d2f2afde31ed39b2b26e4057b9bbb7c7.jpgLa cinquième université de la défense s'ouvre aujourd'hui, alors que la commission du livre blanc a été installée par Nicolas Sarkozy.

Le grand rendez-vous annuel de la "communauté défense" se tient dans un contexte de grand chambardement stratégique, avec le lancement, il y a dix jours, du livre blanc. La 5e université de la défense, qui s'ouvre aujourd'hui à Toulouse, se trouve donc placée sous un double signe : celui de l'espace militaire, thème naturel dans la grande ville de l'aéronautique, et celui de la remise à plat de la politique de défense et de sécurité française.

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vendredi, 24 août 2007

Prochain Livre blanc sur la Défense : Jean-Claude Mallet, un spécialiste reconnu des questions stratégiques

c0964ff723b292bfaa9f54c8107c99eb.jpgLe profil du nouveau chef de file du livre blanc sur la Défense est plus celui du grand serviteur de l'État que du politique. Mais la nomination par Nicolas Sarkozy de Jean-Claude Mallet peut être vue comme un signe d'ouverture de plus. Ce conseiller d'État a percé sous la gauche, notamment quand Pierre Joxe l'a nommé à la tête de la toute fraîche Délégation aux affaires stratégiques (DAS), créée au coeur du ministère de la Défense. Mais celui que le chef de l'État a choisi pour brosser le paysage stratégique des quinze prochaines années est surtout considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs du monde de la défense et des affaires internationales au sein de la haute administration. Une science du monde politico-militaire qui explique sa longévité à son poste de "DAS", sous plusieurs ministres de droite comme de gauche (Millon, Léotard...) et le récent choix de l'Élysée.
 

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