dimanche, 23 mai 2010
Liban : Tensions sur la "Ligne bleue"
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dimanche, 26 avril 2009
Le mystère Hezbollah
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dimanche, 13 juillet 2008
Attentat du Drakkar : l'Elysée défend la Syrie
La présidence française rejette les critiques sur la présence de Bachar el-Assad au défilé du 14 juillet, et estime que c'est l'Iran qui a commandité l'attentat qui a coûté la vie à 58 soldats français il y a 25 ans.
La présidence française a rejeté dimanche les critiques exprimées par d'anciens Casques bleus contre la présence du président syrien Bachar el-Assad au défilé du 14 juillet à Paris, au motif que son pays serait derrière l'attentat du Drakkar en 1983 au Liban, dans lequel avaient péri 58 soldats français et qui est depuis régulièrement imputé à la Syrie.
L'Elysée a ainsi qualifié dimanche d' "erreur historique" le fait d'imputer à Damas cet attentat. "Le Drakkar, ce n'était pas la Syrie. La Syrie, c'était l'attentat contre l'ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981. Le Drakkar, c'était l'Iran et le Hezbollah", a déclaré à la presse une source élyséenne. "C'est une polémique qui n'a absolument pas lieu d'être", estime-t-on à la présidence de la République.
"Nous ressentons un malaise. L'ombre du Drakkar va planer sur le 14-Juillet. Il faut certes tourner la page, mais ce n'est pas facile. C'est un peu tôt. Pour nos camarades morts là-bas, on ne peut pas dire que c'est bien", avait souligné plus tôt Jean-Luc Hemar, président de l'Association des anciens militaires du camp d'Idron (AAMCI). "Faire défiler une promotion de l'École militaire interarmes qui porte le nom de Lieutenant Antoine de la Bâtie, une des victimes du Drakkar, devant le président syrien, nous sommes contre", avait-il ajouté.
A l'aube du dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth, le bâtiment de huit étages du Drakkar où dorment 73 soldats français de la force multinationale d'interposition, est soufflé par l'explosion d'un camion piégé qui s'était engouffré dans les sous-sols. Moins de trois minutes plus tôt, une première explosion a détruit le bâtiment du quartier-général américain, près de l'aéroport, tuant 239 Marines.
L'attentat contre les Français est revendiqué par un "mouvement islamique" inconnu. Nombre d'observateurs y ont vu la main de la Syrie, mais aucune preuve de l'implication des services secrets de Damas n'a jamais été produite.
Source du texte : FIGARO.FR
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jeudi, 26 juin 2008
Bachar el-Assad invité du 14 Juillet : les Casques bleus protestent
La présence du président syrien au défilé du 14 juillet est "une atteinte à la mémoire" des soldats français tués en 1983 dans l'attentat du Drakkar au Liban, estime le président de l'association internationale des soldats de la paix.
Le président de l'association internationale des soldats de la paix (Casques bleus), Laurent Attar-Bayrou a déclaré mercredi 25 juin sur France Inter que la présence du président syrien Bachar al-Assad au défilé militaire du 14 juillet constituerait "un scandale" et "une atteinte à la mémoire" des soldats français, tués en 1983 dans l'attentat du Drakkar, à Beyrouth au Liban. Le ministre de la Défense insiste en revanche sur la nécessité de faire revenir la Syrie dans "le jeu diplomatique".
"Quand même, au Liban la France a perdu des hommes, les 58 parachutistes qui sont morts à Drakkar plus tous les morts pendant les années 80", souligne Laurent Attar-Bayrou, qui faisait à l'époque partie du contingent français de Casques bleus au Liban.
"Clairement il a été déterminé que la Syrie était commanditaire, fournisseur en armes, en moyens du hezbollah", poursuit Laurent Attar-Bayrou, alors qu'il n'y a "jamais eu de repentance de ce pays".
"Et maintenant nous allons donner les honneurs, faire défiler nos troupes devant le représentant de ce pays. C'est pour nous un scandale, une atteinte à la mémoire de ces jeunes et de ceux qui ont contribué au rayonnement de la France et à la paix au Liban", dénonce Laurent Attar-Bayrou.
Selon lui, "on demande de la morale, il faut déjà commencer par la respecter et respecter ceux qui ont servi au péril de leur vie".
Le 23 octobre 1983, 58 soldats français de la force multinationale d'interposition avait été tués, dans un attentat au camion piégé contre l'immeuble du poste français Drakkar. L'attentat avait été revendiqué par le Jihad islamique.
Le ministre de la défense Hervé Morin (Nouveau centre) a répondu mercredi qu'il comprenait "humainement" la réaction des casques bleus mais qu'il était nécessaire de faire revenir la Syrie dans "le jeu diplomatique".
"Tout cela je le comprends humainement, personnellement", a déclaré Hervé Morin sur Canal+. "Mais s'il fallait que les relations d'Etat à Etat, que les relations diplomatiques ne soient liées qu'aux moments de drames, d'incompréhensions, de malheurs, on ne changerait jamais les relations diplomatiques entre pays". Avec ce genre de "raisonnement on continuerait à être l'ennemi de l'Allemagne".
"On connaît le passé de Bachar al-Assad, on sait quelle a été l'influence de la Syrie sur toute une série d'évènements dans cette partie du monde, mais de là à ne pas tenter de faire en sorte que la Syrie puisse revenir dans le jeu diplomatique...", a poursuivi Hervé Morin.
Le ministre de la Défense a souligné que le président syrien assisterait au défilé du 14 juillet dans le cadre "non pas d'une invitation à la Syrie mais d'une invitation à l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement" participant au sommet constitutif de l'Union pour la Méditerranée, le 13 juillet à Paris.
"L'invité d'honneur du 14 juillet ce n'est pas Bachar Al-Assad c'est Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies", a-t-il insisté.
Source du texte : NOUVEL OBS.COM
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vendredi, 14 mars 2008
Méditerranée : l'US Navy à l'affût derrière la ligne d'horizon
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mercredi, 05 mars 2008
Deux nouveaux bâtiments de l'US Navy croisent au large du Liban
Les Etats-Unis ont remplacé au large des côtes du Liban le contre-torpillleur "USS Cole" par deux autres bâtiments de l'US Navy, le croiseur "USS Philippine Sea" et le contre-torpilleur "USS Ross", a annoncé mardi la marine de guerre américaine.
En outre, un troisième bâtiment, chargé du ravitaillement, continue de croiser dans la région, invisible du littoral libanais comme les deux autres navires de l'US Navy, a précisé un responsable sous le sceau de l'anonymat.
La présence de la marine de guerre américaine au large du pays du Cèdre a pour objectif d'affirmer le soutien de Washington au Liban face à son ancien "tuteur" syrien.
Le Liban traverse depuis 16 mois une crise politique majeure provoquée par la persistance de désaccords entre la majorité pro-occidentale et l'opposition prosyrienne, emmenée par les chiites du Hezbollah, sur la composition d'un futur gouvernement.
Source : REUTERS
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samedi, 01 mars 2008
La marine américaine prend position près du Liban
Coup de semonce envers la Syrie ou manœuvre en vue d'un éventuel conflit régional, le déploiement du destroyer USS Cole inquiète au Moyen-Orient.
Pourquoi l'USS Cole, puissant navire de guerre de la Navy américaine, vogue-t-il vers le Liban ? Le fleuron de la sixième flotte, basée à Naples, en Italie, va en effet patrouiller en Méditerranée orientale en compagnie de deux navires de ravitaillement. L'USS Nassau, spécialisé dans le débarquement amphibie, se trouvera non loin de là.
Officiellement, il ne s'agit que d'un "signal que nous sommes engagés, que nous allons rester dans le voisinage, et que c'est une partie du monde très importante pour nous". Pas de coup semonce vers une puissance en particulier, s'il faut en croire l'US Navy qui rejette les accusations d'ingérence du Hezbollah. Cependant, cette affaire a semblé mettre dans l'embarras le gouvernement de Fouad Siniora qui, accusé d'être à la solde des Occidentaux par l'opposition, a assuré n'être pour rien dans la décision américaine et a convoqué l'ambassadeur américain Michèle Sison pour demander des explications. Cette dernière a assuré que le bâtiment a été déployé "pour garantir la stabilité régionale". Une préoccupation que partage Paris qui voit d'un oeil bienveillant l'initiative américaine, dont Paris a été informé à l'avance "à titre bilatéral", a déclaré le ministère des Affaires étrangères. "L'administration américaine a présenté cette décision comme une manifestation de soutien à la stabilité régionale, ce qui évidemment est pour nous très important. Nous sommes favorables à tout ce qui peut aider à la stabilité de la région", a-t-il ajouté.
De son côté, la presse libanaise prête d'autres motifs que ceux avancés par Washington, à cette manœuvre. Pour la presse proche de la majorité parlementaire soutenue par les Etats-Unis, "l'envoi du USS Cole montre que les Etats-Unis ont perdu toute patience avec la Syrie" (Al Moustaqbal), et il s'agirait donc d'un "message à la Syrie pour qu'elle cesse son intervention au Liban" (Al-Liwa). Et plus particulièrement d'un avertissement au cas où Damas serait tentée de bloquer plus avant l'élection présidentielle libanaise, déjà reportée 15 fois.
D'autres y voient l'annonce d'une tempête plus conséquente dans la région. Le journal libéral à grand tirage An-Nahar souligne pour sa part que "cette décision s'inscrit dans un contexte régional plus large que Liban". "Le pire est à craindre", ajoute le quotidien panarabe Asharq Al Awsat. En filigrane, l'ombre d'un nouveau conflit impliquant le Hezbollah et Israël, après l'assassinat, non revendiqué, du chef militaire du Hezbollah, Imad Moughnieh.
Source du texte : FIGARO.FR
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lundi, 29 octobre 2007
Les Italiens "Lagunari" au Liban
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lundi, 22 octobre 2007
Le déploiement d'une base militaire américaine au Liban perçu comme un "acte hostile" par le Hezbollah
Le déploiement d'une base militaire des Etats-Unis sur le territoire du Liban sera considéré comme un "acte hostile" à l'égard de ce pays, a déclaré le secrétaire général adjoint du mouvement Hezbollah, Naïm Qassem, rapporte lundi le journal libanais Ad-Diyar
"Nous considérons toute base américaine au Liban comme un acte hostile", a dit Naïm Qassem, intervenant la veille devant un groupe de sympathisants du Hezbollah.
Cette mise en garde du Hezbollah a été diffusée quelques jours à peine après la déclaration du sous-secrétaire américain à la Défense Eric Edelman, chargé des affaires politiques, sur l'intention de Washington d'établir des rapports de "partenariat stratégique" avec l'armée libanaise afin de la renforcer. Le Hezbollah n'aurait plus aucun motif de garder les armes, indispensables dans sa lutte pour libérer les terres libanaises occupées par Israël.
Intervenant à la télévision libanaise, le sous-secrétaire américain à la Défense, qui a eu la semaine dernière des négociations sur la coopération militaire avec le premier ministre du Liban Fouad Siniora, n'a pas déclaré que les Etats-Unis voulaient installer une base militaire dans ce pays. Quoi qu'il en soit, le Hezbollah a évalué ses propos sur le "partenariat stratégique" comme la confirmation implicite d'une information publiée auparavant à ce sujet dans la presse d'opposition libanaise.
Ainsi, selon le journal libanais As-Safir, Eric Edelman aurait discuté à Beyrouth du déploiement sur le territoire du Liban par les Etats-Unis d'ouvrages de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air. D'après cette même publication, Washington a subordonné sa promesse d'augmentation considérable de l'assistance militaire au Liban - jusqu'à un milliard de dollars - à la nécessité de modifier l'actuelle doctrine défensive du Liban qui considère Israël comme un ennemi et soutient la résistance libanaise.
Au cours de l'année qui s'est écoulée depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah, les Etats-Unis ont augmenté de plus de cinq fois leur assistance militaire au Liban, en portant son volume à quelque 270 millions de dollars.
Les leaders de l'opposition libanaise avertissent que les Etats-Unis entendent faire du Liban une nouvelle base US au Proche-Orient pour "faire pression sur les forces régionales et internationales qui n'obéissent pas aux ordres de Washington et ne suivent pas sa politique". Et si ces plans sont contrecarrés, les Etats-Unis n'hésiteront pas à attiser le conflit interlibanais, font-ils remarquer.
"L'administration américaine met les Libanais en demeure de choisir : soit leur pays se transforme en base militaire et politique des Etats-Unis, soit ils doivent se préparer à un nouveau conflit intestin", a déclaré à cette occasion le leader spirituel des chiites libanais le cheikh Mohammed Hussein Fadlallah.
Source du texte : RIA NOVOSTI
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jeudi, 06 septembre 2007
HRW épingle Israël pour les civils tués au Liban à l'été 2006
Les bombardements aveugles israéliens sont responsables de la plupart des victimes civiles lors de la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah au Liban, selon un rapport de l'organisation Human Rights Watch.
Télécharger le rapport (en anglais)
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lundi, 27 août 2007
Ehud Barak met en garde contre le renforcement militaire du Hezbollah
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a mis en garde lundi contre le renforcement de l'arsenal du Hezbollah, particulièrement en roquettes, apprend-on de source officielle. "Le Hezbollah poursuit son réarmement et dispose aujourd'hui de plus de roquettes à moyenne et longue portée qu'il en avait au début de la guerre" au Liban en 2006, a déclaré le ministre à la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, cité par l'un de ses assistants.
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mercredi, 20 juin 2007
Les dessous de l’affrontement au Liban
L’affrontement entre le groupe Fatah al-Islam et les forces armées libanaises dans les camps de réfugiés palestiniens dans le nord du Liban a défrayé la manchette au cours des dernières semaines. Les enjeux en ont été soigneusement camouflés par les médias.
Le groupe Fatah al-Islam est un groupe fondamentaliste sunnite majoritairement composé de non Palestiniens qui intervient dans les camps de réfugiés. Selon les rapports de presse, le nombre de membres du Fatah al-Islam s’élèverait à environ 150 à 200 militants, en majorité des combattants saoudiens, syriens, yéménites et marocains.
La riposte de l’armée libanaise apparaît complètement disproportionnée étant donné la faiblesse du Fatah al-Islam et a résulté en un nombre incalculable de victimes civiles.
Cet assaut disproportionné a reçu l’appui inconditionnel du secrétaire d’État américain, Condoleezza Rice. "Le gouvernement Siniora combat un groupe extrémiste particulièrement redoutable", a-t-elle déclaré en ajoutant que "le Liban fait ce qui est nécessaire pour protéger sa population, asseoir sa souveraineté et c’est pour cela que nous soutenons le gouvernement Siniora".
Le gouvernement libanais a utilisé cette action contre ce petit groupe pour demander une assistance militaire de 280 millions aux États-Unis afin de mettre fin à ce qu’il a appelé de façon grandiloquente une "insurrection".
Sean McCormack, le porte-parole du Département d’État, a déclaré que cette requête de 220 millions pour les forces armées libanaises et d’un autre 60 millions pour les forces de sécurité étaient prises en considération par Washington. L’an dernier, les États-Unis ont accordé une aide militaire de 40 millions de dollars au Liban auquel s’est ajouté un autre 5 millions jusqu’ici cette année.
Le Fatah al-Islam, une marionnette de l’Arabie saoudite
De façon complètement erronée, les médias ont présenté le Fatah al-Islam comme une organisation lié au Fatah palestinien, une organisation non-confessionnelle fondée par Yasser Arafat.
Selon le journaliste américain Seymour Hersh, le groupe serait plutôt sous l’ombrelle de l’Arabie saoudite qui lui accorde un soutien financier et logistique, avec la complicité de l’administration Bush.
Seymour Hersh pointe du doigt "l’entente privée" intervenue entre des représentants du courant NéoCon aux États-Unis et le Prince Bandar bin Sultan d’Arabie saoudite, qui a travaillé étroitement avec George Tenet, le directeur de la CIA, lorsqu’il était ambassadeur saoudien à Washington.
Dans une entrevue au réseau CNN, le 21 mai dernier, Seymour Hersh déclarait : "Le joueur clef, ce sont les Saoudiens. Lorsque j’ai écrit à propos de cet accord privé intervenu entre la Maison Blanche, je parlais de Richard Dick Cheney et Elliott Abrams, un des principaux conseillers de la Maison Blanche, et du Prince Bandar bin Sultan, le conseiller saoudien pour la sécurité nationale".
"L’objectif, précise Hersh, était d’obtenir un soutien – pour des opérations secrètes – de la part des Saoudiens à différents groupes radicaux djihadistes, plus précisément des groupes saoudiens au Liban, qui seraient des actifs dans le cas d’une confrontation avec le Hezbollah, le groupe chiite du sud Liban."
"C’est aussi simple que cela, enchaîne Hersh. Les États-Unis soutiennent aujourd’hui les sunnites partout où ils le peuvent contre les chiites, que ce soit en Iran, en Syrie ou au Liban. Les États-Unis s’affairent à créer dans certains endroits, au Liban en particulier, une violence sectaire."
Le soutien des Saoudiens à Fatah al-Islam fait partie d’opérations secrètes commanditées par les États-Unis similaires à celles menées en appui à Al-Qaeda par la CIA dans les années 1980.
Dans la même entrevue au réseau CNN, Seymour Hersh nous rafraîchit la mémoire : "Rappellez-vous que les États-Unis sont entrés dans la guerre en Afghanistan en soutenant Oussama Ben Laden et les Moujaheddins avec des gens comme Bandar et Elliott Abrams. Les Saoudiens avait promis qu’ils pouvaient contrôler les djihadistes et les États-Unis ont consacré beaucoup d’argent et de temps en soutien aux djihadistes. Nous faisons face au même pattern. Les Saoudiens soutiennent le Fatah al-Islam en promettant de pouvoir les contrôler."
Vers l’occupation militaire du Liban par l’OTAN ?
Pendant que l’administration Bush accuse Damas de soutenir le Fatah al-Islam, il y a des signes que les tueries dans les camps de réfugiés palestiniens sont le résultat d’opérations militaires secrètes bien planifiées.
Depuis l’été 2006, à la suite des bombardements israéliens du Liban, les forces de l’OTAN sont présentes sur le territoire libanais et près des côtes de la frontière libano-syrienne. La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies permettant le déploiement du contingent des forces de maintien de la paix de l’OTAN a été la première étape de ce processus qui a suivi le retrait des forces syriennes du Liban en 2005.
L’objectif de cette feuille de route militaire était de créer une violence sectaire au Liban qui fournirait le prétexte d’une intervention militaire pour "motifs humanitaires" des forces de l’OTAN avec un mandat formel de l’ONU. Cette intervention militaire humanitaire de l’OTAN en liaison avec Israël est une conséquence du retrait des troupes syriennes en 2005 et des bombardements israéliens de 2006. Si elle devait être lancée, elle pourrait conduire à une occupation de facto du Liban et à la mise en place d’un blocus économique dirigé contre la Syrie.
Les prétextes invoqués pour cette intervention militaire sont le soutien présumé de la Syrie à Fatah al-Islam et l’implication présumée de Damas dans l’assassinat de Rafiq Hariri. "L’enquête" sur l’assassinat de Hariri tombe à point nommé pour fomenter un sentiment anti-syrien au Liban.
D’un point de vue militaire et stratégique, le Liban est la porte d’entrée de la Syrie. La déstabilisation du Liban s’inscrit dans les plans militaires des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël contre la Syrie et l’Iran.
Les services secrets américains ont lâché leurs brigades islamiques, tout en accusant leur ennemi de commanditer ces groupes terroristes qui sont, en fait, soutenus et financés par l’Oncle Sam.
Source du texte : MONDIALISATION.CA
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vendredi, 10 novembre 2006
L'armée française au Liban se sent menacée par Israël
Lassées des multiples violations de l'espace aérien libanais par l'aviation israélienne, les autorités françaises ont fini par dénoncer avec véhémence ce qu'elles considèrent comme des provocations délibérées. Des avions israéliens ont à plusieurs reprises adopté des « attitudes hostiles » envers les troupes françaises de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul). Une « catastrophe » a été évitée de justesse, a affirmé avant-hier le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. « Des F 15 se sont présentés en piqué, puis en redressement immédiat, c'est-à-dire en posture d'attaque », a-t-elle déclaré aux députés lors d'une séance sur le budget de la Défense. Elle a jugé l'incident « intolérable ». « En légitime défense, nos militaires ont retiré les caches de la batterie de missiles, et à deux secondes près, ils tiraient contre les avions qui les menaçaient », a ajouté le ministre.
Michèle Alliot-Marie est revenue à la charge, hier à Colombey-les-Deux-Églises, en mettant en garde Israël contre des actes qui pourraient mettre à mal la situation calme qui prévaut au Liban-Sud.
L'incident décrit par Alliot-Marie s'est déroulé le 31 octobre dans le ciel du Liban-Sud, dans le nord de la zone française, au-dessus de Deir Kifa. Les F-15 sont entrés dans le « volume d'action » des missiles à très courte portée Mistral qui équipent les Casques bleus français pour leur autodéfense. La position des chasseurs correspondait normalement au largage de bombes ou de tirs au canon sur le siège de la Force de réaction rapide française qui, avec ses chars Leclerc et ses canons AUF1, est chargée d'observer une partie des territoires occupés cet été par Israël. « L'appareil israélien a effectué un simulacre d'attaque. Heureusement, nos hommes ont gardé leur sang-froid et ont compris qu'il s'agissait d'une provocation de l'armée israélienne », a commenté un officier français.
Au cours des dernières semaines, plusieurs alertes avaient inquiété Paris et Berlin. Un navire de reconnaissance allemand a été survolé par six avions de chasse israéliens alors qu'il croisait au large d'Israël. La frégate française Courbet a connu une mésaventure similaire : la chasse israélienne l'a survolée en refusant de répondre aux appels radio.
Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a jugé « essentiel que les autorités israéliennes fassent cesser de tels actes ». Il a convoqué hier l'ambassadeur d'Israël en France pour lui signifier « la grave préoccupation » de la France. Inhabituelle à l'égard d'un diplomate israélien, l'initiative donne un coup d'arrêt à l'embellie des relations franco-israéliennes. D'autant plus que les démarches de Paris n'ont été guère prises en compte. Des chasseurs israéliens ont survolé à haute altitude la ville côtière libanaise de Naqoura, près de la frontière israélienne, au moment où la France protestait par la voie officielle. L'escadrille, composée de douze chasseurs-bombardiers, est passée non loin du quartier général de la Finul. Les avions ont ensuite pris la direction de Baalbeck, le fief du Hezbollah, dans l'est du Liban, qu'ils ont survolé à basse altitude.
Trafics d'armes
La poursuite des violations israéliennes de l'espace aérien libanais, malgré la fin des hostilités entre l'État hébreu et le Hezbollah chiite, le 14 août, après un mois de guerre, suscite des critiques croissantes de la communauté internationale. Mais le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, avait affirmé que les survols étaient nécessaires pour empêcher des trafics d'armes au profit des combattants du Hezbollah. S'ils permettent peut-être de collecter des informations à caractère sensible, ils servent aussi à jouer avec les nerfs des soldats de la Finul.
L'armée israélienne a prétendu hier ne pas avoir connaissance de ce jeu à hauts risques. Selon l'un de ses porte-parole, « l'armée de l'air n'effectue jamais de survols offensifs au-dessus du sud du Liban ». Mais le ministère français de la Défense a maintenu ses accusations. « La matérialité des faits n'est pas contestable », insiste-t-on en parlant de « certitudes absolues ».
Source : FIGARO.FR
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mardi, 31 octobre 2006
LIBAN : L'aviation israélienne provoque la Kriegsmarine à plusieurs reprises
DÉPLOYÉE au large des côtes libanaises à la suite du conflit qui a mis aux prises, l'été dernier, Israël et le Hezbollah, la marine allemande a dû, à trois reprises, faire face à des incidents impliquant l'aviation israélienne. Les autorités de Berlin se veulent apaisantes. « On ne peut absolument pas parler de confrontation ». a déclaré le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung, dans une interview publiée hier par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Je considère que l'incident est clos », a tranché le ministre. La Kriegsmarine est chargée de diriger le volet naval de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le mandat et les effectifs ont été renforcés à la suite du dernier conflit. Lors du dernier incident en date, un avion de combat israélien F 16 aurait suivi de trop près un hélicoptère appartenant à la flotte allemande, dans la nuit de jeudi à vendredi. Par deux fois déjà, des avions israéliens s'étaient approchés des navires contrôlés par les Allemands.
L'Alster, un bâtiment de reconnaissance non armé qui ne comptait pas au nombre des navires de la Finul, aurait été survolé par six F 16 à près de 500 mètres d'altitude, en début de semaine dernière. Le bateau affirme également avoir essuyé des tirs. Un hélicoptère à bord duquel se trouvait l'amiral Andreas Krause, qui exerce son commandement sur la flotte des Nations unies, aurait lui aussi été menacé par un avion israélien la semaine dernière. Le ministre allemand Jung et son homologue israélien, Amir Peretz, ont tous deux confirmé les incidents, dont le déroulement exact reste à éclaircir.
Les responsables politiques des deux pays veulent éviter que les choses s'enveniment. À Jérusalem, Amir Peretz a présenté ses excuses à des émissaires allemands, affirmant que de tels incidents ne se reproduiraient plus. Après sa rencontre avec le ministre israélien, le chef du groupe parlementaire de la CDU, Volker Kauder, a déclaré que tout était rentré dans l'ordre. Dans une conversation téléphonique avec la chancelière Angela Merkel, dimanche soir, le premier ministre, Ehoud Olmert, a insisté sur l'importance de la participation allemande à la Finul.
Cette présence n'a pas été sans poser de problèmes à Berlin. Lorsqu'Israël avait sollicité la participation de l'Allemagne à l'envoi d'une force d'interposition internationale au Proche-Orient, le gouvernement Merkel avait d'abord freiné des quatre fers. Soixante ans après l'Holocauste, la peur d'une confrontation directe entre soldats allemands et israéliens avait beaucoup pesé. Finalement, l'Allemagne a opté pour l'envoi de la marine, écartant catégoriquement l'idée d'un stationnement de troupes sur le territoire israélien.
Le gouvernement allemand a plaidé hier pour une meilleure communication entre les forces armées. Le ministre de la Défense, qui a prévu de se rendre au Liban et en Israël ce jeudi, ne semble pas avoir l'intention de s'appesantir sur ces incidents. Dans l'espoir qu'on en reste là des « malentendus », déplorés de part et d'autre.
Source du texte : FIGARO.FR
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mardi, 24 octobre 2006
La France doute de la Finul II
L'INCIDENT, sur le terrain, est mineur mais symboliquement fâcheux. Le 15 octobre, sur une petite route des environs de Marjayoun, dans la partie orientale du Liban-Sud, une équipe de démineurs du génie espagnol tombe sur trois militants du Hezbollah. Ces derniers leur ordonnent de rebrousser chemin, ce que font peu glorieusement les Casques bleus. Au QG de la Finul, à Naqoura, l'affaire a fait pâlir et suscité une sérieuse explication de texte sur l'indispensable « liberté de circulation » à faire respecter. En Israël, elle a fait les gorges chaudes de généraux confortés dans leur peu de confiance accordée à la force de l'ONU. Et, à Paris, elle n'a fait qu'aviver les doutes qui courent sur une Finul II qui ressemble de plus en plus à la Finul I, ce qui n'est pas un compliment... « Cela fait ressurgir les cauchemars balkaniques, où les Casques bleus de la Forpronu étaient arrêtés par une poignée de miliciens hirsutes, confie un officier. Si l'on commence à envoyer ce genre de signal, c'est foutu. »
Musclée dans ses effectifs et ses armements, la nouvelle Finul aurait du mal à se dégager de la lourdeur des opérations onusiennes. Des interventions où la fonctionnarisation des états-majors, l'hétérogénéité des troupes et l'ambiguïté des mandats minent l'efficacité militaire. À l'été, les généraux français n'avaient pas caché leur nette préférence pour la mise sur pied d'une force multinationale ad hoc, plutôt que de chausser les pantoufles de la Finul. L'emballement du front diplomatique avait dû forcer Paris à accepter la bannière onusienne. « Si, à terre, vous n'obtenez pas un retrait ou un désarmement des acteurs et, dans les airs, vous n'instaurez pas une zone d'exclusion aérienne, il est clair que vous exposez à terme à des problèmes », confie une source militaire.
La question de la poursuite des survols du Liban par la chasse israélienne est une autre bombe à retardement pour la Finul. Le Hezbollah dénonce une attitude de « deux poids, deux mesures ». Il y a trois jours, Jacques Chirac a demandé que soit mis fin à ces violations aériennes, actions contraires, selon lui, « à l'esprit et à la lettre » de la résolution 1701. Israël vient de lui répondre. En paroles, avec les déclarations du ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, indiquant que ces vols continueraient pour contrecarrer les tentatives de réarmement du Hezbollah. Et dans les faits, en survolant hier Beyrouth et le Liban-Sud, plus intensément et plus bas que jamais, depuis le 14 août tout au moins.
Autre sujet d'interrogation, pour la France, le risque de surpopulation militaire au Liban-Sud. Un soldat pour quatre habitants : c'est l'étonnant ratio auquel on arriverait si la totalité des effectifs prévus de Casques bleus et de militaires libanais étaient déployés au sud du Litani. Pour faire appliquer la résolution 1701, avait en effet été prévu le déploiement sur ce petit chapelet de collines de 15 000 hommes de la nouvelle Finul et de 15 000 soldats de l'armée libanaise.
7 000 Casques bleus suffiraient
Du coup, l'envoi du 2e bataillon français a été gelé. « On se donne le temps de la réflexion, pour ajuster les besoins aux réalités du terrain, explique un officier. Envoyer trop de monde serait inutile et même contre-productif, en suscitant un rejet croissant des populations. ». Plutôt que 15 000 soldats de l'ONU, on estime à Paris que le chiffre de 6 000 ou 7 000 Casques bleus serait raisonnable et suffisant. Un effectif aujourd'hui atteint. Il est donc vraisemblable que les effectifs français - 2 000 hommes prévus originellement - soient revus à la baisse.
Pour l'heure, quelque 1 700 soldats français sont déployés au sein de la Finul, soit le plus fort contingent de la force. Ils sont répartis en deux ensembles. Une force de réaction rapide, basée à Dayr Kifa, et composée notamment des chars Leclerc et des canons de 155 mm AUF1. Et des éléments de « contrôle de zone », essentiellement les blindés AMX10P, déployés à Bint Jbeil et Tbinine ainsi que sur deux postes sur la « Ligne bleue ». Certains de ces soldats, des logisticiens qui doivent rentrer en France, seront remplacés par des troupes motorisées, donc plus légères que celles du premier bataillon. Il pourrait s'agir d'éléments de la 11e brigade parachutiste.
Le nouveau chef d'état-major des armées, le général Georgelin, s'est rendu au Liban il y a huit jours pour évaluer la situation. Et s'assurer que les règles d'engagement « robustes » étaient bien comprises par tout le monde. Il doit se rendre bientôt en Afghanistan, autre sujet de forte inquiétude. Autre théâtre où la complexité du conflit exige des conditions de déploiement claires.
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C'est une première et le fruit d'une exigence exprimée par Paris cet été, avant d'envoyer des Casques bleus vers le terrain tourmenté du Sud-Liban. Une cellule militaire stratégique, spécialement dédiée à la Finul, est opérationnelle depuis dix jours au siège de l'ONU à New York. Jusqu'à présent, toutes les interventions étaient suivies par les mêmes équipes du Département des opérations de maintien de la paix (Domp). Trop peu d'hommes et pas assez d'expertise militaire pour accompagner sérieusement les opérations de dizaines de milliers de Casques bleus.
Source des textes : FIGARO.FR
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mardi, 17 octobre 2006
LA POUDRIERE LIBANAISE
Le commandement du contingent français de la Finul a prévenu officiellement les Israéliens que ses troupes ouvriraient le feu sur les avions violant l'espace aérien du Liban, a fait savoir mardi le quotidien israélien Haaretz en se référant au ministre israélien de la Défense Amir Peretz.Dans son discours prononcé lundi devant le Comité de défense et des affaires étrangères du parlement israélien (Knesset), Amir Peretz a déclaré que, malgré cet avertissement, "les forces aériennes israéliennes continueraient de patrouiller le ciel du Liban, car c'est un impératif de la sécurité nationale".
Selon Amir Peretz, les vols continueront tant que la résolution 1701 qui a mis fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah ne sera pas entièrement appliquée.
Amir Peretz a indiqué qu'Israël avait recueilli ces jours-ci des preuves convaincantes que la Syrie continuait de livrer des armes au Hezbollah en violation de l'embargo établi par la résolution 1701.
Source : RIA NOVOSTI
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Les premiers soldats turcs de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont arrivés mardi à Beyrouth, a rapporté l’agence officielle Ani.
Un avion militaire turc s’est posé à l’aéroport international de Beyrouth avec à son bord sept officiers et deux véhicules militaires. Ces officiers font partie d’une unité de génie d’environ 270 hommes qui doit se déployer près de de la ville portuaire de Tyr, au Liban sud.
Leur déploiement est prévu le 20 octobre, selon l’ambassade de Turquie à Beyrouth.
Ankara déploiera en tout quelque 700 soldats, marins compris, dans le cadre de la Finul. Le parlement turc avait donné son feu vert le 5 septembre à une contribution turque à la Finul, chargée de consolider la trêve intervenue le 14 août entre Israël et le Hezbollah libanais.
La marine turque déploiera par ailleurs une frégate, deux corvettes et deux navires dans le cadre de la Finul navale sous commandement allemand, pour empêcher toute contrebande d’armes au profit du Hezbollah chiite.
La Turquie renoue à l’occasion de ce déploiement avec l’histoire et retourne dans une ancienne province ottomane que les dernières troupes turques avaient quittée en 1918, à l’issue de la Première guerre mondiale.
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vendredi, 25 août 2006
Ces soldats qui ne veulent pas servir au nom du « terrorisme d’État »

L’appel aux réservistes suscite de forts remous dans l’armée israélienne. Réunis dans l’association Yesh Gvul, plusieurs militaires refusent publiquement de servir la guerre au Liban.
Témoignages de trois d’entre eux.
Jérusalem, correspondance particulière.
Avec son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, le sergent Itzik Shabbat n’a actuellement qu’un seul point commun : tous deux sont de Sdérot, localité soumise régulièrement aux tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Pour le reste, ce que fait son armée au Liban est à ses yeux « du terrorisme d’État ». Itzik Shabbat, à la tête d’une unité d’infanterie, a pourtant lui-même failli se retrouver « dans le nord ». Appelé il y a dix jours à accomplir une période de réserve près de Jérusalem, il a refusé conformément à sa décision depuis 2003 de ne pas servir dans les territoires palestiniens occupés, ce qui lui a déjà valu vingt-huit jours de prison. On lui a alors proposé de rejoindre les troupes au nord, ce qu’il a également refusé : « Rien ne justifie ce que nous faisons actuellement au Liban, martèle ce jeune homme de vingt-huit ans. En se lançant dans cette opération, l’armée savait qu’il y aurait fatalement beaucoup de morts parmi les civils libanais. Mais ils y sont allés quand même ! On a déjà eu le droit au largage d’une bombe de 23 tonnes et maintenant Cana ! Et tout cela pour deux soldats enlevés ? Mais nous aussi kidnappons et emprisonnons Palestiniens et Libanais ! » Producteur pour une chaîne de télévision, Itzik décortique les discours et fustige chef de gouvernement et ministres qui égrènent explications et justifications : « Ils se sont excusés pour la mort des civils à Cana, mais après, comme à chaque fois, ils ont rejeté la faute sur le Hezbollah, accusé de se cacher parmi les civils. Et nous ? Nous aussi nos bases et centres de commandement militaires sont près des zones civiles, notamment à Tel-Aviv ! ». « C’est toujours les mêmes scènes qui se répètent », lance-t-il en allusion au premier massacre de Cana en 1996, et avouant être de plus en plus « déçu » par l’armée.
Ofer Neiman, trente-cinq ans, qui comme Itzik fait partie du mouvement des refuzniks Yesh Gvul (1) , dénonce lui aussi la « dégradation morale » d’une armée qui « commet de plus en plus de crimes de guerre ». L’appel de milliers de réservistes ces derniers jours commence à provoquer quelques remous dans les rangs militaires. Un capitaine de réserve et étudiant à l’université de Tel-Aviv, Amir Paster, vient d’être sanctionné d’une peine de vingt-huit jours d’emprisonnement pour avoir refusé de rejoindre son unité envoyée au Liban. D’autres cas sont soutenus par Yesh Gvul, un « mouvement d’individualités », selon le journaliste Peretz Kidron, qui a rassemblé dans un livre des témoignages de refuzniks, notant que « pas un cas, pas une histoire ne ressemble à l’autre ». C’est pourquoi il n’y a pas de ligne politique définie au sein du Yesh Gvul mais un refus commun de servir lorsque « Tsahal » dévie de son rôle « d’armée de défense ». C’est ce raisonnement qui avait conduit, aussitôt après la guerre de juin 1967, Peretz Kidron à refuser de servir dans le Sinaï égyptien.
C’est dire si l’impression de « déjà-vu », ce refuznik de longue date, arrivé en 1951 à l’âge de dix-huit ans en Israël, la connaît : « C’est toujours la même stratégie, initiée par Sharon, estime-t-il. On prépare le plan d’attaque et on - attend une provocation. On ne tire jamais en premier pour pouvoir justifier ensuite les opérations militaires. Lors de l’invasion du Liban en 1982, il s’agissait de déloger l’OLP de Yasser Arafat. Aujourd’hui le Hezbollah. Les excuses sont différentes, les résultats sur le terrain sont similaires. » Pour ces trois refuzniks, la suite des événements passera « de toute manière par des négociations et des échanges de prisonniers », démontrant une fois de plus pour Peretz Kidron qu’« une guerre n’est pas un match de foot » : « Il n’y a pas de victoire. On peut avoir un vaincu sur le terrain, mais pas de vainqueur. La défaite est politique, économique et sociale. »
Parler cependant de réveiller l’opinion israélienne laisse Peretz le vétéran aussi dubitatif que son cadet Ofer : « L’opinion publique israélienne ne changera pas en raison d’un nombre important de morts libanais, assure-t-il. Elle ne basculerait que si un nombre important de nos soldats étaient tués. » Un réveil même à plus long terme paraît d’autant plus difficile que la situation politique internationale a changé depuis le 11 septembre 2001 et la « guerre contre le terrorisme » : « Le soutien américain n’a jamais été aussi entier, regrette Ofer. Et aujourd’hui, les gens sont de plus en plus indifférents aux crimes commis. » Le ton calme et triste, il énumère toutes les difficultés à se faire entendre dans une société « fatiguée » et caractérisée par la désaffection des partis de gauche et du mouvement pacifiste La Paix maintenant. Ses désillusions s’accompagnent d’un vibrant appel à l’aide : « À tous les Français qui se sentent révoltés par ce qui se passe au Liban et dans les territoires palestiniens, je dis : ne comptez pas sur un réveil des Israéliens ! Agissez ! Et ne vous laissez pas avoir par le chantage à l’antisémitisme ! », ajoutant qu’il faut apprendre à « contrer » les accusations. Un sujet qui le touche d’autant plus qu’une large partie de sa famille maternelle a été décimée dans les camps nazis. « Personnellement, je suis pour des sanctions internationales et qu’Israël soit traité comme l’Afrique du Sud, continue-t-il. Je compte beaucoup sur tout groupe de militants sérieux et sincères qui, au-delà des partis politiques, se consacre sur les droits de l’homme, pour nous aider. » Un appel que relaie Peretz Kidron à sa manière : « Si vous voyez un de vos amis à moitié ivre, en train de se battre avec un autre dans un bar, vous avez deux solutions : ou vous cassez une bouteille et la lui donnez en guise d’arme pour qu'il continue à se battre, ou bien vous l’attrapez par le cou et le poussez dehors. Un véritable ami attrape son copain et le met dehors. »
(1) Yesh Gvul (« Il y a une limite ») : www.yeshgvul.org.
Valérie FERON / Source du texte : L'HUMANITE
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samedi, 19 août 2006
Tsahal analyse sa tactique
Les stratèges israéliens ne se contentent pas de réexaminer leur doctrine d'emploi des forces ; ils scrutent également les armes ayant permis au Hezbollah de tuer plus de 130 soldats de Tsahal en un mois. Ils restent perplexes devant certaines d'entre elles de conception russe ou chinoise récente.
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vendredi, 18 août 2006
Tactique du Hezbollah au Liban
Au grand étonnement des experts, au cours de l’été 2006, le Hezbollah a réussi à résister aux assauts de l’armée israélienne qui est considérée comme l’une des meilleures du monde. Ce fait s’explique en grande partie par la tactique que le mouvement chiite libanais a développé, particulièrement depuis l’évacuation du Sud Liban par Tsahal en 2000, sous l’impulsion de son secrétaire général Hassan Nasrallah.
En effet, le commandement militaire du Hezbollah a tout d’abord soigneusement examiné les raisons des défaites rencontrées par les armées des pays arabes lors des derniers conflits. Il a particulièrement su tirer les leçons de l’invasion du Liban par les Israéliens, en 1982. A l’époque, Tsahal avait pris Beyrouth en seulement quelques jours.
La première mesure a consisté à donner une grande autonomie aux combattants sur le terrain, divisant le Sud Liban en plusieurs zones militaires, déléguant l’autorité aux plus bas échelons sans tomber dans le piège d’une centralisation systématique. Cette manière d’opérer autorise une grande flexibilité et une réactivité extrêmement rapide.
Parallèlement, les combattants ont été regroupés en unités de petite taille allant du niveau du groupe de combat (une dizaine d’hommes) à la section (une trentaine d’hommes).
Ces combattants ont subi un entraînement intensif au combat d’infanterie, utilisant avec maîtrise les armes dont ils sont dotés : fusil d’assaut AK 47, fusils à lunette Dragounov, lance-roquettes RPG 7, mortiers de 60, 81 et 120 mm, missiles anti-chars AT-3 Sagger et AT-4 Spigot, ainsi que quelques TOW récupérés auprès des Iraniens qui les avaient obtenus lors du scandale Contragate dans les années 1985. Bien que ne pouvant réellement rivaliser sur ce plan avec ses adversaires israéliens, la capacité de combat de nuit des activistes du Hezbollah a été renforcée ces derniers temps avec l’arrivée d’appareils de vision nocturne.
Pour ce qui est des armements lourds utilisés contre l’Etat d’Israël, le Hezbollah bénéficiait à l’origine de 10 000 à 12 000 roquettes Katiousckha de 122 mm dérivées des BM-21 GRAD soviétiques (portée : 20 kilomètres), fournies majoritairement par la Syrie. Leur principal avantage est la facilité avec laquelle elles peuvent être transportées depuis les caches où elles sont entreposées, puis mises en œuvre, soit à terre soit à partir de camions banalisés. Dans certains cas, des dispositifs de mise à feu à retard ou à télécommande ont été employés, ce qui permettait aux servants d’être à l’abri des frappes adverses au moment du tir. Le Hezbollah bénéficie également de missiles de fabrication iranienne (Raad-2 et Raad-3) qui ont été utilisés contre la ville d’Haïfa, de Farj-3 (portée : 45 kilomètres) et Farj-5 (portée : 75 kilomètres) et peut-être de quelques Zelzal-2 (une copie du Frog-7) qui peuvent emmener une charge de 600 kilos à environ 200 kilomètres. A noter que pour éviter toute détection visuelle de la part des Israéliens, les tirs ont lieu de jour, généralement à l’aube ou en début d’après-midi. L’arme utilisée contre un navire de guerre israélien et qui a causé la mort de quatre marins serait un missile de défense côtière terre-mer iranien C 802 Noor. La défense anti-aérienne est essentiellement assurée par des missiles portables SA-7 et des canons ZU-23 employés à terre ou sur les plates-formes de camions. Il est fort probable que les missiles les plus sophistiqués sont servis avec l’aide technique de Pasdarans.
Sur le plan du renseignement, Israël a été mis en échec car il est extrêmement difficile de pénétrer les cellules opérationnelles du Hezbollah qui cultivent la culture du secret imposée par le Cheikh Nasrallah. Les groupuscules sont généralement constitués de personnes qui se connaissent depuis leur plus tendre enfance, voire qui sont de la même famille. Tout nouveau venu est donc suspect. Par contre, le Hezbollah bénéficiait d’excellents renseignements fournis par la population du Sud Liban qui leur était totalement favorable. Tous les "civils" étaient les oreilles et les yeux du mouvement, ce qui explique en grande partie pourquoi Israël s’est efforcé de repousser ces populations plus au nord (et pas uniquement pour des raisons humanitaires). Quelques agents de renseignement avaient été également infiltrés du côté israélien comme ce citoyen canado-israélien arrêté pour espionnage alors qu’il photographiait des installations militaires au Nord du pays.
Depuis 2000, le Sud Liban avait été aménagé très discrètement avec des bunkers, des caches d’armes, des souterrains de communications, des réseaux de transmissions sophistiqués, etc. De plus, le terrain rocailleux n’est pas favorable à la progression de forces mécanisées, les rares routes et chemins empierrés permettant aisément de monter des embuscades. Le Hezbollah est aussi passé maître dans l’utilisation de mines et autres engins explosifs improvisés (techniques enseignées en Iran et déjà exportées en Irak) qui rendent toute progression des troupes adverses délicate. Les caches aménagées permettent aussi aux combattants islamiques de laisser passer les forces israéliennes et de réapparaître sur leurs arrières un peu comme le faisaient les soldats nippons contre les Américains lors de la reconquête des îles du Pacifique sud lors de la II ème guerre mondiale.
La tactique adoptée par le Hezbollah n’est pas figée comme souvent c’est le cas dans les armées modernes. En effet, les actions passées sont suivies d’examens approfondis qui permettent d’en tirer les leçons de manière à faire évoluer en permanence les techniques devant être employées dans un but de plus grande efficacité.
Enfin, et peut-être surtout, l’état d’esprit des combattants du Hezbollah est totalement différent de celui des soldats israéliens. En effet, le commandement de Tsahal tente, par tous les moyens de minimiser les pertes au sein de ses troupes et d’évacuer au plus vite les blessés, ce qui ralentit souvent le déroulement des opérations. Les Hezbollahis sont prêts à se sacrifier, le "martyre" étant pour eux, un objectif glorieux à atteindre. Ce n’est pas pour rien s’ils ont théorisé puis enseigné à d’autres les techniques des "bombes humaines".
Ils sont aussi excellents sur le plan de la communication. Ils ont compris qu’il était facile d’agir sur les populations en faisant jouer la corde sensible de la conscience des Occidentaux imbibés de leur héritage historique de source judéo-chrétienne. Alors, curieusement, des images de civils tués parviennent très rapidement à toutes les chaînes de télévision mondiales qui les repassent en boucle. Peu importe si l’on sait après coup que l’objectif visé était un camion qui venait de tirer des roquettes sur Israël et qui se garait, comme par hasard, dans le garage d’un immeuble abritant de nombreux civils. Le résultat psychologique est double : à l’indignation des Occidentaux vient s’ajouter la haine des populations musulmanes qui sont bien sûr extrêmement touchées par ces images surmédiatisées. De même, depuis des années, il est dans l’habitude de groupes du Hezbollah de s’installer à quelques dizaines de mètres de postes d’observation de l’ONU. L’objectif est là également de faire tuer des soldats de la paix dans un but purement psychologique. Bien que le Hezbollah ne reconnaisse aucune "loi de la guerre" (il est vrai édictées par les Occidentaux), il arrive à persuader l’opinion mondiale que se sont les Israéliens qui s’affranchissent de ces règles, d’où les campagnes de presse faisant état de l’emploi "d’ armes interdites" par Tsahal : bombes à fragmentation, bombes au phosphore, etc. On retrouve là ce qui se déroule en Irak où les Américains se retrouvent en position d’accusés face aux égorgeurs et responsables d’horribles massacres de civils innocents.
D’après les Israéliens, au début août, environ 200 activistes du Hezbollah ont été neutralisés. Il en reste donc environ 2 800 opérationnels sans compter les renforts qu’ils ont pu recevoir d’Iran, de Syrie et la rumeur dit même d’Indonésie. Leur seul grand problème reste que leur réapprovisionnement en armes et en munitions va devenir de plus en plus problématique car le chemin emprunté depuis la Syrie est devenu extrêmement périlleux.
En conclusion, les Etats-Unis et Israël ont tous deux été habitués à affronter des armées conventionnelles et des organisations terroristes. Le Hezbollah est une sorte d’hybride. Il a presque la puissance d’une armée conventionnelle et la capacité létale d’une guérilla invisible. La question qui se pose est ce que compte faire maintenant ce mouvement, particulièrement avec les infrastructures qu’il a développé depuis de longues années à l’étranger : Canada, Amérique Latine, Afrique, etc. ? Si Téhéran l’autorise, le Hezbollah peut déclencher des opérations terroristes dirigées principalement contre les intérêts israélo américains, reprenant à son compte le djihad mondial initié par Al-Qaida. En cela, le Cheikh Hassan Nasrallah dont la popularité dans le monde musulman est en train de concurrencer très sérieusement celle d’Oussama Ben Laden, peut devenir le nouveau leader de la lutte destinée à s’opposer aux "juifs et aux croisés". Si les Hezbollahis se décident à passer à l’action terroriste, les résultats risquent bien d’être pires qu’avec Al-Qaida. Il est en effet admis que leur formation technique acquise en Iran et les moyens dont ils disposent dépassent largement ceux des islamistes sunnites.
Alain RODIER / août 2006 / Source du texte : CF2R
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mercredi, 16 août 2006
Liban : carte des destructions
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