dimanche, 24 janvier 2010

L'EULEX enquête sur les services secrets kosovars

La mission "Etat de droit" déployée par l'Union européenne au Kosovo (EULEX) a ouvert une enquête d'envergure sur les activités du service de renseignement de l'Armée de libération du Kosovo, soupçonné d'assassinats politiques, rapporte vendredi le quotidien kosovar Koha Ditore.

eulex.jpgEn 1998-1999, la Serbie a mené une opération militaire contre l'Armée de libération du Kosovo (UCK) qui combattait pour l'indépendance de cette région vis-à-vis de Belgrade. En 1999, après les bombardements otaniens de la Serbie, l'UCK a été dissoute, et le Kosovo - peuplé principalement d'Albanais - a été placé sous l'administration des Nations unies. Le 17 février 2008, les autorités albanaises de la région, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'UE, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province serbe.

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vendredi, 25 septembre 2009

Pour l'Espagne, le Kosovo est toujours serbe

Le Premier ministre espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a réitéré à New York la position connue de son pays qu'il ne reconnaîtra pas l'indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo.

Selon lui, il est indispensable pour la reconnaissance de nouveaux Etats que leur proclamation se produise avec le respect de toutes les normes internationales en vigueur. L'Espagne est l'un des cinq Etats membres de l'UE qui ne reconnaissent pas l'indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo. La position de Madrid officielle est partagée par la Slovaquie, Chypre, la Grèce et la Roumanie.

 

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vendredi, 04 septembre 2009

MAG TERRE 34 : 10 ans de présence au Kosovo

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jeudi, 27 août 2009

KOSOVO : Eulex pris pour cible à Pristina et à Mitrovica par des extrémistes albanais (26 août 2009)

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jeudi, 14 août 2008

La route de l’Ossétie du Sud passe par le Kosovo

04_01_01_big.jpgLa tragédie que vivent aujourd’hui Géorgiens et Ossètes du Sud est à l’aune du drame yougoslave et des bouleversements territoriaux qu’il a entraînés.

Que s’est-il passé dans le palais présidentiel de Tbilissi le soir du 7 août, lorsque Mikhaïl Saakachvili décida d’en finir avec les "séparatistes" de Tskhinvali ? Le président géorgien s’est-il lancé à corps perdu dans une aventure dont il n’envisageait pas les conséquences ? Avait-il pris la mesure des terribles dégâts collatéraux que des bombardements nocturnes provoqueraient au sein de la population civile, élargissant encore le fossé entre Ossètes et Géorgiens ? Serait-il tombé, comme le laissent entendre certains, dans un piège délibérément tendu par Moscou : on lui aurait laissé entendre que la Russie était excédée par l’extrémisme des dirigeants de Tsinkhvali qui multipliaient les affrontements avec les forces géorgiennes de sécurité ?

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lundi, 26 mai 2008

Film russe sur le Kosovo (1/7)

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mercredi, 07 mai 2008

La culture des armes au Kosovo

1289088254.jpgLa notion de "culture des armes" apparaît occasionnellement dans le débat sur les armes légères, où elle est associée notamment à celle de conflits armés. Bien que rarement définie, l’expression "culture des armes" est communément utilisée pour identifier un ensemble particulier de "raisons" à la présence et à l’utilisation des armes légères dans une société donnée – raisons qui vont au-delà des besoins "économiques" ou "utilitaires" des individus et des dynamiques des marchés locaux ou internationaux. Dans ce sens, la "culture des armes" est utilisée pour désigner un ensemble de valeurs et de normes – sociales et légales – d’une société donnée, qui rend acceptables et légitimes la présence d’armes à feu et leur possession par les individus. Par exemple, la possession d’armes légères – principalement d’armes à feu – par la population civile peut être considérée comme un symbole de statut, de virilité, ou comme un moyen d’assurer sa sécurité lorsque l’Etat ne peut pas ou ne veut pas s’en charger.

 

 

Télécharger le dossier : LA CULTURE DES ARMES AU KOSOVO
 

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vendredi, 28 mars 2008

Le Pentagone prend racine au Kosovo

1412920162.jpgLes avertissements faits par nombre d'experts avant l'indépendance du Kosovo commencent à se réaliser : tous les attributs d'une grande base militaire de l'OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l'un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D'ailleurs, il est douteux qu'il soit possible de persuader ce conseil d'intervenir, car il s'est toujours révélé peu utile. A propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.

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mardi, 25 mars 2008

La Serbie propose la division de facto du Kosovo sur des bases ethniques

Neuf ans après le début de la campagne aérienne de l'OTAN contre la Serbie, Belgrade propose que le Kosovo, qui a proclamé son indépendance le 17 février dernier, soit divisé sur des bases ethniques entre la majorité albanophone et la minorité serbe.

La proposition, rendue publique lundi par les médias serbes, a été transmise aux Nations unies, qui administre le Kosovo depuis que la campagne aérienne de 78 jours menée par l'OTAN a mis fin à la répression serbe dans le petit territoire en 1999. 

Ce document précise que Belgrade reconnaît la juridiction de l'ONU au Kosovo, mais il stipule que seuls les Serbes et non les albanophones peuvent contrôler la police, l'appareil judiciaire et les douanes dans les quelque 15% du Kosovo où les Serbes sont majoritaires. Selon les analystes, Belgrade cherche à prendre le contrôle politique et administratif des secteurs à majorité serbe, situés essentiellement dans le nord du Kosovo. 

Le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, estime qu'en raison de la déclaration "illégale" d'indépendance des albanophones du Kosovo, seuls les Serbes du territoire peuvent, avec l'aide de la Serbie, faire respecter l'autorité de la MINUK (Mission des Nations unies au Kosovo). Il précise que la proposition de Belgrade créerait une "division fonctionnelle" entre Serbes et albanophones du Kosovo. 

Selon Larry Rossin, numéro deux de la MINUK, le document a été transmis au siège de l'ONU à New York pour évaluation. Mais le vice-Premier ministre du Kosovo, Hajredin Kuqi, a d'ores et déjà rejeté l'initiative de Belgrade. "Nos seuls interlocuteurs sur le Kosovo sont le peuple du Kosovo et la communauté internationale", a-t-il déclaré à l'Associated Press

Le 17 février, le Parlement du Kosovo a proclamé l'indépendance vis-à-vis de la Serbie, qui considère ce territoire comme le berceau historique de la nation serbe et juge cette déclaration illégale au regard du droit international. 

De violents affrontements ont opposé le 17 mars des policiers de l'ONU et soldats de l'OTAN (KFOR) à des manifestants serbes à Mitrovica (nord) faisant un mort, un policier ukrainien, et des dizaines de blessés. L'ONU a accusé Belgrade d'orchestrer ces violences. 

Serbes et albanophones ont marqué lundi, chacun à leur manière, le neuvième anniversaire du début de la campagne aérienne de l'OTAN (24 février-9 juin 1999). Le Premier ministre de la Serbie Vojislav Kostunica a assisté à une célébration religieuse dans une église de Belgrade à la mémoire des Serbes tués dans les bombardements. 

"Aujourd'hui il apparaît très clairement que la destruction impitoyable de la Serbie lors des bombardements de l'OTAN n'avait qu'un seul but, qui est de faire du Kosovo le premier Etat de l'OTAN au monde", a-t-il affirmé dans un communiqué. 

Au Kosovo, le président du petit territoire Fatmir Sejdiu a remercié l'Alliance atlantique d'avoir mené ces frappes aériennes qui ont "stoppé l'agression des militaires et paramilitaires serbes contre le peuple du Kosovo". "Nous exprimons notre plus profonde gratitude aux Etats-Unis, à l'Union européenne (...) pour avoir aidé le Kosovo quand notre peuple était menacé d'extinction", a-t-il également déclaré. 

Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine, allié de Belgrade, a ordonné à son gouvernement d'envoyer une aide humanitaire aux Serbes du Kosovo, selon les agences de presse russes. Son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aurait jugé préoccupante la situation humanitaire dans les zones serbes du Kosovo.

Source du texte : LA TRIBUNE.FR

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jeudi, 20 mars 2008

La vieille Serbie et les Albanais

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(l’arrière-fond historique des évènements au Kosovo et Métochia)   
 
                            
Les événements contemporains touchant les Balkans ont suscité ces derniers temps, un intérêt accru à l'égard de l'histoire des peuples de cette péninsule. On peut néanmoins déplorer que cette partie de l'Europe, très souvent présentée et décrite comme s'il s'agissait de quelque contrée exotique du monde, ne fasse l'objet d'une attention plus grande de la part des milieux culturellement plus développés qu'à l'occasion de crises ou conflits armés. Le cours de l'histoire a voulu que cet espace, relativement étroit du point de vue géographique, voit se rencontrer plusieurs grandes religions et des traditions culturelles fortement différentes. II en résulte aujourd'hui, dans certains problèmes historiques ou processus à long terme, une complexité et une superposition d'aspects qui, malheureusement se voient souvent négligées, voire encore plus souvent simplifiées au point de déformer la vérité historique, lors de l'interprétation des phénomènes propres aux Balkans. Afin de Comprendre et d'expliquer le monde intérieur des Balkans et son imbrication complexe de situations politiques, sociales et religieuses, puis l'histoire des mentalités et des cultures des peuples balkaniques au sens le plus large de ce terme, il s'avère indispensable de partir du matériel historique, de la multitude des témoignages divers sur le passé de cette région. A défaut de s'appuyer sur les documents et sources historiques, toute discussion de certains aspects de la question balkanique ne peut que se réduire à une démonstration de thèses politiques, préétablie ou à un rabâchage de certains préjugés et stéréotypes.
 
Les rapports serbo-albanais constituent un des thèmes "brûlants" de la nouvelle histoire des Balkans. Ces dernières années les milieux scientifiques internationaux se sont largement penchés sur la "question albanaise" dans la Vieille Serbie, autrement dit sur les rapports serbo-albanais au Kosovo et en Métochia — contrées méridionales de la Serbie. Dans bien des cas, il y allait toutefois d'une connaissance insuffisante des choses, ou d'une interprétation de l'histoire considérée sous le seul angle politique contemporain, avec une nette tendance à soumettre la vision du passé aux besoins de la politique du moment. Une explication plus approfondie des événements touchant le Kosovo et la Métochia exigerait beaucoup plus de place que ne peut en offrir la rubrique d'une revue. Pour cette raison, nous n'attirerons ici l'attention que sur certains aspects relatifs à l'origine des rapports serbo-albanais dans la Vieille Serbie, aspects que l'on doit avoir en vue si l'on désire arriver à une interprétation objective et une compréhension et explication correctes de ces rapports.

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lundi, 17 mars 2008

L'Otan promet de répondre avec fermeté aux violences au Kosovo

679570114.jpgL'Otan a promis de répondre par la fermeté aux violents incidents de lundi à Mitrovica, dans le nord du Kosovo, où des soldats français de la Kfor ont été pris sous le feu d'armes automatiques.

Ces heurts, les plus violents entre forces internationales et manifestants serbes depuis la proclamation d'indépendance du Kosovo le 17 février, sont un défi majeur pour l'Alliance, les Nations unies et la balbutiante mission de justice et de police de l'Union européenne dans l'ancienne province serbe. 

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dimanche, 09 mars 2008

Le Kosovo et l’infatuation européenne

1851509932.jpgExposant ce projet d’article à une source européenne et l’interrogeant sur l’attitude européenne vis-à-vis de l’indépendance du Kosovo, nous avons entendu ces remarques de cette source : "Les Européens ont vraiment cédé à une pression maximaliste, intransigeante, des Américains. Ils avaient conscience des difficultés qui marquerait une marche forcée vers l’indépendance du Kosovo. Ils ont tenté de freiner, de ralentir le processus. Ils n’ont pas réussi. Mais on ne peut dire qu’ils soient les initiateurs de la situation actuelle, précisément telle qu’elle est, avec ses délais, sa pression, etc".

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Serbie : l'indépendance du Kosovo déclenche une grave crise politique

73392856.jpgMoins d'un mois après l'indépendance du Kosovo, la Serbie traverse une grave crise alors que le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica a dissous le gouvernement, rejetant l'option pro-européenne du président Boris Tadic avant des législatives anticipées.

Reconnaissant qu'il ne pouvait plus diriger le pays avec des partenaires pro-européens après l'indépendance du Kosovo, proclamée le 17 février et rapidement reconnue par les Etats-Unis et les principaux pays de l'Union européenne (UE), M. Kostunica a dissous le gouvernement samedi.

"Le gouvernement serbe n'a plus de politique unifiée sur (...) le Kosovo. (...) C'est la fin du gouvernement", a déclaré M. Kostunica en proposant des législatives anticipées le 11 mai en même temps qu'un scrutin municipal.

M. Kostunica a convoqué pour lundi une réunion du gouvernement qui doit préparer la décision sur la dissolution du parlement et la convocation d'élections législatives anticipées.

L'indépendance du Kosovo a rendu insurmontables les divergences entre le Parti démocratique (DS) du président Tadic, dominant au sein de la coalition gouvernementale, et le Parti démocratique de Serbie (DSS) de M. Kostunica.

Le Premier ministre "n'est plus en mesure de diriger le gouvernement", et "je convoquerai des élections", a dit M. Tadic après la décision de M. Kostunica de dissoudre le gouvernement.

"Je pense que le gouvernement n'a pas de position unifiée sur l'avenir européen et économique de la Serbie et de ses citoyens", a-t-il souligné, minimisant ainsi les différences sur la question du Kosovo.

Malgré son opposition à l'indépendance kosovare, M. Tadic a continué de prôner un rapprochement avec l'UE alors que M. Kostunica l'a jugé impossible.

Les divergences entre les deux camps "sont devenues à tel point considérables qu'ils ne peuvent plus travailler ensemble", estime l'analyste Dejan Vuk Stankovic.

Pour M. Kostunica, l'UE, au même titre que les Etats-Unis, a été le principal instigateur de l'indépendance du Kosovo auquel il refuse de renoncer et qu'il considère, avec ses concitoyens, comme le berceau historique de la Serbie.

Il a de plus jugé "illégale" la mission que Bruxelles s'apprête à envoyer pour prendre la relève de celle de l'ONU qui administre le Kosovo depuis la fin de la guerre de 1998-1999, appelant l'UE à y renoncer pour que Belgrade reprenne la voie européenne.

La Serbie est désormais entrée dans une période de paralysie politique, le gouvernement ne réglant que les affaires courantes dans l'attente des législatives.

Jusque là, aucun accord ne pourra donc être signé avec Bruxelles qui a pourtant récemment appelé Belgrade à réaffirmer sa volonté d'intégration européenne.

La Serbie a paraphé mais n'a pas encore signé l'Accord d'association et stabilisation, premier pas vers son adhésion à l'UE.

Aux législatives les Serbes seront de nouveau appelés à se prononcer pour ou contre l'UE même s'ils l'ont en quelque sorte déjà fait à la présidentielle de février en réélisant d'une courte tête le président Tadic face à l'ultranationaliste russophile, Tomislav Nikolic.

Depuis des années la Serbie est partagée entre pro-européens et nationalistes eurosceptiques et le prochain scrutin risque de confirmer la division du pays en deux blocs de force égale.

M. Kostunica pourrait donc de nouveau se retrouver en position d'arbitre et décider en dernier ressort de l'orientation de son pays pour les années à venir.

Sa tendance nationaliste est devenue prépondérante et une alliance avec les ultranationalistes du Parti radical de Serbie (SRS) de M. Nikolic semble désormais probable.

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vendredi, 22 février 2008

Kosovo : la solidarité musulmane va-t-elle fonctionner ?

a3edc7acb04ee0080aac4a5aed436c92.jpgLa liste des pays prêts à reconnaître le Kosovo indépendant s'accroît progressivement. Mais de nombreux pays, dont des Etats arabes et musulmans, hésitent encore, bien que Washington les pousse à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo. Quelle en est la cause ?

Au cours d'un point de presse qui a suivi la proclamation de l'indépendance du Kosovo, le sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires politiques Nicholas Burns a salué la reconnaissance de cette démarche par l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et donc par les gouvernements des Etats faisant partie de cette structure : "Nous considérons comme très positif le fait qu'un Etat musulman, un Etat à majorité musulmane, ait été créé aujourd'hui".

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Des Serbes s'en prennent à l'ambassade américaine à Belgrade

43b236504f8cb5fa0d6082d271a29d41.jpgDes émeutiers ont brièvement envahi l'ambassade des Etats-Unis à Belgrade, à l'issue d'un rassemblement qui a réuni dans la capitale serbe quelque 200.000 personnes venues crier leur refus de l'indépendance du Kosovo. Un corps calciné a ensuite été découvert dans le bâtiment.

Les jeunes manifestants, certains le visage masqué, ont fait irruption dans l'ambassade, incendié plusieurs salles et arraché le drapeau américain qui flottait sur la façade, sous les applaudissements de la foule. 

Après l'intervention de la police, un corps carbonisé a été découvert dans le bâtiment mais aucun diplomate américain n'est porté manquant, a déclaré à Washington un responsable américain qui a requis l'anonymat. Il n'a pas donné d'autres précisions.

La police anti-émeute, qui était restée jusque-là très discrète, est intervenue une demi-heure après l'irruption des manifestants dans l'ambassade, frappant et arrêtant plusieurs émeutiers et faisant évacuer sans ménagement le bâtiment. 

Des témoins ont vu plusieurs manifestants à terre, en sang, sous les nuages de gaz lacrymogènes, alors que des hélicoptères survolaient le secteur. 

Selon les médias locaux, une soixantaine de personnes ont été blessées et hospitalisées, dont une quinzaine de policiers.

Les forces de sécurité patrouillant dans des véhicules blindés ont bouclé dans la soirée le quartier de l'ambassade.

D'autres missions étrangères ont également été attaquées, notamment celles de Grande-Bretagne, de Croatie, de Bosnie et de Turquie, ont rapporté des agences de presse locales.

Des banques étrangères et des restaurants McDonalds ont aussi été pris pour cibles.

Le président serbe Boris Tadic, en visite en Roumanie, a appelé les manifestants à cesser les violences.

"J'appelle tous nos compatriotes à manifester dans le calme. Tous ceux qui participent aux violences seront chassés de rues et arrêteront de s'en prendre aux ambassades",a-t-il dit à la télévision.

Washington a demandé au gouvernement serbe de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection de son ambassade.

"Nous sommes en contact avec le gouvernement serbe afin qu'il consacre les moyens appropriés à remplir ses obligations internationales, en aidant à assurer la protection des enceintes diplomatiques, dans ce cas précis notre ambassade", a dit Sean McCormack, porte-parole du département d'Etat.

L'ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu, Zalmay Khalilzad, s'est dit "scandalisé" par cette attaque et va demander au Conseil de sécurité de la condamner.

Quelques heures avant ces incidents, les manifestants, brandissant le drapeau national ou des banderoles proclamant l'appartenance du Kosovo à la Serbie, s'étaient regroupés devant le bâtiment du Parlement fédéral érigé il y a un siècle.

"Tant que nous vivrons, le Kosovo sera serbe", a assuré le Premier ministre Kostunica, qui s'adressait à la foule d'une scène immense, recouverte de drapeaux serbes et ornée d'une gigantesque banderole proclamant que "le Kosovo est la Serbie".

"Nous ne sommes pas seuls dans cette lutte. Le président Poutine est avec nous", a-t-il ajouté. Le chef d'Etat russe s'était opposé à l'indépendance du Kosovo au côté de Belgrade. 

Selon la police, 150.000 personnes s'étaient rassemblées sur la place, et plusieurs dizaines de milliers emplissaient les avenues voisines. D'autres grands rassemblements ont eu lieu dans la ville.

 

22e44404980e319b4862430f26febd52.jpg"UNE HONTE POUR L'EUROPE"

L'ambiance était calme et pesante, tandis que plusieurs intervenants prononçaient des discours et que résonnaient des chansons patriotiques. 

Les organisateurs, qui ont affrété des trains gratuits et 5.000 autocars pour l'occasion, ont visiblement remporté le pari de faire au moins aussi bien que le demi-million de Serbes qui s'étaient réunis en 2000 pour évincer Slobodan Milosevic. 

Ils voulaient démontrer ainsi au reste du monde la colère de la nation serbe face à la perte d'une province qu'elle considère comme le berceau de son histoire et de sa religion. 

"C'est un Etat inventé, une honte pour l'Europe et le reste du monde", a déclaré un manifestant, Milan Vukosavljevic. "Notre message est simple : le Kosovo est le cœur de la Serbie", a renchéri un autre homme interrogé par la télévision nationale. 

Les établissements scolaires sont restés fermés toute la journée pour permettre au plus grand nombre de prendre part à la manifestation, qui a été suivie par des prières dans la principale cathédrale orthodoxe de Belgrade. 

La chaîne de télévision publique RTS, dont la grille a été débarrassée des habituelles productions hollywoodiennes pour faire place à des films historiques serbes, a appelé les médias à leur devoir patriotique et les a invités à donner libre cours à ce que l'un d'eux qualifie de "fureur nationale". 

Aux yeux des observateurs, il serait toutefois erroné de voir dans l'expression de cette colère un retour au nationalisme ardent qui a alimenté les conflits des années 1990. Et cette manifestation devrait plutôt faire fonction de catharsis. 

Si de nombreux Serbes restent très attachés au Kosovo, 70% d'entre eux voient leur avenir aux couleurs européennes. 

L'indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement dimanche, a donné lieu à des manifestations assez modestes mais parfois violentes en Serbie et en République serbe de Bosnie. 

A Banja Luka, capitale de la République serbe de Bosnie, plusieurs personnes ont été blessées jeudi lors d'une manifestation devant le consulat des Etats-Unis. 

Plusieurs centaines d'anciens combattants serbes des guerres des Balkans ont brûlé des pneus devant un poste-frontière du Kosovo gardé par la Kfor avant de repartir, sans autre incident.

Source du texte : L'EXPRESS.FR

 

 
Incendie de l'ambassade américaine 

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jeudi, 21 février 2008

Kosovo : enjeux stratégiques (1/2)

Exposé de Jean-Michel VERNOCHET

Journaliste, politologue, écrivain, spécialiste des relations internationales

 

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Le peuple serbe proteste à Belgrade contre l'indépendance du Kosovo

e716dc4e4df3b5dc3af4f607d40fea40.jpegDes centaines de milliers de Serbes se rassemblent jeudi au centre de Belgrade pour une manifestation monstre organisée par les autorités contre l'indépendance du Kosovo.

La manifestation qui aura pour slogan "le Kosovo est la Serbie" doit débuter à 17h00 (16h00 GMT) au cœur de la capitale, devant le Parlement. Son but est de démontrer pacifiquement l'unité de tout un peuple face à une "injustice" orchestrée par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE). 

Le principal orateur devrait être le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica, qui a fait de la lutte contre l'indépendance kosovare la pierre angulaire de sa politique. 

Mais le président Boris Tadic, opposé lui aussi à l'indépendance tout en étant favorable à l'intégration de son pays à l'UE, sera vraisemblablement absent en raison d'une visite en Roumanie, un des quelques pays de l'UE à avoir refusé de reconnaître le nouvel Etat kosovar. 

L'ultranationaliste Tomislav Nikolic, rival malheureux de M. Tadic à la présidentielle de février, et chef du Parti radical serbe (SRS), la formation la plus représentée au Parlement, doit également intervenir. 

Le célèbre metteur en scène Emir Kusturica, lauréat de deux palmes d'Or au Festival de Cannes, figure parmi les orateurs prévus tandis que la gloire du tennis serbe, le numéro 3 mondial Novak Djokovic, devrait s'adresser à la foule par téléphone. 

Des leaders des Serbes de Bosnie et du Monténégro ont également été invité. 

Conduite par MM. Kostunica et Nikolic la foule doit ensuite se rendre jusqu'à l'imposante cathédrale blanche de Belgrade, Saint Sava, pour une "prière pour le Kosovo" avec les dignitaires de l'Eglise orthodoxe serbe. 

Les compagnies nationales de chemin de fer et d'autocars transporteront gratuitement de diverses villes de province ceux qui souhaitent assister au rassemblement dont les dirigeants espèrent qu'il prendra une dimension historique. 

Les écoles seront fermées et certaines compagnies publiques ont accordé un jour férié à leurs employés. 

L'indépendance du Kosovo, proclamée dimanche dernier par les leaders kosovars, a donné lieu à des manifestations violentes à Belgrade et dans la partie nord du Kosovo, majoritairement serbe. 

Mais les dirigeants serbes ont mis en garde contre tout débordement lors du rassemblement de jeudi. "Les seuls arguments qui nous donnent le droit de défendre notre Kosovo sont la paix et des actions raisonnables", a dit M. Tadic.

Source du texte : AFP

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mercredi, 20 février 2008

Réflexions sur la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo

9db75d435c7481c9ddffc8e57a332199.jpgLa question se pose : faut-il ou ne faut-il pas reconnaître l’indépendance du Kosovo ? En d’autres termes, peut-on reconnaître le droit d’une population, disposant d’un parlement infra-étatique, à proclamer son indépendance, si la majorité de ses représentants sont en faveur d’une telle démarche ?

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Kosovo : Sarkozy suit Washington

Paris, le 18 février 2008

 

Monsieur le Président,

 

Par lettre en date du 17 février, vous avez informé la France de la décision prise par l'Assemblée du Kosovo le 17 février 2008 de proclamer l'indépendance du Kosovo et de s'engager à mettre en œuvre l'intégralité du statut préparé par l'Envoyé Spécial des Nations Unies, Martti AHTISAARI, y compris les dispositions en faveur de la communauté serbe et l'appel à une présence internationale pour superviser la mise en œuvre de ce statut par le Kosovo. 

Les ministres des Affaires étrangères des vingt-sept Etats membres de l'Union Européenne, prenant acte de cette nouvelle réalité, ont confirmé aujourd'hui l'engagement européen au Kosovo. 

J'ai l'honneur de vous informer que la France, en plein accord avec cette déclaration de l'Union Européenne, et tirant les conséquences de la résolution adoptée par l'Assemblée du Kosovo le 17 février 2008, reconnaît dès à présent le Kosovo comme un État souverain et indépendant. 

42f318fc3c7bd75c332d76210930c7b3.jpgJe vous propose que nos deux pays établissent des relations diplomatiques. Dans l'attente de la désignation d'un ambassadeur, je vous propose de nommer Mme Delphine BORIONE, précédemment chef de notre bureau de liaison à Pristina, en qualité de Chargée d'affaires a.i. 

Je souhaite que la nouvelle page qui s'ouvre ainsi entre la France et le Kosovo conduise nos deux pays à développer leurs relations non seulement sur le plan politique, mais également dans les domaines culturel, universitaire et économique. 

Je saisis également cette occasion pour vous redire le prix qu'attache la France à ce que l'indépendance du Kosovo contribue à la stabilité des Balkans occidentaux. Je forme le vœu que la mise en œuvre des dispositions du statut puisse avancer rapidement et que le Kosovo établisse avec tous ses voisins des relations de bon voisinage. 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.

 

Nicolas SARKOZY

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mardi, 19 février 2008

Kosovo : l'Otan intervient pour calmer des Serbes en colère

9d9e818fb01c4903deeb9fd382752549.jpgLa force de l'Otan est intervenue mardi au Kosovo pour la première fois depuis son indépendance afin de calmer des Serbes en colère, quelques heures avant l'arrivée à Pristina du diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana.

La force de l'Otan (KFOR), qui assure la sécurité au Kosovo depuis 1999, s'est déployée après des incidents à deux points de passage entre la Serbie et la partie nord du Kosovo, une région peuplée en majorité de Serbes.

Selon la police kosovare, des "groupes de Serbes en colère" ont "mis le feu" aux bâtiments.

Ces violents incidents, commis par plus de 1.000 Serbes du Kosovo aidés par quelque 150 Serbes venus de Serbie, sont intervenus alors que M. Solana, premier haut responsable étranger à se rendre au Kosovo depuis la proclamation de l'indépendance dimanche, devait rencontrer le président kosovar Fatmir Sedjiu et le Premier ministre Hashim Thaçi.

"Depuis la proclamation d'indépendance, c'est la première fois que l'on demande à la KFOR d'intervenir", a dit à l'AFP le porte-parole de la KFOR pour le Nord, le commandant Etienne de Fayet de la Tour.

Hashim Thaçi a cependant qualifié d'"incident isolé" la destruction des deux postes-frontières, qui, a-t-il dit, ne va pas assombrir les célébrations de l'indépendance du territoire à majorité albanaise.

Ces incidents sont survenus dans une région où vivent quelque 40.000 Serbes sur un total de 120.000 restés au Kosovo après la guerre.

La visite de M. Solana est "un message clair de l'engagement de l'Europe" au Kosovo, a indiqué sa porte-parole.

Le diplomate en chef de l'UE était accompagné du général français Yves de Kermabon et du Néerlandais Pieter Feith, qui vont prendre respectivement la tête de la mission de police et de justice de l'UE et du Bureau civil international qui doit encadrer l'indépendance, prenant ainsi à terme le relais de la mission de l'ONU (Minuk) qui gérait le Kosovo depuis 1999.

Les Européens sont sur le point d'envoyer au Kosovo 1.900 policiers et juristes alors que la majorité des pays de l'UE, dont la France et la Grande-Bretagne, ainsi que les Etats-Unis, ont reconnu lundi l'indépendance du territoire.

Deux jours après cette journée historique, le Kosovo a pris ses premières mesures d'Etat indépendant, le Parlement adoptant ses 10 premières lois dont la création d'un ministère des Affaires étrangères.

Mais l'indépendance du Kosovo continue de diviser la communauté internationale, plusieurs pays européens, de même que le Canada ou la Chine, craignant qu'elle n'encourage les séparatismes.

Une vingtaine de pays de l'UE sont prêts à reconnaître cette indépendance mais cinq n'y sont pas disposés, au moins dans l'immédiat : l'Espagne, Chypre, la Grèce, la Slovaquie et la Roumanie. Belgrade et Moscou, allié indéfectible de la Serbie, y restent catégoriquement opposés.

Principal soutien de l'accession du Kosovo à l'indépendance, les Etats-Unis ont estimé que le nouveau statut du territoire apporterait "la paix" dans les Balkans.

"L'Histoire montrera que c'était une mesure correcte pour apporter la paix dans les Balkans", a affirmé mardi le président américain George W. Bush.

Soutenant une position radicalement opposée, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé lundi soir que la proclamation d'indépendance créait un "danger" pour la stabilité internationale.

Au Conseil de sécurité de l'ONU, le président serbe Boris Tadic avait déjà mis en garde contre un précédent dangereux qui selon lui causera "des dommages irréparables à l'ordre international".

Cependant la Serbie et la Russie ont échoué à faire annuler à l'ONU la proclamation d'indépendance. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a maintenu une position neutre et appelé les parties "à s'abstenir de tout acte ou déclaration qui puisse mettre en danger la paix (...) ou menacer la sécurité au Kosovo et dans la région".

La Serbie a elle poursuivi mardi ses efforts désespérés pour s'opposer au nouvel Etat kosovar qu'elle qualifie de "fantoche".

Le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremic, a demandé à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de condamner la déclaration d'indépendance.

La veille, le parlement serbe l'avait, à l'unanimité, qualifiée de "nulle et non avenue", tandis que Belgrade rappelait ses ambassadeurs accrédités dans les pays qui ont reconnu l'indépendance.

Source du texte : AFP

Écrit par SG (Webmaster) dans > Kosovo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo | | |  Facebook | |  Imprimer |