mardi, 06 avril 2010
Poutine à Katyn, une première dans les relations de Moscou avec la Pologne
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine rendra hommage mercredi avec son homologue polonais à quelque 22.000 officiers polonais assassinés par la police secrète soviétique, une première dans les relations difficiles entre les deux pays, 70 ans après le massacre de Katyn.
"C'est la première fois que Moscou invite un Premier ministre polonais à Katyn", souligne l'historien Andrzej Przewoznik, chef d'un comité polonais veillant sur les lieux de la mémoire nationale.
Jusqu'à présent, les dirigeants polonais s'y rendaient à titre semi-privé. Mercredi, Donald Tusk et Vladimir Poutine rendront également hommage aux Soviétiques victimes de la terreur stalinienne, qui reposent aussi dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie.

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jeudi, 23 juillet 2009
Biélorussie : découverte de victimes d'exécutions sous la 2e Guerre mondiale
Les restes de dizaines de victimes présumées d'exécutions commises à l'époque de la seconde Guerre mondiale ont été mis au jour par dans un village de la région de Vitebsk, dans le nord-est du Belarus, ont déclaré à l'AFP des habitants et des spécialistes de cette période.
Des jeunes, membres d'une organisation de jeunesse orthodoxe, menaient des travaux dans les sous-sols de la cathédrale de la Nativité dans le village de Gloubokoïe lorsqu'ils ont découvert les restes emmurés sous un escalier.
Il y avait des "dizaines de squelettes, les jeunes ont alors cessé de creuser et appelé la police", a raconté un habitant Iaroslav Bernikovitch. Selon lui, les jeunes ont découvert 21 crânes, dont ceux d'enfants, des lambeaux de vêtements, un paquet de cigarettes fabriquées à Varsovie et de nombreuses balles de fusil.
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mercredi, 15 octobre 2008
Un tribunal militaire russe rejette la réouverture du dossier de Katyn
Le tribunal militaire de Moscou a rejeté mardi l'appel de plaignants polonais contre le refus de la justice russe de rouvrir l'enquête sur le massacre de Katyn en 1940, où 22.000 officiers polonais ont été tués par la police secrète soviétique, a rapporté l'agence Interfax.
L'appel avait été déposé par les familles de dix des officiers polonais assassinés à Katyn.
Confirmant les refus en juin et juillet d'autres tribunaux de Moscou de rouvrir ce dossier, le tribunal militaire a fait valoir que les officiers tués, dont les plaignants représentent les intérêts, n'avaient pas été identifiés individuellement au moment de l'exhumation des victimes du massacre de Katyn, qui a eu lieu des dizaines d'années après, a déclaré à Interfax Anna Stavitskaïa, avocate des parties civiles.
La justice russe fait aussi valoir que des "informations classées secret d'Etat" sont en jeu dans cette affaire.
Les victimes, officiers et policiers pour la plupart, mais aussi fonctionnaires ou propriétaires terriens, ont été assassinées sur ordre de Staline.
Ces membres des élites polonaises, abattus pour la plupart d'une balle dans la tête dans la forêt de Katyn (Russie), mais aussi à Kharkiv (Ukraine) et à Mednoïe (Russie), ont été faits prisonniers par l'armée soviétique qui a envahi le 17 septembre 1939 les régions de l'est de la Pologne en vertu du pacte germano-soviétique Ribbentrop-Molotov.
Pendant des décennies, l'Union soviétique a accusé l'armée de l'Allemagne nazie d'avoir commis ces assassinats. Ce n'est qu'en avril 1990 que le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a fini par reconnaître la responsabilité de l'URSS.
Les familles des victimes polonaises demandaient que soit rouverte l'enquête commencée en 1990, dans les derniers mois de l'URSS. L'affaire a été classée et le dossier déclaré "secret d'Etat" sous la présidence de Vladimir Poutine en 2004.
Cette tragédie a été portée à l'écran par le cinéaste polonais Andrzej Wajda, dont le père est une des victimes du massacre. Le film de Wajda, "Katyn", sélectionné pour un Oscar, raconte l'histoire de ces assassinats à travers le regard des mères, épouses et filles des victimes. Ce film n'est toujours pas distribué en Russie aujourd'hui.
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dimanche, 16 septembre 2007
"Katyn" d'Andrej Wajda
Légende du cinéma mondial, le Polonais Andrzej Wajda a présenté mercredi à Varsovie son nouveau film, dans lequel il raconte l'histoire tragique de son père, l'un des 22.500 officiers polonais massacrés par les Soviétiques en 1940 à Katyn et d'autres camps.
Le cinéaste, âgé de 81 ans, a choisi de placer au début du film, sous le titre de "Katyn", une dédicace : "A mes parents".
Son père, Jakub Wajda, était capitaine d'un régiment d'infanterie de l'armée polonaise. Il a été exécuté d'une balle dans la nuque par le NKVD, la police secrète de Staline.
Et comme des centaines d'autres femmes, sa mère a longtemps refusé d'accepter sa mort. "Ma mère s'est nourrie d'illusions jusqu'à la fin de sa vie, car le nom de mon père figurait avec un autre prénom sur la liste des officiers massacrés", a-t-il raconté à l'issue de la première projection du film pour la presse.
Symboliquement, la première du film aura lieu le 17 septembre, le jour même où en 1939, l'Armée rouge envahit l'Est de la Pologne pour se partager le pays à l'amiable avec l'Allemagne nazie qui avait commencé son invasion le 1er septembre.
Le film commence ce jour-là sur un pont où deux foules se pressent en sens inverse: l'une pour fuir l'Armée rouge, l'autre la Wehrmacht. Il se termine sur les images insoutenables des exécutions perpétrées une à une dans la forêt de Katyn.
Le massacre fut révélé pour la première fois par les nazis qui mirent au jour les charniers après la rupture du pacte germano-soviétique et leur invasion de l'URSS en juin 1941.
L'URSS rejeta immédiatement la responsabilité du massacre sur les nazis. L'Occident resta muet pour ne pas envenimer ses relations avec Moscou, devenu un allié indispensable dans la guerre contre Adolf Hitler.
Le film est une fiction, mais, a insisté Andrzej Wajda, il est basé sur des histoires et des épisodes authentiques. Une bonne partie du film se déroule à Cracovie et raconte l'attente des femmes entre 1939 et 1950. Le cinéaste a également utilisé des images d'archives tournées par les Allemands lors de l'exhumation des corps en 1941, puis celles tournées par la propagande soviétique.
"Ce film n'aurait pas pu voir le jour avant, ni dans la Pologne communiste, ni en exil, en dehors de la Pologne, où il n'y avait pas d'intérêt pour le sujet",a déclaré le cinéaste.
"Aucun cinéaste sain d'esprit n'aurait pu le tourner à l'époque communiste, sinon, il aurait dû présenter la version officielle",a-t-il dit. Car le film montre aussi le mensonge entretenu par le régime communiste polonais qui a persisté à attribuer le massacre aux Allemands.
Ce n'est qu'en avril 1990 que le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a fini par reconnaître la responsabilité de l'URSS. En Pologne, pratiquement jusqu'à la chute du communisme, il était interdit de parler de Katyn, dont la forêt est devenu le symbole du massacre des élites polonaises, même s'il s'est déroulé dans plusieurs lieux, à Kharkiv (Ukraine) et à Miednoïe (Russie).
"J'espère qu'il y aura d'autres films sur le même sujet. Mon, film n'est qu'un premier film",a déclaré le cinéaste, qui a reçu en 2000 un Oscar pour l'ensemble de sa carrière de plus de cinquante ans.
"Enfin il y a ce film", a déclaré l'acteur Andrzej Seweryn, présent lors de l'avant-première. "Toute la Pologne l'attendait. Wajda n'a pas pu échapper à ce film, il s'est longtemps préparé à le faire, il appréhendait le sujet, cherchait le bon scénario", a-t-il ajouté, "c'était pour lui tellement important".
Pour assurer la réussite du film, Wajda a confié les images à Pawel Edelman, chef-opérateur pour le Pianiste de Roman Polanski et la musique au compositeur polonais Krzysztof Penderecki.
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Les charniers ont été découverts par les troupes allemandes lors de leur avancée en territoire russe après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941. Révélé par les allemands en 1943, le massacre de Katyn a toutefois été imputé par la propagande communiste aux troupes allemandes pendant plus de 40 ans .
En Pologne, pratiquement jusqu’à la chute du communisme au début des années 90, il était interdit de parler de cet événement. La censure rayait ce nom de tous les livres. Etre parent d’une victime de Katyn pouvait entraîner une interdiction d’étudier, et briser une carrière professionnelle.
Il faudra attendre avril 1990 pour que le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev reconnaisse la responsabilité de l’URSS en transmettant au président polonais d’alors, le général Jaruzelski, des copies des listes des victimes, promettant une enquête. Durant la Guerre froide, l’Occident s’est tu pour ne pas envenimer ses relations avec l’URSS. Le crime est resté impuni.
En 2004, après quatorze années d’enquête, le parquet militaire russe a classé le dossier de Katyn, refusant de qualifier ces exécutions de crime de guerre ou de crime contre l’Humanité. Selon le parquet, il s’agissait d’un crime de droit commun, donc déjà prescrit. La justice russe a aussi refusé de transmettre les documents en sa possession à la Pologne qui, de son côté, poursuit toujours sa propre enquête. Varsovie recherche encore les tombes et les listes des disparus. Des traces mènent à Bykovnia, près de Kiev. Les restes d’un officier polonais viennent d’y être identifiés. En attendant, les proches des victimes attendent que la Cour des droits de l’homme à Strasbourg se penche sur leur plainte déposée contre la Russie.
Écrit par SG (Webmaster) dans > 2ème Guerre Mondiale, > Cinéma, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Katyn, communisme |
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