mercredi, 14 octobre 2009

ONU : veto américain sur le rapport Goldstone ?

La représentante d'Israël à l'ONU s'est déclaré mercredi assurée d'un veto américain dans le cas où le Conseil de sécurité de l'ONU devait voter une résolution sur le rapport Goldstone, qui accuse Israël de crimes de guerre durant son offensive à Gaza.

GOLDSTONE.jpg"La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est engagée à ce que les Etats-Unis opposent leur veto en cas de décision du Conseil de sécurité" entérinant le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, a déclaré Gabriela Shalev à la radio israélienne.

Elle a déploré que le rapport dénoncé par Israël fasse même l'objet d'un débat au Conseil de sécurité, soulignant qu'Israël n'était pas en mesure de s'y opposer. Le rapport stigmatisant principalement le comportement d'Israël doit être évoqué mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU à New York dans le cadre d'un débat général sur la situation au Proche-Orient.

 

jeudi, 17 septembre 2009

Gaza : crimes de guerre, crimes contre l’humanité

La mission des Nations unies sur les événements de Gaza a rendu son rapport le 15 septembre, disponible en anglais sous le titre : « Human Rights Situation in Palestine and Other Occupied Arab Territories. Report of the United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict ». C'est un texte de plus de 570 pages, résultat du travail de plusieurs mois mené par la commission présidée par le juge sud-africain Richard Gladstone, un ancien membre de la cour constitutionnelle de son pays et un ancien procureur du tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY) et sur le Rwanda (TPIR).

Cette mission s'est rendue à deux reprises à Gaza ; le gouvernement israélien lui a interdit l'accès à la Cisjordanie et à Israël, mais elle a pu entendre des témoins israéliens (dont le père de Gilad Shalit) à Amman. Elle a aussi effectué un certain nombre d'auditions publiques (sur son programme détaillé lire, « United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict. », qui donne les liens avec les auditions.

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mardi, 13 janvier 2009

L'armée israélienne utiliserait une arme peu connue, selon des médecins norvégiens

Deux médecins norvégiens qui viennent de passer 10 jours dans la bande de Gaza ont déclaré lundi soupçonner l'armée israélienne d'utiliser une arme peu connue appelée DIME (Dense Inert Metal Explosive), qui produit une explosion très puissante sur un rayon limité.

G.jpg"C'est une nouvelle génération d'explosifs très puissants sous un faible volume, qui détonnent avec une extrême puissance et dont la puissance se dissipe sur une zone de 5 à 10 mètres", a expliqué à des journalistes l'un des deux médecins, Mads Gilbert, sur l'aéroport Gardermoen d'Oslo.

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mardi, 30 décembre 2008

Gaza : Destruction par Tsahal d'un camion (transportant des rockets ?)

dimanche, 28 décembre 2008

Theatrum Belli cité comme source

IMEU2.jpgTHEATRUM BELLI a été choisi comme source iconographique par l’IMEU (Institute for Middle East Understanding) concernant les raids aériens israéliens sur la bande de Gaza.

dimanche, 24 février 2008

Une marche du Hamas vers Israël ?

Selon la radio, les islamistes du Hamas, qui ont pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin dernier, envisagent d'organiser une telle marche pour protester contre le blocus économique imposé depuis le 17 janvier par Israël à la bande de Gaza en riposte aux tirs palestiniens de roquettes.

Le quotidien Haaretz a pour sa part indiqué que les responsables israéliens redoutent que l'armée soit contrainte de réprimer durement les Palestiniens participant à une telle marche et de faire de nombreuses victimes parmi la foule qui y participerait.

Un porte-parole de l'armée a indiqué que celle-ci était "prête à faire face à toute manifestation qui serait organisée par les Palestiniens", sans donner plus de précision.

Le ministre de l'Intégration Yaacov Edery a également assuré à la radio qu'Israël "est prêt à faire face à un tel scénario", tandis que le ministre des Infrastructures Binyamin Ben Eliezer a déclaré qu'il faisait "confiance" à l'armée israélienne.

Source du texte : AFP

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dimanche, 27 janvier 2008

Le Hamas montre l'incapacité d'Israël à dompter Gaza

c545c178e3cf8b585ab638b96f34c701.jpgLes islamistes du Hamas ont démontré l'incapacité d'Israël à mettre au pas la bande de Gaza en déverrouillant la frontière avec l'Egypte et en transformant le blocus israélien en désastre pour l'image de l'État juif.

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lundi, 01 octobre 2007

Les extrémistes juifs veulent de nouvelles colonies

28bc117b13b3b8a0a6903a611ecc095a.jpgDes jeunes gens ont dressé hier des cabanes de fortune sur des colonies de Cisjordanie, pour torpiller une éventuelle reprise des discussions de paix.

Posté devant une barrière jaune, qui barre la route, un groupe de soldats israéliens interdit l'accès à la colline 1 013. "Ceci est une zone militaire fermée", lancent-ils à travers leurs mégaphones, sans conviction. Il en faudrait davantage pour décourager les centaines d'Israéliens, qui ont décidé d'ériger une nouvelle colonie au sommet de la colline, face au village palestinien de Halhoul, dans le sud de la Cisjordanie. Des organisations d'extrême droite ont lancé hier une offensive concertée pour créer 4 nouvelles colonies en Cisjordanie, espérant ainsi accentuer leur mainmise sur ce territoire occupé par Israël depuis 1967.

Voitures et autocars déchargent leurs passagers au pied de la colline 1013, sous le regard médusé de quelques Palestiniens ayant osé venir assister à l'événement. Équipés de leurs "lulav", des feuilles de palmier utilisées pour construire des cabanes à l'occasion de la fête juive de Soukkot ("Tabernacles"), les colons contournent les militaires et gravissent la colline. Certains sont armés de leurs fusils d'assaut M 16, pour se protéger contre d'improbables attaques palestiniennes. Arrivés au sommet, ils construisent des synagogues improvisées avec des pierres et des cabanes de Soukkot, avant de prier et de lire des passages de la Torah. 

Inquiet de la timide reprise des négociations de paix entre le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, les colons ont décidé de relancer la construction de colonies, pour empêcher des évacuations de Territoires occupés qui accompagneraient la création d'un État palestinien. "Oslo a été une catastrophe, affirme Nathan Shwartz, un colon religieux venu de l'implantation de Karme Tzur. Olmert est prêt à diviser Eretz Israël (le Grand Israël de la Bible). Il est prêt à diviser Jérusalem. Si nous laissons faire cela, les terroristes du Hamas s'empareront de Jérusalem et s'y installeront avec leurs roquettes Qassam. Nous devons les empêcher. C'est une question de vie ou de mort pour nous."

Des camionnettes équipées de haut-parleurs et de drapeaux orange, la couleur des colons évacués de la bande de Gaza en 2005, sillonnent les routes. "Montez partout. Cette terre est à nous. Des milliers de gens sont avec nous, venus des quatre coins du pays, pour défendre leur patrie, Eretz Israël", lancent les haut-parleurs entre deux chansons populaires. Dans la colonie d'Efrat, les quelque 600 militants qui ont lancé l'assaut de la colline de Givat Ha Eitam sont emmenés par Nadia Mattar, l'égérie du mouvement antiretrait de la bande de Gaza, et par Itamar Ben Gvir, l'un des chefs du mouvement des colons d'extrême droite, déjà incarcéré à plusieurs reprises. Équipés de drapeaux orange et de bouteilles d'eau, les jeunes colons ont l'intention de camper sur place. 

Les habitants d'Efrat espèrent pouvoir mettre la main sur la colline de Ha Eitam, que le tracé de la barrière de séparation israélienne a placé du côté palestinien, pour s'agrandir. "Nous avons besoin de cette colline pour notre expansion naturelle, explique le rabbin Ryskin d'Efrat. Nous combattons les fondamentalistes palestiniens." Où les Palestiniens établiront-ils leur État, si les colonies s'étendent sans limites ? "Là où nous ne sommes pas. Il leur restera bien assez de place", juge le rabbin. 

Les colons s'attendent à être délogés sous le couvert de la nuit par l'armée de ces implantations, qui sont illégales même au regard du droit israélien. Pourtant, les organisateurs considèrent leur opération comme un succès. "C'est un message pour le peuple, visant à contrer la politique destructrice du gouvernement. Des milliers de personnes l'ont entendu", se réjouit Datya Itzhaki, l'une des dirigeantes évacuées de Gaza en 2005.

Source du texte : FIGARO.FR

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dimanche, 30 septembre 2007

Barak estime inéluctable une opération contre Gaza

e08fb17022a774ca3fddaa801dbadd12.jpgLe ministre de la Défense israélien, ancienne colombe du Parti travailliste, affirme qu'une invasion de la bande de Gaza s'impose.

À en croire Ehoud Barak, la série de raids et d'incursions israéliennes, qui a fait 12 morts en 24 heures dans la bande de Gaza, n'est que le prélude à une opération terrestre plus vaste et inéluctable. Depuis qu'il a repris en main le ministère de la Défense, Barak, l'ancienne colombe du Parti travailliste, s'est métamorphosé en véritable faucon. Focalisé sur les questions de sécurité, son discours se rapproche désormais de celui du chef de l'opposition de droite, Benyamin Nétanyahou.

Barak affirme qu'une invasion de la bande de Gaza s'impose, pour faire cesser les tirs de roquettes depuis ce territoire - passé sous le contrôle du Hamas le 15 juin - sur le sud d'Israël, qui ont fait 12 morts depuis le début de l'intifada, en septembre 2000. "Nous nous rapprochons d'une vaste opération qui, pour de nombreuses raisons, n'a pas eu lieu au cours des semaines écoulées, a lancé le ministre de la Défense mercredi. Il faut affaiblir le régime du Hamas et son emprise sur Gaza." L'opération n'a pas eu lieu, en raison des fortes tensions avec la Syrie, qui menaçaient d'exposer Israël sur deux fronts simultanément. Plusieurs ministres ont mis en garde Barak contre les lourdes pertes en vies humaines qu'une telle opération en zone peuplée pourrait impliquer, y compris parmi les militaires israéliens.

Une vaste campagne militaire à Gaza risquerait aussi de faire capoter la conférence de Washington, prévue mi-novembre, et censée relancer le dialogue israélo-palestinien. Contrairement à Ehoud Olmert, le premier ministre israélien, Barak affirme qu'il n'existe toujours pas de partenaire du côté palestinien, le président Mahmoud Abbas étant trop faible pour faire appliquer un accord, en dépit de sa bonne volonté. À propos de la déclaration de principe que négocient Olmert et Abbas, Barak estime qu'elle "doit être suffisamment substantielle pour ne pas humilier les Palestiniens". Mais aussi "suffisamment vague pour que les Israéliens ne se sentent pas comme des pigeons, ayant fait des concessions importantes sur les problèmes les plus épineux sans rien recevoir en échange".

"Le premier ministre (Ehoud Barak), qui en 2000 (lors des négociations de Taba, NDLR) a proposé un retrait de 90 % des Territoires palestiniens et des quartiers arabes de Jérusalem-Est, emploie désormais la rhétorique de Benyamin Nétanyahou, affirmant qu'il n'existe pas de partenaire du côté palestinien et qu'un arrangement avec eux n'est rien de plus qu'un fantasme", écrit l'analyste politique Itamar Eichner, dans le Yedioth Ahronoth.

Ancien chef du "commando de l'état-major", la crème des unités d'élite de l'armée israélienne, Barak ne se prive jamais de rappeler qu'il est l'officier le plus décoré d'Israël, le "militaire numéro un", mettant ainsi en relief l'inexpérience militaire d'Olmert et son échec lors de la guerre du Liban de l'été 2006. S'il a dirigé la répression des troubles palestiniens à Gaza et en Cisjordanie dans les années 1990, il a aussi pris part aux négociations de 1994 pour la mise en oeuvre sur le terrain de l'autonomie palestinienne prévue par les accords d'Oslo. C'est pour rejoindre l'aventure pacifiste d'Itzhak Rabin, son lointain prédécesseur à la tête de l'armée, que Barak s'était lancé en politique.

Source du texte : FIGARO.FR 

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vendredi, 28 septembre 2007

Le Hamas affirme avoir 50.000 hommes armés pour affronter Israël

78a03b8b0e60d2818389c67f0b7c9585.jpg50 000 hommes armés et des centaines de kamikazes sont prêts à repousser ou entraver une opération militaire israélienne d'envergure dans la bande de Gaza, a affirmé le Hamas qui contrôle le territoire. 

Israël menace de mener une offensive à grande échelle pour faire cesser les tirs de roquettes d'activistes palestiniens que l'armée n'a pas réussi à réduire fortement par ses frappes aériennes ou ses opérations commando. 

Mais le bilan humain d'une telle attaque sur un territoire aussi densément peuplé que la bande de Gaza serait très lourd, et il explique les hésitations du gouvernement israélien, au regard des pertes limitées dues aux tirs de roquettes.

Une opération d'envergure dans les prochaines semaines compliquerait en outre la conférence de novembre sur le Proche-Orient organisée par les Etats-Unis. 

"Il y a beaucoup de choses à prendre en compte avant d'entreprendre une telle opération et le sommet est sans nul doute l'un des éléments que l'on ne peut se permettre d'ignorer",a déclaré le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnai à la radio militaire. 

Nizar Rayyan, haut dirigeant du Hamas, a en tout cas prévenu que le mouvement islamiste était prêt à répliquer. Sur un site internet affilié au mouvement, il a affirmé que 50.000 combattants et 400 candidats à des attentats suicide étaient prêts à la riposte. 

200 femmes se sont également portées volontaires pour s'attacher des ceintures d'explosifs et affronter ainsi les blindés israéliens, ce qui a surpris le commandement du Hamas, a ajouté Rayyan.

Les services de renseignement israéliens estiment que le Hamas a réuni au moins 20.000 combattants qui savent se servir d'armes légères de toutes sortes.

En partie financé par l'Iran, le Hamas prend le Hezbollah pour modèle. Le mouvement chiite libanais a fait subir d'importants revers à l'armée israélienne lors de leur confrontation armée durant l'été 2006.

Source du texte : REUTERS

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mardi, 11 septembre 2007

Enfants de guerre

5206a5728e54a2f56d56168d45d611ca.jpgDe nouveau des enfants. Cinq enfants de Gaza tués en huit jours. L’insensibilité du public face à ces meurtres - les trois derniers, par exemple, n’ont eu droit qu’à un entrefilet en marge de la page 11 du Yediot Aharonot, ce qui est en soi écœurant - ne peut estomper le fait que l’armée israélienne mène une guerre contre des enfants.

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jeudi, 17 mai 2007

L'armée de l'air israélienne attaque un édifice au centre de Gaza

Une personne a été tuée et trente ont été blessées jeudi dans un raid aérien israélien contre le quartier général de la Force exécutive du mouvement islamiste Hamas dans le centre de Gaza, ont indiqué des sources médicales.

Selon un correspondant de l'AFP, l'attaque a détruit le bâtiment du quartier général dans le quartier de Rimal. Des ambulances ont été vues évacuant des personnes blessées sous les gravats alors que des hommes armés tiraient en l'air.

L'armée israélienne a confirmé un raid contre la ville de Gaza sans donner plus de précisions.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a ordonné mercredi à l'armée de lancer une "riposte sévère" face aux tirs de roquettes palestiniennes contre le sud d'Israël, qui ont fait quatre blessés depuis dimanche.

Plus tôt, des sources palestiniennes ont indiqué qu'un premier raid avait eu lieu contre une autre position de la Force exécutive du Hamas à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

Ces attaques israéliennes contre des positions du Hamas interviennent au moment où le mouvement islamiste est engagé dans des combats meurtriers avec les services de sécurité loyaux au président Mahmoud Abbas.

Source : Romandie News 

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dimanche, 26 novembre 2006

Les armes expérimentales de Tsahal en accusation

medium_tsahal_2.2.jpgSelon un rapport d'experts italiens, Israël a utilisé dans la bande de Gaza des armes expérimentales provoquant d'horribles blessures
 
Abdel Khader Jawouda n’oubliera jamais le 4 novembre 2006. À 8 h 15, un drone israélien tire une roquette sur ce lieutenant des services de sécurité palestiniens, actif dans les groupes de militants armés. Il soulève le drap de son lit d’hôpital, pour montrer le résultat : deux jambes amputées. Ses médecins de l’hôpital Chiffa de Gaza affirment que Jawouda est l’une des nombreuses victimes d’un nouveau type d’armes expérimentales utilisées par les forces israéliennes dans la bande de Gaza.
 
« Lorsque je me suis réveillé après l’explosion, j’ai trouvé mes deux jambes à côté de moi, raconte Jawouda. Elles avaient été coupées net. » Son orthopédiste, le docteur Sadek, affirme que ce type de blessure est le résultat typique des nouvelles armes au phosphore et au tungstène utilisées par Tsahal. « Les membres ne sont pas tranchés directement par les éclats, explique-t-il. Les éclats qui touchent le corps provoquent des brûlures tellement sévères, que celles-ci entraînent souvent une amputation des membres, parce que les chairs et les os fondent. Si les victimes n’ont pas de chance, elles sont touchées à la tête ou à l’abdomen, et là, nous ne pouvons plus rien pour elles. »
 
Un rapport d’experts italiens, récemment rendu public, a révélé l’utilisation par Israël de ces armes expérimentales, ces derniers mois, dans la bande de Gaza. Selon ces experts, qui se fondent sur des témoignages de médecins à Gaza et des analyses en laboratoire, ces armes sont similaires aux DIME (Dense Inert Metal Explosive) utilisées par l’armée américaine, qui provoquent une explosion très puissante et meurtrière, mais dans un rayon très limité. L’équipe d’experts italiens avait déjà révélé, il y a plusieurs mois, que les forces améri­caines en Irak avaient utilisé des bombes au phosphore contre les insurgés de Faloudja.
 
« L’idée est de cibler plus précisément les personnes visées, sans occasionner de dommages sur les passants innocents », explique le général Yitzhak Ben-Israël, général de l’armée de l’air et ancien responsable du programme de développement d’armes de Tsahal. Ces armes projettent des particules de tungstène - un métal conducteur de très hautes températures - mortelles dans un rayon de quatre mètres. Les chercheurs italiens ont trouvé de fortes concentrations de tungstène, de carbone, de cuivre et d’aluminium dans les échantillons prélevés sur les blessures inhabituelles.
 
Les médecins font état d’un nombre anormalement élevé d’amputations et de corps entièrement brûlés. Le docteur Jouma Saka, chirurgien à l’hôpital Chiffa, fait défiler sur son ordinateur les photographies insoutenables de corps d’hommes, mais aussi de femmes et d’enfants brûlés ou déchiquetés. « Nous n’avions jamais vu cela auparavant, affirme-t-il. Certaines victimes arrivent ici sans que nous comprenions de quoi elles souffrent. À la radio, on ne voit pas le moindre éclat métallique. Mais lorsqu’on ouvre les patients, on trouve de terribles dégâts. Une poudre se répand dans leur corps et calcine les organes et les tissus. On retrouve des fois, des reins ou des intestins entièrement carbonisés. Ce sont de nouveaux types d’armes au tungstène et au phosphore. Des armes expérimentales, interdites par la convention de Genève. »
 
Selon le docteur Saka, les forces israéliennes ont commencé à utiliser ces armes de façon très agressive, début juillet, après le lancement de l’opération « pluies d’été », qui a suivi l’enlèvement du caporal Gilad Shalit. « Lors des trois premières semaines, 60 % des blessures de nos patients à Chiffa ont été provoquées par ce type d’arme, assure-t-il. Maintenant, cela représente 40 % des blessures, y compris en comptant les 19 personnes tuées par des obus traditionnels, la semaine dernière à Beit Hanoun. »
 
Source du texte : FIGARO.FR 
 

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jeudi, 28 septembre 2006

LA CATASTROPHE HUMAINE DE GAZA EST UNE BOMBE A RETARDEMENT

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Alors que l'attention mondiale est toujours centrée sur le Liban, à moins de 200 km au sud, Gaza constitue une bombe à retardement. Quelque 1,4 million de personnes, pour la plupart des enfants, sont ­entassées dans l'une des régions les plus densément peuplées du monde, sans liberté de mouvement, aucune place pour courir et nul endroit pour se cacher. Virtuellement sans accès extérieur depuis juin, Gaza connaît une montée de la pauvreté, du chômage, des pé­nuries et du désespoir. Tristement, ce dont Gaza a le plus besoin aujourd'hui est précisément ce dont il manque le plus : l'espoir.
 
Plus tôt en septembre, 35 pays, auxquels se sont joints l'ONU, le mouvement de la Croix-Rouge et les ONG, se sont réunis à Stockholm pour contribuer à restaurer quelques petites mesures d'espoir pour la population de Gaza. Les pays donateurs ont annoncé 116 mil­­lions de dollars supplémentaires pour les besoins humanitaires urgents dans les territoires palestiniens occupés, dont la moitié en réponse à l'appel de 384 millions de dollars de l'ONU. S'il faut féliciter les donateurs de leur initiative constructive, la population de Gaza a besoin de beaucoup plus, et rapidement. L'appel humanitaire de l'ONU nécessite toujours 42 % des fonds malgré les mises en garde d'une situation se dégradant rapidement, susceptible de déstabiliser de nombreuses familles.
 
Depuis que l'opération israélienne « Pluie d'été » a commencé fin juin en réponse à l'enlèvement d'un soldat des forces de défense israéliennes, un soldat israélien a été tué. Mais durant la même période, 235 Palestiniens ont été tués, dont 46 enfants. Chaque perte de vie humaine doit être déplorée. Mais il ne fait aucun doute que la réponse, mesurée en termes de victimes civiles, est disproportionnée. Pour les Palestiniens comme pour les Israéliens, les conséquences des affrontements de l'été sont dévastatrices de la même façon qu'elles sont néfastes pour les perspectives de paix dans cette région troublée.
 
L'accès par air, mer et terre a été virtuellement coupé à Gaza. Les mouvements de biens et de personnes ont presque cessé. L'approvisionnement en électricité et en eau, perturbé par l'attaque des forces de défense israéliennes sur les principales centrales électriques, est irrégulier et insignifiant. Les infrastructures civiles ont été affectées. Gaza demeure aujourd'hui dépendante de sources extérieures pour son approvisionnement alimentaire et commercial. Les conditions sanitaires se dégradent alors que l'accès à l'eau potable est insuffisant. Avec une économie palestinienne en chute libre continue, il faut s'attendre à une détérioration plus poussée des conditions sanitaires.
 
Imaginez : vous êtes une mère ou un père de Gaza, vivant sur une superficie inférieure au quart du grand Londres (1,620 km²) avec une population de la taille de Leeds (1,49 million d'habitants). Vous ne pouvez pas quitter ce territoire, ni importer ou exporter de produits. Vos enfants vivent dans la peur continue de la violence. La pénurie de l'essentiel, dont l'eau, augmente la propagation des maladies contagieuses et renforce encore les problèmes de la vie quotidienne. Chaque jour, jusqu'à 185 obus d'artillerie frappent votre territoire. Chaque nuit, vous assistez à des tirs de roquette aveugles sur Israël par des groupes militants. Vous savez que lorsque les représailles viendront, vous et votre famille ne serez pas épargnés par leurs effets.
 
Maintenant, imaginez que vous vivez en Israël, chaque nuit, des roquettes tombent. Des groupes armés minent votre pays, votre vie quotidienne et votre existence. Nous pensons qu'il n'est de l'intérêt d'aucune des parties que la violence prévale à Gaza ou en Cisjordanie, situées au carrefour de toutes les grandes cultures et religions du monde. Pour aider à désamorcer la bombe à retardement à Gaza, nous avons besoin d'une action sur trois fronts : humanitaire, économique et politique. En premier lieu, les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés par toutes les parties. Nous demandons au gouvernement israélien, en tant que puissance occupante, à l'Autorité palestinienne, et à tous les groupes armés à s'acquitter de leurs responsabilités au regard du droit international.
 
Une cessation des hostilités doit s'accompagner de la liberté de mouvement pour les civils et les travailleurs humanitaires. Pour la population de Gaza, la perception d'être piégée, confinée, de vivre en cage est intolérable et alimente encore le désespoir. L'accord sur le mouvement et l'accès du 15 novembre 2005 doit maintenant être pleinement mis en oeuvre.
 
La liberté de mouvement est aussi essentielle pour permettre aux personnels humanitaires d'atteindre ceux dans le besoin à Gaza et en Cisjordanie. Le passage de Karni, le principal point de passage entre Israël et Gaza, doit être transformé en zone de non-conflit, une zone protégée, ouverte aux flux de produits essentiels pour la population palestinienne. Une tierce partie indépendante pourrait être désignée pour surveiller cette zone pour répondre aux attentes d'Israël en matière de sécurité. La majorité de la population de Gaza dépendant de l'aide extérieure pour sa survie de base, restreindre l'accès humanitaire devient une question de vie ou de mort. Sur le front économique, nous demandons à Israël de libérer les 500 millions de dollars environ de revenus des impôts et droits de douane qu'il retient.
 
Ces fonds sont indispensables pour répondre de toute urgence aux besoins humanitaires et économiques. Mais l'argent seul n'est pas la réponse bien sûr, pas plus que des « plâtres humanitaires sur une plaie ouverte ». À la fin, seuls un retour au processus de paix et une solution durable, avec deux États, peuvent apporter l'espoir et la guérison dans cette région troublée. Le besoin est urgent. Le moment est maintenant. C'est une question de solidarité et une question de sécurité pour nous tous.
 
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Par Jan Egeland et Jan Eliasson [Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence ; ministre des Affaires étrangères de la Suède et ancien secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires (1992-1994)].
 
Source du texte : LE FIGARO.FR 

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