mercredi, 28 mars 2007

Emeute à la gare du Nord (Paris)

Une centaine de jeunes se sont livrés, mardi soir 27 mars, à des dégradations dans la gare du Nord à Paris, quelques heures après un face-à-face tendu entre jeunes et policiers qui a duré plus de six heures à l'issue d'un contrôle de billet qui a mal tourné, selon la préfecture de police.

medium_gare_du_nord.jpg En fin de soirée, les forces de l'ordre avaient globalement réussi à sécuriser l'intérieur et les sous-sols de la gare. Mais, après minuit, certains groupes de jeunes évacués de la gare poursuivaient le bras de fer avec la police en surface, dans les rues situées aux abords.

Peu avant une heure du matin mercredi, la situation aux abords de la gare semblait revenir au calme a-t-elle constaté. Les policiers avaient regagné leurs véhicules stationnés dans les rues adjacentes. De petits groupes de jeunes dispersés se sont vus repoussés par les forces de l'ordre dans les rues autour de la gare. Parallèlement, plusieurs camions de CRS remontaient le long des berges du canal Saint-Martin laissant craindre un déplacement en ville des échauffourées.

Après les premiers incidents de l'après-midi, le calme était dans un premier temps revenu et la police avait procédé à neuf interpellations, selon un bilan de la préfecture, mais le face-à-face a repris vers 20h à l'intérieur de la gare.

Des jeunes, dont certains armés de barres de fer, s'en sont pris à des distributeurs automatiques de boissons dans les sous-sols de la gare, ont brisé des vitres, ampoules, rambardes en verre. Un magasin de chaussures a été pillé, a-t-on constaté sur place. Des poubelles ont été incendiées.

Des jeunes ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont chargé et répliqué à coups de gaz lacrymogènes, sous le regard médusé de voyageurs pris entre les deux camps. Des jeunes opéraient par petits groupes en différents endroits de la gare souterraine. D'autres faisaient face à une cinquantaine de policiers en tenue anti-émeute.

medium_gare_du_nord_2.jpg Quelques heures auparavant, un contrôle de billet avait dégénéré dans les couloirs du métro Gare du Nord. Alors que deux agents de la RATP procédaient vers 16h à un contrôle de billet dans les couloirs de la RATP entre le RER B et les lignes 4-5 du métro, une personne sans titre de transport s'en est violemment prise aux contrôleurs, donnant un coup dans la figure à l'un et un coup dans l'épaule à l'autre, selon la RATP qui précise que des jeunes se sont mêlés du contrôle en protestant et s'en prenant aux deux contrôleurs.

Luc Poignant, secrétaire départemental du Syndicat général de la police-Force ouvrière (SGP-FO), a précisé que "les agents ont ensuite reçu des projectiles tout comme les policiers venus leur prêter main forte". La RATP a conduit l'individu sans billet au centre de liaison de la gare du Nord où il a été remis aux gendarmes. La situation a ensuite dégénéré entre plus de 100 jeunes et les forces de l'ordre. Après une accalmie, les incidents ont repris dans la soirée.

Selon la SNCF, le trafic grandes lignes et grande banlieue de la gare du Nord n'a pas été interrompu. L'interconnexion de la ligne B du RER, au sous-sol de la gare, n'était en revanche pas assurée, précise-t-on de même source.

D'après le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray, ces "affrontements (...) illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population". Le PS demande dans un communiqué que "toute la lumière soit faite sur ces incidents. Les conditions d'un rapport serein et de confiance entre la police et la population doivent être rétablies de toute urgence".
 
Source du texte : NOUVELOBS.COM 
 
 
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TB Questions :
Quel est le profil ethnique des "jeunes" (terme répété 9 fois dans ce court article) ?
Heureusement, si des pigistes ne "savent" pas être précis dans leur rédaction, les photos "éclairent" mieux la réalité.
 
De quel type de "population" parle Julien Dray ?
 
De plus le terme "désormais" prononcé par Julien Dray nous invite à penser que la France se dirige irrémédiablement vers une guerre civile de basse intensité protéiforme : ethnique, religieuse et sociale.
 
Mais nous pourrons compter sur les troupes allochtones de l'armée "française" du général Cuche, pour rétablir le dés-ordre, en cas de révolte généralisée.




Récit

Des agents de la RATP remarquent un usager d’une trentaine d’années qui enjambe le tourniquet d’entrée dans le métro. Leur récit est étonnant parce qu’il décrit un enchaînement et une montée vers la violence. L’un d’eux raconte : « On l’aborde en lui demandant son titre de transport. Il refuse. On appelle d’autres collègues à la rescousse. On réitère la demande de billet sans succès. Nous sommes maintenant cinq. Il doit nous remettre une pièce d’identité. Il crie “dégage” d’un air menaçant puis il s’approche et porte un coup de tête au front d’un des contrôleurs, d’ailleurs d’origine maghrébine comme plusieurs d’entre nous.

L’individu est une force de la nature. Son bras vaut ma cuisse. Il tente d’enchaîner une droite. Là on le ceinture. On appelle du renfort. La foule commence à se former. De l’autre côté, il y a les escaliers. Nous sommes coincés. Le centre de liaison avec les gendarmes est prévenu. Ils arrivent et essayent de le menotter. Il hurle : “Lâchez moi”. La foule reprend : “Lâchez-le”. Un gendarme parvient malgré tout à lui passer une menotte au bras droit. Pour le gauche, on s’y met à quatre. Il a un gabarit de boxeur et nous menace de mort plusieurs fois : “Je vais te crever“, “Je te retrouverai”. » A 16 h 15, la foule se fait plus dense et menaçante. Le PC 2000 (interface du Service régional de la police des transports et du service de sécurité interne de la RATP) est alerté. « On s’enferme dans une salle de commandement avec l’individu qui harangue les 150 personnes qui nous font face, reprend le fonctionnaire. C’est évident, la foule veut en découdre : “Nique Sarkozy “, “Lâchez-le”, “On va tous vous niquer”. On nous jette des pierres. Ça dure une éternité. C’est un cauchemar, on est terrorisés. » Les gendarmes décident d’évacuer l’individu dont ils apprennent l’identité : un Congolais de 33 ans, en situation irrégulière mais non expulsable.

Enfin, les renforts arrivent. Pour faire sortir l’interpellé, gendarmes et policiers utilisent des gaz pour s’ouvrir un chemin. Et la casse commence. D’abord l’agence RATP, qui vole en éclats. Puis tout s’emballe. Pierres, boîtes de conserves pleines ou plantes deviennent des projectiles. Des individus armés de barres de fer cherchent l’affrontement direct. L’agent de la RATP poursuit : « Avec les portables, des casseurs prévenaient leurs copains : “Rendez-vous gare du Nord, il y a à manger.” C’est de la violence purement gratuite. On n’a jamais affaire à ce genre d’affrontements. Cette fois, même après l’évacuation, la foule continuait à crier “lâchez-le !” »

Source du texte : FIGARO.FR   

 

Écrit par SG (Webmaster) dans > Flux migratoires, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emeute | | |  Facebook | |  Imprimer |