mardi, 23 octobre 2007

Heurts à Budapest

2f277a6a72c32eb0ffe53119e66df9bb.jpg19 personnes, pour la plupart des policiers, ont été blessées dans des heurts à Budapest entre nationalistes et forces de police lundi soir, à la veille du 51e anniversaire de la révolution de 1956, a annoncé ce mardi la police. 

Au total, 14 policiers et 5 civils, dont des journalistes, ont été légèrement blessés, et 20 personnes ont été arrêtées, a déclaré dans une conférence de presse le chef de la police nationale, Jozsef Bencze. 

La police hongroise a dispersé lundi soir à grands renforts de canons à eau et de grenades lacrymogènes une manifestation non autorisée de plusieurs centaines de militants nationalistes qui lui lançaient des cocktails molotov. 

Après une manifestation autorisée dans le centre-ville de Budapest, de jeunes membres de formations nationalistes telles que le "Mouvement de l'autodéfense nationale", "l'Association des 64 départements" (allusion à la "Grande Hongrie" d'avant la première Guerre mondiale) et du parti Jobbik se sont rendus à l'Opéra, malgré l'interdiction de ce rassemblement. Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany y faisait un discours à l'occasion de la fête nationale, raison pour laquelle un périmètre de sécurité avait été établi autour de l'imposante bâtisse. 

Le centre de Budapest avait été le 23 octobre 2006 le théâtre de violents affrontements, également entre manifestants nationalistes et forces de l'ordre, à l'occasion du 50e anniversaire de la révolution de 1956. Ces émeutes avaient fait plusieurs centaines de blessés et d'interpellations et la police avait été accusée d'avoir été trop répressive.

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dimanche, 22 avril 2007

Hongrie : manifestation "martiale" le 21 avril à Budapest

medium_HVIM_4.2.jpgEn dépit des intimidations de la Police et du régime néo-bolchevique (interdiction du défilé depuis la Place des Héros de Budapest jusqu’à la Place de la Liberté ), près de 1500 personnes (dont beaucoup de jeunes) étaient présentes pour entendre le discours de Toroczkai Laszlo, le Président de Mi Magunk, et fondateur du HVIM. 

La manifestation a commencé par un défilé de force avec une centaine d’hommes et de femmes masqués accompagnés de tambours et de drapeaux, tous vêtus d’un tee-shirt "Mindig Újra Kezdjük" (Nous recommencerons encore et toujours) ou de vêtements traditionnels hongrois pour les tambours.

En raison de l’absence de Budaházy, un homme masqué et habillé de costumes traditionnels et d’un chapeau que porte toujours Budaházy s’est tenu aux côtés de Toroczkai László durant tout le discours, marquant ainsi la présence symbolique de ce prisonnier politique astreint à domicile pour une durée encore indéterminée.

Dans son discours d’une heure, Toroczkai László a fustigé le Premier Ministre Ferenc Gyurcsány, qu’il a comparé aux pires canailles bolcheviques de l’Histoire de la Hongrie (Béla Kun, Rákosi ou Kádár). Il a également appelé à la mobilisation permanente dans la lutte contre le régime. Un changement de Constitution est également nécessaire car celle actuellement en vigueur n'est qu'une modification de la Constitution soviétique imposée après 1945.

Selon Toroczkai, le relèvement moral et identitaire de la Hongrie est une nécessité qui pourrait montrer la voie à une Europe elle aussi en pleine décadence.

Un enregistrement audio de Budaházy a également été diffusé. Budaházy a déclaré avoir "honte" de ne pouvoir être présent car c'est lui qui a appelé avec Toroczkai la foule à se réunir pour le 21 avril et lui-même n'a pas pu se rendre là-bas en raison de la répression politique dont il est l’objet.

medium_HVIM.jpgIl a développé l’idée d’une "autre Hongrie", qui, au mépris des frontières actuelles de Trianon ou de l’Etat hongrois légal, incarnerait la véritable Hongrie, fondée sur ses valeurs traditionnelles, à l’inverse de la Hongrie légale, enfoncée par ses dirigeants dans la boue du mondialisme, de la sous-culture américaine, du libéralisme, de l’effondrement moral et du métissage culturel et ethnique.

S’appuyant sur les exemples irlandais, basque ou palestinien, Budaházy a voulu montrer que "l’autre Hongrie" est possible, mais qu’elle ne pourra se faire que par les Résistants (d’où le nom du mouvement Mi Magunk qui signifie nous-mêmes en hongrois). 

On retirera donc deux enseignements principaux de cette belle journée :

  • la mobilisation contre le Premier Ministre et le gouvernement est toujours actif.
  • Mi Magunk et son Président Toroczkai Laszlo ont désormais pris la tête de la Résistance Hongroise contre le gouvernement socialiste, notamment en raison de l’inertie du principal parti d’opposition de droite, le FIDESZ.

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dimanche, 05 novembre 2006

VIENT DE PARAITRE

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dimanche, 24 septembre 2006

BUDAPEST : la résistance patriotique ne désarme pas

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Plus de 30.000 personnes se sont rassemblées devant le Parlement samedi soir à Budapest pour réclamer la démission du Premier ministre.

Les manifestants se sont réunis samedi 23 septembre devant le Parlement hongrois à Budapest plus nombreux encore que lors des précédents rassemblement pour demander la démission du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany.
En début de soirée, plus de 30.000 personnes avaient envahi la place Kossuth, soit bien plus que les quelque 5.000 manifestants qui s'étaient retrouvés à plusieurs reprise depuis dimanche et la diffusion d'un enregistrement dans lequel le Premier ministre hongrois avoue, dans des termes plutôt grossiers, avoir menti sur la situation économique du pays. Peu avant 2h, la foule avait diminué et n'atteignait pas les 1.000 manifestants. Mais l'importance de la manifestation démontre le soutien de la population à ceux qui demandent le départ de Ferenc Gyurcsany, qui s'est refusé à démissionner. La foule était également alimentée par les sympathisants du principal parti d'opposition Fidesz, qui a annulé un meeting prévu samedi. 

medium_Laslo_Tokes.jpgL'évêque protestant d'origine hongroise Laszlo Toekes, dont les prises de position avaient entraîné la révolution de 1989 en Roumanie, a estimé devant la foule que Ferenc Gyurcsany était peut-être un plus grand criminel que les émeutiers de mardi et mercredi. "Qui est vraiment coupable?", a-t-il demandé devant une marée de drapeau hongrois ou nationalistes, "Celui qui met le feu à une voiture ou celui qui détruit une nation entière?" Mardi et mercredi matin, des affrontements ont éclaté entre la police et des manifestants qui tentaient de s'en prendre à des bâtiments officiels, dont le siège du Parti socialiste. Des centaines de personnes ont été blessés et les candidats matériels sont très importants. Depuis mardi, plus de 150 personnes ont été arrêtées. 

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mercredi, 20 septembre 2006

SECONDE NUIT D'AFFRONTEMENTS A BUDAPEST

medium_budapest.3.jpgDes heurts entre des centaines de manifestants et la police hongroise ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi près du siège du parti socialiste à Budapest. Une manifestation pacifique de 10'000 personnes ont réclamé la démission du premier ministre Ferenc Gyurcsany. 57 personnes auraient été blessées.

Les manifestants, essentiellement des jeunes, ont lancé des projectiles sur les policiers qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Des centaines de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d'autres avec des chiens de combat protégeaient le siège du parti socialiste hongrois, qui était visiblement la cible des casseurs.

medium_BUDAPEST_2.jpgAprès avoir sommé les manifestants de se disperser, les policiers ont fait usage de la force. Auparavant, quelque 10'000 personnes avaient manifesté dans le calme mardi soir demandant pour la deuxième nuit consécutive la démission du premier ministre.

Dans la nuit de lundi à mardi, deux à trois mille manifestants avaient affronté la police et pris d'assaut le siège de la télévision publique, faisant 150 blessés dont un grave. Les émeutiers reprochent à Ferenc Gyurcsany d'avoir menti aux Hongrois sur son programme économique pour remporter les élections législatives d'avril. M. Gyurcsany a exclu mardi de démissionner.

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mardi, 19 septembre 2006

VIOLENTES EMEUTES PATRIOTIQUES A BUDAPEST

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Des milliers de manifestants, en majorité du mouvement patriotique HVIM (Mouvement de Jeunesse des 64 Comtés), ont pris d'assaut le siège de la télévision publique hongroise dans la nuit de lundi à mardi pour exiger la démission du premier ministre, qui a reconnu avoir menti sur son bilan pour emporter les élections d'avril. La police a répliqué avec des bombes lacrymogène et des canons à eau. Ces affrontements ont fait environ 150 blessés.
 
Il s’agit des pires émeutes qu’ait connues la Hongrie depuis la chute du régime communiste à la fin des années 80. Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s'est déclaré dans le bâtiment de la télévision publique et des voitures étaient en flammes dans le centre de Budapest. Une centaine de manifestants a ensuite réussi à pénétrer dans le bâtiment de la télévision, une fois l'incendie éteint. Un millier d'autres se trouvait à l'extérieur, d'après une estimation de l’agence Reuters.
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Un des manifestants a demandé à pouvoir s'exprimer à l'antenne de la télévision pour dénoncer «les mensonges» du premier ministre. Dimanche, ce dernier a reconnu avoir délibérément menti aux électeurs au printemps dernier, afin de remporter les législatives.
 
«Nous réclamons» la tenue d’élections «afin qu'au bout du compte ce soient les Hongrois et non les capitaux étrangers qui gouvernent la Hongrie», a dit Laszlo Toroczkai, président de l'organisation patriotique des 64 Comtés.

 

Plus de cent cinquante blessés

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Des manifestants ont lancé des bouteilles et des pavés contre la police anti-émeute, qui a répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau pour entraver leur progression vers le siège de la télévision. Une centaine de personnes a été blessée, d'après la police.
 
Les manifestants ont scandé «56», en allusion au soulèvement contre la tutelle de l'URSS en octobre 1956, écrasé par les troupes soviétiques. Ils s'en sont également pris à un mémorial en hommage aux soldats soviétiques ayant pris Budapest aux allemands en 1945. Environ 10.000 personnes s'étaient auparavant rassemblées devant le parlement pour exiger la démission du premier ministre.
 
Ce dernier, qui a exclu de quitter ses fonctions, a reçu le soutien de son parti socialiste. Il a en revanche été critiqué par le président Laszlo Solyom, qui l'accuse d'avoir provoqué une «crise morale», et par les partis d'opposition, qui réclament son départ. La principale formation d'opposition, le Fidesz, a annoncé qu'elle boycotterait les travaux du parlement mardi pour protester contre les «mensonges» du gouvernement. La crise a éclaté avec la diffusion dimanche d'un discours prononcé lors d'une réunion à huis clos du Parti socialiste.
 
«Nous mentions le matin, nous mentions le soir»
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Lors de cette réunion en mai, Gyurcsany a déclaré que le gouvernement n'aurait pas d'autre choix que d'adopter des réformes, lors de son second mandat, après les mensonges qui ont caractérisé, selon lui, ses 18 mois à la tête du gouvernement et les quatre années de pouvoir socialiste, entre 2002 et 2006. «Nous mentions le matin, nous mentions le soir», a-t-il déclaré lors d'un discours de 25 minutes truffé d'obscénités.
 
Le gouvernement avait promis des réductions d'impôts mais, depuis, les a augmenté de 4,6 milliards de dollars, et réduit les dépenses publiques. Il a par ailleurs fait savoir que le déficit public serait cette année de 10,1% du PIB, soit le double de ce qu'il avait promis pendant la campagne. La diffusion de cet enregistrement intervient deux semaines avant la tenue d'élections locales, le 1er octobre, que le Fidesz veut transformer en référendum sur le gouvernement.
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Voici des extraits des propos du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui ont fait scandale en Hongrie et dans lesquels il explique avoir "menti" pour remporter les élections législatives d'avril dernier.
Ces paroles ont été prononcées au mois de mai devant le groupe parlementaire socialiste réuni au bord du lac Balaton (ouest de la Hongrie).


medium_Gyurcsany.2.jpg"Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont le pays avait vraiment besoin, ce que nous comptions faire après la victoire. Nous le savions tous, après la victoire, il fallait se mettre au travail, car nous n'avons jamais connu de problèmes de cette envergure (...)
Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous (en laissant filer les déficits publics) (...) Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n'était pas vrai. Nous n'avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à part le fait que nous nous sommes sortis de la merde à la fin (en remportant les élections). (...) 
A court terme, nous n'avons plus le choix. (Le ministre des Finances) Janos Veres a raison. Nous pouvons encore faire semblant un petit peu mais plus longtemps. Le moment de vérité est arrivé. L'aide divine, les flux financiers internationaux, les centaines d'astuces comptables, dont vous n'avez pas à connaître l'existence, nous ont tous aidés pour survivre. Mais c'est terminé. On ne peut pas aller plus loin.
On doit avouer dès le premier jour ce qu'on doit faire pour réduire le déficit (des comptes publics) dès cette année, et mettre en oeuvre les modifications fiscales dès le mois de septembre. (...)
C'est fantastique de diriger un pays. Pendant les 18 derniers mois j'en étais capable parce que j'avais une ambition: convaincre la gauche qu'elle pouvait gagner (les élections), qu'elle n'avait pas à courber la tête dans ce putain de pays, qu'elle n'avait pas à faire dans sa culotte devant (le chef de l'opposition de droite) Viktor Orban (...)
 

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