mercredi, 22 avril 2009

Boeing vs Airbus : la guerre des ailes

Récemment, un rapport confidentiel du géant aéronautique européen Airbus s'est retrouvé sur Internet, publié par un bloggeur américain. Il ne s'agit pas de n'importe quel rapport, puisque ce document porte sur le Dreamliner, le futur avion long-courrier dernier cri de son concurrent américain, Boeing.

Au total, le document de 46 pages montre qu'Airbus possède une connaissance impressionnante du Dreamliner, et notamment des problèmes techniques rencontrés par Boeing pendant le développement de l'avion.

Le reportage de FRANCE 24

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vendredi, 22 juin 2007

Les ravitailleurs de l'US Air Force, autre bataille entre Boeing et Airbus

3f4fbe5cf17746550fdcbc05a280de28.jpgAu salon du Bourget, la compétition entre Airbus et Boeing ne se joue pas uniquement sur le terrain civil, mais aussi dans la défense. Si l'avionneur européen a globalement creusé l'écart en engrangeant 688 commandes, dont 405 fermes, contre 63 pour son rival américain, la bataille est intense dans le domaine militaire.

Les deux groupes sont en effet candidats à la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l'armée américaine, un marché estimé à près 40 milliards de dollars (30 milliards d'euros). Il est d'autant plus convoité que ce n'est que la première tranche de ce marché, les forces armées américaines voulant renouveler leur flotte vieillissante, composée de plus de 500 appareils de trente ans et plus.

Un premier contrat pour le remplacement d'une centaine d'avions avait été attribué, en 2003, à Boeing mais suspendu en 2004 en raison de graves irrégularités de procédure. Le Pentagone a donc lancé un nouvel appel d'offres. Les réponses ont été remises en avril, et une décision est attendue à partir de septembre. Boeing propose des appareils dérivés de son 767, son rival européen adapte quant à lui ses A330.

UN ÂPRE COMBAT

Le combat est âpre. Car Boeing veut absolument l'emporter afin de tourner la page des malversations autour du précédent contrat à l'origine ensuite d'une crise de confiance avec l'administration américaine. Pour EADS, le défi est double. Ce contrat lui permettrait de s'implanter de manière significative dans la défense américaine. Surtout, il confirmerait sa stratégie de développement dans les avions ravitailleurs lancée voici cinq ans.

"Jusqu'à présent, nous avons remporté des compétitions face à Boeing au Royaume-Uni, en Australie et dans les Emirats arabes unis. Aux Etats-Unis, c'est plus dur. Nous y livrons un "match" sur le terrain de l'adversaire", explique Tom Enders, le coprésident d'EADS.

Pour se donner le maximum de chance, le projet a été "américanisé". "Nous nous sommes associés à deux groupes locaux, Northrop Grumman et General Electric", ajoute-t-il. "Cet avion ne sera pas fabriqué en Europe, et livré peint aux couleurs américaines. Nous ferons l'assemblage sur place. Nous allons installer une usine à Mobile (Alabama), ce qui entraînera la création de mille emplois directs sans compter les milliers d'autres indirects." Toutefois, précise M. Enders, "cela se réalise sans délocalisations. Au contraire, cela nous aiderait à maintenir des emplois en Europe."

En attendant la décision américaine, chacun vante les avantages de son projet. Depuis quelque temps, une rumeur évoque la possibilité d'un fractionnement possible du marché pour satisfaire chacun des compétiteurs. "C'est une éventualité, mais ce n'est pas notre hypothèse de travail", précise M. Enders. D'autant que, pour lui, "le marché américain n'est pas fermé aux Européens, simplement nous devons être meilleurs que nos rivaux et surtout fournir du travail".

Il en veut pour preuve l'attribution de récents contrats. "Les trois derniers grands appels d'offres ont été emportés par des groupes européens. L'Italien Agusta fabrique l'hélicoptère présidentiel, notre filiale Eurocopter a décroché, en 2006, un contrat de 322 hélicoptères légers pour l'armée américaine et, la semaine dernière, un avion italien a été retenu pour un avion cargo."

Dans ce contrat pour son futur avion cargo polyvalent (JCA), le Pentagone a tranché en faveur du tandem Boeing-Finmeccanica, aux dépens de l'offre conjointe d'EADS et de l'américain Raytheon. "Nous en analysons les raisons, d'autant que nous considérons avoir déposé une meilleure proposition", déclare M. Enders.

 

Source du texte : LE MONDE.FR 

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