jeudi, 08 octobre 2009

Les pompiers dans le chaudron des cités

De plus en plus souvent agressés et pris dans des guet-apens, les soldats du feu font des stages d'autodéfense et obtiennent l'appui de la police.

Les sapeurs-pompiers en ont plein les bottes. Insultés, molestés, menacés de mort, pris dans des guet-apens, ils déplorent que leur excellente image auprès des Français ne leur serve plus de sauf-conduit. Pis, la tenue ignifugée qu'ils endossent pour sauver des vies est presque assimilée à l'uniforme du policier et du gendarme par les voyous rejetant tout symbole de l'État. Les statistiques de la Direction de la sécurité civile sont édifiantes : pas moins de 899 soldats du feu ont été pris pour cibles en intervention l'année dernière. Soit plus de 17 agressions par semaine et une explosion de 115% par rapport à 2005, où l'on ne recensait "que" 418 victimes d'incivilités.

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mardi, 26 mai 2009

Banlieues : le franchissement de la violence armée

Vidéo complète : cliquer ICI

dimanche, 19 avril 2009

Signes pré-insurectionnels : En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

La sanglante bagarre en gare de Lyon à Paris, opposant lundi dernier au petit matin plusieurs dizaines de jeunes descendus de Seine-Saint-Denis, de l'Essonne ou encore des Hauts-de-Seine et se soldant par un mort et deux blessés, est la dernière illustration d'un phénomène dorénavant connu : plus de la moitié des personnes mises en cause dans la capitale n'en sont pas originaires. Des années durant, une succession de stratèges policiers a caressé l'idée de donner corps à une police d'une nouvelle dimension, s'émancipant de ses carcans territoriaux pour mieux s'attaquer aux racines de cette délinquance mouvante, ignorant les frontières.

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lundi, 16 mars 2009

Banlieues : les tirs contre la police se multiplient

Les blessures infligées par du petit plomb aux dix policiers touchés aux jambes samedi 14 mars lors d'affrontements dans un quartier des Mureaux (Yvelines) sont superficielles. Mais elles allongent la liste des tirs essuyés par les policiers ces derniers mois. Les violences de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), en novembre 2007, avaient marqué un tournant par leur ampleur. Depuis, il y a eu Grigny (Essonne), où des policiers ont été également pris pour cible.

"Un tabou a été levé, estime un responsable de la sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-Renseignements généraux). De plus en plus, dans les cités, ils sortent les armes." "Un échelon supplémentaire a été franchi, constate de son côté le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines, Christian Loiseau. Ce qui est inquiétant, parce que cela veut dire qu'un verrou psychologique a sauté." En novembre 2007, 82 policiers avaient été blessés lors des échauffourées de Villiers-le-Bel, dont plusieurs par des tirs, après la mort de deux jeunes circulant sur une minimoto entrée en collision avec une patrouille. Ces événements avaient entraîné un alourdissement de l'équipement policier et, pour la première fois, un appel à témoins rémunérés.

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mardi, 01 juillet 2008

Le palmarès de la violence, ville par ville

racailles.pngOù court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? Le Figaro révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20.000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.

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lundi, 12 mai 2008

Les CRS expérimentent une nouvelle tenue antiguérilla

792639371.jpgL'actuel folklore commémoratif des événements de 1968 ne les incite pas à regarder dans le rétroviseur. Bien au contraire. Ayant remisé dans leur musée de la base de Vélizy les casques en plastique et les grenades lacrymogènes en verre qu'ils utilisaient il y a quarante ans, les CRS vont se doter d'une nouvelle tenue visant à mieux les protéger en situation de crise et, en particulier, lors des violences urbaines dans les cités.

"Notre objectif, note la Direction générale de la police nationale, est que nos personnels ne soient plus blessés comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Il n'est pas question de mégoter sur leur sécurité". En 24 heures, pas moins de 82 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont certains par armes à feu. "Les émeutiers, qui avaient organisé des guets-apens dans le but de commettre un assassinat, avaient ouvert le feu au fusil à pompe en visant en premier lieu nos commandants d'unité, les opérateurs radio et les lanceurs de grenades…", se rappelle le commissaire divisionnaire Jean-François Bas, directeur zonale des CRS.

Un policier avait été atteint de 18 plombs dans le corps, un autre avait été touché à une pommette et aux yeux en dépit de son casque de protection, un troisième avait reçu du plomb dans la tempe… Nicolas Sarkozy avait alors formulé ce constat : "On est passé à deux doigts du drame…" Fort de cette expérience, mais aussi des enseignements des trois semaines d'émeutes de 2005 (200 policiers et gendarmes blessés), les 13.000 CRS vont désormais de déployer sur le terrain avec d'étonnantes lunettes de protection en Plexiglas qui permettent de voir à travers la visière du casque lourd.

557487952.jpgLes 60 compagnies se verront aussi dotées d'un large bouclier "mou" tout à fait inédit. Souple et recouvert de tissu à la manière d'un gilet pare-balles, il est conçu pour résister aux balles de gros calibre. "Même les décharges de chevrotine ne passeront plus, note un officier. On pourra ainsi multiplier les bonds offensifs chez nos adversaires sans jamais être à découvert." De plus, leurs traditionnelles tenues bleu marine ont aussi été ignifugées maintenant que les cocktails Molotov figurent dans l'arsenal "classique" du voyou de cité.

Soucieux de parfaire cette panoplie, le gardien de l'ordre dernière génération sera doté d'un pistolet à impulsion électrique et d'un fusil à crosse pliable pouvant lancer des balles en caoutchouc avec une redoutable précision à plus de quarante mètres. Soit quatre fois plus loin que l'actuel flash-ball.

L'ensemble de l'équipement pèse une vingtaine kilos, soit une charge maximale pour des hommes appelés à courir en binôme en cas de besoin. Car, embrasement dans les quartiers difficiles oblige, les CRS ont fait évoluer leur tactique depuis 2003, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin d'être plus mobiles au pied des barres d'immeubles. "Les gars ne restent plus figés en formations constituées, genre légion romaine, qui barre une rue avant de charger en bloc, rappelle un officier. Cette doctrine, lourde et coûteuse en fonctionnaires, a largement évolué depuis 1968." À l'époque, les CRS se frottaient aux manifestants en spencer noir, chemises blanches et cravates. En un mois, les forces de l'ordre avaient déploré près de 1 900 blessés dans leurs rangs.

Source du texte : FIGARO.FR

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jeudi, 06 décembre 2007

Banlieue : la police en guerre contre Internet

Une semaine après les émeutes de Villiers-le-Bel, les policiers dénoncent l’explosion de violence sur Internet et demandent des poursuites.

Des jeunes des cités qui brandissent un flash-ball dérobé à des policiers, d’autres qui insultent sans ménagement les forces de l’ordre ou les narguent lors de rodéos improvisés. Ces images chocs, souvent des vidéos soigneusement montées, circulent chaque jour sur des sites Internet acces­sibles à tous, comme Dailymotion et YouTube. Le phénomène s’est même amplifié depuis les nuits d’émeutes de Villiers-le-Bel. Au point que les syndicats de policiers, comme l’Unsa-police (majoritaire) tirent la sonnette d’alarme et réclament au ministère de l’Intérieur des poursuites contre les auteurs de ces "provocations". Leur hantise : que cette surenchère sur la toile n’alimente encore le cycle de la violence contre les policiers. Certains passages constitueraient même, selon eux, des éléments de preuve si la justice voulait y donner suite. 

Dans une vidéo réalisée le 26 novembre, au deuxième jour des émeutes, on aperçoit ainsi un adolescent encapuchonné sortir d’un supermarché les bras remplis de T-shirts. Une fois dehors, il dépose soigneusement son butin puis invite un de ses amis à retourner à l’intérieur. "Vite, vite cousin, on nique tout. Vas-y charge. Ouais gros. Nique la France. On va rentrer gratuitement". La direction générale de la police nationale réfléchit actuellement aux réponses à apporter à ce type d’affaires et l’Inspection générale de la police nationale est attentive à ce qui passe par le Web quand la police est concernée. 

Place Beauvau, la tentation est forte de rassembler tous les éléments pouvant fonder des poursuites judiciaires afin de stopper cette dérive. Encore faut-il que ces éléments soient probants et que la justice suive. Un haut fonctionnaire de la place Beauvau le reconnaît : "Ces séquences sont choquantes, mais les procédures ju­diciaires se révèlent particulièrement compliquées à mettre en œuvre".

"Filme-les, ces fils de pute"

Chez les jeunes voyous qui se mettent en scène sur la toile, c’est à qui frappera le plus fort. Les vidéos nourrissent des commentaires sur Internet entre membres de diverses bandes qui se lancent des défis. "On doit trouver un moyen efficace d’arrêter cela. Il faut que les modérateurs des sites fassent leur travail et que l’on recherche les auteurs de ces images menaçantes pour les forces de l’ordre", s’alarme Jean-Claude Delage, le secrétaire général d’Alliance. 

La colère des policiers est compréhensible : sur la toile les exemples ne manquent pas et ils font froid dans le dos. Dans un rush du 22 février dernier baptisé Muro mortier dans les keuf, on voit ainsi des CRS charger des émeutiers et recevoir de plein fouet une bombe agricole. Plusieurs garçons immortalisent le moment avec leurs téléphones portables. L’un d’eux s’em­porte : "vas-y, filme-les, ces fils de pute. Enculés de vos mères, baisez vos mères !" Dans une autre vidéo intitulée Argenteuil, un individu crève deux pneus d’un camion de police, avant de prendre la fuite avec son complice. On les entend se congratuler : "Pouh, magnifique !"

Un clip du 17 septembre 2007, nommé Chicag contre la Bac – Le Havre 76, montre aussi des individus lançant des feux d’artifices contre une patrouille de police. 

Le «fléau» de la provoc en vi­déo n’est pas propre à la banlieue parisienne. À Toulouse, l’Unsa-police a alerté le préfet. Le syndicat dénonce la mise en ligne de plusieurs séquences. Celles-ci concernent les quartiers sensibles de Bagatelle, du Mirail et de la Reynerie et montrent des jets de projec­tiles, des poursuites, des dégra­dations. "Je suis tombé des nues de­vant ces scènes surréalistes. L’État doit empêcher la publication de ces images", proteste Didier Martinez, responsable régional de l’Unsa à Toulouse.

Source du texte : FIGARO.FR




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mercredi, 05 décembre 2007

Le chiffre du jour : 55

d441c5d69ccbeeb7657e1e693f779ec5.jpgQuelque 55 fonctionnaires de police ont été blessés par des tirs de fusil de chasse le dimanche et le lundi soir lors des émeutes ethniques de Villiers-le-Bel, selon Jean Espitalier, directeur régional de police judiciaire de Versailles. 

"On est rentrés dans un schéma inusité. On est sorti des violences urbaines classiques pour entrer dans un schéma de guérilla", a-t-il affirmé. "On a observé des mouvements tactiques des jeunes pour attirer les policiers. On n'était pas dans la spontanéité".

Source : NOUVEL OBS.COM

mardi, 04 décembre 2007

Insurrections ethniques : le spectre 2005, les armes en plus...

"Nous approchons de la catastrophe", selon le syndicat Unsa-Police, plutôt réputé à gauche. Les violences extrêmes des dernières nuits, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) ainsi que dans des communes environnantes, nourrissent la peur d'un redémarrage des émeutes en banlieue, bien plus fort cette fois qu'en novembre 2005.

c6c5faef4315ad3022c936f51a1ba449.jpgBeaucoup de blessés
Illustration la plus frappante de ce nouvel embrasement : 82 policiers ont été blessés, dont 4 par balles, rien que pour la deuxième nuit d'émeutes lundi. En 2005, pendant les 3 semaines d'émeutes, quelque 200 blessés avaient été dénombrés, toutes populations confondues et pour la France entière.

 
e173bd4ae25491f4a58d3abc5cdd5714.jpgPoliciers en ligne de mire
Les 4 policiers touchés ont été blessés par des tirs de plombs de chasse 6 mm. "Depuis des mois, la police dans les cités est systématiquement harcelée, mais c'est la première fois qu'on tire délibérément sur des forces de l'ordre. Pendant les émeutes de 2005, un car de CRS avait été touché par un tir de 9 mm à La Courneuve, mais c'était plus le véhicule qui était visé", explique un représentant des Renseignements généraux en région parisienne. Patrick (le prénom a été changé à sa demande), policier depuis plusieurs années en Seine-Saint-Denis, constate "tous les jours" cette montée de la "haine du flic". "Il y a une envie de se faire un policier. Jusqu'à présent, on y a échappé parce que les armes à feu ne sont heureusement pas si répandues que ça en banlieue, parce qu'on a eu de la chance et parce qu'aussi les jeunes hésitent. C'est plus facile de tuer devant sa console de jeux que dans la réalité", estime-t-il. Mais le risque existe. "Il n'est pas exclu qu'un policier soit tué un de ces jours", lâche en off un responsable haut placé dans la police.

 
4e1c75a2308cb8c15010941dd92d4c93.jpgGroupes organisés
Les émeutiers de Villiers-le-Bel semblent agir de manière plus cadrée qu'en 2005. Certains même, selon Le Monde, avaient une tenue de CRS avec casque et bouclier. Des leaders semblaient aussi diriger les actions, dont certaines étaient filmées par des téléphones portables. "Ce ne sont pas des groupes organisés militairement, avec plan d'attaque au tableau noir. Mais, sur le terrain, des chefs naturels se dégagent et entraînent ensuite les autres", explique un policier. Certains y voient aussi le reflet des bandes organisées dans le trafic de drogues. "Le business est très hiérarchisé, avec les plus jeunes qui chouffent [font le guet], les plus violents qui protègent et les leaders qui restent en retrait. Le cas échéant, ces groupes peuvent basculer dans les violences urbaines", analyse ce représentant des RG.

 
2782503c2636a293c84f6d5230da97e4.jpgViolences même le jour
Jusqu'à présent, les violences se déroulent surtout à partir de la tombée de la nuit. Mais les policiers témoignent d'actes agressifs toute la journée. "Même tôt le matin, il n'est plus rare de se prendre une pierre ou un sac-poubelle sur la voiture", explique Patrick. Sans parler des insultes "quotidiennes". "Par mimétisme avec les grands, on croise maintenant des enfants de 6 ans qui nous font des bras d'honneur", confie ce policier.

 
fe7823594c0593e98693d9c8388d9a28.jpgDialogue social rompu
Difficile de parler avec la plupart de ces jeunes. "On a cassé le lien social et on galère pour le renouer, explique un policier. Aujourd'hui, il est impossible pour la police de discuter avec les habitants dans certaines cités. Pour les uns, nous ne sommes pas assez sévères avec les voyous, pour les autres, nous sommes des nazis. Va dialoguer...".

Source du texte : 20MINUTES.FR

 

 

 

 

 




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mardi, 27 novembre 2007

Émeutes ethniques à Villiers-le-Bel

ec1a229f4726466d0d2e7711af21b523.jpgAprès le décès de deux jeunes circulant sur une motocross qui a percuté une voiture de police, de violentes échauffourées ont éclaté dans ce quartier sensible du Val-d’Oise.

La fumée noire qui obstruait hier soir le ciel de Villiers-le-Bel, dans la banlieue nord Paris, le disputait au rouge vif des flammes des véhicules incendiées. C’est tout un quartier qui s’est mis à flamber après un dramatique accident au cours duquel 2 adolescents ont trouvé la mort en percutant un véhicule de police. Les habitants assistaient impuissants à ces scènes de destruction qui leur rappelaient les nuits chaudes de l’automne 2005. 

Hier soir, le poste de police de Villiers-le-Bel a été assiégé par des jeunes gens qui criaient vengeance. Ils y ont mis le feu, caillassant les voitures de police alentour. Le bureau de police et la gare d’Arnouville, commune voisine, ont été saccagés. Le frère de l’une des victimes, Omar Sehhouli, expliquait vouloir "que tous les policiers responsables soient condamnés". Moushin, 15 ans et son ami Larami, 16 ans, étaient partis "faire du cross dans les champs", assurait-il. 

Selon lui, les échauffourées déclenchées après l’accident "ce n’est pas de la violence, c’est de la rage qui s’exprime". "Ces deux petits, tout le monde les connaissait dans la cité", a-t-il ajouté, soulignant que les deux adolescents "n’avaient pas de casier judiciaire". 

Selon la police, il ne s’agissait pas d’une course-poursuite. Les deux jeunes circulaient "à vive allure", "non casqués", sur un "engin volé". Ils ont percuté de plein fouet la voiture de police. Ils auraient "grillé une priorité". L’accident s’est produit dans la ZAC de la Tolinette, un quartier sensible de Villiers-le-Bel.

Dès 18 heures, "entre 50 et 100 jeunes ont commencé à brûler des poubelles après avoir incendié deux voitures". 4 véhicules de police se sont d’abord rendus sur place, avant de rebrousser chemin sous une pluie de projectiles. Les riverains et une élue de la commune se sont plaints de la mobilisation tardive des forces de l’ordre. L’un d’eux confiait : "Certains jeunes montent sur les poteaux électriques pour briser les ampoules et plonger le quartier dans le noir." Vers 21 heures, les jeunes ont incendié un garage, après l’avoir pillé. 8 policiers au moins et un pompier ont été blessés. Le commissaire de police, chef du district, a été pris à partie et souffre d’un traumatisme crânien.

 
9270b46d1c7e97b06d54a09415c62fb6.jpgUn McDo incendié, un commissaire molesté

Le maire de Villiers, Didier Vaillant, s’est également rendu sur place, mais a dû rebrousser chemin lui aussi devant l’hostilité des assaillants, munis de cocktails Molotov. 

Devant des riverains médusés, les jeunes brûlaient les voitures à la chaîne. Par petits groupes de 4 ou 5, à pied ou en scooter, ils harcelaient les forces de l’ordre et les pompiers. Les soldats du feu étaient obligés de dresser des barricades pour pouvoir intervenir sur les foyers d’incendie à l’abri des projectiles. 

De ronds-points en ronds-points, les carcasses enflammées achevaient de se consumer. Un ballet ininterrompu de véhicules de police et de pompiers rythmait la nuit de ce quartier qui semblait livré à la folie, malgré l’envoi de renforts en CRS venus épauler les forces de police locales débordées. "Ça va chauffer !", lançaient les jeunes en capuche, en traversant la ville. On entendait un peu partout des cris, des détonations. 

Les vitrines des concessionnaires Honda et Peugeot ont été détruites, une autre concession incendiée. Le McDonald’s a brûlé en partie. Une odeur de soufre se répandait dans les rues. Les voitures des habitants du quartier rentrant chez eux étaient contraintes de rouler sur des débris encore fumants. Des coups de klaxon résonnaient entre les barres d’immeubles, tandis que des jeunes promettaient de faire "pire que lors des émeutes de 2005".

Source du texte : FIGARO.FR

25 policiers et un sapeur pompier ont été blessés, dont deux policiers gravement, et 28 voitures, 4 bâtiments privés et une antenne de police ont été incendiés, lors des violences qui ont éclaté dimanche à Villiers-Le-Bel (Val d'Oise) et dans les communes voisines, selon un bilan dressé lundi par la préfecture.

9 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre dans la soirée au cours des violences.

Ces violences ont principalement touché outre Villiers-Le-Bel, les communes voisines de Gonesse, Arnouville, Garges et Sarcelles.

Sur les 25 policiers blessés, 24 ont été transportés vers des centres hospitaliers de la région, deux ayant été gravement blessés. Une antenne de police a été incendiée à Villiers-Le-Bel.

Parmi les 4 bâtiments privés brûlés, figurent notamment un garage Peugeot et une concession Hyundai, à Villiers-Le-Bel.

28 voitures ont été incendiées dans ces communes dans la soirée.

Des feux de poubelles et de voitures plus sporadiques sont intervenus également dans d'autres villes du département comme Argenteuil, Marly-la-ville et Osny.

Le retour au calme est intervenu à 00h30 à Villiers-Le-Bel et dans les communes voisines, selon la préfecture.

 


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vendredi, 05 octobre 2007

Commandos racailles à Saint Dizier

Des échauffourées ont éclaté jeudi soir dans le quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne) où deux bâtiments et 16 véhicules ont été incendiés et où les forces de l'ordre et les pompiers ont été caillassés.

804e7ba14f98a8beacb06847a87a7969.jpgLes incidents ont débuté vers 21h45, quand 40 à 50 jeunes cagoulés, dont certains étaient munis de barres de fer, ont attaqué un fourgon de pompiers et un véhicule de la Brigade anti-criminalité (BAC) en intervention à proximité du centre commercial du Vert-Bois, a indiqué le préfet de Haute-Marne Yves Guillot. 

Plusieurs individus ont frappé le véhicule des pompiers à coups de barre de fer, certains s'accrochant même aux portières du véhicule pour en extraire ses occupants. L'un des pompiers a été touché, sans être blessé. Caillassés, les véhicules d'intervention, ont dans un premier temps dû faire machine arrière, avant de retourner sur les lieux. 

Les jeunes se sont ensuite dispersés dans la ville, où ils ont mis le feu à la Maison de la jeunesse et de la culture (MJC), dont le rez-de-chaussée est entièrement détruit, ainsi qu'à une agence de location de voitures. 

L'office HLM a également été la cible des délinquants, sans que l'on puisse avoir s'il a été fortement touché. 

"Ils se sont engagés au milieu des immeubles. Ca a été concerté", a estimé Yves Guillot. "Ces gens étaient très jeunes et assez organisés. On a l'impression qu'ils ont préparé le coup et qu'ils ont voulu faire parler d'eux", a commenté le député-maire de la ville, François Cornut-Gentille (UMP). Des caillassages avaient déjà eu lieu à Saint-Dizier les jours derniers, selon lui. 

"On essaie de comprendre. On a déjà eu des violences dans la ville. Mais jamais de cette échelle", a-t-il poursuivi, avançant que les faits étaient "peut-être liés à l'interpellation récente d'un jeune qui avait giflé un policier".

Des renforts de police et de gendarmerie ont été appelés jeudi, selon le préfet Guillot. Des fourgonnettes des CRS sont arrivées vendredi vers 01h à l'hôtel de police de Saint-Dizier. 

La cité du Vert-bois, qui compte 12.000 habitants, pour une population totale de 30.000 habitants à Saint-Dizier, est classée en Zone urbaine sensible (Zus).

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mardi, 18 septembre 2007

Les RG s'inquètent du climat régnant dans les banlieues françaises

faefbf9e419443215a807f558fe35fab.jpgLes renseignements généraux (RG) estiment que le climat dans les banlieues reste explosif un an après les émeutes, et que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existent toujours. Ce constat est dressé dans un rapport de 17 pages, intitulé "Etat des lieux dans les quartiers sensibles", détaillé dans Le Figaro du lundi 23 octobre. "La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime le rapport. 

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jeudi, 16 novembre 2006

ZONES URBAINES SENSIBLES : RAPPORT 2006

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dimanche, 05 novembre 2006

LA VIOLENCE GRATUITE DES ALLOCHTONES : SANS COMMENTAIRE

Agressions contre les autobus constatées par les agents de sécurité :

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Lundi 23 octobre 2006

19 h 35 - Centre de Vitry - Ligne 286. A l'arrêt Jules-Ferry-Ferrer à L'HaØ-les-Roses, un individu - sans raison apparente - pulvérise du gaz lacrymogène en direction du chauffeur du bus 6593 et prend la fuite. Des projectiles brisent la vitre du poste de conduite. Le machiniste doit recevoir des soins d'urgence. Il souffre de brûlures aux yeux.

 
21 h 25 - Centre des Pavillons - Ligne 147. Suite à un différend sur la circulation, un automobiliste se précipite dans l'autobus 7607 pour insulter le conducteur qu'il tente de frapper avant de prendre la fuite.
 
23 h 05 - Centre de Thiais - Ligne 183. Dans le XIIIe arrondissement, au terminus Porte de Choisy, un automobiliste insulte et menace le chauffeur du bus 1749 pour l'avoir klaxonné.
 

Mardi 24 octobre 2006

6 h 50 - Centre des Quais de Seine - Ligne PC1. A proximité de l'arrêt Porte-de-Saint-Cloud, un automobiliste lance un projectile de provenance et nature indéterminées sur l'autobus 4513 et brise une vitre avant de prendre la fuite. L'agent est relevé de son service.
 
16 h 15 - Centre des Quais de Seine - Ligne 593. Dans la rue Pierre-Brossolette au Kremlin-Bicêtre, des billes sont lancées en direction de l'autobus 664 sans provoquer de dégâts. Excédé, l'agent est relevé de son service.
 
17 h 20 - Centre de Créteil - Ligne 393. A Bonneuil-sur-Marne, rue Jean-Rostand, des jeunes lancent des projectiles de nature et provenance indéterminées sur l'autobus 7086 et brisent le pare-brise. L'agent n'interrompt pas son service.
 
17 h 55 - Centre de Charlebourg - Ligne 163. Au terminus de la Porte-de-Champerret, un voyageur signale au chauffeur de l'autobus 6024 que les sièges situés au fond du véhicule sont en feu. Il précise avoir vu deux jeunes descendre précipitamment du véhicule. L'incendie a été maîtrisé à l'aide d'un extincteur et d'un arrosoir. Il n'y a pas eu de blessés.
 
20 h 30 - Centre de Belliard - Ligne de bus non précisée. Suite à un accident matériel à l'arrêt Havre-Haussmann, un automobiliste insulte et menace le conducteur du bus.
 

Jeudi 26 octobre 2006

1 heure - Centre des Lilas - Ligne 122. A l'arrêt Delpêche, à Montreuil-sous-Bois, une dizaine d'individus encagoulés ont fait descendre les voyageurs de l'autobus 8324 sous la menace d'armes de poing avant de contraindre le conducteur du véhicule à entrer dans la cité de la Noue. Ils ont ensuite menacé le machiniste pour le faire fuir afin d'incendier l'autobus. Le véhicule a été complètement détruit. Il n'y a pas eu de blessés. L'agent de la RATP, choqué, a dû recevoir des soins à l'hôpital Jean-Verdier. Suite aux événements, les machinistes de la RATP ont progressivement cessé leur service sur une dizaine de lignes.
 
13 heures - Centre des Bords de Marne - Ligne 206. Suite à un différend entre une usagère et le machiniste de l'autobus 2455, la voyageuse est descendue à l'arrêt Stade Lucien-Morane pour jeter des projectiles sur l'autobus. Pas de blessés ni de dégâts.
 
13 h 30 - Centre des Pavillons - Ligne 146. A Clichy-sous-Bois, des projectiles brisent la vitre latérale gauche de l'autobus 6221 stationné à l'arrêt Collège Romain-Rolland. Pas de blessés. L'agent RATP a continué son service après un changement de véhicule. Par mesure de sécurité, dès 13 h 30 le terminus Monfermeil-les Bosquets a été transféré à l'arrêt Gagarine, à Clichy-sous-Bois.
 
15 h 15 - Centre de Montrouge - Ligne 319. Des projectiles brisent la vitre latérale droite du bus 2540 circulant dans l'avenue Kennedy à Massy. Pas de blessés. L'agent a continué son service. A 15 h 45, une déviation a été mise en place par la voie rapide à Massy.
 
16 h 05 - Centre de Malakoff - Ligne 323. A l'arrêt Lycée Darius-Milhaud, au Kremlin-Bicêtre, des projectiles brisent la vitre latérale droite de l'autobus 7302. Pas de blessés. L'agent a continué son service après changement de véhicule.
 

Samedi 28 octobre 2006

6 h 35 - Centre d'Asnières - Ligne 54. A l'arrêt La Fourche dans le XVIIe arrondissement, une bande de jeunes insulte et menace sans aucune raison le conducteur de l'autobus 9134. Ils veulent incendier le véhicule mais prennent la fuite. Choqué, l'agent est relevé de son service.
 
17 h 30 - Centre de Thiais - Ligne 385. A l'arrêt Utrillo à Savigny-sur-Orge, des projectiles brisent la vitre latérale droite de l'autobus 1094. Pas de blessés. Le machiniste a continué son service après changement de véhicule. Sur la même ligne, à 17 h 45, la vitre latérale droitebrisée par un projectile. Pas de blessés. du bus 6278 est
 
17 h 55  - Centre de Créteil - Ligne 107. A l'arrêt René-Coty à Maisons-Alfort, un projectile brise la vitre arrière de l'autobus 6275. Pas de blessés. L'agent a poursuivi son service après changement de véhicule.
 
18 h 05  - Centre de Vitry - Ligne 286.A l'arrêt Mairie de Fresnes, un accompagnateur est souillé de crachats et le machiniste insulté par deux jeunes voyageurs refusant de présenter leurs titres de transport.
 
18 h 55 - Centre de Flandre - Ligne 249. Rue du Pont-Blanc à Aubervilliers, une pierre brise la vitre latérale du poste de conduite de l'autobus 6066. Le projectile blesse le machiniste à l'épaule gauche. L'agent est transporté à l'hôpital Avicenne de Bobigny pour y recevoir des soins. Huit jours d'arrêt de travail lui sont prescrits. Dès 19 h 45, l'exploitation de la ligne est suspendue et les lignes 173 et 250 sont déviées afin d'éviter le secteur.
 
21 h 30 - Centre de Pleyel - Ligne 137. A Gennevilliers, à l'arrêt Quai des Grésillons, une voyageuse du bus 5659 est victime d'un vol à l'arraché par un individu qui prend la fuite. Le service n'est pas interrompu.
 
 
Dimanche 29 octobre 2006
 
4 h 45 - Centre des Bords de Marne - Ligne 34. Sur l'itinéraire de déviation de l'avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Fontenay-sous-Bois, en direction de Gare de Lyon, des jeunes tentent de lancer une cuvette de toilette sur l'autobus 7852. Ils prennent la fuite lors de l'intervention d'un voyageur. Excédé, le machiniste est relevé de son service.
 
12 h 35 - Centre de Pleyel - Ligne 174. A l'arrêt Les Bateliers à Saint-Ouen, des projectiles sont lancés sur la vitre latérale droite de l'autobus 8290. La vitre est brisée. Pas de blessés. L'agent a continué son service après changement de véhicule.
 
20 h 18 - Centre de Vitry - Ligne 125. A l'arrêt Pont d'Ivry-Rive gauche, suite à un différend avec un individu monté par la porte centrale de l'autobus 6604, le passager gifle le machiniste et lui crache dessus avant de prendre la fuite.
 

Lundi 30 octobre

17 h 30 - Secteur 5 - Ligne 319. A l'arrêt Les Meuniers à Wissous, la conductrice de l'autobus est prise à partie, insultée et menacée par cinq jeunes individus dans une automobile.

18 h 40 - Centre des Bords de Marne - Ligne 127. A l'arrêt Védrines à Fontenay-sous-Bois, des projectiles brisent la vitre latérale droite de l'autobus 6383. Pas de blessés.

 
Source du texte : FIGARO.FR 
 

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dimanche, 29 octobre 2006

La racaille a fait une victime dans l'incendie d'un bus

medium_bus_incendie.jpgC’est la première victime grave de violences perpétrées autour de l'anniversaire redouté de la première nuit d'émeutes en 2005. Une jeune femme a été grièvement brûlée suite à l'incendie d'un autobus attaqué par un groupe d'adolescents dans les quartiers nord de Marseille. « Ses jours sont en danger, elle est brûlée à près de 60% de la surface du corps », a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). « Son état est gravissime », a renchéri le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. Trois autres personnes indisposées par les fumées ont également été conduites à l’hôpital.

 
Un véritable guet-apens
 
Selon Jacques Beaume, le bus de la Régie des transports de Marseille (RTM) semble avoir été pris dans un « vrai guet-apens ». Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.
 
Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque. Le bus, assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, aurait été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes gens tentant en vain de monter à bord. Ils auraient attendu au même arrêt, situé à la frontière des quartiers nord et à proximité d'une cité, que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter. Il est alors 21 heures 15, et ces « adolescents » au visage dissimulé dans leur capuche forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite.
 
Pas de bus dimanche
 
La carcasse du bus a été remorquée après minuit et ne restaient plus sur les lieux que des débris de vitres à terre et un car de CRS. Le service bus de nuit a été interrompu. Dimanche matin, les chauffeurs ont décidé d'exercer leur droit de retrait. Aucun bus ne circulera dans la journée. Les deux lignes du métro fonctionnent normalement.
 
Depuis une semaine, au moins sept autobus ont été incendiés dans des banlieues de grandes villes, dont six en région parisienne, par des groupes de personnes encagoulées et parfois armées. Même si le pire à parfois été frôlé comme dans l'Essonne où un bus était plein au moment où le feu a pris, il n'y a pas eu de blessés graves.
 
Source : FIGARO.FR 

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dimanche, 15 octobre 2006

GUET-APENS A EPINAY-SUR-SEINE : 3 POLICIERS BLESSES

medium_mars.jpgA quelques semaines du premier anniversaire des émeutes ethniques du ramadan dans les banlieues, les lynchages de policiers s'accélèrent et sont dorénavant à la limite de la fusillade.
 
Les trois fonctionnaires de police agressés vendredi soir Cité d'Orgemont à Epinay-sur-Seine ont été victimes d'un "guet-apens", a assuré samedi après-midi David Skuli, le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP).

Lors d'un point presse à Bobigny, ce dernier a livré les détails de ce traquenard présumé dans lequel sont tombés les trois hommes de la brigade anti-criminalité (BAC), intervenus en urgence vendredi vers 22h50 après plusieurs appels passés au commissariat d'Epinay-sur-Seine faisant état de dégradations et de vols à la roulotte.

Deux véhicules de police se sont rendus sur les lieux présumés de ces infractions. La voiture de la BAC s'est engagée allée de Strasbourg et a dû s'arrêter, gênée par une R19. C'est alors qu'un "groupe de 30 à 50 individus a fondu sur le véhicule de la BAC", a précisé David Skuli. "Un des individus muni d'une barre à mine s'est précipité et a cogné sur le pare-brise. L'ensemble s'est alors mis à jeter des pierres de ballast sur le véhicule de police".

Le conducteur a été sérieusement blessé à la lèvre. Il a néanmoins réussi à faire marche arrière. A ce moment-là, une Ford Fiesta a fait barrage à la voiture de la BAC, qui a percuté une automobile en stationnement.

Les agresseurs encagoulés ont entouré le véhicule et l'un d'eux a forcé une fenêtre pour asperger les trois policiers de gaz lacrymogène. Ces derniers ont dû faire usage de leurs flash-balls pour sortir et se dégager. Ils se sont ensuite réfugiés dans une impasse proche.

Deux hommes de la BAC ont tiré à six reprises en l'air pour empêcher la progression des agresseurs qui, selon David Skuli, étaient "très déterminés". Un second véhicule policier est alors arrivé sur place et des renforts sont venus prêter main forte aux fonctionnaires en état de choc. "Le véhicule de la BAC a été sérieusement endommagé", a encore indiqué le DDSP.

Selon certains témoins, deux coups de feu auraient été tirés par un inconnu qui se trouvait sur un talus tout proche.
Le préfet et le DDSP se sont rendus samedi au chevet du fonctionnaire blessé aux dents et qui a dû se faire poser 30 points de suture sur le visage. Il devait sortir de l'hôpital d'Eaubonne (Val d'Oise) lundi. 
 
Des syndicats de police ont exprimé leur émotion et leur colère, leurs responsables mettant en avant le ras-le-bol des policiers un an après les émeutes survenues en banlieue à l'automne 2005. Dimanche, le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a demandé des "renforts" dans le département de Seine-Saint-Denis affirmant que "les délinquants des cités du 93 s'apprêtent à ‘fêter’ violemment les émeutes de l'automne dernier".
  

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mercredi, 27 septembre 2006

Deux CRS attaqués dans l'Essonne par des "indigènes" de la République

 
Les derniers éléments de l'enquête révèlent que les deux CRS n'ont pas été la cible d'une bande. Le profil assez hétéroclite des suspects appréhendés en témoigne. Parmi eux, figurent notamment deux chefs de famille – dont le père d'un bébé de trois mois –, un mécanicien automobile, le vigile d'une société de sécurité travaillant pour un hypermarché ou encore le pensionnaire d'un internat de l'Essonne âgé de 14 ans. Les autres suspects sont présentés, de source judiciaire, comme des «désoeuvrés» vivant d'économie souterraine. De nationalité française, ils sont originaires du Maghreb ou d'Afrique noire. Tous sont fichés dans le système de traitements des informations criminelles. Le plus connu est signalé pour une trentaine d'affaires, dont plusieurs faits de violences à agents ayant entraîné des incapacités de travail allant jusqu'à huit jours.
 
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Sans doute victimes d'un guet-apens, deux CRS ont été attaqués et blessés mardi soir par une vingtaine de jeunes à Corbeil-Essonnes, dans la banlieue sud de Paris, près de la cité des Tarterêts.
 
L'officier et le chauffeur étaient en patrouille dans le cadre de la lutte contre les violences urbaines quand leur voiture banalisée a été prise pour cible par une vingtaine de jeunes, qui ont apparemment surgi d'un fourré, au niveau de la cité des Tarterêts.

L'incident s'est produit vers 21h50. L'officier, qui souffre notamment d'une plaie à la tête et d'un hématome à l'œil, a dû être opéré en urgence dans un hôpital d'Evry. L'autre policier, qui a pris de nombreux coups, y est également soigné. Leur véhicule a été "sérieusement endommagé" et une enquête est en cours pour identifier leurs agresseurs.

Cet incident est intervenu au soir de la publication par le quotidien Le Monde d'extraits d'une note alarmante du préfet de Seine-Saint-Denis sur la situation dans cet autre département de la région parisienne.


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"Ils se sont déchaînés !" : le capitaine de la CRS 3 Ludovic Aubriot, 37 ans dont 15 au sein de la police, a raconté jeudi à des journalistes le guet-apens dans lequel son collègue et lui sont tombés mardi soir dans la cité sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. 
 
Son collègue et lui "en mission de lutte contre les violences urbaines, supervisaient les effectifs CRS sur le département de l'Essonne", raconte-t-il. "Je faisais le tour de l'ensemble de mes sections sur les trois secteurs sensibles de Corbeil-Essonnes et, au moment où nous sommes passés, on a subi le jet de deux projectiles", poursuit le capitaine. 
 
A peine les deux policiers s'étaient-ils arrêtés "pour voir quelles étaient les conséquences matérielles de ces tirs (que) en trente secondes, une vingtaine d'individus sont sortis des fourrés, très déterminés, et sont venus en découdre". "On a subi de plein fouet cette agressivité, très rapidement, je me suis retrouvé à à terre et, vous pouvez le voir même si ça a bien désenflé depuis, les personnes se sont déchaînées", résume-t-il.
 
 
"Ils se sont acharnés" 
 
Il estime à "au moins deux minutes" le temps pendant lequel il a été, ainsi que son collègue, roué de coups, particulièrement à la tête et au visage. 
 
Il leur aura fallu attendre "quatre minutes à partir du début des faits" pour que, alertés par une riveraine ayant assisté à la scène de sa fenêtre, "des renforts de ma compagnie arrivent". "Des minutes pendant lesquelles on est seuls et frappés", résume le capitaine Aubriot. 
 
Pour lui, le guet-apens ne fait aucun doute : "Par rapport à la brièveté et à la violence, je pense qu'il s'agissait d'une action concertée (de jeunes gens) qui s'attendaient à voir passer une voiture de police ou de pompiers ou d'un autre agent de l'Etat pour faire une action ciblée et, bien évidemment, quand ils ont vu que l'on était que deux, ils se sont acharnés", répète-t-il. 
 
Bien que "cette brièveté et cette soudaineté, sans signe avant-coureur particulier, nous (aient) choqués", Ludovic Aubriot a "un moral très bon". Même si "le citoyen que je suis est un peu révolté par cette haine qui s'est déchaînée sans raison", le policier reste déterminé à reprendre "très vite (son) métier. J'ai hâte de retourner parmi les miens, dans mon unité au service du public et de la sécurité de nos concitoyens".
 

 

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dimanche, 24 septembre 2006

ATTENTION DANGER : L'armée française ne sera bientôt plus française

medium_Bruno_Cuche.jpgLe nouveau chef d'état-major de l'armée de terre, Bruno Cuche, aimerait recruter plus d'officiers issus des "minorités visibles", noires ou maghrébines. A quelques jours de la sortie du film Indigènes consacré aux soldats coloniaux, le général Cuche a confié, vendredi lors d'une rencontre avec la presse, qu'il jugeait "opportun que l'armée soit le plus proche possible" de l'image de la nation. "J'y serai très attentif", a-t-il confié, sans toutefois se prononcer sur la "discrimination positive". 
 
Nommé à la tête de l'armée de terre le 16 juillet, Bruno Cuche avait auparavant commandé les écoles d'officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. "Je n'y ai pas vu ce qu'on appelle désormais les minorités visibles...", dit-il. Et pourtant "il y a une demande", puisqu'on trouve des jeunes issus de l'immigration, "en particulier des femmes", parmi les officiers sous contrat, un statut militaire plus précaire et moins prestigieux que celui des Saint-Cyriens.
 
Si l'armée peine à recruter des officiers d'origine immigrée, les militaires du rang engagés issus des "minorités visibles"se bousculent au portillon. La loi interdit toute mesure statistique sur l'origine ethnique des soldats, mais une simple visite dans un régiment le montre. "Ils sont très nombreux, au-dessus de la moyenne nationale", avance un officier.
 
L'armée de Terre revendique sa tradition d' "intégration", héritée de l'époque coloniale. "Nous avons conservé les traditions de l'armée d'Afrique", se félicite le général Cuche. Ainsi, il existe toujours des régiments de spahis, de chasseurs ou d'artilleurs "d'Afrique". Les tirailleurs portent même le croissant musulman sur leur béret. Une aumônerie musulmane a été créée au sein des armées en 2005.
 
Pourtant, tout n'est pas rose dans le kaki. En 2005, un rapport financé par le ministère de la Défense sur "les militaires français issus de l'immigration" soulignait "les questionnements insidieux et l'éventuelle suspicion qui pèsent sur leur intégration". Une situation d'autant plus mal vécue, notait l'auteur, la sociologue Catherine Wihtol de Wenden que "les soldats issus de l'immigration se révèlent très attachés aux valeurs militaires". Leurs chefs semblent l'avoir compris.
 
 

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