mercredi, 05 mars 2008

Incidents armés Arménie-Azerbaïdjan au Haut-Karabakh

L'Azerbaïdjan accuse l'Arménie de fomenter des troubles au Haut-Karabakh, au lendemain d'un affrontement armé qui a coûté la vie, selon Bakou, à trois soldats azerbaïdjanais et à douze militaires arméniens dans la région sécessionniste.

Un quatrième soldat azerbaïdjanais a été tué mercredi dans un autre accrochage, a affirmé le ministère de la Défense, précisant que l'affrontement de mardi avait duré treize heures. 

"L'Arménie se livre à des provocations sur la ligne de front afin de détourner l'attention de la communauté internationale et de sa population des problèmes intérieurs qu'elle connaît", a déclaré Khazar Ibrahim, porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères. 

"L'Azerbaïdjan, pour sa part, ne se livrera jamais à de telles provocations mais y répondra de façon appropriée", a-t-il ajouté. 

Le président arménien Robert Kotcharian a imposé le week-end dernier l'état d'urgence dans son pays à la suite de violentes manifestations de l'opposition qui estime que l'élection présidentielle du 19 février a été entachée de fraudes. 

L'affrontement mardi au Haut-Karabakh entre forces azerbaïdjanaises et soldats arméniens, si son bilan est confirmé, serait le plus sanglant depuis des années. 

Le Premier ministre arménien Serj Sarksian a confirmé qu'il y avait bien eu une fusillade entre soldats arméniens et azerbaïdjanais mais n'a fourni aucun bilan. 

"Le conflit du Haut-Karabakh sera réglé par des moyens pacifiques et j'exclus toute solution militaire", a-t-il dit. 

Kotcharian, lui-même originaire de la province, devait donner une conférence de presse dans la journée à Erevan. 

Robert Simmons, représentant spécial de l'Otan pour le Caucase et l'Asie centrale, a assuré que l'Alliance était prête à apporter son aide pour faire progresser le processus de paix. 

"Je pense qu'il y a une chance de règlement", a-t-il dit. 

Mardi, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a déclaré que son pays était prêt à reprendre le contrôle de la province sécessionniste, si besoin par la force, et qu'il achetait des armes et du matériel militaire dans cette perspective. 

Il a lié cette annonce à la récente proclamation d'indépendance du Kosovo qui a, selon lui, encouragé les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh. 

Ces derniers ont arraché par les armes la province du Haut-Karabakh à la souveraineté de l'Azerbaïdjan en 1992, sans obtenir la reconnaissance de la communauté internationale. Le conflit a fait 35.000 morts et des centaines de milliers de déplacés. Un cessez-le-feu a été signé en 1994.

Source du texte : REUTERS

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mardi, 30 octobre 2007

L'Azerbaïdjan doit être prêt à libérer ses territoires occupés par les armes

L'Azerbaïdjan doit être prêt à libérer par les armes ses territoires nationaux occupés par l'Arménie, a déclaré mardi le président azerbaïdjanais Ilham Aliev lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre de formation des personnels du Service national spécial de gardiennage.

"L'occupation continue d'une partie de nos territoires oblige l'Azerbaïdjan à prendre les dispositions nécessaires afin de les libérer à tout moment par les armes", a affirmé M. Aliev.

"Nous devons être prêts en permanence à la guerre, car il n'existe pas de traité de paix entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie : les deux pays n'ont conclu qu'un armistice",a-t-il ajouté.

Selon lui, les autorités azerbaïdjanaises envisagent de créer un puissant complexe militaro-industriel. "Après cela, l'édification des forces armées se déroulera à un rythme encore plus rapide", a souligné le président. 

Il a indiqué que les crédits affectés à la défense en 2008 atteindraient 1,3 milliard de dollars. "C'est une somme très importante qui permettra de régler toutes les questions relatives à l'édification de nos forces armées", estime M. Aliev. 

Il a hautement apprécié les efforts déployés par le Service national de gardiennage pour assurer la sécurité du pays, dont celle du chef de l'Etat, et pour protéger les pipelines.

"Durant toutes les années d'existence de nos pipelines d'exportation, ils n'ont jamais été menacés. Et ce, malgré le fait que dans d'autres pays, ils ont été l'objet de différents incidents, dont des vols et des attentats terroristes. Je suis convaincu qu'à l'avenir, l'infrastructure d'exportation, qui a une grande importance pour notre pays, restera hautement sécurisée", a conclu le président azerbaïdjanais.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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