dimanche, 24 janvier 2010
L'EULEX enquête sur les services secrets kosovars
La mission "Etat de droit" déployée par l'Union européenne au Kosovo (EULEX) a ouvert une enquête d'envergure sur les activités du service de renseignement de l'Armée de libération du Kosovo, soupçonné d'assassinats politiques, rapporte vendredi le quotidien kosovar Koha Ditore.
En 1998-1999, la Serbie a mené une opération militaire contre l'Armée de libération du Kosovo (UCK) qui combattait pour l'indépendance de cette région vis-à-vis de Belgrade. En 1999, après les bombardements otaniens de la Serbie, l'UCK a été dissoute, et le Kosovo - peuplé principalement d'Albanais - a été placé sous l'administration des Nations unies. Le 17 février 2008, les autorités albanaises de la région, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'UE, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province serbe.
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mercredi, 20 février 2008
Réflexions sur la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo
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jeudi, 29 novembre 2007
Le Kosovo vers la sécession après l’échec des négociations
L’indépendance de la province serbe est au centre d’un bras de fer international entre les États-Unis, la Russie et l’Union européenne.
8 ans après l’intervention de l’Otan contre les forces serbes au Kosovo, l’ancienne province de Serbie, administrée depuis 1999 par la communauté internationale, s’apprête à déclarer dans les mois qui viennent son indépendance de manière unilatérale. Les ultimes pourparlers serbo-kosovars se sont achevés hier à Baden, en Autriche, sur une impasse totale, ni les autorités de Belgrade, ni les responsables albanophones n’acceptant de faire le moindre geste.
Les États-Unis et la plupart des pays de l’Union européenne (22 sur 27) se sont déjà prononcés pour l’indépendance, mais ils imposeront sans doute au nouveau premier ministre du Kosovo la date à laquelle l’événement devra avoir lieu. "Ici, malheureusement, ce ne sont pas les Albanais qui décident, mais la communauté internationale. Le destin du Kosovo nous échappe", regrette Albin Kurti, jeune contestataire kosovar.
Car l’indépendance, pour laquelle tous les partis politiques kosovars luttent depuis des années, est au cœur d’une bataille politique entre les grandes puissances. États-Unis, Russie et Union européenne règlent leurs différends au Kosovo, objet de marchandages internationaux qui dépassent, et de loin, les problématiques balkaniques.
La Russie de Vladimir Poutine a choisi le Kosovo et la Serbie pour montrer ses nouveaux muscles sur la scène politique internationale. Elle a apporté son plein soutien à Belgrade, qui dit redouter qu’une sécession du Kosovo ne conduise à un "effet domino" dans une région encore fragilisée par les guerres d’indépendance des années 1990. Moscou a menacé d’opposer son veto à une éventuelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’indépendance de la province. Puis elle a poussé les autorités serbes de Belgrade à bloquer leur rapprochement avec l’Otan. Hier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé la situation "très alarmante". "Nous ne pouvons accepter les incantations selon lesquelles il s’agirait d’une situation exceptionnelle et que l’indépendance serait inévitable", a ajouté Lavrov.
L’attitude russe est un peu la réponse du berger à la bergère. "L’utilisation de la Serbie pour tenter de bloquer l’extension de l’Otan à l’est de l’Europe est une réplique directe au projet de bouclier antimissile que les Américains ont l’intention d’installer dans la région, notamment en Pologne", explique Misa Brkic, directeur du magazine Economist à Belgrade.
Les États-Unis ont pour l’instant réagi avec modération. À Pristina, les Kosovars redoutent que le soutien américain à l’indépendance du Kosovo finisse par pâtir, si les choses venaient à traîner, d’éventuelles concessions que Moscou et Washington pourraient s’accorder sur les dossiers internationaux. "Il n’y aura pas de solution au Kosovo tant que les États-Unis et la Russie n’auront pas trouvé une entente et réduit leurs divergences sur les grands problèmes du moment", commente Moma Trajkovic, un leader serbe modéré de la province.
La querelle sur la province balkanique permet aussi à Moscou de préserver ses intérêts dans l’ancien espace soviétique. La Russie a en effet affirmé qu’elle considérerait l’indépendance du Kosovo comme un précédent qu’elle pourrait reproduire dans sa sphère d’influence, notamment en Abkhazie et en Transnistrie, deux républiques indépendantistes très proches de Moscou. "Le Kosovo, redoute l’analyste kosovar Lulzim Peci, risque de devenir le centre d’un nouveau clash des idéologies entre l’Occident et la Russie. Il faut nous préparer à une nouvelle guerre froide".
Source du texte : FIGARO.FR
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vendredi, 07 septembre 2007
La Serbie menace de déclencher une nouvelle guerre pour le Kosovo
Une déclaration redoutable a été faite par Dusan Prorokovic, secrétaire d'Etat du ministère serbe chargé du Kosovo-Metohija. Il a prévenu dans une interview au New York Times qu'une reconnaissance unilatérale du Kosovo par les pays occidentaux justifierait le redéploiement des troupes serbes dans cette province.
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mardi, 14 août 2007
Kosovo : la Serbie ferme, même au risque de se voir refuser l'entrée à l'Union européenne
La Serbie n'acceptera jamais la sécession du Kosovo, même au risque d'affecter son rapprochement avec l'Union européenne, a déclaré Branislav Ristivojevic, porte-parole du Parti démocratique de Serbie (DSS) du président Vojislav Kostunica, cité par l'agence Tanjug.
"La Serbie n'abandonnera pas un pouce de son territoire, même si elle doit être pour cela évincée des processus d'intégration européenne", a-t-il souligné, réagissant aux propos de Wolfgang Ischinger, représentant européen dans la "troïka" des médiateurs sur le dossier du Kosovo, qui avait affirmé que l'avenir européen de Belgrade et de Pristina dépendait de leur capacité à faire des compromis.
Formée par le Groupe de contact et composée du Russe Alexandre Botsan-Khartchenko, de l'Américain Frank Wisner et de l'Allemand Wolfgang Ischinger, la "troïka" des médiateurs a achevé dimanche dernier sa visite de trois jours à Belgrade et à Pristina. Lors de cette visite, les trois diplomates ont rencontré des dirigeants serbes ainsi que des représentants albanais et serbes du Kosovo.
Source du texte : RIA NOVOSTI
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