mardi, 11 décembre 2007

A l'Unesco, Kadhafi incite les Africains à rentrer en Afrique

90d5e43529e3f4e58f0c5a31a632e5b1.jpgMouammar Kadhafi accuse les gouvernements européens de maltraiter les immigrés et les Européens d'origine africaine, qu'il a incités à rentrer en Afrique.

"Les Européens font de la surenchère sur les droits de l'homme et nous interrogent sur le respect des droits de l'homme dans nos pays. Les étrangers sont maltraités en Europe, et eux (les Européens) nous demandent de respecter les droits de l'homme", a déclaré le numéro un libyen dans un discours prononcé au siège de l'Unesco à Paris.

Le colonel Kadhafi s'est engagé à défendre les droits des immigrés africains en Europe. "Ou bien on vous respecte ici en Europe et vous jouissez des mêmes droits et devoirs que les Européens, ou bien vous rentrez en Afrique", a-t-il dit au deuxième jour de sa visite officielle en France.

"Je vous affirme que je suis concerné par votre situation et que je vais mettre au point un plan pour permettre votre retour en Afrique", a dit encore le "Guide de la révolution".

"Il n'est pas possible que vous viviez ici marginalisés (...) Nous Africains sommes victimes d'injustices. Ils (les Occidentaux) nous ont transportés ici comme du bétail pour faire les travaux pénibles et sales, et ils nous rejettent dans les banlieues des villes et lorsqu'on revendique nos droits, on se fait taper dessus par la police", a déclaré Mouammar Kadhafi.

"Je suis un soldat de l'Afrique et je vais m'employer à vous aider et à vous soutenir (...) Nous ne vous laisserons pas tomber", a ajouté le colonel Kadhafi, qui arborait pendant la journée un badge vert représentant la carte du continent africain.

"Les Africains doivent vivre dans la dignité et le respect ou bien rentrer en Afrique. L'Afrique a besoin de vous. Si l'Europe ne veut pas de vous, vous rentrerez en Afrique", a-t-il conclu.

Source du texte : L'EXPRESS

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jeudi, 14 juin 2007

La Chine, nouvel acteur incontournable sur la scène africaine

1f1c4def405903d71475c55d632c17b1.jpgL'Afrique figurait parmi les principaux thèmes du sommet du G8 qui a pris fin le 8 juin dernier à Heiligendamm, en Allemagne. Comme toujours, il s'agissait de l'aide financière à accorder aux pays africains qui souffrent de la misère et des maladies. Nombreux sont les leaders africains qui refusent d'accepter les conditions imposées par les pays industrialisés en échange de subventions. D'autant plus qu'un nouvel acteur riche a surgi sur le continent noir, la Chine.

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lundi, 19 mars 2007

Sur les traces des djihadistes du Sahara

Al-Qaida renforce son implantation en Afrique, grâce à des bases mobiles installées dans le Sahel. L'organisation compte sur l'appui des combattants salafistes algériens pour exporter le djihad dans toute la région. Devenu al-Qaida au Maghreb, l'ex-GSPC algérien se sert du nord du Mali comme d'un sanctuaire, qui focalise aujourd'hui les craintes de Washington.

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mercredi, 06 décembre 2006

Paris s'engage à soutenir militairement le régime tchadien

medium_tchad.gifDes automitrailleuses et des véhicules tout-terrain seront fournis aux troupes du président Idriss Déby.
 
La visite éclair de Dominique de Villepin à N'Djamena, jeudi dernier, n'avait rien d'anodin. Alors que le Tchad est en proie à plusieurs rébellions à ses marches orientales, le premier ministre français entendait rassurer Idriss Déby, le maître du pays depuis 1990, mais dont le pouvoir chancelle. Il s'agissait aussi de resserrer les liens entre les deux pays alors que les relations se sont tendues ces derniers mois. Dominique de Villepin a tenu à rappeler la « responsabilité spécifique de la France vis-à-vis du Tchad » et le soutien de Paris « au gouvernement légitime ». Le soutien n'a pas été seulement verbal. Promesse aurait été faite de livrer de l'armement. Selon des sources françaises, le gouvernement aurait accepté de fournir une vingtaine d'automitrailleuses à la garde présidentielle et une trentaine de véhicules tout-terrain à l'armée tchadienne. « Ces discussions n'ont rien d'anormal et restent dans le cadre de l'accord militaire qui lie les deux pays », assurait hier un diplomate.
 
Paris, qui entretient 1 200 soldats au Tchad, aurait également garanti la poursuite de son soutien logistique et de renseignement à l'armée tchadienne. En cas d'attaque contre la capitale, les Mirage basés à N'Djamena ont été autorisés à intervenir directement en tirant des coups de semonce pour freiner l'avance des assaillants. En avril, un appareil français avait déjà ouvert le feu près d'une colonne de rebelles du Front uni pour le changement (FUC). Une diversion qui avait permis à l'armée tchadienne de préparer sa défense puis d'arrêter, dans le sang, cette offensive aux portes de N'Djamena.
 
Déploiement d'une force de l'ONU
 
En échange, la France entend promouvoir le déploiement d'une force des Nations unies à la frontière entre le Soudan et le Tchad. Ces Casques bleus auront pour tâche d'éviter que le conflit qui sévit depuis près de quatre ans dans la province du Darfour ne contamine pas encore plus la région. Ils devront aussi à mettre un terme à l'armement par Khartoum et N'Djamena de leurs oppositions respectives. « Il s'agirait d'une simple mission d'observation », tempère-t-on à l'ONU. L'idée, annoncée fin novembre par le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, avait alors été vivement rejetée par le gouvernement tchadien.
 
Apparemment, le voyage de Dominique de Villepin a permis d'aplanir ce différent. À l'issue de la rencontre, Idriss Déby a déclaré « accepter la proposition faite par les Nations unies de disposer des hommes aux frontières pour stabiliser la région ».(voir ci-contre). Il s'est également refusé pour l'heure à lancer un dialogue national avec l'opposition non armée, un projet encouragé par Paris pour tenter de sortir de l'escalade militaire. Mais Idriss Déby n'a donné qu'un accord de principe. N'Djamena redoute toujours qu'une force internationale lui retire une part de son autorité militaire sur la zone. Selon des sources tchadiennes, Idriss Déby souhaiterait un engagement plus grand de l'armée de l'air française, à l'image de celui en cours en Centrafrique
 
Coalition rebelle
 
Sur le terrain, la situation est loin de se détendre. Hier, l'armée tchadienne a affirmé avoir repris, vendredi dernier, la localité de Guéréda aux termes de violents combats. La lutte aurait fait 120 tués dans les rangs du Rassemblement des forces démocratiques (RaFD), dont le chef d'état-major de cette coalition rebelle. Cette dernière n'avait pas publié de bilan hier.
 
Face à la dégradation de la situation, le programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé hier la suspension de ces activités dans l'extrême est du pays. Près de 56 000 personnes « aussi bien des réfugiés soudanais que des Tchadiens, dépendent de nous mais à l'heure actuelle, la situation est trop volatile pour que nos équipes travaillent normalement », explique le PAM dans un communiqué. Lundi, plusieurs ONG avaient également décidé de suspendre leurs activités dans cette région.
 
Source du texte : FIGARO.FR 
 
 

MIRAGES F1 DANS LE CIEL DU TCHAD

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La France dans la guerre des « trois frontières »

medium_TchadSoudCentr.jpgON EST LOIN, très loin, des accrochages habituels avec des coupeurs de route, les bandes mi-rebelles mi-bandits de l'APRD (Armée pour la restauration de la république et de la démocratie) qui sévissent dans le nord-ouest de la Centrafrique. Dans le nord-est du pays, c'est une vraie petite guerre qui se livre depuis dix jours. Et l'armée française - en « deuxième échelon », selon la terminologie consacrée - se retrouve en fait en première ligne. Ses avions bombardent et, au sol, les commandos français cornaquent l'armée centrafricaine. 

Tout a commencé le 27 novembre, quand les Faca (Forces armées centrafricaines) ont entrepris de reconquérir le nord-est du pays, occupé depuis le 3 octobre par les rebelles de l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement). Avec comme premier objectif la ville de Birao, à 800 kilomètres au nord de Bangui. Une opération où l'armée française a joué un rôle central. Pour le renseignement, d'abord, avec les moyens de reconnaissance aériens fournis par les Mirage F1 et les avions de patrouille maritime Atlantic II, basés au Tchad. Pour le transport, ensuite, puisque les soldats centrafricains ont été acheminés à bord de Transall. Auparavant, la piste de l'aéroport avait été sécurisée par des éléments français héliportés, avec les premiers accrochages à la clé.

Depuis, les Mirage ont ouvert le feu à plusieurs reprises, notamment le week-end dernier. Et, au sol, les combats sont plus violents que prévu. Comme souvent, les soldats français des GCP (groupements de commandos parachutistes, officiellement « conseillers » militaires, mènent la manoeuvre au plus près. L'un d'eux a été sérieusement blessé vendredi à Ouadda. « Les rebelles sont aguerris, disciplinés, plutôt bien armés et équipés en moyens de transmission,quand ils doivent se replier, ils savent se regrouper de manière coordonnée. » La rébellion de l'UFDR - quelque 200 hommes - est composée d'opposants centrafricains mais aussi d'ex- « libérateurs », qui s'estiment mal récompensés par le général Bozizé pour leur rôle dans le coup de force de 2003. Mais on y retrouve aussi des rebelles tchadiens et de mystérieux « mercenaires » soudanais.

Ni aguerris ni motivés

Aujourd'hui, une colonne encadrée par deux ou trois dizaines de militaires français remonte d'Ouadda vers Birao pour repousser les rebelles. Formée de soldats des Faca mais aussi de troupes de la Fomuc, la Force multinationale de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, elle progresse laborieusement. La combativité des Faca est en effet relative : peu aguerris et appartenant majoritairement à l'ethnie yacoma, celle du général Kolingba, ils ne sont guère motivés pour se faire tuer pour le président Bozizé... Pour tenir le terrain reconquis, les Français comptent surtout s'appuyer sur les éléments tchadiens de la Fomuc.

À Paris, on se défend de revenir aux vieilles interventions unilatérales dans l'ancien pré carré. « C'est la stabilité de toute la sous-région, Tchad et Soudan compris, qui est en jeu, explique-t-on, et cette intervention sert l'action internationale mobilisée notamment autour du Darfour. » On rappelle aussi qu'à plusieurs reprises des rebelles tchadiens, basés au Soudan, sont passés par ce nord de la Centrafrique pour attaquer le régime d'Idriss Déby. Cette thèse de la sécurité régionale est aussi soutenue par le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Côme Zoumara, qui estime qu'« au-delà de la Centrafrique, c'est le sort de toute la sous-région qui est en jeu. C'est pourquoi nous soutenons le projet de force internationale ». Cette force, pour laquelle milite la France mais qui suscite les réticences de Khartoum, serait forte de quelques centaines d'hommes et déployée entre le Soudan et le Tchad. Et jusqu'en Centrafrique, donc, pour ne pas avoir une bande de rebelles dans le dos.

Le déploiement de cette force pourrait prendre quelques mois. En attendant, Paris risque fort de devoir jouer les sentinelles dans la zone troublée des « trois frontières ».

 Source du texte : FIGARO.FR 

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mercredi, 29 novembre 2006

La France s'implique dans le conflit en Centrafrique

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La France s'implique chaque jour un peu plus en Centrafrique. Lundi soir, des soldats français ont ainsi participé à une offensive lancée par les Forces centrafricaines (Faca) pour reprendre l'aéroport de Birao. Cette petite ville du nord du pays était tombée, fin octobre, aux mains d'un groupe rebelle : l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Un porte-parole de l'armée française a confirmé cette participation de même que celle d'un avion de transport. Les unités françaises se seraient contentées, selon lui, d'« assurer que la piste d'atterrissage soit praticable ». Cette mission les aurait cependant contraints à faire feu en « légitime défense »

De son côté, un commandant rebelle a assuré à l'AFP que des avions Jaguar et des hélicoptères français bombardaient ses troupes. Le capitaine Yao Bejo, chef militaire de l'UFDR, a assuré que ses hommes s'étaient repliés : « On ne veut pas être en conflit avec la France, c'est un pays ami. »

Une autre contre-attaque des Faca aurait visé dans le même temps Bria, une petite cité de l'Ouest. L'opération tendrait à prendre les rebelles en tenaille puis à les repousser.

Le président centrafricain, François Bozizé, a accusé l'UFDR d'être armée et soutenue par le Soudan voisin. Inconnu il y a encore un mois, ce groupe hétéroclite composé d'opposants locaux et de déçus du régime, avait alors pris le contrôle du nord-est du pays, une zone extrêmement instable.

Paris, qui a un accord de défense avec Bangui, avait renforcé à la mi-novembre d'une centaine d'hommes le détachement d'environ 200 soldats français de l'opération « Boali », déployés en Centrafrique depuis la prise de pouvoir du général Bozizé en mars 2003. 

Source du texte : FIGARO.FR 

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Un soutien technique, administratif et financier
En décembre 2002, après une tentative de coup d'Etat en RCA, une Force multinationale (FOMUC) est chargée d'assurer le bon déroulement du processus de paix. L'opération française "Boali" est alors mise en œuvre pour soutenir techniquement, administrativement et financièrement la FOMUC. Après le renversement du Président Patassé le 15 mars 2003, la France a déployé un détachement renforcé pour pouvoir poursuivre l'opération "Boali" et évacuer les ressortissants étrangers.
 
La France à nouveau sollicitée
Le 12 septembre 2006, le ministère centrafricain de la Défense a annoncé que la France allait apporter "un soutien logistique important et une aide tactique" en hommes et matériel à l'armée centrafricaine pour lutter contre les bandes armées qui sévissent dans le nord du pays. L'armée française mettra à sa disposition un appareil militaire de transport et dépêchera à Bangui, la capitale, des officiers d'état-major. Des avions de chasse français sillonneront également le territoire.

 

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vendredi, 24 novembre 2006

Le conflit meurtrier du Darfour fait tache d'huile en Afrique

medium_1.3.jpgLa guerre du Darfour déstabilise chaque jour un peu plus les États voisins du Soudan donnant à cette guerre civile une dimension de crise régionale. Au nom de l'« arabité », le gouvernement de Khartoum arme et mobilise désormais des tribus arabes pour lutter contre les mouvements rebelles noirs et leurs supposés alliés occidentaux. Derrière les Américains, la communauté internationale est toujours impuissante à arrêter un conflit qui aurait déjà causé la mort de 200 000 personnes depuis son déclenchement en février 2003.

Après le Tchad, c'est la Centrafrique qui se trouve entraînée bien malgré elle dans le conflit. Le 30 octobre dernier, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un groupe jusqu'alors inconnu s'emparait de Birao, une ville du nord de la Centrafrique. Dans les jours suivants, cette rébellion, composée de Centrafricains et de Tchadiens, poursuivait son offensive s'approchant à moins de 600 kilomètres de la capitale, Bangui. François Bozizé, le président centrafricain, dénonçait « une agression caractérisée » et accusait le Soudan de soutenir l'insurrection. Khartoum a démenti. Sans convaincre. Plusieurs sources militaires assurent que l'UDFR, qui fait courir un danger mortel au très faible régime de Bangui, s'est formé au Darfour.

Paris, lié à Bangui par un accord de défense, est rapidement intervenu . La France entend soutenir les efforts tchadiens. Dès le 17 novembre, le président Idriss Déby avait ordonné le déploiement de plusieurs centaines d'hommes chez son voisin centrafricain. Une mesure qui vise à épauler un allié, mais aussi à sécuriser sa frontière sud, au moment où le Tchad doit lui-même faire face à d'importantes rébellions à l'Est.

Tout comme Bangui, N'Djamena accuse Khartoum d'être le parrain de ces groupes et notamment du dernier né, l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Placé sous les ordres du général Mahamat Nouri, un ancien ministre de la Défense tchadien ayant fait défection au printemps dernier, l'UFDD est nettement plus crédible et puissante que les précédentes oppositions armées à Idriss Déby. Elle disposerait de plus de 2000 hommes et de 250 véhicules dans les environs de Foro-Burunga, au Darfour.

Mini sommet à Tripoli

Le Soudan nie pourtant toute implication et désigne le Tchad comme le fauteur de guerre. Dans les faits, les deux pays soutiennent des mouvements insurgés sur le territoire de leur voisin. Pour tenter de calmer les tensions, un mini sommet entre les présidents Omar el-Béchir, Idriss Déby et François Bozizé a été organisé, mardi à Tripoli, sous les auspices de Mouammar Kadhafi. À l'issue de cette réunion, le chef d'État tchadien a expliqué que « l'espoir était grand »« Rien n'a été décidé pour trouver une solution à la guerre du Darfour, souligne un spécialiste. Or c'est la matrice de tous les autres conflits dans la région. » de voir les choses s'améliorer. Un optimisme qui laisse sceptique.

Source du texte : FIGARO.FR 

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