samedi, 31 décembre 2011
Opération NUNTIUS BELLI : Stéphane GAUDIN, invité du journal de 20h00 de France 24, le 29 décembre 2011
Nous remercions vivement toutes les personnes qui nous ont permis de relayer cette opération civique. A ce jour, plus de 3200 messages de soutien ont été reçus.
Nous en profitons pour saluer tous les militaires qui réveillonnent ce soir sur les différents théâtres extérieurs en ayant une pensée pour les deux légionnaires tombés avant-hier.
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dimanche, 17 avril 2011
La guerre de l'opium
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vendredi, 06 novembre 2009
La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan, par Jacques SAPIR
La seconde guerre d'Afghanstan dure maintenant depuis plus de sept ans. C'est l'age de la maturité, mais c'est aussi celui des bilans. C'est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C'est une guerre que l'on pourrait presque oublier. D'ailleurs, à ne voir que les images que l'on veut bien nous montrer, l'Afghanistan n'est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d'un hôpital que l'on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d'une ferme modèle ou d'une école un autre jour.
Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. C'est dire tout le mérite de ce livre et de ses auteurs, qui ont remis sur le devant de la scène cette guerre pour tenter d'en tirer les leçons avant qu'il ne soit trop tard. Car, cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l'ensemble de notre crédibilité de « démocratie occidentale ».
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samedi, 25 avril 2009
Afghanistan : Frontline with the "Queen's Dragoon Guards"
It is March 2009, and the Queen's Dragoon Guards are in Afghanistan, nearing the end of their bloodiest tour of duty in fifty years. A third of the soldiers in one of the regiment's troops are only eighteen, and face a huge range of dangers. But their sergeant, Butch Davies from Swansea, does everything he can to ensure their safety.
A revealing and compelling insight into daily life, and death, for Welsh soldiers on the front line.
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vendredi, 29 août 2008
Le reporter anglais Ross Kemp en Afghanistan
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mardi, 19 août 2008
Afghanistan : 10 soldats français tués dans une embuscade des talibans
10 soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence française.
21 autres soldats ont été blessés, a précisé l'Elysée. Les victimes appartiennent au 8e RPIMA, au 2e REP et au RMT.
Des soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan sont engagés depuis lundi dans un "incident majeur" avec des insurgés, dans la province de Kaboul, a-t-on appris mardi de source militaire.
"Des soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) sont impliqués dans un incident majeur avec des insurgés dans la province de Kaboul depuis le 18 août", a indiqué l'Isaf dans un communiqué.
"L'incident a débuté en fin d'après-midi (lundi) et se poursuit (mardi)", a précisé la force de l'Otan. Cette opération implique des soldats français et se déroule dans le district de Sarobi, à quelque 50 km de la capitale afghane, selon une source militaire occidentale s'exprimant sous couvert d'anonymat.
"Selon un premier bilan, plus de 10 soldats français ont été tués ou blessés", a déclaré un officier afghan qui a également requis l'anonymat.
Lundi soir, une source de l'état major français des armées à Paris avait affirmé qu'une "opération est en cours qui a débuté dans la journée de lundi impliquant des soldats français en Afghanistan".
Un porte-parole militaire français à Kaboul n'était pas en mesure de donner davantage d'informations.
Un porte-parole des talibans a affirmé pour sa part que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Sarobi.
"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit 5 véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed.
"L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles 5 talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.
Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.
Depuis 2002, 13 militaires français y ont été tués dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier en date avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.
Un numéro vert (0800 74 75 75) a été ouvert pour les familles des militaires présents en Afghanistan.
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dimanche, 30 mars 2008
La France en guerre en Afghanistan
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mardi, 25 mars 2008
Afghanistan : envoi de soldats français supplémentaires
Le ministre de la Défense Hervé Morin a expliqué mardi que l'envoi de nouveaux soldats français en Afghanistan serait décidé par Nicolas Sarkozy au vu des discussions du sommet de l'OTAN début avril, tandis que son homologue des Affaires étrangères Bernard Kouchner confirmait un renforcement des troupes, l'inconnue portant selon lui sur le nombre de militaires concernés.
"On voit très bien que le contrôle militaire ne suffit pas, qu'il faut un plan global pour l'Afghanistan, et c'est de ça dont le président de la République va discuter à Bucarest (au sommet de l'OTAN NDLR)", a déclaré M. Morin sur LCI. "C'est à partir des réponses qui seront apportées à cette démarche globale que le président de la République décidera, ou non, de mettre des forces complémentaires".
Bernard Kouchner a pour sa part indiqué que "le chiffre sera précisé par le président de la République, mais il a dit très clairement que oui, nous augmenterions le nombre de nos soldats".
"La France a toujours dit qu'elle renforcerait ses troupes mais qu'il faut pour cela une réflexion, alors là véritablement stratégique, c'est-à-dire parler ensemble, tous ceux qui sont là-bas, parler de notre manière d'aborder, d'être avec, d'aider le peuple afghan", a-t-il ajouté sur Europe-1.
Le "Times" avait annoncé le 22 mars que Nicolas Sarkozy devrait annoncer dans la semaine au premier ministre britannique Gordon Brown, l'envoi de 1.000 soldats supplémentaires en Afghanistan.
Actuellement, 1.300 soldats français sont stationnés en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.
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mardi, 20 novembre 2007
Afghanistan : à la rencontre des talibans (reportage de France 24)
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lundi, 12 novembre 2007
Les Français en Afghanistan
Trafiquants de drogue, talibans et seigneurs de la guerre mènent une guérilla farouche contre les forces de l'Isaf, auxquelles appartiennent des soldats français. Les Occidentaux peinent à contrôler la situation et sont contraints de redéfinir leur engagement dans ce pays.
Les soldats arrivant à l'aéroport militaire de Kaboul sont prévenus : les drapeaux des pays membres de l'Otan composant l'International Security Assistance Force (Isaf) sont généralement en berne. Chaque fois qu'un soldat de l'Isaf est tué, ils sont descendus à mi-mât. Depuis juillet, ils n'ont atteint que durant trois jours le sommet de leurs hampes... Un symbole emblématique d'une situation militaire qui ne cesse de se dégrader. Depuis fin juillet, l'Isaf est chargée de la sécurité de la zone sud de l'Afghanistan, la plus dangereuse. Trafiquants de drogue, talibans et autres seigneurs de la guerre organisent la résistance. Les forces de l'Isaf subissent aussi leurs assauts dans l'est du pays, frontalier du Pakistan. Un officier britannique estime qu'il ne s'agit pas d'un hasard mais d'une stratégie concertée. Des signes très inquiétants dans un pays qui, au fil des siècles, a mis à la porte tous ceux qui avaient prétendu le conquérir.
Aux 30 000 hommes de l'Isaf s'ajoutent 8 000 Américains de l'opération Enduring Freedom. Les Russes, qui furent ici jusqu'à 140 000, n'ont pas pu tenir. Les Occidentaux feront-ils mieux ?
Le problème du général français Frank Le Bot, commandant les forces de l'Isaf déployées dans Kaboul et sa région, c'est que la capitale est enchâssée dans la région de l'Est et se transforme vite en caisse de résonance. L'instabilité s'accroît. « En août et surtout en septembre, dit-il, nous avons connu les engins explosifs bricolés qui explosent au bord des routes, les roquettes, les attaques suicides. Mais les choses se sont calmées depuis la fin du ramadan. » Jusqu'à quand ? Le général s'inquiète : « On est arrivés avec des certitudes et un projet d'avenir imposé, dans un pays féodal vivant au début du Moyen Age. On ne peut pas gommer une civilisation. Je crains le rejet. »
Chacun sait ici que la capitale afghane est vulnérable. Trop peu nombreuses, les troupes de l'Isaf et l'armée nationale afghane délaissent les régions du Wardak et du Logar, au sud-ouest de la ville, tout en sachant fort bien que dans ce sanctuaire les insurgés s'organisent. Et les soldats de l'Isaf se sentent de plus en plus menacés. A Kaboul, les véhicules militaires ne peuvent plus circuler que par deux, leurs occupants (deux au minimum) tenant leur arme chargée à la main, non sans porter en permanence un casque lourd et un gilet pare-balles. Les sorties en ville sont quasi interdites et la fréquentation des restaurants locaux n'est plus qu'un souvenir... Cependant, les Français ne renoncent pas à leur effort, comme est venu le rappeler durant le long week-end de la Toussaint le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin. Après une visite éclair aux 200 commandos des forces spéciales déployés dans la région de Jalalabad et qui rentreront au début de 2007, il est venu à Kaboul tenir un discours réaliste au gros millier de soldats français présents dans la capitale : « L'insécurité grandit. Dans ces cas-là, il faut serrer les rangs et donner l'image de soldats déterminés. Nous pouvons être confrontés à des situations difficiles. »
Le lieutenant Olivier Aguillon, 27 ans, chef de section au 126e régiment d'infanterie de Brive-la-Gaillarde, part patrouiller dans le 17e district de Kaboul, avec une douzaine d'hommes à bord de deux VAB (véhicules de l'avant blindé). « C'est sur la route que nous sommes le plus vulnérables », confirme-t-il. Les ordres sont stricts. Dès que les blindés sont coincés plus de deux secondes dans la circulation, ils se dégagent le plus rapidement possible. Pour éviter d'être la cible d'un attentat suicide... A l'arrivée dans la zone de patrouille, un quartier gris construit par les Soviétiques et principalement occupé par des fonctionnaires, des policiers attendent les Français pour faire, en leur compagnie, une longue patrouille à pied. Sans indifférence ni curiosité, la population ne réagit que peu à cette présence, et un jet de pierre par un enfant passera pour un « petit geste d'excitation ». Sans plus.
- L'exemple américain
A cette mission de sécurité générale confiée aux Français s'en ajoute une autre : la formation des officiers de l'armée afghane dans le cadre de l'opération Epidote. Or les troupes de l'armée nationale afghane (Ana) désorientent quelque peu leurs instructeurs. Durant les opérations Medusa et Mountain Fury qui se sont déroulées durant l'été contre les talibans, essentiellement dans le sud du pays, puis pendant l'opération Oqab, en cours dans tout l'Afghanistan, les constatations ont été identiques. Patron d'Epidote, le colonel Franz Chapuis analyse : « Ils ont un très bon comportement au combat, mais ne manœuvrent pas au sens occidental du terme et ne savent pas agir avec l'artillerie et les blindés. » Pour la plupart, les stagiaires de l'école d'officiers sont d'anciens moudjahidin désormais intégrés dans l'Ana. Combattants aguerris, souvent quadragénaires, ils ont vaincu les 140 000 Russes qui occupaient leur pays, puis les talibans qui leur succédèrent. Avec, c'est vrai, l'aide déterminante des Américains. Dans cette école, ils viennent aujourd'hui apprendre à faire la guerre comme les Français, et surtout comme les GI. Car ici le manuel scolaire est le « Field Manual » de l'armée américaine, et chaque bataillon afghan de 400 hommes compte 6 ou 7 conseillers américains.
En début de semaine, les officiers stagiaires sont allés passer deux jours sur le terrain d'entraînement. Directement arrivé des écoles de formation d'officiers de l'armée de terre de Coëtquidan (Morbihan), le capitaine Jean-Claude Missonier fait face à une classe studieuse de plusieurs dizaines d'officiers. Assisté d'un interprète, il dissèque leur comportement devant le tableau : « Cette section est partie trop vite. Avant de monter à l'assaut de la position ennemie, je dois remettre mon groupe en place. » Le cours sera mis à profit, dans quelques semaines, par ceux des stagiaires qui seront affectés dans le sud du pays, au front, contre les talibans. Leur seule expérience, c'est l'offensive. Pour le colonel Haqmal Babagul, qui les dirige, « tout est nouveau pour eux. Ils ne connaissent pas la tactique ». Le capitaine Missonier résume : « Ils savent amener leurs hommes au combat, mais doivent maintenant apprendre à revenir avec eux. Il faut les calmer. Ces gens ignorent la peur ! » L'ambition des Français consiste donc à apprendre à leurs collègues afghans à canaliser leur ardeur pour les rendre capables d'agir au sein d'une force internationale comme l'Isaf. Lui aussi formateur, le lieutenant-colonel Vincent Lamauve précise : « Individuellement, ils savent se battre et ont le sens du terrain. Mais ils ont des difficultés pour coordonner leurs actions, pour combattre collectivement. Notre plus gros effort porte sur la capacité d'anticipation. Car ils ne prévoient jamais l'action suivante... » Le colonel Babagul développe : « C'est la conséquence de trente années de guerre. Ils ne savent utiliser ni l'artillerie ni les chars. La seule chose qui compte pour eux, c'est l'AK-47. Je parle des vrais combats... »
L'armée afghane ne compte que 28 000 hommes, et chacun s'interroge à Kaboul sur la manière dont elle atteindra en 2009 l'effectif de 70 000 prévu par les accords de Bonn.
Pourtant, son renforcement devient impératif, car l'Isaf peine à contenir des talibans de plus en plus vindicatifs. Ces derniers mènent contre elle la seule guerre qu'ils connaissent : celle des guérilleros et des partisans. Les escarmouches sporadiques ont désormais laissé place à de vraies batailles rangées. Les petits groupes de 10 ou 15 talibans sont souvent complétés par des unités de combat comptant une centaine d'hommes, ou davantage. Les récentes offensives ont été contrées grâce à l'aviation et aux hélicoptères. Dans les années 80, c'est également de cette manière que les Russes ont contenu les moudjahidin. Jusqu'à ce que ces derniers soient dotés de missiles antiaériens par la CIA... Personne à Kaboul ne parierait sur le fait que les talibans et les seigneurs de la guerre enrichis par l'opium ne disposeront jamais de missiles antiaériens. Pour l'instant, ils se lancent dans une tactique à l'irakienne, avec des bombes télécommandées placées au bord des routes et des attentats suicides. L'Isaf a perdu 45 soldats en 2006, et 55 autres, dont 6 Français des forces spéciales, sont morts dans l'opération Enduring Freedom. Cela risque fort, hélas, de n'être qu'un début...
Source du texte : LE POINT.FR
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jeudi, 25 octobre 2007
Le coût des guerres en Irak et Afghanistan pourrait atteindre 2400 milliards de dollars d'ici à 2017
Le coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d'ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO) publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d'emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d'ici à 2017.
C'est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s'élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s'ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute.
Le Prix Nobel d'économie, Joseph E. Stiglitz, et Linda Bilmes, une spécialiste de finances publiques, professeur à l'université de Harvard, avaient publié en janvier 2006, une étude sur le prix de la guerre en Irak. Selon les auteurs du document, si les troupes américaines restaient jusqu'en 2010 sur le sol irakien, l'Amérique devrait débourser jusqu'à 2 000 milliards de dollars.
Lors de la seconde guerre mondiale, le Congrès avait emprunté à la population en demandant aux Américains d'acquérir des obligations de guerre, les "War Bond". En 1950, pour financer les trois années de guerre en Corée (1950-1953) et les douze années d'engagement militaire au Vietnam (1961-1973), le gouvernement des Etats-Unis avait choisi d'augmenter les impôts et de diminuer les dépenses civiles.
Hostile à cette dernière solution, l'administration Bush a opté pour un autre mode de financement en Irak et en Afghanistan en gonflant le budget de la défense. Depuis le début des conflits, le Congrès vote des crédits supplémentaires, mais ceux-ci ne sont pas intégrés dans le calcul du déficit budgétaire.

Source (en anglais) : RAPPORT CBO
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jeudi, 06 septembre 2007
Le chef de l'Otan veut plus de forces dans le Sud afghan
Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, se dit déçu que certains membres de l'alliance ne fournissent pas de troupes pour combattre les taliban dans le sud de l'Afghanistan, région la plus dangereuse du pays.
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vendredi, 31 août 2007
Les chasseurs français déployés à Kandahar
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vendredi, 10 août 2007
Selon un officier britannique, l'armée américaine en Afghanistan tue trop de civils
Un officier supérieur de l'armée britannique affirme avoir demandé aux forces américaines, responsables selon lui d'un trop grand nombre de victimes civiles, de le laisser gérer seul la province d'Helmand en Afghanistan.
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vendredi, 22 juin 2007
Malgré ses doutes, la France reste en Afghanistan
Tentées de quitter un bourbier stratégique, les autorités françaises devraient cependant garder une présence militaire sur place, notamment pour former l'armée afghane.
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lundi, 18 décembre 2006
La France retire ses Forces spéciales d'Afghanistan
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samedi, 02 décembre 2006
LE DERNIER JOUR DE MASSOUD
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mardi, 28 novembre 2006
La première grande guerre de l'Alliance tourne au cauchemar
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lundi, 20 novembre 2006
Avec les troupes de l'Otan contre les talibans

Autour de la ferme, les orages éclatent les uns après les autres, faisant clignoter des éclairs entre les pics rocheux. Les blindés sont garés dans la boue, le long des murs de pisé de cette exploitation agricole bâtie comme un fortin, dans la tradition pachtoune où chaque famille vit derrière ses remparts. Dans le ciel, les bombardiers américains tournent inlassablement, ajoutant le bruit de leurs réacteurs à celui du tonnerre. En tortillant sa moustache rousse aux pointes effilées, le capitaine Lee Mossop détaille sur une photo aérienne l'opération du lendemain à son homologue afghan. « Deux sections avanceront en ratissant les habitations. Il faudra prendre garde à ce que tout le monde reste bien aligné, au cas où nous devrions faire intervenir les appuis ou l'aviation », indique l'officier canadien.
Le lieutenant-colonel Sherin Shaw, un grand costaud qui commande le bataillon de l'armée nationale afghane (ANA) fait un petit croquis dans son carnet. « Vous jouez aux échecs ? demande-t-il en riant au Canadien. Eh bien, mes hommes seront alignés comme des pions sur un échiquier ! »
On allume des cigarettes. L'objectif est de « nettoyer » le district voisin de Pachmoul, sur l'autre rive de la rivière Arghandab. Des éléments talibans continuent d'y harceler de leurs tirs de mortiers et de roquettes les forces canadiennes. La rivière est d'habitude toujours à sec. Mais les récents orages ont transformé ce champ de caillasse en un large torrent boueux, obligeant le génie canadien à aménager un gué pour les véhicules.
« Nous voulons que l'armée afghane participe à toutes les opérations. Elle connaît le terrain, et elle représente le gouvernement afghan légitime », explique le lieutenant-colonel Lanthier, qui dirige l'équipe de liaison opérationnelle (OMLT), petite unité chargée de coordonner les actions de l'armée afghane avec les forces de l'Otan. Ses hommes sont, pour la plupart, des soldats du 22e régiment royal canadien, basé à Québec. Leur accent chantant et leurs jurons fleuris - « Hostie ! Calice ! Tabernacle ! » - mettent une joyeuse ambiance. Ces soldats sont des professionnels. Beaucoup ont des ancêtres qui se sont battus en France ou en Belgique en 1914-1918 et en 1939-1945, à Vimy, Ypres, Paschendaele ou Dieppe. « Impliquer les Afghans est la seule façon de remporter la bataille dans le sud », continue l'officier canadien en citant un dicton afghan : « Là où va Kandahar, l'Afghanistan suit ! »
Lourdes pertes pour l'Otan
Si c'est vrai, il est peut-être déjà trop tard. En prenant le 1er août le commandement du sud afghan, l'Otan a hérité une situation catastrophique de ses prédécesseurs américains de l'opération « Liberté immuable ». Les provinces, à majorité pachtoune, de Kandahar, Helmand, Zaboul et d'Uruzgan échappent presque à tout contrôle du gouvernement central. Les gouverneurs locaux sont inefficaces ou dépassés. Les écoles et les bâtiments officiels sont régulièrement attaqués. Les fonctionnaires, accusés de représenter un gouvernement fantoche à la solde des infidèles, sont tués par les talibans, lesquels circulent librement dans cette région qui fut leur fief avant leur offensive vers Kaboul en 1996. Au sud des villes s'étend un vaste désert rouge. La frontière avec le Pakistan, qui sert de base arrière aux talibans, n'est qu'un trait sur une carte.
Pendant quatre ans, ce territoire immense a été le terrain de chasse des forces spéciales américaines, principalement occupées à la traque des débris d'al-Qaida. Rien ou presque n'a été fait pour rallier la population locale aux nouvelles institutions afghanes. Et les raids de l'aviation américaine n'ont pas contribué à accroître la sympathie déjà limitée des pachtounes pour les envahisseurs étrangers.
Au lieu de mener des missions de pacification et de reconstruction, les Canadiens, Britanniques et Néerlandais se sont trouvés face à d'importants groupes de talibans. Lancée pour desserrer l'étau qui se refermait cet été sur la ville de Kandahar, l'opération « Méduse » a permis à l'Otan de reprendre pied à Panjwayi, au prix de lourdes pertes. À eux seuls, les Canadiens ont perdu une quarantaine de soldats, et une centaine d'autres ont été blessés. Un nombre indéterminé de talibans, mais aussi de civils afghans, ont été tués par les bombardements de l'Otan.
« Il est vrai que nous ne partons pas sur un terrain vierge, admet le lieutenant-colonel Lanthier, qui veut pourtant rester optimiste. Nous procédons selon la méthode de la tache d'huile : on commence par éliminer les talibans d'un secteur, puis nous améliorons les conditions de vie de la population, ce qui la détourne des talibans. » Ces vieilles recettes de la « pacification » et de la « contre-insurrection » ont l'air d'avoir été ressorties presque intactes de vieux manuels de la guerre d'Algérie ou du Vietnam. « Gagner le soutien de la population en la coupant des insurgés » et « afghaniser la guerre en impliquant au maximum l'armée afghane » résument désormais la doctrine de l'Otan en Afghanistan.
Sur le terrain, tout est beaucoup plus compliqué. La « tache d'huile » joue plutôt en faveur des talibans. L'opération de nettoyage de Pachmoul, annulée à cause de la crue de l'Arghandab, le peloton de l'adjudant Daniel Parenteau accompagne un détachement afghan en patrouille dans Panjwayi. Les soldats progressent entre les hauts murs de pisé. Au bout de quelques minutes, le détachement se perd dans cet étroit labyrinthe de ruelles et de canaux d'irrigation plein d'une eau boueuse. Le capitaine afghan Khalillulah, un petit homme brun à la barbe épaisse, guide ses hommes en criant. « Plus de piles dans la radio », explique-t-il. Lorsque la patrouille tombe sur un vieil homme à la barbe grise sous son turban, le capitaine s'arrête pour lui parler. Sortis des ruelles étroites, d'autres habitants viennent l'écouter. Mais leur discussion ressemble à un dialogue de sourds.
Le jeu des talibans
« Nous sommes ici pour vous protéger », dit le capitaine afghan, originaire de la région de Kaboul, loin, bien loin vers le nord. « Prévenez-nous quand les talibans viennent dans votre village, et nous vous en débarrasserons », dit-il aux villageois. « Notre principal problème, ce sont les avions américains qui nous bombardent », lui rétorque le vieil homme, qui dit s'appeler Aminullah. « À l'époque du roi Zaher, tout allait bien. Puis les Russes sont venus et nous ont bombardés. Maintenant, les Américains nous bombardent, avec un peu plus de précision, c'est vrai. Nous, ce que nous voulons, c'est la sécurité », conclut-il. « Nos champs sont à Pachmoul, et nous ne pouvons pas y retourner à cause des bombardements », dit un autre villageois. « Nous devons bombarder Pachmoul parce que les talibans s'y trouvent », explique le capitaine Khalillulah. La patrouille repart après quelques salamalecs.
Le sous-officier canadien prend au GPS les coordonnées des écoles de la petite ville, fermées depuis la fuite des instituteurs menacés par les talibans. « Les Canadiens sont là pour nous aider. Nous allons rouvrir des dispensaires et des écoles », explique un peu plus loin l'officier afghan à des paysans pachtounes qui rentrent leur maïs. « Vos filles pourront aller étudier », ajoute-t-il. Tout à coup, les visages se ferment, et les regards piquent vers le sol. L'éducation des femmes ne semble pas être l'une des priorités des fermiers de Panjwayi. Ils ont en revanche d'autres revendications. « Le mois dernier, un commerçant est allé réclamer à un policier qu'il lui rembourse une dette. Le policier l'a tué. Que pouvons-nous faire ? », demandent des habitants. La corruption endémique de la police afghane, seule institution avec laquelle les habitants des provinces soient réellement en contact, fait aussi le jeu des talibans. Et, malgré la bonne volonté des Canadiens, les opérations « poignées de main » arrivent de toute façon un peu tard.
Après leur brève patrouille, les Canadiens et les soldats afghans regagnent leur camp retranché. Des barbelés ont été tendus en travers des vergers et des pieds de vigne retournés par les bulldozers. Des blindés et des postes accrochés aux pitons sinistres et luisants de pluie veillent tout autour du camp. Craints par la population à défaut d'en être aimés, les talibans harcèlent les troupes de l'Otan, qui se retranchent à la nuit tombée dans leur campement et ripostent en s'aliénant un peu plus les paysans locaux.
Nouveaux pilonnages
Chaque soir, quelques obus de mortier ou une roquette viennent s'abattre avec un bruit sourd à proximité du camp. « Tout le monde à l'intérieur ! », crient les sous-officiers. Dans les fermes souterraines, les radios crachotent des demandes d'appui. Dix minutes plus tard, des bombardiers américains tournoient dans le ciel. Des éclairs, suivis par le grondement des bombes, indiquent de nouveaux pilonnages sur Pachmoul.
Debout sur le toit, un sousofficier canadien admet les limites de la méthode. « Souvent, les talibans se contentent d'installer une roquette dans notre direction. La mise à feu est déclenchée à retardement par des dispositifs rudimentaires mais efficaces, comme un bidon d'eau qui se vide goutte à goutte. Quand notre riposte arrive, ils sont partis depuis bien longtemps », dit-il. Dans les ruelles sombres de Panjwayi et entre les murs des vergers de Pachmoul, la nuit appartient aux talibans.
Source du texte : FIGARO.FR
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jeudi, 19 octobre 2006
TROUPES ETRANGERES EN AFGHANISTAN
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