jeudi, 08 octobre 2009

Les pompiers dans le chaudron des cités

De plus en plus souvent agressés et pris dans des guet-apens, les soldats du feu font des stages d'autodéfense et obtiennent l'appui de la police.

Les sapeurs-pompiers en ont plein les bottes. Insultés, molestés, menacés de mort, pris dans des guet-apens, ils déplorent que leur excellente image auprès des Français ne leur serve plus de sauf-conduit. Pis, la tenue ignifugée qu'ils endossent pour sauver des vies est presque assimilée à l'uniforme du policier et du gendarme par les voyous rejetant tout symbole de l'État. Les statistiques de la Direction de la sécurité civile sont édifiantes : pas moins de 899 soldats du feu ont été pris pour cibles en intervention l'année dernière. Soit plus de 17 agressions par semaine et une explosion de 115% par rapport à 2005, où l'on ne recensait "que" 418 victimes d'incivilités.

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mercredi, 10 décembre 2008

Les violences urbaines en Europe

Voici un rappel des principales violences urbaines en Europe ces dernières années, après les affrontements dimanche 7 décembre à Athènes provoqués par la mort d'un adolescent de 15 ans tué par la police (par le ricochet d'une balle, selon les premiers résultats de l'autopsie).

grece2.jpgEn France en octobre-novembre 2005 : La mort de deux jeunes, électrocutés dans un transformateur électrique à Clichy-sous-bois, près de Paris, en tentant d'échapper à la police, déclenche trois semaines de violences urbaines dans toute la France. Le gouvernement décrète l'état d'urgence.

En novembre 2007, deux jeunes sont tués à Villiers-le-Bel, dans la banlieue de Paris, au cours d'une collision de leur mini-moto avec une voiture de police, ce qui déclenche deux nuits de violences.

En Espagne, début septembre 2008 : Des immigrés africains participent à des émeutes dans un quartier pauvre de Roquetas de Mar, près d'Almeria (Andalousie, sud), où vit une importante population d'origine africaine, après le meurtre à l'arme blanche d'un Sénégalais, âgé de 28 ans.

Aux Pays-Bas, en octobre 2007 : Les violences urbaines y sont assez rare, mais à la suite de la mort d'un jeunes marocain à Slotervaart, localité de la banlieue d'Amsterdam, tué par des policiers avait provoqué de violents troubles. L'adolescent, souffrant de troubles psychiatriques, avait été tué dans le commissariat après avoir attaqué deux agents à coup de couteau.

En Italie, en juillet 2001 : Les dernières violences urbaines d'envergure remontent à la réunion du G8 à Gênes (nord-ouest), qui s'étaient soldées par la mort d'un manifestant et des centaines de blessés. Les manifestations altermondialistes dispersées à travers la ville avaient été durement réprimées et avaient viré à l'émeute. Un manifestant avait été tué par un coup de feu tiré par un gendarme stagiaire.

En Grande-Bretagne, au printemps-été 2001 : Plusieurs centaines de policiers avaient été blessés lors d'émeutes raciales notamment à Burnley, Bradford et Oldham, qui avaient provoqué des dégâts considérables.

Le Danemark, caractérisé par une population plus hétérogène avec une présence d'immigrés plus importante, fait exception. Des violences urbaines ont eu lieu ces deux dernières années en particulier à Copenhague.

En mars 2007, l'évacuation manu militari de squatters gérant un centre pour jeunes dans un quartier populaire de la capitale déclenche des violences pendant près d'une semaine. En février 2008, des centaines de jeunes prennent part à des émeutes, expression, selon les autorités, de leur révolte contre la police et contre le racisme dont certains se disent victimes.

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mercredi, 01 octobre 2008

Émeutes ethniques à Romans-sur-Isère

Seul un déploiement massif de forces de l'ordre a empêché une nouvelle explosion de violence dans le quartier de la Monnaie, classé "sensible", à Romans-sur-Isère, commune de 32.000 habitants au nord de la Drôme.

Des dizaines de policiers, venus des Bouches-du-Rhône, de l'Isère, du Vaucluse, de la Loire et du Rhône, ont sillonné les rues de la cité, dans la nuit de mardi à mercredi 1er octobre, pour "saturer le terrain", selon le jargon policier, et empêcher les jeunes de se rassembler. Deux barrages, tenus par des gendarmes en tenue anti-émeute, ont été installés sur les axes principaux de ce quartier de 5.000 habitants, sous tension depuis la mort d'un adolescent de 16 ans, tué lundi matin très tôt dans un accident de voiture (volée) à l'issue d'une course-poursuite avec la police.

Ce dispositif "renforcé" a été décidé par le préfet au vu des violences de la nuit précédente. Pendant 4 heures, plusieurs dizaines de jeunes avaient affronté les forces de l'ordre, visées par des jets de pierres et même des coups de feu, probablement tirés avec un fusil de chasse. Les policiers, appuyés par un hélicoptère, avaient répliqué par des tirs de flash-balls et de grenades lacrymogènes. 4 voitures, 1 commerce, des scooters et une vingtaine de poubelles avaient été incendiés.

Après une matinée relativement calme, les tensions avaient à nouveau crû dans l'après-midi de mardi. A l'issue d'une marche silencieuse, une centaine d'habitants se sont rendus devant le centre social pour accompagner une délégation reçue par le maire, Henri Bertholet (PS). L'élu, insulté à plusieurs reprises, tente alors de prendre la parole sur le perron mais doit faire face à une foule très hostile. "Il faut entendre le message du papa d'Ilies qui dit que si on fait des bêtises ce sera encore du malheur supplémentaire", réussit toutefois à déclarer le maire.

Un peu plus tard, les proches de la famille ressortent furieuses de leur rencontre à huis-clos avec l'équipe municipale. En larmes, une jeune femme s'adresse aux dizaines de jeunes, survoltés : "Il voulait qu'on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout". Des acclamations accueillent ces déclarations et les jeunes se dispersent, par petits groupes, en promettant une nuit de feu aux forces de l'ordre. Une poignée d'entre eux partent en criant : "Allah Akbar, Allah Akbar !" "Ça va brûler, explique un des leaders du groupe entouré par une nuée d'adolescents qui l'écoutent avec respect. Il y en a marre que nos petits frères meurent dans nos quartiers. Vous avez dominé nos parents. Nous, on est la troisième génération et on va ouvrir notre gueule".

mardi, 01 juillet 2008

Le palmarès de la violence, ville par ville

racailles.pngOù court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? Le Figaro révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20.000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.

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lundi, 12 mai 2008

Les CRS expérimentent une nouvelle tenue antiguérilla

792639371.jpgL'actuel folklore commémoratif des événements de 1968 ne les incite pas à regarder dans le rétroviseur. Bien au contraire. Ayant remisé dans leur musée de la base de Vélizy les casques en plastique et les grenades lacrymogènes en verre qu'ils utilisaient il y a quarante ans, les CRS vont se doter d'une nouvelle tenue visant à mieux les protéger en situation de crise et, en particulier, lors des violences urbaines dans les cités.

"Notre objectif, note la Direction générale de la police nationale, est que nos personnels ne soient plus blessés comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Il n'est pas question de mégoter sur leur sécurité". En 24 heures, pas moins de 82 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont certains par armes à feu. "Les émeutiers, qui avaient organisé des guets-apens dans le but de commettre un assassinat, avaient ouvert le feu au fusil à pompe en visant en premier lieu nos commandants d'unité, les opérateurs radio et les lanceurs de grenades…", se rappelle le commissaire divisionnaire Jean-François Bas, directeur zonale des CRS.

Un policier avait été atteint de 18 plombs dans le corps, un autre avait été touché à une pommette et aux yeux en dépit de son casque de protection, un troisième avait reçu du plomb dans la tempe… Nicolas Sarkozy avait alors formulé ce constat : "On est passé à deux doigts du drame…" Fort de cette expérience, mais aussi des enseignements des trois semaines d'émeutes de 2005 (200 policiers et gendarmes blessés), les 13.000 CRS vont désormais de déployer sur le terrain avec d'étonnantes lunettes de protection en Plexiglas qui permettent de voir à travers la visière du casque lourd.

557487952.jpgLes 60 compagnies se verront aussi dotées d'un large bouclier "mou" tout à fait inédit. Souple et recouvert de tissu à la manière d'un gilet pare-balles, il est conçu pour résister aux balles de gros calibre. "Même les décharges de chevrotine ne passeront plus, note un officier. On pourra ainsi multiplier les bonds offensifs chez nos adversaires sans jamais être à découvert." De plus, leurs traditionnelles tenues bleu marine ont aussi été ignifugées maintenant que les cocktails Molotov figurent dans l'arsenal "classique" du voyou de cité.

Soucieux de parfaire cette panoplie, le gardien de l'ordre dernière génération sera doté d'un pistolet à impulsion électrique et d'un fusil à crosse pliable pouvant lancer des balles en caoutchouc avec une redoutable précision à plus de quarante mètres. Soit quatre fois plus loin que l'actuel flash-ball.

L'ensemble de l'équipement pèse une vingtaine kilos, soit une charge maximale pour des hommes appelés à courir en binôme en cas de besoin. Car, embrasement dans les quartiers difficiles oblige, les CRS ont fait évoluer leur tactique depuis 2003, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin d'être plus mobiles au pied des barres d'immeubles. "Les gars ne restent plus figés en formations constituées, genre légion romaine, qui barre une rue avant de charger en bloc, rappelle un officier. Cette doctrine, lourde et coûteuse en fonctionnaires, a largement évolué depuis 1968." À l'époque, les CRS se frottaient aux manifestants en spencer noir, chemises blanches et cravates. En un mois, les forces de l'ordre avaient déploré près de 1 900 blessés dans leurs rangs.

Source du texte : FIGARO.FR

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lundi, 03 mars 2008

Mise en garde de l'armée arménienne après huit décès à Erevan

1391380343.jpgL'armée arménienne a fait savoir qu'elle réprimerait par la force de nouvelles manifestations de l'opposition, au lendemain d'émeutes qui ont fait 8 morts dans cette ancienne république soviétique.

Le président Robert Kotcharian a signé un décret proclamant l'état d'urgence jusqu'au 20 mars "afin d'empêcher que l'ordre constitutionnel ne soit menacé".

Des manifestants munis de bâtons et de cocktails molotov ont protesté dimanche contre le scrutin présidentiel du 19 février, selon eux entaché de fraudes. 

"Toute tentative d'organiser des actions de masse sera immédiatement contrée par de très fortes contre-mesures des forces armées d'Arménie", a déclaré le général Seyran Ohanyan, chef d'état-major de l'armée, dans un communiqué.

"Je vous demande, en particulier, de vous abstenir de toute tentative de rassemblement, même en petits groupes, dans la ville d'Erevan."

Le chef de l'opposition, l'ancien président Levon Ter-Petrossian, a imputé ces violences à la brutalité de la police.

"Nous ne renoncerons pas, nous nous battrons jusqu'au bout", a-t-il déclaré aux journalistes lors d'une conférence de presse organisée dans sa résidence, datant de l'époque soviétique. Il a exhorté toutefois ses partisans à attendre la levée de l'état d'urgence pour manifester à nouveau dans la capitale.

Les partisans de Ter-Petrossian affirment que Kotcharian dirige un État corrompu où ne prospèrent que ceux qui sont proches de l'élite dirigeante. Le gouvernement rejette ces allégations. 

Les partisans de Ter-Petrossian accusent Kotcharian d'avoir truqué l'élection présidentielle en faveur de son allié, le Premier ministre Serj Sarksian. Ter-Petrossian, qui a officiellement remporté 21,5% des suffrages contre 53% pour Sarksian, a dit qu'il avait été placé en résidence surveillée. 

À Washington, le département d'État a invité les deux camps à éviter toute nouvelle violence, à agir dans le strict respect de la loi, à faire montre de retenue et à reprendre le dialogue politique, indique le site internet officiel de la diplomatie américaine (www.state.gov). 

Des soldats se sont répandus dans les rues d'Erevan et en ont bouclé les principales places. Des voitures carbonisées étaient visibles dans les rues et des commerçants victimes de pillages déblayaient les bris de verre.

"C'est un cauchemar. Regardez ce qu'ils ont fait à notre ville", a déclaré une étudiante de 25 ans, Emma Karapetian. "Je déteste autant les leaders de l'opposition que nos autorités."

Des véhicules blindés transport de troupes ont pris position en divers points de la ville tandis que des camions transportant des bobines de fil barbelé sillonnaient les rues.

Ces violences sont les pires en Arménie depuis 1998, année où un soulèvement populaire avait contraint Ter-Petrossian à démissionner. On ignore combien de policiers et de manifestants figurent parmi les personnes tuées dimanche. 

Kotcharian a accusé les manifestants d'avoir utilisé des armes à feu et des grenades et d'avoir planifié un coup d'État. L'opposition a rejeté ces accusations en affirmant n'employer que des moyens pacifiques. 

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dépêché dimanche un émissaire à Erevan pour rencontrer les autorités. 

Ces troubles risquent de déstabiliser l'Arménie, pays de 3,2 millions d'habitants, pauvre et enclavé dans les monts du Caucase mais placé sur une voie de transit importante pour les livraisons de gaz et de pétrole en provenance de la mer Caspienne. C'est le plus proche allié de Moscou dans la région.

Source du texte : L'EXPRESS.FR

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mercredi, 28 novembre 2007

Dans les banlieues, même rage mais nouvelles tactiques

5e4df5ba4e2ae886c0084d13956da52b.jpgTwo years after France’s immigrant suburbs exploded in rage, the rituals and acts of resentment have reappeared with an eerie sameness : roving gangs clashing with riot police forces, the government appealing for calm, residents complaining that they are ignored.

And while the scale of the unrest of the past few days does not yet compare with the three-week convulsion in hundreds of suburbs and towns in 2005, a chilling new factor makes it, in some sense, more menacing. The onetime rock throwers and car burners have taken up hunting shotguns and turned them on the police. 

More than 100 officers have been wounded, several of them seriously, according to the police. Thirty were hit with buckshot and pellets from shotguns, and one of the wounded was hit with a type of bullet used to kill large game, Patrice Ribeiro, a police spokesman, said in a telephone interview. One of the officers lost an eye ; another’s shoulder was shattered by gunfire. 

It is legal to own a shotgun in France — as long as the owner has a license — and police circles were swirling with rumors that the bands of youths were procuring more weapons.

"This is a real guerrilla war", Mr. Ribeiro told RTL radio, warning that the police, who have struggled to avoid excessive force, will not be fired upon indefinitely without responding.

The police have made more than 30 arrests but have been restrained in controlling the violence, using tear gas to disperse the bands of young people and firing paint balls to identify people for possible arrests later. 

The prefecture of the police in the Val d’Oise area, where most of the violence has occurred, said Tuesday night that there were no reported injuries among civilians that could be linked to the police. 

The events of the past three days, set off by the deaths of two teenagers whose minibike collided with a police vehicle on Sunday, make clear that the underlying causes of frustration and anger — particularly among unemployed, undereducated youths, mostly the offspring of Arab and African immigrants — remain the same.

"We have heard promise after promise, but nothing has been done in the suburbs since the last riots, nothing", said François Pupponi, the Socialist mayor of Sarcelles, which has been struck by the violence, in an interview. "The suburbs are like tinderboxes. You have people in terrible social circumstances, plus all the rage, plus all the hate, plus all the rumors, and all you need is one spark to set them on fire."

On Tuesday, there were the first signs of the violence spreading beyond the Paris region when a dozen cars were set afire in the southern city of Toulouse.

In the wake of the unrest in 2005, the government of then-President Jacques Chirac (with Nicolas Sarkozy, now the president, as the tough, law-and-order interior minister) announced measures to improve life in the suburbs, including extra money for housing, schools and neighborhood associations, as well as counseling and job training for unemployed youths. None has gone very far. 

At that time, Mr. Sarkozy alienated large numbers of inhabitants in the troubled ethnic pockets of France, but afterward reverted to a low-key approach, which he has maintained ever since. During his presidential campaign, he stayed away from the troubled suburbs, aware that his presence could inflame public opinion against him. 

In his six months as president, he has largely focused on injecting new life into France’s flaccid economy through creating jobs and lowering taxes and consumer prices. 

His most notable initiative in dealing with youth crime has been punitive : the passage of a law last July that required a minimum sentence for repeat offenders and in many cases allowed minors between 16 and 18 years old to be tried and sentenced as adults.

Since September, Fadela Amara, his outspoken junior minister charged with drawing up a policy for the suburbs, has been holding town hall meetings throughout France in preparation for what is to be a "Marshall Plan" for the suburbs. Her proposals are scheduled to be made public in January. 

"We’ve been talking about a Marshall Plan for the suburbs since the early 1990s", said Adil Jazouli, a sociologist who focuses on the suburbs. "We don’t need poetry. We don’t need reflection. We need money."

After he returns from China on Wednesday morning, Mr. Sarkozy plans to visit a seriously wounded senior policeman at a hospital near the northern Paris suburb of Villiers-le-Bel.

It was in Villiers-le-Bel on Sunday afternoon that the deaths of two teenagers identified as Moushin, 15, and Larimi, 16, occurred, the event that set off the latest unrest. The teenagers were riding without helmets on a minibike that collided with a police car ; rumors that the police had caused the accident elicited calls for revenge. 

The crash was reminiscent of the electrocution deaths in another Paris suburb in October 2005 of two teenagers, who, according to some accounts, were running away from police. That event set off the worst civil unrest in France in four decades, plunging the country into what Mr. Chirac called "a profound malaise".

But Mr. Sarkozy, still reeling from huge transit strikes and student protests throughout France this month, is unlikely to use the current unrest as a vehicle to turn introspective or vent his rage too loudly at those he once called "scum". 

In 2005, he vowed to clean out young troublemakers from one Paris suburb with a Kärcher, the brand name of a high-powered hose used to wash off graffiti ; when he pledged in another suburb that year to rid poor suburban neighborhoods of their “scum,” he was pelted with bottles and rocks. 

On Tuesday, Prime Minister François Fillon told Parliament that the clashes were "unacceptable, intolerable, incomprehensible", and he pledged punishment for the offenders in the affected suburbs. 

“Those who shoot at policemen, those who beat a police officer almost to death, are criminals and must be treated as such,” he said, adding, “We will do everything so that tonight there is a maximum security presence.”

Under heavy security on Tuesday night, Mr. Fillon visited Villiers-le-Bel, where the two youths had died, in what he called a show of support for the police and firefighters. About 1,000 police officers were deployed there.

Critics of the Sarkozy government complain that many areas in the suburbs are without a police presence, and that the only time there is a show of security is after violence erupts. 

"Sarkozy promised to send more police to the suburbs, but in so many places there are fewer police than there were two years ago", said Mohamed Hamidi, the French founder of Bondy Blog, a popular political blog created in the Paris suburb of Bondy after the outbreak of violence in 2005. "He didn’t keep his word. Who suffers from all the violence and the burning cars ? The people who live in these neighborhoods".

In Villiers-le-Bel on Tuesday night, the atmosphere was tense, with white police trucks and antiriot police officers on the streets. Earlier in the day, about 300 people, including children, marched silently in memory of the two dead teenagers. 

At a bakery on a small plaza in town, Habib Friaa, the baker, mourned their deaths, especially that of Larimi, who had started an apprenticeship with him two months ago. 

"Baking was his passion", Mr. Friaa said. "He was a courageous young man, someone who had hope".

Source du texte : NEW YORK TIMES

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mardi, 27 novembre 2007

Émeutes ethniques à Villiers-le-Bel

ec1a229f4726466d0d2e7711af21b523.jpgAprès le décès de deux jeunes circulant sur une motocross qui a percuté une voiture de police, de violentes échauffourées ont éclaté dans ce quartier sensible du Val-d’Oise.

La fumée noire qui obstruait hier soir le ciel de Villiers-le-Bel, dans la banlieue nord Paris, le disputait au rouge vif des flammes des véhicules incendiées. C’est tout un quartier qui s’est mis à flamber après un dramatique accident au cours duquel 2 adolescents ont trouvé la mort en percutant un véhicule de police. Les habitants assistaient impuissants à ces scènes de destruction qui leur rappelaient les nuits chaudes de l’automne 2005. 

Hier soir, le poste de police de Villiers-le-Bel a été assiégé par des jeunes gens qui criaient vengeance. Ils y ont mis le feu, caillassant les voitures de police alentour. Le bureau de police et la gare d’Arnouville, commune voisine, ont été saccagés. Le frère de l’une des victimes, Omar Sehhouli, expliquait vouloir "que tous les policiers responsables soient condamnés". Moushin, 15 ans et son ami Larami, 16 ans, étaient partis "faire du cross dans les champs", assurait-il. 

Selon lui, les échauffourées déclenchées après l’accident "ce n’est pas de la violence, c’est de la rage qui s’exprime". "Ces deux petits, tout le monde les connaissait dans la cité", a-t-il ajouté, soulignant que les deux adolescents "n’avaient pas de casier judiciaire". 

Selon la police, il ne s’agissait pas d’une course-poursuite. Les deux jeunes circulaient "à vive allure", "non casqués", sur un "engin volé". Ils ont percuté de plein fouet la voiture de police. Ils auraient "grillé une priorité". L’accident s’est produit dans la ZAC de la Tolinette, un quartier sensible de Villiers-le-Bel.

Dès 18 heures, "entre 50 et 100 jeunes ont commencé à brûler des poubelles après avoir incendié deux voitures". 4 véhicules de police se sont d’abord rendus sur place, avant de rebrousser chemin sous une pluie de projectiles. Les riverains et une élue de la commune se sont plaints de la mobilisation tardive des forces de l’ordre. L’un d’eux confiait : "Certains jeunes montent sur les poteaux électriques pour briser les ampoules et plonger le quartier dans le noir." Vers 21 heures, les jeunes ont incendié un garage, après l’avoir pillé. 8 policiers au moins et un pompier ont été blessés. Le commissaire de police, chef du district, a été pris à partie et souffre d’un traumatisme crânien.

 
9270b46d1c7e97b06d54a09415c62fb6.jpgUn McDo incendié, un commissaire molesté

Le maire de Villiers, Didier Vaillant, s’est également rendu sur place, mais a dû rebrousser chemin lui aussi devant l’hostilité des assaillants, munis de cocktails Molotov. 

Devant des riverains médusés, les jeunes brûlaient les voitures à la chaîne. Par petits groupes de 4 ou 5, à pied ou en scooter, ils harcelaient les forces de l’ordre et les pompiers. Les soldats du feu étaient obligés de dresser des barricades pour pouvoir intervenir sur les foyers d’incendie à l’abri des projectiles. 

De ronds-points en ronds-points, les carcasses enflammées achevaient de se consumer. Un ballet ininterrompu de véhicules de police et de pompiers rythmait la nuit de ce quartier qui semblait livré à la folie, malgré l’envoi de renforts en CRS venus épauler les forces de police locales débordées. "Ça va chauffer !", lançaient les jeunes en capuche, en traversant la ville. On entendait un peu partout des cris, des détonations. 

Les vitrines des concessionnaires Honda et Peugeot ont été détruites, une autre concession incendiée. Le McDonald’s a brûlé en partie. Une odeur de soufre se répandait dans les rues. Les voitures des habitants du quartier rentrant chez eux étaient contraintes de rouler sur des débris encore fumants. Des coups de klaxon résonnaient entre les barres d’immeubles, tandis que des jeunes promettaient de faire "pire que lors des émeutes de 2005".

Source du texte : FIGARO.FR

25 policiers et un sapeur pompier ont été blessés, dont deux policiers gravement, et 28 voitures, 4 bâtiments privés et une antenne de police ont été incendiés, lors des violences qui ont éclaté dimanche à Villiers-Le-Bel (Val d'Oise) et dans les communes voisines, selon un bilan dressé lundi par la préfecture.

9 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre dans la soirée au cours des violences.

Ces violences ont principalement touché outre Villiers-Le-Bel, les communes voisines de Gonesse, Arnouville, Garges et Sarcelles.

Sur les 25 policiers blessés, 24 ont été transportés vers des centres hospitaliers de la région, deux ayant été gravement blessés. Une antenne de police a été incendiée à Villiers-Le-Bel.

Parmi les 4 bâtiments privés brûlés, figurent notamment un garage Peugeot et une concession Hyundai, à Villiers-Le-Bel.

28 voitures ont été incendiées dans ces communes dans la soirée.

Des feux de poubelles et de voitures plus sporadiques sont intervenus également dans d'autres villes du département comme Argenteuil, Marly-la-ville et Osny.

Le retour au calme est intervenu à 00h30 à Villiers-Le-Bel et dans les communes voisines, selon la préfecture.

 


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vendredi, 05 octobre 2007

Commandos racailles à Saint Dizier

Des échauffourées ont éclaté jeudi soir dans le quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne) où deux bâtiments et 16 véhicules ont été incendiés et où les forces de l'ordre et les pompiers ont été caillassés.

804e7ba14f98a8beacb06847a87a7969.jpgLes incidents ont débuté vers 21h45, quand 40 à 50 jeunes cagoulés, dont certains étaient munis de barres de fer, ont attaqué un fourgon de pompiers et un véhicule de la Brigade anti-criminalité (BAC) en intervention à proximité du centre commercial du Vert-Bois, a indiqué le préfet de Haute-Marne Yves Guillot. 

Plusieurs individus ont frappé le véhicule des pompiers à coups de barre de fer, certains s'accrochant même aux portières du véhicule pour en extraire ses occupants. L'un des pompiers a été touché, sans être blessé. Caillassés, les véhicules d'intervention, ont dans un premier temps dû faire machine arrière, avant de retourner sur les lieux. 

Les jeunes se sont ensuite dispersés dans la ville, où ils ont mis le feu à la Maison de la jeunesse et de la culture (MJC), dont le rez-de-chaussée est entièrement détruit, ainsi qu'à une agence de location de voitures. 

L'office HLM a également été la cible des délinquants, sans que l'on puisse avoir s'il a été fortement touché. 

"Ils se sont engagés au milieu des immeubles. Ca a été concerté", a estimé Yves Guillot. "Ces gens étaient très jeunes et assez organisés. On a l'impression qu'ils ont préparé le coup et qu'ils ont voulu faire parler d'eux", a commenté le député-maire de la ville, François Cornut-Gentille (UMP). Des caillassages avaient déjà eu lieu à Saint-Dizier les jours derniers, selon lui. 

"On essaie de comprendre. On a déjà eu des violences dans la ville. Mais jamais de cette échelle", a-t-il poursuivi, avançant que les faits étaient "peut-être liés à l'interpellation récente d'un jeune qui avait giflé un policier".

Des renforts de police et de gendarmerie ont été appelés jeudi, selon le préfet Guillot. Des fourgonnettes des CRS sont arrivées vendredi vers 01h à l'hôtel de police de Saint-Dizier. 

La cité du Vert-bois, qui compte 12.000 habitants, pour une population totale de 30.000 habitants à Saint-Dizier, est classée en Zone urbaine sensible (Zus).

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jeudi, 20 septembre 2007

Emeutes électorales à Lausanne

 Lausanne
18 septembre 2007
Campagne électorale helvétique 
Manifestation contre le racisme...
 
 
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mardi, 18 septembre 2007

Les RG s'inquètent du climat régnant dans les banlieues françaises

faefbf9e419443215a807f558fe35fab.jpgLes renseignements généraux (RG) estiment que le climat dans les banlieues reste explosif un an après les émeutes, et que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existent toujours. Ce constat est dressé dans un rapport de 17 pages, intitulé "Etat des lieux dans les quartiers sensibles", détaillé dans Le Figaro du lundi 23 octobre. "La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime le rapport. 

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jeudi, 16 novembre 2006

ZONES URBAINES SENSIBLES : RAPPORT 2006

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lundi, 30 octobre 2006

CHRONOLOGIE DES VIOLENCES URBAINES DEPUIS UN MOIS

Dans cette chronologie ne sont pris en compte que les actes sortant de l'ordinaire c'est-à-dire par le nombre d'individus impliqués, par la violence de l'acte, par le coût des destructions.
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Le 29 octobre  à Grenoble :

Jet de pavé : un conducteur de tramway blessé.

  Le 30 octobre  dans l’agglomération lyonnaise :

Une trentaine de voitures incendiées.

 Le 29 octobre  près de Lille :

25 véhicules EDF incendiés.

 Le 28 octobre  à Marseille:

Une marseillaise grièvement brûlée lors de l’incendie d’un bus tombé dans un guet-apens.

 Le 27 octobre  à Montfermeil:

Brèves échauffourées entre policiers et groupes mobiles (plusieurs blessés).

 Le 27 octobre  à Gennevilliers:

Pompiers et policiers ont essuyé un caillassage dans la cité du Luth.

 Le 27 octobre  à Reims:

Tentative d’incendie de bus.

 Le 27 octobre  à Clichy-sous-Bois, Meaux, Toulouse :

Les pompiers et policiers sont intervenus régulièrement pour faire cesser des dégradations et des incendies, les véhicules ont été pris à partie.

 Le 27 octobre  au Blanc-Mesnil:

Deux autobus incendiés dont 1 où le conducteur a été menacé par une arme de poing.

 Le 27 octobre  à Saint Etienne:

Une dizaine de voitures incendiées.

 Le 26 octobre  à Bagnolet :

Attaque à main armée contre un bus, volé puis brûlé.

 Le 26 octobre  à Montfermeil :

Une voiture brûlée et un policier légèrement blessé.

 Le 25 octobre  à Nanterre :

Un bus brûlé par des hommes cagoulés.

 Le 25 octobre  à Athis-Mons :

Cocktail - Molotov dans un bus.

 Le 25 octobre  à Vénissieux :

Car privé incendié.

 Le 20 octobre  à Orléans :

Un véhicule de la BAC a été pris à partie (incidents fréquents depuis le 16 octobre).

 Le 20 octobre  à Aulnay-sous-Bois :

Une fonctionnaire de la police municipale légèrement blessée, véhicules de police caillassés.

 Le 14 octobre  à Massy:

Une adjointe de sécurité blessée lors d’une tentative d’interpellation.

 Le 14 octobre  à Epinay-sur-Seine :

Un policier blessé lors d’une agression par une trentaine de "jeunes".

 Le 14 octobre  à la Courneuve :

Des policiers font usages de leurs armes pour se dégager face à une trentaine de "jeunes".

 Le 1er octobre aux Muraux :

7 policiers légèrement blessés après avoir été pris à partie par des dizaines de personnes.

 Le 28 septembre à Toulouse :

5 policiers légèrement blessé lors d’une patrouille.

 Le 19 septembre aux Tarterêts :

2 CRS agressés et blessés sérieusement lors d’une patrouille.

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dimanche, 29 octobre 2006

La racaille a fait une victime dans l'incendie d'un bus

medium_bus_incendie.jpgC’est la première victime grave de violences perpétrées autour de l'anniversaire redouté de la première nuit d'émeutes en 2005. Une jeune femme a été grièvement brûlée suite à l'incendie d'un autobus attaqué par un groupe d'adolescents dans les quartiers nord de Marseille. « Ses jours sont en danger, elle est brûlée à près de 60% de la surface du corps », a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). « Son état est gravissime », a renchéri le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. Trois autres personnes indisposées par les fumées ont également été conduites à l’hôpital.

 
Un véritable guet-apens
 
Selon Jacques Beaume, le bus de la Régie des transports de Marseille (RTM) semble avoir été pris dans un « vrai guet-apens ». Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.
 
Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque. Le bus, assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, aurait été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes gens tentant en vain de monter à bord. Ils auraient attendu au même arrêt, situé à la frontière des quartiers nord et à proximité d'une cité, que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter. Il est alors 21 heures 15, et ces « adolescents » au visage dissimulé dans leur capuche forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite.
 
Pas de bus dimanche
 
La carcasse du bus a été remorquée après minuit et ne restaient plus sur les lieux que des débris de vitres à terre et un car de CRS. Le service bus de nuit a été interrompu. Dimanche matin, les chauffeurs ont décidé d'exercer leur droit de retrait. Aucun bus ne circulera dans la journée. Les deux lignes du métro fonctionnent normalement.
 
Depuis une semaine, au moins sept autobus ont été incendiés dans des banlieues de grandes villes, dont six en région parisienne, par des groupes de personnes encagoulées et parfois armées. Même si le pire à parfois été frôlé comme dans l'Essonne où un bus était plein au moment où le feu a pris, il n'y a pas eu de blessés graves.
 
Source : FIGARO.FR 

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jeudi, 12 octobre 2006

EMEUTE D'ALLOCHTONES EN SUEDE PENDANT LE RAMADAN

medium_arton10447.jpgDimanche 8 octobre 2006. Les émeutes du ramadan ont également lieu en Suède. Dans la ville de Göteborg, deuxième du pays, des quartiers ont été coupés du réseau électrique en raison de problèmes techniques tandis que des hordes de "jeunes" ont profiter de l'obscurité pour piller les centres commerciaux, les magasins, les distributeurs de billets et les écoles de la banlieue nord-est. 

La police est dépassée et parle de "chaos" alors que tous les renforts disponibles ont été envoyés sans pour autant pouvoir arrêter les actes de vandalisme.

 

Lien : http://aftonbladet.se/vss/nyheter/story/0,2789,903010,00.html

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mercredi, 20 septembre 2006

SECONDE NUIT D'AFFRONTEMENTS A BUDAPEST

medium_budapest.3.jpgDes heurts entre des centaines de manifestants et la police hongroise ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi près du siège du parti socialiste à Budapest. Une manifestation pacifique de 10'000 personnes ont réclamé la démission du premier ministre Ferenc Gyurcsany. 57 personnes auraient été blessées.

Les manifestants, essentiellement des jeunes, ont lancé des projectiles sur les policiers qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Des centaines de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d'autres avec des chiens de combat protégeaient le siège du parti socialiste hongrois, qui était visiblement la cible des casseurs.

medium_BUDAPEST_2.jpgAprès avoir sommé les manifestants de se disperser, les policiers ont fait usage de la force. Auparavant, quelque 10'000 personnes avaient manifesté dans le calme mardi soir demandant pour la deuxième nuit consécutive la démission du premier ministre.

Dans la nuit de lundi à mardi, deux à trois mille manifestants avaient affronté la police et pris d'assaut le siège de la télévision publique, faisant 150 blessés dont un grave. Les émeutiers reprochent à Ferenc Gyurcsany d'avoir menti aux Hongrois sur son programme économique pour remporter les élections législatives d'avril. M. Gyurcsany a exclu mardi de démissionner.

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mardi, 19 septembre 2006

VIOLENTES EMEUTES PATRIOTIQUES A BUDAPEST

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Des milliers de manifestants, en majorité du mouvement patriotique HVIM (Mouvement de Jeunesse des 64 Comtés), ont pris d'assaut le siège de la télévision publique hongroise dans la nuit de lundi à mardi pour exiger la démission du premier ministre, qui a reconnu avoir menti sur son bilan pour emporter les élections d'avril. La police a répliqué avec des bombes lacrymogène et des canons à eau. Ces affrontements ont fait environ 150 blessés.
 
Il s’agit des pires émeutes qu’ait connues la Hongrie depuis la chute du régime communiste à la fin des années 80. Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s'est déclaré dans le bâtiment de la télévision publique et des voitures étaient en flammes dans le centre de Budapest. Une centaine de manifestants a ensuite réussi à pénétrer dans le bâtiment de la télévision, une fois l'incendie éteint. Un millier d'autres se trouvait à l'extérieur, d'après une estimation de l’agence Reuters.
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Un des manifestants a demandé à pouvoir s'exprimer à l'antenne de la télévision pour dénoncer «les mensonges» du premier ministre. Dimanche, ce dernier a reconnu avoir délibérément menti aux électeurs au printemps dernier, afin de remporter les législatives.
 
«Nous réclamons» la tenue d’élections «afin qu'au bout du compte ce soient les Hongrois et non les capitaux étrangers qui gouvernent la Hongrie», a dit Laszlo Toroczkai, président de l'organisation patriotique des 64 Comtés.

 

Plus de cent cinquante blessés

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Des manifestants ont lancé des bouteilles et des pavés contre la police anti-émeute, qui a répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau pour entraver leur progression vers le siège de la télévision. Une centaine de personnes a été blessée, d'après la police.
 
Les manifestants ont scandé «56», en allusion au soulèvement contre la tutelle de l'URSS en octobre 1956, écrasé par les troupes soviétiques. Ils s'en sont également pris à un mémorial en hommage aux soldats soviétiques ayant pris Budapest aux allemands en 1945. Environ 10.000 personnes s'étaient auparavant rassemblées devant le parlement pour exiger la démission du premier ministre.
 
Ce dernier, qui a exclu de quitter ses fonctions, a reçu le soutien de son parti socialiste. Il a en revanche été critiqué par le président Laszlo Solyom, qui l'accuse d'avoir provoqué une «crise morale», et par les partis d'opposition, qui réclament son départ. La principale formation d'opposition, le Fidesz, a annoncé qu'elle boycotterait les travaux du parlement mardi pour protester contre les «mensonges» du gouvernement. La crise a éclaté avec la diffusion dimanche d'un discours prononcé lors d'une réunion à huis clos du Parti socialiste.
 
«Nous mentions le matin, nous mentions le soir»
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Lors de cette réunion en mai, Gyurcsany a déclaré que le gouvernement n'aurait pas d'autre choix que d'adopter des réformes, lors de son second mandat, après les mensonges qui ont caractérisé, selon lui, ses 18 mois à la tête du gouvernement et les quatre années de pouvoir socialiste, entre 2002 et 2006. «Nous mentions le matin, nous mentions le soir», a-t-il déclaré lors d'un discours de 25 minutes truffé d'obscénités.
 
Le gouvernement avait promis des réductions d'impôts mais, depuis, les a augmenté de 4,6 milliards de dollars, et réduit les dépenses publiques. Il a par ailleurs fait savoir que le déficit public serait cette année de 10,1% du PIB, soit le double de ce qu'il avait promis pendant la campagne. La diffusion de cet enregistrement intervient deux semaines avant la tenue d'élections locales, le 1er octobre, que le Fidesz veut transformer en référendum sur le gouvernement.
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Voici des extraits des propos du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui ont fait scandale en Hongrie et dans lesquels il explique avoir "menti" pour remporter les élections législatives d'avril dernier.
Ces paroles ont été prononcées au mois de mai devant le groupe parlementaire socialiste réuni au bord du lac Balaton (ouest de la Hongrie).


medium_Gyurcsany.2.jpg"Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont le pays avait vraiment besoin, ce que nous comptions faire après la victoire. Nous le savions tous, après la victoire, il fallait se mettre au travail, car nous n'avons jamais connu de problèmes de cette envergure (...)
Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous (en laissant filer les déficits publics) (...) Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n'était pas vrai. Nous n'avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à part le fait que nous nous sommes sortis de la merde à la fin (en remportant les élections). (...) 
A court terme, nous n'avons plus le choix. (Le ministre des Finances) Janos Veres a raison. Nous pouvons encore faire semblant un petit peu mais plus longtemps. Le moment de vérité est arrivé. L'aide divine, les flux financiers internationaux, les centaines d'astuces comptables, dont vous n'avez pas à connaître l'existence, nous ont tous aidés pour survivre. Mais c'est terminé. On ne peut pas aller plus loin.
On doit avouer dès le premier jour ce qu'on doit faire pour réduire le déficit (des comptes publics) dès cette année, et mettre en oeuvre les modifications fiscales dès le mois de septembre. (...)
C'est fantastique de diriger un pays. Pendant les 18 derniers mois j'en étais capable parce que j'avais une ambition: convaincre la gauche qu'elle pouvait gagner (les élections), qu'elle n'avait pas à courber la tête dans ce putain de pays, qu'elle n'avait pas à faire dans sa culotte devant (le chef de l'opposition de droite) Viktor Orban (...)
 

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