samedi, 19 juillet 2008

Ancient warriors : the Highlanders (1/3)

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mardi, 14 août 2007

Ecosse : consultations publiques sur l'indépendance

0c19eddd1a9d4f8192ec5c533cd15dcd.jpgLe chef du gouvernement écossais Alex Salmond a annoncé mardi le début d'une consultation publique sur le futur statut de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni, rapporte la BBC.

ddb2dd661d9e02a7c96529be7d6e9bfe.jpgM. Salmond, vainqueur des élections législatives de mai dernier, est le leader du Parti national écossais. Le point le plus important du programme de son parti a toujours été la tenue d'un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Tous les autres partis siégeant au parlement ont déclaré hier encore qu'ils étaient contre une telle démarche. Selon eux, l'indépendance de l'Ecosse aurait de fâcheuses conséquences sur l'économie écossaise et déstabiliserait la société.

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samedi, 10 mars 2007

Les Highlands et les révoltes jacobites (1688-1746)

Les clans des Highlands – sociétés gaéliques s'appuyant sur une parenté réelle ou imaginaire – sont connus depuis le début du mie siècle, mais ce n'est qu'après la suppression de la seigneurie des Îles en 1493 qu'ils prirent de l'importance. Le gouvernement d'Édimbourg avait peu d'influence sur les Highlands, et les chefs de clan préservèrent jusqu'au XVIIIè siècle un ordre social essentiellement médiéval. Les chefs avaient droit de justice héréditaire sur leurs tenanciers, qui leur devaient le service militaire. Ces armées privées permettaient aux chefs de clan de guerroyer constamment avec leurs voisins. Luttes entre clans et raids de bétail étaient passés à l'état endémique.

medium_Culloden.jpgLa destruction de cet ordre social fut une conséquence indirecte de la déposition du roi Stuart catholique Jacques II (Jacques VII d'Écosse) en faveur du protestant Guillaume d'Orange. Les partisans de Jacques, les jacobites, luttèrent pour la restauration de celui-ci et, après sa mort en 1701, de son fils Jacques et de son petit-fils Charles Édouard, connu sous le nom de Bonnie Prince Charlie. Il y eut trois révoltes jacobites, en 1689-1690, en 1715 et en 1745-1746. La troisième fut la plus grave et manqua aboutir, mais la victoire écrasante des forces du gouvernement à Culloden en 1746 mit fin au jacobitisme sur le plan militaire.

La cause jacobite avait des partisans dans toutes les régions des îles Britanniques, mais elle est surtout associée aux clans des Highlands, qui jouèrent un rôle de premier plan dans la révolte. Les Stuarts étant une dynastie écossaise, ils comptaient plus de partisans en Écosse qu'en Angleterre, et, surtout après l'Act of Union de 1707, le jacobitisme devint en Écosse un symbole du sentiment anti-anglais. Mais jacobitisme et catholicisme étaient indissociablement liés, et cette cause attirait donc peu la majorité des Écossais. Même dans les Highlands, les jacobites ne faisaient pas l'unanimité. Certains clans essayèrent de conserver leur neutralité, d'autres, comme les Campbell, soutinrent le gouvernement. Le rôle important joué par les Highlands résidait moins dans l'ampleur du soutien qu'ils apportaient aux jacobites que dans le fait que, grâce au système clanique, c'était la seule région des îles Britanniques où leurs partisans pouvaient facilement lever des troupes nombreuses.

Après la bataille de Culloden, le système des clans fut battu en brèche sur tous les fronts afin que les Highlands ne puissent plus jamais être le centre d'une révolte. Aucune distinction ne fut établie entre clans jacobites et clans fidèles à la Couronne. Les terres des chefs jacobites furent confisquées, le pouvoir des autres chefs fut restreint par l'abolition du droit de justice héréditaire. Il fut interdit de porter des armes, de jouer de la cornemuse, de porter le costume des Highlands et de parler gaélique, mais seul le premier point put être appliqué. Le système de routes militaires ébauché par le général Wade dans les années 1720 fut complété et des garnisons furent cantonnées dans les Highlands jusqu'au XIXè siècle, alors que toute menace jacobite avait depuis longtemps disparu.

culloden.jpg

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mercredi, 26 avril 2006

France - Ecosse : 7 siècles d'alliance

TRAITE DU 23 OCTOBRE 1295

ENTRE PHILIPPE LE BEL ROI DE FRANCE

 ET JOHN BALLIOL ROI D'ECOSSE

Philippe, par la grâce de Dieu Roi de France, à tous ceux qui verront ces lettres, salut.

Parmi tous les moyens qui existent pour conforter la gloire des rois et des royaumes et pour leur procurer les bienfaits de la paix et de la tranquillité ainsi que la prospérité de leur Etat, celui qui, après mure considération, parait être le plus efficace est de conclure entre rois et royaumes des traités d'alliance garantissant leur amitié fidèle et leur union solide.

Aussi, pour remédier aux injures et aux violences injustifiées des méchants, comme pour repousser les attaques qui sont lancées contre eux au mépris de la justice, les rois et les princes ne peuvent-ils mieux faire que de s'unir par une amitié sincère, grâce à laquelle ils s'entraident dans la prospérité comme dans l'adversité, afin de réprimer les entreprises de ceux qui haïssent la paix et de procurer la douceur de la concorde (... ).

C'est pourquoi l'illustre prince Jean, roi d'Écosse, notre spécial ami, soucieux avec prudence de l'utilité et des besoins de son royaume, nous a envoyé les vénérables pères Guillaume, évêque de Saint Andrews, et Mathieu, évêque de Dunkeld, ainsi que les chevaliers Jean de Soule et Ingelram d'Umfranville, comme ses ambassadeurs et procureurs, avec pleins pouvoirs pour le représenter, comme il apparaît plus au long dans les lettres de mission qui leur ont été délivrées sous le sceau dudit Roi et dont la teneur est jointe aux présentes, afin de conclure avec nous un traité formel de confédération et d'amitié.

Donc nous, approuvant pleinement ce souhait louable dudit roi, et partageant son désir de voir notre amitié et confédération étroitement nouée pour l'avenir sous les meilleurs auspices, avons convenu et accordé (avec le plein accord de notre cher frère et fidèle Charles, comte de Valois et d'Anjou), que le prince Edouard, fils aîné dudit roi d'Écosse et son héritier, épousera Jeanne, fille aînée de notre dit frère Charles. (... ).

De même ledit roi d'Ecosse, en prince juste et pacifique, mû par sa sincère amitié pour nous, notre royaume et notre peuple, considérant les graves injures, énormes excès, attaques injustifiées et agressions iniques que le roi d'Angleterre, en violation de son serment de fidélité, commet chaque jour contre nous et nos sujets (... ), promet expressément que, dans la présente guerre que nous menons contre ledit roi d'Angleterre et ses complices, tant le roi d'Allemagne que les autres, il mettra à notre disposition, et à celle de nos successeurs si cette guerre se prolonge jusqu'à leur règne, toutes les forces de son royaume, tant de terre que de mer, afin de nous aider ouvertement et publiquement en Angleterre (... ).

En outre, afin de mieux réprimer les injures dudit roi d'Angleterre et de le contraindre à cesser ses attaques contre nous, ledit roi d'Ecosse s'engage à nous envoyer de l'aide, dans toute la mesure de ses moyens et à ses propres frais (... ) .

Lesdits procureurs du roi d'Ecosse, au nom de leur souverain, promettent que ce présent traité sera ratifié et accepté par les prélats, comtes, barons et autres nobles et villes du royaume d'Ecosse, qui s'engageront à nous aider dans notre guerre contre le roi d'Angleterre, comme il est dit ci-dessus, et que lesdits prélats, comtes, barons, nobles et villes notables d'Ecosse nous enverront leur accord par lettres munies de leurs sceaux le plus tôt possible.

En contrepartie, si le roi d'Angleterre s'avisait d'envahir le royaume d'Ecosse, personnellement ou par d'autres sur son ordre, après la fin de la présente guerre qu'il mène contre nous, nous apporterions notre aide au roi d'Ecosse, soit en tenant le roi d'Angleterre occupé par ailleurs, soir en envoyant des secours directement en Ecosse à nos frais.

Si enfin le roi d'Angleterre venait à quitter personnellement son royaume (pour envahir le notre), le roi d'Ecosse s'engage à entrer à son tour en Angleterre, le plus loin possible, et à y mener la guerre par tous les moyens, medium_garde_ecossais.3.jpgbatailles, sièges, dévastations, le tout à ses propres frais.

Il a été convenu, par accord exprès entre nous et lesdits procureurs du roi d'Ecosse, que si une guerre advient entre ledit roi d'Ecosse et le roi d'Angleterre (comme suite au présent traité), nous ne conclurons avec le roi d'Angleterre aucune paix ou trêve sans l'accord du roi d'Ecosse notre allié, et que lui-même, de son côté, ne conclura aucune paix ou trêve avec le roi d'Angleterre sans notre accord et sans que nous y soyons compris (... ).
Fait à Paris, le 23 du mois d'octobre, l'an du Seigneur 1295.

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