mercredi, 20 février 2013
Présentation du livre "JFC Fuller, le stratège oublié" par son auteur, le lieutenant-colonel Olivier Entraygues, à l’Ecole Militaire (6 mars 2013)
Le lieutenant-colonel Olivier ENTRAYGUES est officier de liaison à de la Defence Academy du Royaume-Uni.
Vous pourrez acheter l’ouvrage sur place et vous le faire dédicacer.
Mercredi 6 mars 2013 entre 1800 à 1930 à la bibliothèque patrimoniale de l’Ecole Militaire (21 place Joffre, 75007 Paris)
Réponse à envoyer avant le 4 mars (demande de laisser-passez et commande d’ouvrage) :
OEntraygues.jscsc@defenceacademy.mod.uk
Site des Editions Brèches
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lundi, 11 février 2013
CESM : Vers une nouvelle pensée stratégique brésilienne, par Natália Frozel Barros
La pensée stratégique brésilienne oriente aujourd’hui le développement militaire du pays vers une plus grande autonomie en matière de défense nationale. En net contraste avec un passé marqué par la dépendance technologique externe et par l’action militaire concentrée sur l’intérieur du pays, les efforts des Forces Armées brésiliennes prennent une nouvelle direction. Une stratégie est élaborée autour des priorités internes d’intégrité territoriale et de contrôle des richesses nationales. Une projection vers l’extérieur est par ailleurs envisagée afin d’assurer le statut de puissance régionale et la visibilité internationale du pays.
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vendredi, 08 février 2013
Guerres & Histoire n°11 : Stalingrad, nouvelle vision d'une bataille mythique
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lundi, 04 février 2013
Géostratégie : Enjeux des espaces maritimes français (FRS)
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mercredi, 30 janvier 2013
Guerre et pacification au Sahel à la lumière de l’expérience afghane : Conséquences pour le Livre blanc, par René CAGNAT
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jeudi, 24 janvier 2013
Opération Serval : Quelles options opérationnelles au Mali ? (IRSEM : note 3)
Au treizième jour de l’opération, nous sommes encore dans une phase que l’on qualifiera de "bouclier" dont l’objectif premier est de protéger Bamako ou au moins Mopti de toute offensive ennemie, en attendant la fin de la montée en puissance du dispositif français et africain.

Crédit photo : ECPAD - Sirpa Terre
Face à nous, les possibilités des rebelles et djihadistes s’inscrivent désormais dans un combat psychologique appuyé par des actions de combat, à l’inverse de ce qu’ils pratiquaient jusque-là et qui reste notre cadre d’action (des actions de combat relayées par un discours politique et médiatique). Du fait de la faible densité des forces (la zone de front fait presque 400 km de large), il leur reste toujours la possibilité de s’infiltrer par petits groupes ou d’utiliser des cellules dormantes pour tenter des « coups » comme des attentats à Bamako et/ou des agressions contre des ressortissants français. Ils peuvent par ailleurs tenter ce genre d’opérations hors du Mali et bénéficier aussi de la solidarité d’autres organisations. Au plus près des opérations, les djihadistes peuvent tenter des actions de harcèlement contre les forces de Serval considérant l’impact stratégique de chaque mort français ou, au contraire, refuser le combat contre les Français pour s’en prendre aux forces maliennes, plus vulnérables.
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samedi, 19 janvier 2013
Opération SERVAL ou l'échec de la dissuasion (IRSEM, note 2)
Avant d’évoquer les perspectives de l’engagement militaire au Mali, il n’est pas inutile de revenir sur le passé récent et de mettre l’accent sur une évidence : si les djihadistes ont lancé une offensive vers le Sud du Mali, c’est qu’ils n’ont pas été dissuadés de le faire.
La dissuasion repose sur toujours sur une capacité de destruction multipliée par une probabilité d’emploi. La capacité de frappe rapide de la France, à partir des bases au Tchad ou au Burkina Faso, voire même depuis la métropole, était évidemment connue de tous. Cette capacité n’était pas très importante en volume si on la compare aux campagnes aériennes menées par les Etats-Unis, avec ou sans l’OTAN, ou Israël depuis 1999 mais elle était suffisante pour faire face à la plupart des adversaires sur le sol africain, d’autant plus qu’elle combinait la puissance des avions avec la permanence et la souplesse des hélicoptères.
La faiblesse se trouvait donc dans la probabilité d’emploi. Plusieurs éléments psychologiques et politiques peuvent l’expliquer. En premier lieu, la force de frappe (la projection de puissance en terme moderne) reste une menace virtuelle et lointaine. La perception de l’ennemi potentiel n’est pas la même lorsqu’il a en face de lui des soldats, incarnation de la volonté politique et de la prise de risques. C’est le même principe qui présidait à la présence d’un corps de bataille français en Allemagne dont l’action était le moyen d’éviter le choix entre la reddition et la montée immédiate aux extrêmes mais aussi la justification par le sacrifice de cette montée éventuelle. La prise de risques de quelques-uns contribuait ainsi à éviter la mort de tous. Concrètement, il est probable qu’à la manière de l’opération Manta au Tchad en 1983 ou de l’opération Noroit au Rwanda en 1990, la présence d’un groupement tactique dans le Mali vert aurait sans doute suffit à dissuader toute offensive sérieuse en attendant la lente montée en puissance de la MISMA.
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vendredi, 18 janvier 2013
Opération SERVAL au Mali : Le retour d'un art français de la guerre (IRSEM, note 1)
THEATRUM BELLI vous présentera régulièrement des notes de l'IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire), plus précisément du domaine d'études "Nouveaux conflits" dirigé par le colonel Michel GOYA, concernant notre intervention au Mali. Voici la première qui met en perspectives historiques l'opération Serval. (Crédit photo : ECPAD, Sirpa Terre)
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L’opération Serval, et dans une moindre mesure l’aide au Président Ouattara en avril 2011, consacre d’abord le retour à une forme classique d’intervention de la France, proche de celle que l’on connaissait durant la guerre froide.
La France a, par exemple, mené 14 opérations de guerre en Afrique de 1977 et 1980 qui ont toutes été des succès militaires qui témoignaient d’un savoir-faire spécifique reposant sur une chaîne de commandement rapide, un consensus sur cet emploi "discrétionnaire" des forces, des unités prépositionnées, des éléments en alerte et des moyens de transport et de frappe à distance. Ce système permettait à nos forces d’éteindre les incendies au plus tôt sans y consacrer beaucoup de moyens et sans rester sur place outre mesure. L’autorité politique n’étant pas inhibée par les pertes (33 soldats tués en mai-juin 1978 au Tchad et au Zaïre), elle s’immisçait peu dans les opérations. Celles-ci avaient donc de plus fortes chances de succès et, in fine, les pertes restaient limitées.
A côté de ces opérations rapides, l’engagement français au Tchad de 1969 à 1972 contre le Front de libération nationale (Frolinat) représente le meilleur exemple, sinon le seul, de contre-insurrection moderne réussie, dans un contexte proche de celui du Mali actuel. Avec un volume de forces équivalent à celui de l’opération Pamir en Afghanistan, les Français ont réussi en trois ans à rétablir la sécurité dans une zone dix fois plus peuplée que la province de Kapisa et deux fois plus grande que la France. Ce succès a reposé sur quelques principes simples : des objectifs limités puisqu’on on ne cherchait pas à faire du Tchad une démocratie avancée et prospère mais simplement à rétablir l’autorité de son Etat, une autonomie du théâtre par rapport à Paris, l’intégration des actions sous l’autorité de l’ambassadeur de France, l’application d’une véritable approche globale comprenant simultanément l’assistance à l’administration locale (par des militaires français) et aux forces de sécurité tchadiennes (avec 650 militaires français vivant au sein de ces forces pendant un an) et la lutte directe contre les forces rebelles par raids ou nomadisation. Le résultat fut indéniablement un succès, terme plus adéquat que celui de victoire car la résolution de ce type de conflits s’inscrit dans un temps politique long qui nécessite souvent plusieurs engagements militaires pour parvenir à son terme. La France s’est engagée à nouveau au Tchad en 1978 puis encore en 1983.
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jeudi, 27 décembre 2012
RDN : Sommaire du prochain numéro de janvier 2013
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samedi, 22 décembre 2012
Vient de paraître : J-F-C FULLER, le stratège oublié (1913-1933)
Theatrum Belli vous présente en avant-première l’introduction du livre du lieutenant-colonel Olivier ENTRAYGUES qui vient de paraître aux éditions Brèches. Ce livre est la thèse qu'il présenta brillamment à l’Ecole de Guerre cette année consacrée à une figure singulière de l’armée britannique : le général JFC Fuller. L'auteur est actuellement officier de liaison à la Defence Academy à Shrivenham. Il anime au sein de TB la rubrique "Frangleterre".
Pour vous procurer cet ouvrage, veuillez cliquer ICI. (N'attendez pas car le tirage est limité).

Selon l’auteur, cet ouvrage est "une biographie intellectuelle. Une biographie dont l’essence est d’essayer de relier une vie, un Homme et une œuvre dans son temps historique pour arriver à saisir le sens de la pensée du général Fuller et sa portée dans l’histoire militaire du XX siècle.
Sa vie, bornée par l’avènement de Victoria Impératrice des Indes en 1876 et le début de l’enlisement américain au Viet-Nam, en 1966, pourrait être tirée d’un roman de Rudyard Kipling, tant les événements vécus sont extraordinaires. Un inventaire à la Prévert ne suffirait pas à qualifier l’Homme, tant l’épaisseur de sa personnalité est complexe et paradoxale. Officier général, Britannique, Européen, mais aussi, pro germanique, fasciste, antibolchévique, anti-communiste, antisémite, intellectuel, non-conformiste, rebelle, hérétique, iconoclaste, prophète, occultiste, agitateur d’idées, provocateur, journaliste, tacticien, stratège, doctrinate, historien ou philosophe… Cette cohorte d’adjectifs n’en fait pas aux premiers abords un personnage très attachant.
Et pourtant, lorsque l’on commence à découvrir l’œuvre, dense, volumineuse et profonde, le regard sur l’Homme change subitement : 48 livres et près de 120 articles majeurs publiés entre 1913 et 1961. L’œuvre de Fuller c’est encore plus de 80 textes de conférences dactylographiées durant l’hiver 1923-1924 alors qu’il occupe la fonction centrale de directeur de l’instruction au Staff College. C’est aussi des centaines et des centaines de pages de notes tactiques écrites entre décembre 1916 et mai 1918, comme chefs des opérations du Tank Corps. C’est enfin des relations épistolaires soutenus avec ses proches, dont des lettres, comme sa correspondance avec Liddell-Hart éclairant avec pertinence le sens de sa pensée."
L’approche de l’auteur "d’esquisser une telle biographie intellectuelle revient alors à mobiliser plusieurs champs de recherche historiques : sa biographie d’officier, entre l’histoire militaire et l’histoire de l’Empire Britannique ; sa pensée, entre l’histoire des idées et l’histoire des doctrines militaires mais encore son expérience de combattant de la Première guerre mondiale, entre l’histoire des technologies et celle des armements. Il s’agit surtout d’un travail transversal où tour à tour l’étude de l’anthropologie militaire, de la philologie, de la psychologie, de la biologie et de la langue anglaise deviennent le cœur du sujet !"
L'image de couverture est du peintre-illustrateur Pascal Boillet que TB vous avait présenté début octobre.
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