Le soutien sanitaire des forces en opérations est l’ensemble des actions concourant, sur les plans individuel et collectif, à la mise en condition et à la conservation du potentiel humain par la prise en charge intégrale et cohérente, dans un cadre interarmées, des combattants, des malades et des blessés des forces.

1 Objectif

Le soutien sanitaire a pour objet essentiel :

  • de sauver le maximum de vies humaines ;
  • de limiter les séquelles potentielles des blessures (1) ;
  • de contribuer à l’entretien du moral des combattants, en leur assurant un suivi médical permanent et en leur donnant l’assurance d’être secourus le plus rapidement possible ;
  • de prescrire les mesures d’hygiène générale et de prophylaxie adaptées au contexte épidémiologique ;
  • d’assurer l’approvisionnement en fournitures médicales.

2 Concept

Le concept du soutien sanitaire est fondé sur les principes fondamentaux suivants :

  • la médicalisation et la réanimation-chirurgicalisation de l’avant qui impliquent de porter au plus près des combattants le maximum de moyens mobiles, performants et adaptés aux conditions de l’engagement ;
  • la systématisation des évacuations sanitaires précoces vers les hôpitaux de traitement définitif. La voie aérienne est privilégiée, même si elle ne représente pas l’unique mode d’évacuation envisageable.

Le soutien sanitaire est organisé en quatre niveaux de prise en charge :

  • le niveau 1 est celui de la médicalisation de l’avant qui correspond à la relève et au conditionnement médical primaire réalisés au sein des unités de combat ;
  • le niveau 2 est celui du triage médico-chirurgical et de la chirurgicalisation-réanimation de l’avant mis en oeuvre au sein des forces ;
  • le niveau 3 est celui du traitement des blessés sur le théâtre et de l’essentiel des évacuations sanitaires tactiques ;
  • le niveau 4 est celui des évacuations sanitaires stratégiques et du traitement définitif en principe sur le territoire national.

(1) S’applique dans cette instruction à toutes les conséquences physiques et psychiques des agents vulnérants mis en oeuvre par l’ennemi, aux conséquences des accidents et aux maladies.

Consulter ci-dessous le programme du séminaire.

9h00 : ouverture du séminaire par le général de corps d’armée Castres, sous-chef d’état-major opérations de l’état-major des armées ;

9h10 : présentation générale des opérations par le médecin en chef Angot, état-major opérationnel santé, direction centrale du service de santé des armées ;

9h20 : questions / réponses ;

9h30 : le blessé de guerre

  • 9h30 : témoignage d’une prise en charge sur le théâtre par le médecin des armées Planchet, forces sous-marines ;
  • 9h40 : la première heure de prise en charge du blessé de guerre par le médecin principal Daban, hôpital d’instruction des armées Percy ;
  • 9h50 : le damage control par le médecin chef des services hors classe Pons, professeur agrégé, chef du service de chirurgie thoracique et viscérale, HIA Percy ;
  • 10h00 : questions / réponses

10h15 : la prise en charge psychiatrique sur le terrain (stress aigu, prévention) : médecin en chef Rondier, professeur agrégé, service de psychiatrie HIA Percy ;

10h25 : questions / réponses ;

10h30 : témoignage d’un COMSANTE par le médecin en chef Oberti, ancien COMSANTE de l’opération Pamir (Kaboul 2012) ;

10h40 : questions / réponses ;

10h45 : MEDEVAC stratégique par le capitaine Helleringer, convoyeur de l’Air ;

10h55 : questions/réponses ;

11h00 : conclusion par le médecin général des armées Debonne, directeur central du service de santé des armées ;

11h30 : fin.

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Amphithéâtre Rouvillois

École du Val-de-Grâce

74 bd de Port-Royal PARIS V

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