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Israël a placé la Belgique sur ”liste noire”

La Belgique figure en bonne place sur la liste des "pays déconseillés" aux officiels israéliens ne bénéficiant pas d'une immunité due à leur fonction ainsi qu'aux officiers ou ex-officiers du Tsahal (armée de l'Etat hébreu).

La liste comprend une dizaine de pays susceptibles de causer des problèmes judiciaires aux représentants israéliens en raison de l'opération "Plomb durci" menée à Gaza, révèle ce matin Le Soir.

L'affaire de la plainte contre Ariel Sharon, déposée à Bruxelles en 2002, a laissé des traces à Jérusalem. Au point que la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni a failli annuler sa récente visite au siège de l'Union européenne parce qu'un site internet de Nazareth avait prétendu qu'elle était la cible de poursuites pour "crimes de guerre", entamées en Bruxelles. L'information était fausse mais à titre de précaution, Mme Livni a retardé son départ jusqu'à ce que l'ambassadeur d'Israël en Belgique obtienne des assurances du ministère belge de la Justice.

 

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dimanche, 25 janvier 2009 | Lien permanent

Le parlement européen soutient le rapport Goldstone sur l'opération israélienne ”Plomb durci”

Le Parlement européen a apporté son soutien aux conclusions du rapport Goldstone sur les responsabilités dans les crimes de guerre et les violations des droits de l'homme commis dans la bande de Gaza lors du conflit de décembre 2008 et janvier 2009.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, il invite Israël et les Palestiniens à mener dans les cinq mois des enquêtes indépendantes sur ces faits conformément aux résolutions adoptées par les Nations unies en novembre 2009 et février 2010.

Les eurodéputés demandent à Catherine Ashton, responsable de la politique extérieure de l'UE qui doit se rendre dans la région la semaine prochaine, de demander "publiquement" la mise en oeuvre des recommandations et conclusions du rapport de Richard Goldstone.

Selon le juriste sud-africain, mandaté par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu, l'armée israélienne et les militants du Hamas ont commis des crimes de guerre lors du conflit. Le rapport réserve ses traits les plus durs pour Israël.

Plus de 1.400 Palestiniens et 13 Israéliens ont trouvé la mort lors de l'opération "Plomb durci" lancée par Tsahal pour mettre fin à des tirs de roquettes sur le sol israélien.

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mercredi, 10 mars 2010 | Lien permanent

Human Rights Watch dénonce l'usage de drones contre des civils à Gaza

Dans un rapport basé sur des examens médicaux et des rapports de témoins, l'organisation basée à New York affirme qu'au moins 87 Palestiniens ont été tués par des drones armés lors de l'offensive "Plomb durci" en décembre-janvier qui a fait 1.400 morts à Gaza dont des centaines de civils.

Gaza Plomb Durci.jpgL'armée israélienne a aussitôt rejeté ces accusations affirmant, dans un communiqué, que le rapport "manque de crédibilité" et lui reprochant de se fonder sur des "sources anonymes palestiniennes".

"Israël n'a pas respecté durant le conflit les règles du droit international obligeant à faire la distinction entre cibles civiles et militaires", a affirmé à la presse l'auteur du rapport, Marc Garlasco.

Ce spécialiste militaire, ancien officier des Renseignements du Pentagone, a rappelé que les drones, dont Israël est l'un des principaux fabricants dans le monde, "constituent l'une des armes les plus précises" de l'arsenal des armées.

"C'est totalement inacceptable et illégal", a-t-il souligné à propos des victimes civiles, ironisant sur le fait que l'armée israélienne s'affirme la "plus morale du monde".

Human Rights Watch a appuyé son rapport sur une analyse détaillée de six cas dans lesquels des tirs de missiles air-sol par des drones ont tué 29 civils dont 8 enfants.

Dans l'une des attaques les plus meurtrières, le 27 décembre, un drone a ciblé un groupe de personnes à une station de bus tuant 9 lycéens dont deux jeunes filles, selon cette étude.

Dans un autre incident, un missile tiré par un drone a frappé une école élémentaire tuant 3 jeunes.

L'armée israélienne a affirmé qu'elle s'était au contraire efforcée d'épargner des civils dans la mesure du possible, rejetant la responsabilité des victimes non combattantes sur les groupes armés palestiniens, opérant au sein de la population.

Source du texte : L'EXPRESS

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mercredi, 01 juillet 2009 | Lien permanent

Le général israélien Yoav Galant, qui a commandé l'opération décriée ”Plomb durci”, devient chef d'état major de Tsahal

Le général Yoav Galant, 51 ans, a été nommé dimanche nouveau chef d'état-major de l'armée israélienne par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a annoncé la radio publique.

La promotion du général Galant, qui était attendue, a été approuvée durant la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

"Il (Galant) a fait ses preuves de chef courageux en 33 ans de carrière militaire et il poursuit la tradition d'engagement et d'excellence de son prédécesseur", le général Gaby Ashkenazi, a commenté le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le ministre de la Défense Ehud Barak avait récemment choisi le général Galant pour commander l'armée israélienne, au milieu d'une polémique médiatique déclenchée par la diffusion d'un faux document visant à discréditer le nouveau promu.

Né en 1958 à Jaffa, près de Tel-Aviv, le général Galant est l'un des rares officiers supérieurs à avoir troqué l'uniforme de la marine pour celui de l'armée de terre.

En 2005, il a accédé au poste de commandant-en-chef de la région militaire sud (couvrant la bande de Gaza, la frontière avec l'Egypte et le désert du Néguev). La même année, il a supervisé le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza.

Trois ans plus tard, c'est le général Galant qui a dirigé la dévastatrice offensive "Plomb durci" contre la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.

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dimanche, 05 septembre 2010 | Lien permanent | Commentaires (1)

71% des Israéliens favorables à l'offensive ”aérienne”

Au septième jour de la guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, les dirigeants israéliens bénéficient d'un soutien massif de la population que n'érodent pas les dommages limités infligés aux localités du sud du pays.

tsa3.jpgLa guerre est populaire selon les sondages et globalement soutenue par la presse israélienne qui, il est vrai, poussait depuis des semaines le gouvernement à la confrontation avec le Hamas.

Un soutien qui s'explique par plusieurs éléments : le rapport de force est clairement en faveur d'Israël, la guerre vise un ennemi juré, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza après un coup de force, ce mouvement a pour objectif de détruire l'Etat juif, et il a lui même refusé de reconduire une trêve de 6 mois.

Ni les tirs de dizaines de roquettes chaque jour contre le sud d'Israël qui ont fait 4 morts depuis le début de l'offensive, ni la crainte qu'une offensive terrestre ne coûte la vie à de nombreux soldats, ni les images d'enfants tués à Gaza qui auraient pu choquer n'entament le consensus autour du gouvernement au sein de la population juive.

L'offensive "plomb durci" bénéficie du soutien de 95% des Juifs israéliens dont 80% lui donnent un soutien sans réserve, selon un sondage paru aujourd'hui dans le quotidien Maariv.

Mercredi, 71% des personnes interrogées se déclaraient en faveur de la poursuite de l'offensive aérienne, selon un sondage publié par le quotidien Haaretz prenant en compte l'opinion de la minorité arabe (20% de la population) hostile à l'opération.

Dans ce contexte, la popularité du dirigeant du parti travailliste et ministre de la défense Ehud Barak est remontée en flèche, à quelques semaines des législatives prévue le 10 février.

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vendredi, 02 janvier 2009 | Lien permanent

ISRAEL : Tsahal modernise son arsenal pour 2010

Une guerre entre Israël et le Hezbollah n'est pas imminente. Mais elle pourrait très bien éclater dans l'année à venir, selon les pronostics des services de renseignements. Le plan de Tsahal pour l'année 2010 : reconstituer son stock de munitions et développer les technologies.

Tsahal a récemment découvert les carences dont souffrent ses forces terrestres à la lumière de la menace que fait peser le Hezbollah depuis le Liban et la Syrie. Sa réaction va consister à augmenter la production et l'acquisition de chars Merkava, de véhicules personnels blindés Namer, et du système Trophy de protection des tanks.

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L'accalmie dans les attaques terroristes en 2009 et le calme relatif dans la bande de Gaza successif à l'opération "Plomb Durci" ne doivent pas tromper Israël, qui doit rester sur ses gardes. Benny Gantz, chef d'état-major adjoint, voit "des menaces croissantes sur différents fronts"."nous devons être prêts" en cas de rupture de la tranquillité actuelle, dit-il. Tsahal expérimente également le programme digital Tzayad dans deux nouvelles divisions, en plus des deux qui l'utilisent déjà. Le système permet le partage d'informations sur la localisation des forces amies et ennemies. Même en temps de paix

Les forces aériennes ne seront pas laissées de côté, avec l'établissement imminent d'un nouvel escadron de véhicules aériens automatiques appelés "Eitan", élaborés par l'industrie aérospatiale israélienne. Israël planifie par ailleurs l'achat d'un nouveau véhicule de transport aérien C-130 Hercules modèle J, l'amélioration des radars et des capacités de frappe de trois hélicoptères Apache, et la création d'une dizaine de nouveaux véhicules automatiques aériens Sky Rider.

Le plan concerne aussi le déploiement, en milieu d'année, de deux batteries d'Iron Dome, système de défense anti-missiles ayant récemment fait ses preuves lors de tests contre les barrages de Katyoushas et de Kassams. Un plan, évalué à 180 millions de shekels, devrait être lancé en vue d'améliorer l'alerte aux missiles. Il concernera également le déploiement de nouveaux radars à travers le pays, ainsi que l'acquisition d'un système révolutionnaire permettant de signaler des attaques de missiles en envoyant des SMS aux téléphones portables particuliers.

Le nouveau bataillon Kedem sera chargé d'opérations de recherche et de secours dans les zones touchées par des armes chimiques et biologiques. En cas d'accord entre le Pentagone et le Ministère de la Défense, Israël pourrait se procurer son premier escadron de la 5e génération d'avions furtifs Joint Strike Fighter, ainsi que des navires lance-missiles et des ravitailleurs en plein ciel. Le plan prévoit une plus grande fréquence dans les exercices conjoints entre l'armée de l'air, les forces terrestres et la marine.

Tous ces changements ont un coût : 49 millions de shekels d'augmentation du budget de la Défense, incluant plusieurs avances pour les budgets 2011 et 2012. Le budget devrait donc légèrement diminuer en 2011.

Source du texte : JERUSALEM POST

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vendredi, 05 février 2010 | Lien permanent

Gaza : Israël veut faire main basse sur les ressources énergétiques des Palestiniens

La destruction de Ghaza par l’armée israélienne n’obéissait pas uniquement à l’objectif d’annihiler la menace des roquettes sur le sud d’Israël. Affaiblir Hamas n’était pas non plus un but exclusif. L’opération militaire «Plomb Durci», préalablement préparée, s’inscrivait dans une vision géopolitique incluant le gaz comme paramètre stratégique. L’invasion militaire de la bande de Ghaza a ainsi un lien direct avec la possession et le contrôle de réserves stratégiques de gaz offshore, propriété du peuple palestinien. Il existe en effet un rapport de concomitance entre la préparation de l’offensive militaire et la relance de discussions sur le gaz palestinien au large de Ghaza. Alors que le plan d’attaque de la Bande a été mis en branle en juin 2008, selon des sources militaires israéliennes, ce même mois, les autorités de Tel-Aviv ont repris contact avec British Gas (BG), codétenteur des droits d’exploitation pétrolière et gazière, signés en 1999 avec l’Autorité palestinienne. L’idée était donc de reprendre des négociations cruciales sur l’achat de gaz naturel de Ghaza.

En voulant accélérer les négociations avec l’opérateur britannique, les Israéliens semblaient soucieux de parvenir à une entente avec BG avant l’invasion qui était déjà à un stade de préparation avancée. Selon la presse israélienne, les négociations avec British Gas étaient déjà en cours au mois d’octobre 2008. Elles devaient porter notamment sur un «accord d’après-guerre». Le gouvernement d’Ehud Olmert, qui avait préparé un arrangement «politico-militaire» après l’application du plan «Plomb Durci», a ordonné à l’entreprise Israël Electric Corporation (IEC) d’approuver dans les meilleurs délais des propositions cadres en vue d’accélérer le calendrier des négociations.

Transfert de souveraineté

L’invasion de la bande de Ghaza et l’engagement simultané de négociations avec British Gas avaient manifestement pour but le transfert de souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation flagrante du droit international. Après la destruction de Ghaza, on peut légitimement se demander si le prochain gouvernement issu des élections législatives du 10 février ne procéderait pas à la militarisation de la totalité du littoral de Ghaza en le décrétant zone d’exclusion stratégique. En procédant ainsi, le nouveau cabinet faciliterait la confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens. Dans cette perspective, une déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Ghaza où patrouillent en permanence des unités navales israéliennes, ne serait guère surprenante.

Selon les experts, si cela devait survenir, les gisements gaziers de Ghaza seraient intégrés aux installations off-shore israéliennes, qui sont attenantes. Ces diverses installations off-shore sont également reliées au couloir de transport énergétique d’Israël qui va du port maritime terminal d’Eilat sur la mer Rouge au terminal du pipeline à Ashkelon, puis vers Haïfa. Ce couloir stratégique pourrait rejoindre à terme le port turc de Ceyhan au moyen d’un gazoduc israélo-turc en projet. Pour rappel, Ceyhan est le terminal de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). L’objectif serait de connecter BTC au système transisraélien Eilat-Ashkelon, connu aussi sous le nom de Tipline d’Israël.

 

Le gaz appartient aux Palestiniens

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers au large de la bande de Ghaza est capitale. D’un point de vue juridique, ils appartiennent aux Palestiniens. Ils relèvent de droit et de fait de l’Autorité palestinienne qui a accordé en novembre 1999 des droits d’exploitation pour 25 ans à BG Group et à son partenaire athénien Consolidated Contractors international Company (CCC), propriété des familles libanaises Sabbagh et Khoury.

La mort de Yasser Arafat dans des conditions jamais élucidées, la victoire électorale de Hamas et la défaite consécutive de l’Autorité palestinienne confinée à Ramallah, ont permis à Israël de contrôler de facto les réserves offshore de Ghaza. Le gouvernement de Hamas à Ghaza a été donc court-circuité et déchu de fait de ses droits d’exploitation et d’exploration sur les gisements.

La souveraineté des Palestiniens sur leurs ressources gazières fut même contestée à la Cour suprême israélienne sous le gouvernement d’Ariel Sharon en 2001.

En 2003, l’ancien Premier ministre opposa son veto à un premier accord qui aurait permis à BG d’alimenter Israël en gaz naturel provenant des réserves offshore de Ghaza (The Independant, 19 août 2003). En mai 2007, le cabinet d’Ehud Olmert a approuvé finalement un accord d’achat de gaz à l’Autorité palestinienne sur la base d’un contrat global de 4 milliards de dollars.

Précisément, avec des bénéfices de 2 milliards de dollars, dont 1 milliard pour les Palestiniens. Promesse de Gascon car Tel-Aviv n’a en fait jamais eu l’intention de partager les revenus avec les Palestiniens. Sur le principe, les Israéliens parlent de payer les Palestiniens en biens et services mais jamais en argent. Ils insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller à Hamas, d’où le souci de rendre caduc le contrat signé en 1999 par Yasser Arafat. Conséquence immédiate, BG s’est retiré des négociations avec Israël en décembre 2007, et, en janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël, selon le site Internet de BG.

 

L’Egypte, fournisseur généreux

Conformément à cet accord, les droits se montent respectivement à 60% pour BG, 30% pour CCC et 10% pour le Fonds d’investissement de l’Autorité palestinienne, selon le quotidien israélien Haaretz du 21 octobre 2007. L’accord AP-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d’un pipeline. La licence couvre la totalité de la zone maritime au large de Ghaza. BG Group a foré 2 puits en 2000, Ghaza Marine1 et Ghaza Marine2. British Gas estime les réserves en question à plus de 39 milliards de m3, évaluées à quelque 4 milliards de dollars (chiffres de BG). Des experts indépendants estiment toutefois que ces réserves seraient beaucoup plus importantes. Dans la géopolitique gazière de Ghaza, il y a aussi la problématique des relations énergétiques israélo-égyptiennes. L’Egypte, qui ne fournit pas d’énergie aux Palestiniens à Ghaza, assure, en revanche, à des prix avantageux, des approvisionnements gaziers représentant le 1/5ème de l’électricité d’Israël au cours de la prochaine décennie.

En vertu d’un mémorandum signé en 2005, l’Egypte fournit les centrales de Tel-Aviv et d’Ashdod, ce qui a permis à l’entreprise d’Etat israélienne d’augmenter sa production de 20%. Le gazoduc, long de 100 km, transportant le gaz depuis El Arish dans le nord du Sinaï jusqu’au port d’Ashkelon, a été intégré au réseau israélien en mai 2008, selon la presse israélienne.

Le gaz est fourni par le consortium israélo-égyptien East Mediterranean Gas (EMG), basé au Caire. Il comprend l’homme d’affaires égyptien Hussein Salem et le patron de l’entreprise israélienne Merhav Yossi Maïm pendant 15 ans. L’accord, qui stipule la fourniture de 1,7 milliard de m3 pendant 15 ans, pour un montant total de 2,5 milliards de dollars, fait d’EMG le 2ème plus important fournisseur de gaz à Israël après le consortium israélien Yam Thétis.

Source du texte : LA TRIBUNE

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mardi, 27 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

ISRAËL : Tsahal et la machine de guerre médiatique

"Faites entrer le général", dit-elle avec un sourire. Commandant de l'unité blindée, le "général" en question est un grand homme aux larges épaules. Le genre d'homme qui respire la virilité et le machisme.

tsahal.jpgIl est aussi le troisième général à franchir la porte du bureau d'Avital Leibovitz, chef de l'unité de liaison de Tsahal pour la presse étrangère, ce jour-là. Plus jeune et moins décorée que son interlocuteur, Leibovitz est pourtant, le temps d'un rendez-vous, totalement aux commandes.

Fox News veut interroger un responsable de l'armée pour en savoir un peu plus sur les tenants et les aboutissants de l'opération "Plomb durci".

Leibovitz doit alors s'assurer que les journalistes entendent exactement ce que les porte-parole de Tsahal veulent communiquer.

"A chaque question qu'ils vous posent, répondez par un exemple du terrain. Décrivez ce que vous avez vu de vos propres yeux, ce que vous et vos soldats avez vécu. Soyez aussi précis que possible", enjoint-elle.

"Je n'aime pas les entendre parler de soldats qui auraient maltraité les Palestiniens [pendant l'opération], en saccageant leurs maisons, ou je ne sais quoi encore", répond le général. "Pour chaque récit comme celui-là, je peux leur en raconter deux qui prouvent précisément le contraire. Des soldats de réserve qui ont envoyé des lettres d'excuse aux familles dont les maisons ont été réquisitionnées, qui leur ont donné de l'argent ou leur ont laissé de la nourriture." Sans quitter l'homme des yeux, Leibovitz répond simplement : "C'est exactement ce qu'ils doivent entendre."

 

Il est alors prêt à repartir. Voilà à quoi se résume l'une des plus grandes priorités de l'armée aujourd'hui : coordonner et préparer dans les moindres détails les informations retransmises aux médias. Le rôle des porte-parole de l'armée est désormais crucial. Pour le meilleur et pour le pire...


Une communication "pro-active"

Ce qui compte, c'est avant tout le message, avait autrefois expliqué le spécialiste en communication Marshall McLuhan.

Mais, par acquit de conscience, le bureau des porte-parole de l'armée contrôle tout : le message comme les moyens de le diffuser.

L'unité de liaison pour la presse étrangère est aujourd'hui devenue la voix de l'armée israélienne pour le monde entier, transformant ainsi ce qui était autrefois considéré comme un simple détail en l'un des éléments les plus essentiels de l'arsenal militaire.

Alors que les conflits mondiaux se déroulent de plus en plus sur les écrans de la télévision et d'Internet, les membres de l'unité de liaison pour la presse étrangère sont les nouveaux soldats d'un commando très spécial.

L'équipe hautement motivée d'Avital Leibovitz compte entre autres quelques nouveaux immigrants, dont Lee Hiromoto, 26 ans, de Hawaï, diplômée de Yale, Arieh Hassit, 25 ans, diplômé de Harvard, et Aliza Landes, 26 ans, diplômée de McGill (Montréal).

Fin décembre 2008, Landes et Hiromoto avaient lancé une chaîne spéciale sur le site YouTube pour relayer qui avait diffusé les informations fournies par Tsahal, un jour seulement après le déclenchement de l'opération "Plomb durci".

Cette section du célèbre site d'échanges de vidéo allait rapidement devenir la plus consultée au monde.


Au bureau des porte-parole, toutes les idées sont les bienvenues.

Dvora, une autre nouvelle immigrante récemment recrutée par Leibovitz, a, elle, décidé de contacter l'un des plus grands reporters de guerre de sa Belgique natale en lui proposant de rencontrer quelques combattants belges de Tsahal.

L'affaire est dans le sac. Le journaliste est attendu prochainement en Israël pour filmer un documentaire destiné à plusieurs chaînes de télévision à travers l'Europe. "Nous sommes pro-actifs. Nous n'attendons plus que les gens viennent réclamer des informations. Au contraire, nous sommes nous-mêmes les instigateurs. Nous suggérons des sujets aux journalistes", raconte Leibovitz, récemment promue au rang de lieutenant-colonel.

"Puisque chaque média possède ses propres caractéristiques et ses propres centres d'intérêt, nous fournissons les informations en conséquence", poursuit-elle.

"Nous adaptons les informations et les sujets aux demandes nord-américaines, latino-américaines, européennes et asiatiques, ainsi qu'aux médias russophones, arabophones."

Alors que par le passé, les relations avec le bureau des porte-parole de Tsahal se résumaient généralement à des délais interminables et des messages incompréhensibles, souvent brouillés par le jargon militaire de leurs auteurs, l'armée vise désormais deux objectifs prioritaires : productivité et efficacité. "J'envoie des messages SMS à 400 reporters chaque jour", affirme Leibovitz.

"Si quelqu'un veut savoir combien de Kassams sont tombés en 2008, je peux le lui dire en moins de cinq minutes. Si nos lignes téléphoniques sont occupées, les journalistes peuvent aussi passer nous voir."

Après plusieurs années de service à Tel-Aviv, l'unité de liaison pour la presse étrangère a récemment été relocalisée à Jérusalem, dans les locaux de JCS (Jerusalem Capital Studios) aux côtés de toutes les grandes chaînes internationales. "Le fait de nous trouver aujourd'hui à JCS n'est pas anodin", estime Leibovitz.

"Dès que quelque chose se produit, nous pouvons réagir et briefer les correspondants plus rapidement. Ils ont moins d'efforts à faire, nous les informons tout de suite de ce que nous savons (...). Tsahal accorde beaucoup d'importance au fait que son message soit véhiculé rapidement","Pendant la guerre, je n'ai pas eu à faire beaucoup d'efforts pour parler avec des militaires et avoir leur version de l'histoire. Nous n'avons jamais eu à attendre les commentaires de l'armée israélienne, visiblement très consciente de l'importance d'un bon service de communication. Je peux vous garantir que l'armée australienne agit de manière très différente." explique Ben Knight, correspondant de la chaîne australienne ABC.


Si Tsahal se montrait autrefois plus distant, il est aujourd'hui très friand de contacts avec les médias étrangers.

"J'ai compris que si vous n'emmenez pas les journalistes sur le terrain, pour qu'ils voient les événements de leurs propres yeux, vous ne parviendrez jamais à faire passer votre message", dit Leibovitz. "Mais une fois que vous l'avez fait..."

Un exemple des effets positifs de cette politique relève de la couverture médiatique autour de la barrière de sécurité.

Peu de temps après le début de sa construction, les files interminables et la chaleur auxquelles étaient exposés les Palestiniens dominaient largement dans les reportages de terrain.

Plus récemment, les améliorations de procédure mais aussi des infrastructures ont permis de modifier la situation de manière très significative. Et le fait de révéler ces améliorations au monde entier contribue à réduire les pressions exercées sur Israël.


"Voir de ses propres yeux"

"En 2003, on ne voyait que des sujets sur les attentes insupportables aux points de passage. La situation s'est considérablement améliorée aujourd'hui.

Le système est beaucoup plus efficace. J'emmène des journalistes là-bas tout le temps et je leur dis : 'Restez ici tant que vous voulez. J'attendrai avec vous'. Alors, ils y passent deux ou trois heures et ne peuvent souvent pas croire ce qu'ils voient : il ne faut que quelques secondes pour contrôler une voiture.

Un groupe de journalistes scandinaves a attendu, une fois, pendant plusieurs heures au soleil, espérant avoir l'occasion de filmer des problèmes qui, en réalité, n'existent pas."

Et, si les relations de Tsahal avec les médias étrangers ont pu être assez houleuses par le passé, l'armée les considère aujourd'hui comme des intermédiaires indispensables. "Nous avons souvent à faire à des journalistes qui débarquent de Washington, du Zimbabwé ou de Finlande. Ils ont tellement peu de temps pour digérer la situation ici que toutes les opportunités sont bonnes pour leur montrer la réalité. Il est important qu'ils replacent certains événements dans leur contexte, et nous sommes précisément là pour ça", poursuit-elle.

Et les opportunités ne manquent visiblement pas : les progrès technologiques de l'armée, le krav maga (self-défense), le développement des chars Merkava IV, la présence accrue de femmes et de nouveaux immigrants au sein des unités combattantes, etc. sont autant de moyens pour représenter Tsahal autrement que comme une simple machine de combat.

"Nous estimons que l'armée n'a rien à cacher. Je n'emmène pas les journalistes en mission secrète, mais je n'ai aucune raison de leur dissimuler une escadrille d'avions de chasse. Par exemple, il n'y a pas très longtemps, j'ai accompagné trente correspondants sur une base de l'armée de l'air pour qu'ils puissent constater eux-mêmes les technologies appliquées sur nos F-15I et nos hélicoptères, entre autres."

L'armée accorde aussi beaucoup d'importance à l'amélioration de la qualité des photos qu'elle diffuse. Elle en fait d'ailleurs circuler de plus en plus.

De même en ce qui concerne les cartes et les plans : pendant le conflit à Gaza, Tsahal a fourni des plans très clairs aux soldats de réserve chargés d'accompagner les journalistes afin qu'ils voient de leurs yeux la réalité des attaques de roquettes dans le Néguev occidental.

Enfin, Leibovitz publie chaque matin un rapport sur la quantité d'aide humanitaire dont Israël autorise le transfert dans la bande de Gaza. Grâce à toutes ces innovations, l'armée a la sensation d'avoir parfaitement repris le contrôle de la guerre de l'information.

"Nous avons diffusé des images de Palestiniens qui postaient des lanceurs de roquettes à proximité d'écoles ou se servaient d'infrastructures civiles pour stocker leur arsenal militaire", raconte Leibovitz.

Pendant l'opération à Gaza, elle a également fait appel au personnel en dehors des services de communication susceptible de contribuer, lui aussi, à crédibiliser la position israélienne. "Il est très important que les commandants racontent leurs expériences personnelles", estime-t-elle.

Pourtant, malgré l'intervention des spécialistes, la diffusion de photos et l'envoi des messages SMS, bon nombre de médias étrangers ont préféré bouder la communication de Tsahal. "Vous savez, certains correspondants font des sujets impartiaux, mais leurs responsables en modifient ensuite le contenu. Je ne peux rien faire de plus que transmettre des informations. Je ne peux pas les forcer à les prendre en compte. Mais je ne suis pas défaitiste et je n'abandonnerai pas la bataille", assure Leibovitz.


"Quand Tsahal se tait, l'adversaire prend l'avantage"

Sans parler de défaitisme, l'ensemble des améliorations constatées sur le plan de la communication de Tsahal n'enlève rien au fait qu'un certain nombre de défis restent encore à relever.

Prenons l'exemple du porte-parole Avi Benayahou.

Lors d'une rencontre avec des journalistes étrangers, peu de temps avant Pessah, Benayahou a saisi l'occasion pour évoquer les activités terroristes du Hamas plutôt que de se concentrer sur l'occasion bénéfique d'accueillir un groupe de journalistes professionnels. Son ton aussi était plutôt surprenant.

Au lieu d'endosser son rôle de "commentateur national" - à l'image de son prédécesseur très populaire, Nahman Shaï -, il s'est donné un air de chef de propagande militaire.

Cet événement n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui prouvent que, de son côté, l'armée n'a pas encore tout compris non plus.

Alors que le monde entier était témoin des nombreuses privations dont étaient victimes les Gazaouïs pendant l'opération, Benayahou et ses collègues maintenaient qu'il n'y avait aucune crise humanitaire. "Bien sûr qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza !", lance Leibovitz.

"Il y a quand même une différence entre n'avoir qu'une pita à manger - ce qui est au moins quelque chose - et ne rien avoir du tout. Des camions humanitaires entrent à Gaza tous les jours."

Ce qui aurait éventuellement pu aider le camp israélien dans cette guerre des images aurait été des photos de terroristes opérant à proximité de la population civile. Photos dont disposait évidemment l'armée avant et pendant l'opération "Plomb durci", mais qu'elle a échoué à diffuser à temps.

"Je peux vous assurer que nous étions beaucoup mieux organisés que pendant la seconde guerre du Liban", affirme pourtant Leibovitz. "Pendant l'opération à Gaza, nous diffusions quatre vidéos par jour."

Mais le refus de l'armée israélienne de diffuser davantage d'informations au moment où toutes les spéculations circulaient quant au nombre de victimes, a sonné le glas de la campagne de communication de Tsahal.

Côté palestinien, le nombre de morts annoncé ne cessait de grimper - dont une majorité de civils.

Tsahal se contentait d'affirmer que la plupart des victimes avaient participé aux combats ou étaient affiliées à des groupes armés.

Puis, dans une déclaration officielle, l'armée avait, dans un second temps, avancé que le nombre total de morts était plus bas que celui annoncé par les Palestiniens. Trop tard.

Et pour expliquer ce décalage, Tsahal s'est borné à affirmer que l'identification des corps ne relevait pas de sa responsabilité. Son insistance à réfuter la position palestinienne, sans proposer de son côté de déclaration officielle, s'est finalement retournée contre Israël. Pour Leibovitz, "la guerre asymétrique que mène le Hamas n'est pas circonscrite aux rues de Gaza. Elle s'est aussi propagée dans l'univers des médias. Il s'avère que les déclarations palestiniennes sont issues de sources peu fiables (...). Nous n'avons pu établir une liste complète des victimes qu'au terme d'un processus très long d'enquête", explique-t-elle.

Quoi qu'il en soit, sans ces précieuses informations, les journalistes n'ont pas pu prendre les déclarations de Tsahal très au sérieux - même si c'est précisément ce que l'armée attendait d'eux. "Quand Tsahal se tait, l'adversaire prend l'avantage", confirme un correspondant.

De fait, tous les journalistes ne partagent pas l'enthousiasme de leur confrère australien. Selon un reporter anonyme, "le bureau des porte-parole de Tsahal fait très mal son travail". "Bien sûr", poursuit-il, "ils nous appellent et nous proposent de parler avec certains responsables. Mais quand il s'agit d'évoquer l'usage du phosphore blanc ou des accusations de crimes de guerre, c'est le silence radio."


De l'importance de la réactivité

En effet, la communication de l'armée sur les résultats de ses enquêtes internes constitue un autre point noir au tableau. "Je ne dis pas que Tsahal est blanc comme neige, que nous ne faisons jamais d'erreurs. Mais quand il y en a, nous les reconnaissons. Nous en tirons les leçons et faisons en sorte que les choses s'améliorent", ajoute Leibovitz. "Eh bien, c'est un problème qu'ils soient eux-mêmes responsables de leurs propres investigations internes. Il semblerait qu'ils ne se sentent jamais coupables de rien", répond un correspondant.

Cette perception a beau être loin de la réalité, le fait que certains la prennent particulièrement au sérieux en fait un nouveau défi à relever pour Tsahal. Les controverses issues d'éventuels crimes de guerre imputés à l'armée - accusations soulevées au sein même des rangs militaires - illustre précisément ce point.

Quelques semaines après la fin des combats, deux soldats avaient déclaré que certains de leurs camarades avaient abattu des femmes non armées à Gaza. Il a fallu plusieurs jours d'enquête avant que l'armée ne contredise ces informations.

Mais il était déjà trop tard et le mal était fait : les accusations ont miné l'image d'un corps dont les principes moraux sont l'une des plus grandes fiertés.

Un autre journaliste se plaint, par ailleurs, du fait que l'accès aux hauts responsables militaires soit particulièrement difficile : "Lorsque nous pouvons finalement les rencontrer, ils ne disent rien de particulier ou alors leurs révélations ne valent rien parce qu'ils nous interdisent de révéler leur identité." Un autre correspondant se contente de qualifier le comportement de Tsahal d'"amateur".

"Nous comprenons que l'armée limite l'accès à certaines informations pour des raisons de sécurité, mais ce n'est pas toujours le seul problème. Ils sont très souvent hostiles quand nous les contactons ou agissent de manière à nous faire comprendre que nous sommes le cadet de leurs soucis."

"Je travaille pour l'armée israélienne, pas pour les médias", répond Leibovitz. Effectivement, le bureau des porte-parole de Tsahal est avant tout chargé d'œuvrer dans son propre intérêt. Et ces intérêts viennent parfois contredire ceux des journalistes. "Nous devons expliquer en quoi nous avons raison, pourquoi nous nous battons", ajoute Leibovitz avec conviction.

"Et cela dans un contexte où le monde entier nous imagine comme une force toute puissante en guerre contre des faibles. Ce n'est, certes, pas facile mais nous faisons de notre mieux. Et, je vous promets que nous ne ferons que nous améliorer."

Source du texte : JERUSALEM POST

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vendredi, 17 juillet 2009 | Lien permanent

Guerre de l'information : Israël aurait créé une équipe de cyber-propagandistes

Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l'Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

Le soutien passionné à Israël qui s'exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n'est peut-être pas ce dont il a l'air à première vue.

Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l'Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

De jeunes Israéliens férus de l'Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.

"Pratiquement, l'Internet est un théâtre d'opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre", dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.

L'existence d'une "équipe Internet de combat" est apparue au grand jour depuis qu'elle a été inscrite dans le budget du ministère des Affaires étrangères cette année. Près de 105.000 € ont été réservés à une première phase de développement, et un financement supérieur est prévu pour l'an prochain.

L'équipe sera sous l'autorité d'un vaste département qui traite de ce que désigne le terme hébreu "hasbara", officiellement traduit par "explication publique" mais qui signifie plus couramment "propagande". Cela inclut non seulement le travail des relations publiques gouvernementales mais des questions plus secrètes que traite le ministère avec une cohorte d'organisations privées et d'initiatives qui font la promotion de l'image d'Israël dans la presse, à la télévision et en ligne.

Dans une interview accordée ce mois à The Calcalist, un journal d'affaires israélien, M. Shturman, vice-directeur du département hasbara du ministère, a admis que son équipe travaillerait clandestinement.

"Nos gens ne diront pas : "hello, je suis du département hasbara du ministère des Affaires étrangères israélien et je voudrais vous dire ceci". Et ils ne s'identifieront pas non plus nécessairement comme Israéliens, dit-il ; ils parleront comme des surfeurs et des citoyens, et écriront des réponses qui auront l'air personnelles mais seront basées sur une liste préparée de messages développés par le ministère".

Rona Kuperboim, chroniqueuse pour Ynet, le site d'information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, disant qu'elle indique qu'Israël est devenu "un Etat doté d'une police de la pensée".

Elle a ajouté que "de bonnes RP ne peuvent pas rendre plus agréables la réalité dans les territoires occupés. Des enfants y sont tués, des maison bombardées, des familles meurent de faim".

Elle a été contactée par de nombreux intervenants demandant comment postuler à un job dans l'équipe du ministère des Affaires étrangères.

Le projet formalise des pratiques de relations publiques que le ministère a développées spécifiquement pour l'attaque israélienne contre Gaza en décembre et janvier dernier.

"Pendant l'opération Plomb Durci, nous avons fait appel aux communautés juives à l'étranger et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens" a dit M. Shturman.

"Nous leur avons fourni du matériel de contexte et de propagande et nous les avons envoyés pour représenter le point de vue israélien sur les sites web et les enquêtes d'opinion sur l'Internet".

L'armée israélienne avait aussi un des sites les plus populaires sur le site de partage de vidéos YouTube, où elle chargeait régulièrement des clips, bien que cela fasse l'objet de critiques de la part de groupes pour les droits de l'homme en raison des fausses informations induites à propos de ce qui était montré dans ses films.

M. Shturman a dit que pendant la guerre le ministère avait concentré ses activités sur des sites web européens, où le public était plus hostile à la politique israélienne. En tête de sa liste de sites ciblés par le nouveau projet, il y aurait les sites BBC Online et BBC Arabic, a-t-il ajouté.

Elon Gilad, qui dirige l'équipe Internet, a déclaré au Calcalist que beaucoup de personnes avaient contacté le ministère au cours de l'attaque sur Gaza pour offrir leurs services. "Les gens demandaient juste de l'information, et par après nous avons vu que l'information était diffusée sur tout l'Internet".

Il a suggéré qu'il y avait eu une large coopération de la part du gouvernement, avec le ministère de l'Absorption fournissant des détails de contact pour des centaines d'immigrants récents en Israël qui écrivaient dans leur langues d'origine du matériel pro-israélien pour des sites web.

La nouvelle équipe est censée augmenter la coordination étroite du ministère avec un groupe de défense privé, giyus.org (Give Israel Your United Support). Quelque 50.000 activistes auraient téléchargé un programme intitulé Megaphone qui envoie une alerte à leurs ordinateurs chaque fois qu'un article critiquant Israël est publié. Ils sont alors censés bombarder le site de commentaires de soutien à Israël.

Nasser Rego de "I'lam", une ONG basée à Nazareth qui observe les médias israéliens, dit que des organisations arabes en Israël faisaient partie des cibles régulières des groupes hasbara pour des "assassinats de réputations". Il s'inquiétait de savoir si la nouvelle équipe tenterait de présenter un travail plus professionnel et convaincant.

"Si ces gens donnent une fausse représentation de ce qu'ils sont, on peut se dire que cela ne les dérangera pas trop de donner une fausse représentation des groupes et des individus sur lesquels ils écrivent. Leur objectif, c'est clair, sera de discréditer ceux qui défendent les droits humains et la justice pour les Palestiniens".

Quand le quotidien The National a appelé le ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, un porte-parole, a nié l'existence de l'équipe Internet, tout en admettant que des responsables officiels étaient en train de durcir l'exploitation de nouveaux médias.

Il a refusé de dire quels commentaires de M. Shturman ou M. Gilad avaient été faussement représentés dans les médias de langue hébraïque, et a dit que le ministère n'entreprendrait aucune action sur les communiqués.

Israël a développé une approche de plus en plus sophistiquée des nouveaux médias depuis le lancement d'une campagne "Brand Israël" en 2005.

La recherche marketing a persuadé les responsables qu'Israël devait mettre en avant de bonnes nouvelles concernant les succès commerciaux et les innovations scientifiques et médicales impliquant Israël.

M. Shturman a dit que son équipe chercherait à utiliser des sites web pour améliorer "l'image d'Israël en tant qu'Etat développé qui apporte sa contribution à la qualité de l'environnement et à l'humanité".

David Saranga, chef des relations publiques au Consulat général d'Israël à New York, et qui a dirigé la pression en faveur d'un accroissement des messages positifs sur Israël, arguait la semaine dernière qu'Israël était désavantagé par rapport à la défense des pro-palestiniens.

"Contrairement au monde musulman qui a des centaines de millions de partisans ayant adopté la version palestinienne afin de battre Israël, le monde juif ne compte que 13 millions de partisans" écrivait-il dans Ynet.

Israël se préoccupe particulièrement du fait que les soutiens lui font de plus en plus défaut parmi les jeunes générations d'Europe et des Etats-Unis.

En 2007 il est apparu que le ministère des Affaires étrangères était derrière une photo publiée dans Maxim, magazine étatsunien pour hommes très populaire, dans lequel des soldates israéliennes posaient en maillot de bain.

Jonathan COOK

Source du texte : INFO PALESTINE / THE NATIONAL

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vendredi, 31 juillet 2009 | Lien permanent

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