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Irak : objectif chaos
jeudi, 06 septembre 2007 | Lien permanent
Comment ”les martyrs” d'al-Qaida affluent en Irak
Le Figaro a interrogé des volontaires pour des opérations suicides et des djihadistes rentrés de Bagdad. Comment s'organisent les filières de recrutement des combattants étrangers ? Comment, ensuite, s'opère sur place le choix des kamikazes ? Enquête.
lundi, 03 septembre 2007 | Lien permanent
Les guerriers d'Allah sont parmi nous
Le terrorisme islamiste atteint le cœur de l'Allemagne : avec l'arrestation de trois artificiers amateurs, c'est la première fois qu'est découvert un projet d'attentat préparé par des djihadistes locaux convertis à l'islam radical. Les enquêteurs sont confrontés à un problème dont ils n'avaient pas soupçonné l'ampleur.
vendredi, 07 septembre 2007 | Lien permanent
Croisade et Djihâd : Le problème de la guerre dans le christianisme et l’islam
"Dieu le veut !"
C'est par ce cri enthousiaste que, selon les chroniqueurs, les chevaliers présents à Clermont en novembre 1095 répondirent à l'appel d'Urbain II qui leur prescrivait, "pour la rémission de leurs péchés", d'aller combattre les infidèles et leur arracher par la force des armes le Saint Sépulcre, le tombeau du Christ, entre leurs mains depuis 638. Cet appel allait conduire à deux siècles de conflits effectifs en Terre sainte (1096-1291), avec leur cortège de massacres, de captivités et de souffrances diverses, mais plus encore à plusieurs siècles d'idéologie guerrière résultant de la formation d'un concept qui choque aujourd'hui les consciences chrétiennes : la notion de croisade, de guerre sainte.
Cette notion n'est pas née brusquement dans l'esprit d'Urbain II. Elle est l'aboutissement d'une lente évolution qui conduisit les chrétiens de la non violence primitive à la guerre sacralisée contre les "infidèles", les musulmans ; mieux vaudrait d'ailleurs parler de révolution, tant la métamorphose fut ici radicale. Mais elle s'accomplit en plus de 1000 ans, et non sans déchirements.
L'islam, pour sa part, ne connut pas semblables tiraillements. La notion de "guerre pour la foi" y fut acceptée dès l'origine et on peut même considérer qu'à l'époque de la première croisade l'élan primitif du djihâd s'était quelque peu affaibli. Ainsi, paradoxalement, c'est la croisade qui en rejoignant le djihâd né bien avant elle, 370 ans plus tôt, contribua à le relancer en terre d'islam. Les braises n'en sont pas encore éteintes aujourd'hui. Raison de plus pour tenter de comprendre l'origine et l'évolution de ces deux notions concurrentes.
lundi, 28 janvier 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)
Europe otanisée
« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »

Mai 2005
Le général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républicains, explique ses raisons de voter « non » le 29 mai.
Pourquoi vous prononcez-vous contre le traité constitutionnel ?
Henri Paris. — Le traité constitutionnel fait explicitement référence à l’OTAN comme le « fondement » d’une éventuelle défense européenne. Quand l’Alliance Atlantique a été fondée, en 1949, elle répondait à deux critères. D’une part, une aire géographique précise : l’Atlantique-Nord. D’autre part, elle était fabriquée pour répondre à un adversaire identifié : le bloc de l’Est et le pacte de Varsovie. En 1991, il n’y a plus de pacte de Varsovie, plus d’ennemi identifié, pourtant l’OTAN continue d’exister, quitte à contredire le cadre géographique de l’Atlantique Nord. Il est par exemple contre nature de voir l’OTAN intervenir en Afghanistan. L’OTAN n’est plus qu’un simple supplétif des États-Unis. Il me semble donc inconcevable de lier structurellement une défense européenne à l’Alliance Atlantique.
Le traité empêche donc, selon vous, toute défense européenne indépendante ?
H. P. — Effectivement. D’autre part, il faut bien mesurer toutes les implications si le « oui » l’emporte. Pour mémoire, l’article 5 du traité de l’Atlantique-Nord — indique que « les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et, en conséquence, elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles [...] assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et en accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée. » Le projet de constitution européenne va plus loin. Il oblige les États membres, dans son article 1-41-7, à apporter « aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir [...] au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire ». La nuance entre les deux articles est d’importance. D’une part, elle risque d’entraîner la France dans des conflits qui ne la concernent pas ; d’autre part, cela pose la question de l’arme nucléaire. Il faut bien mesurer que la France est la seule puissance nucléaire européenne indépendante. Quant à l’armement nucléaire britannique, il est sous sujétion américaine, puisque les missiles sont de fabrication américaine.
L’arme nucléaire à la disposition des Vingt-Cinq ? Pourquoi pas ? Mais cela implique de définir une stratégie commune de dissuasion adaptée à l’espace géographique des Vingt-Cinq, de définir des cibles communes... Or quelle peut être une stratégie commune ? La dissuasion se réfléchit dans un cadre du « faible au fort », qui voudrait-on « dissuader » aujourd’hui ? la Chine ? C’est absurde. Une stratégie nucléaire européenne commune implique une refonte des concepts stratégiques. Or la constitution, en posant le cadre de l’OTAN comme fondement de la défense européenne, donne déjà un cadre stratégique et empêche de développer une politique de défense indépendante.
Pourtant, on avance l’idée que le Traité permet de lutter plus efficacement contre les « nouvelles menaces » ?
H. P. — Absurde ! Il n’y a pas besoin d’une constitution pour organiser la lutte commune contre le terrorisme. Par contre, je note que le traité est étrangement muet concernant les paradis européens de blanchiment d’argent sale. Cet argent est le nerf de la guerre des terroristes. Il est plus efficace de mettre en place des règlements et des outils permettant de lutter contre ces paradis que de s’aligner derrière la conception américaine de la lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, à peine cinq pays en Europe disposent de ce que l’on peut appeler une défense organisée autour d’industries de défense. Les trois principaux sont la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Loin derrière, on trouve l’Espagne et l’Italie. La constitution, en obligeant les pays européens à augmenter leurs capacités militaires, pousse tous les autres pays de l’UE à acheter des « matériels sur étagères ». On voit le résultat lorsque la Pologne décide d’acquérir des F16 américains, renforçant du même coup sa dépendance à l’Oncle Sam.
Pour être indépendante, l’Europe a besoin d’une indépendance technologique. Or l’alignement derrière l’OTAN, le concept d’interopérabilité sous critères de l’OTAN mettent à mal cette indépendance. L’interopérabilité, ce n’est pas simplement la standardisation du calibre des armes et des munitions, c’est aussi la normalisation aux standards de l’OTAN, donc américains, des systèmes de communication, de transmission y compris du chiffre, et de commandement. Autant dire que la future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis. Ce ne sont pas les coopérations renforcées que vous évoquez qui changent quoi que ce soit. Tel qu’il est conçu dans la constitution, ce système donne à la Grande-Bretagne un rôle d’arbitre et le pouvoir de s’opposer à toute coopération. Elle le fait déjà concernant les applications militaires du système Galiléo, qui pourrait être une alternative au GPS américain. Quand on connaît les penchants atlantistes de ce pays, on a du mal à imaginer qu’il appuie des programmes de recherche qui heurteraient les intérêts des États-Unis.
mercredi, 19 avril 2006 | Lien permanent
Pour Arès
Arès Plus-que-Fort, Ecrase-Chars,
Casque-d'or,
Coeur vaillant, Porte-Targe,
Sauveur-de-Villes, Armure-de-Bronze,
Main-Puissante, Infatigable,
Force-des-Lances, Rempart-d'Olympe,
Père Victoire la guerrière,
auxiliaire de Thémis,
maître de tes ennemis,
chef des hommes justes,
porte-sceptre du courage,
faisant rouler ton char de feu
dans les Signes des Sept Chemins
de l'Ether où tes chevaux
coruscants se tiennent toujours
au-dessus du Tiers Cercle,
écoute, toi qui aides les mortels,
qui donne la jeunesse
hardie, qui fais couler ta lueur
douce sur notre existence,
avec ta force d'Arès.
Oh! si je pouvais
secouer de ma tête
la sinistre couardise,
et dompter l'élan de l'âme
qui trompe mon esprit,
et retenir la fureur excessive
de mon coeur, qui m'excite
à me lancer dans la mêlée
où l'on a le frisson.
Bienheureux, apprends-moi la confiance
à rester dans les liens tranquilles
de la paix, loin des ennemis,
de la violence des Tueuses.
Hésiode
(VIIIè siècle avant J.-C.)
dimanche, 23 avril 2006 | Lien permanent
Bruxelles - Washington (par Florence Autret)
En quelques décennies s'est forgée entre les Etats-Unis et l'Union européenne une relation distincte, sinon indépendante, de celle que les premiers entretiennent avec les Etats européens eux-même. La relation transatlantique n'est plus bilatérale, mais trilatérale. C'est précisément à l'exploration de ce troisième coté du triangle atlantique - celui qui relie Washington - qu'est consacrée cette note.
Longtemps la relation euro-atlantique a été placée sous le signe de l'alliance. En 2005, l'heure est à la confrontation, voire à la défiance et à la domination. Cette situation inédite pose deux questions : les Etats-Unis sont-ils prêts à accepter l'émancipation de l'Europe? Les Européens sont-ils prêts à relever le défi de l'autonomie? Pour répondre à ces questions, il faut s'interroger non seulement sur les nouveaux défis de la relation euro-atlantique et sur les conséquences d'un éventuel blocage du processus communautaire, mais en même temps sur la nature "pratique" de l'UE et sur les formes de l'influence américaine à Bruxelle.
Pour accéder au texte sous format PDF
mercredi, 26 avril 2006 | Lien permanent
Sensors to support the soldier (en anglais)
lundi, 01 mai 2006 | Lien permanent
La Suède se retire de l'exercice militaire VOLCANEX 2006
L'exercice Volcanex 2006 est prévu pour le mois de mai prochain en Italie et la Suède devait y envoyer huit avions de combat.
L'ambassadeur suédois en Israël, Robert Rydberg, a alors été convoqué par le ministère des affaires étrangères israélien pour clarifier la position de la Suède sur cette affaire ainsi que confirmer ou démentir des renseignements selon lesquels la Suède envisagerait d'offrir des visas à deux responsables du Hamas, alors que ces démarches ont été suspendues en Europe tant que le Hamas ne reconnait pas l'existence d'Israël...
lundi, 01 mai 2006 | Lien permanent
AVIS AUX LECTEURS
Avé lecteurs !
Durant plusieurs jours des problèmes informatiques ont bloqué l'accès à notre blog. Une petite partie de textes en préparation furent mis en ligne, engendrant des interrogations auprès des visiteurs. Cela a correspondu avec l'arrivée d'une nouvelle version de HAUT ET FORT. Nous en sommes désolés. La situation sera rapidement rétablie et de nouveaux textes apparaîtront bientôt.
Le mois dernier Theatrum Belli a reçu 1911 visites, ce qui est très honorable pour un blog qui débute sans trop de notoriété. Nous vous en remercions vivement.
Nous allons bientôt développer une rubrique "Interviews" pour rendre ce site encore plus dynamique.
SCRIPTORIUM THEATRUM BELLI
dimanche, 11 juin 2006 | Lien permanent




































































