samedi, 04 février 2012

Opinion : Afghanistan, danger de mort (1/2)

jeudi, 02 février 2012

Résurgence de la menace et défis capacitaires

En évoquant ouvertement la possibilité d’une guerre en Europe dans les dix prochaines années, le ministre des finances de la Pologne a suscité, le 14 septembre dernier, un émoi certain (1). Pourtant, il n’est pas le premier haut responsable à évoquer cette éventualité.

Félin3.jpgDès 1995, Philippe Delmas alertait : "Pourquoi la guerre qui nous fut quotidienne nous serait soudain étrangère ? Parce que 10% de l’humanité l’ont évitée chez eux pendant deux générations ? La belle affaire." (2) et en 2003, le colonel Guy Hubin affirmait déjà que "La disparition de la menace majeure a un caractère éminemment conjoncturel, sa résurgence peut être presque aussi rapide que son effacement (3)."  Ultérieurement, le chef d’état-major des armées rappelait lui-même que "la possibilité d’une guerre ne doit jamais être écartée" (4). Face à cette possibilité, la réflexion sur les capacités militaires françaises est d’autant plus primordiale qu’elle induit des conséquences fortes sur l’indépendance nationale.

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mercredi, 01 février 2012

Réflexion : L’émergence d’un ordre juridique mondial ?, avec Mireille Delmas-Marty

Loi internationale2.jpgSpécialiste des études comparatives en droit international, Mireille Delmas-Marty se penche, dans cette communication donnée en séance académique le lundi 19 décembre 2011, sur l’émergence d’un nouvel ordre juridique au niveau mondial. Allons-nous vers une harmonisation ou vers une plus grande instabilité ?


podcast

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samedi, 21 janvier 2012

Livre : "L'impasse afghane", de Gérard Chaliand

Il est très difficile de rétablir une situation lorsque celle-ci a été mal engagée. En Afghanistan, le changement arrive avec quelque 7 années de retard – dont les 3 ou 4 dernières ont très largement profité l’adversaire. Un changement de stratégie, dans une situation largement détériorée, implique 3 facteurs :

- Du  temps,

- Des troupes en quantité suffisante,

- Un gouvernement perçu comme globalement légitime.

impasse afghane.JPG

Aucun de ces facteurs, et le dernier par-dessus tout, n’est réuni en Afghanistan où il faut aussi insister sur un aspect essentiel : cette guerre est surtout menée par des étrangers, c’est-à-dire des gens qui ne parlent la langue ni ne connaissent la culture locale et à l’égard desquels s’est progressivement formé un rejet, au moins dans les régions les plus disputées.

Comment, dans ces conditions, prétendre gagner "les esprits et les cœurs" ? Peut-être, à condition d’apporter des changements palpables, pourrait-on gagner les estomacs ? Combien de temps des armées étrangères peuvent-elles prétendre lutter pour la liberté d’un peuple ?

(...) Dans cette entreprise entamée tardivement, avec le handicap des erreurs passées auprès de populations qui vous perçoivent pour ce que vous êtes, c’est-à-dire des étrangers, reprendre l’initiative consiste à sortir des bases, à occuper le terrain après l’avoir disputé à l’adversaire et à assurer à la population concernée sécurité et amélioration de leurs conditions de vie.

Exercice difficile.

"Tout mouvement de troupe en avant doit avoir pour sanction l’occupation effective du terrain conquis. Ce principe est absolu", écrivait Gallieni (le 22 mai 1898) qui est l’initiateur de la technique de la tache d’huile (rebaptisée par les Américains ink blot).

Ce principe n’a pas été appliqué en Afghanistan durant la période 2001-2009. Par manque d’hommes. Par absence de volonté. Par désintérêt.

Gérard CHALIAND

In L'impasse afghane

Editions de l'aube, avril 2011, 12 euros

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lundi, 02 janvier 2012

Tribune libre : Le philosophe, le voyou et le légionnaire ; par Michel LHOMME (Professeur de philosophie)

L’idée de ce texte m’est venue après la participation des élèves de St-Martin à l’opération "Nuntius Belli". En cette fin de décembre 2011, de nombreux faits divers autour de Marseille, ont annoncé la mort de jeunes français entre 16 et 25 ans, au pied de barres d’immeubles, dans une succession de règlements de compte. Le 29 décembre mourraient au combat, loin du sol de France, deux légionnaires du 2e REG. Un parallèle risqué est-il possible ?

légionnaire.png

"Le guerrier est grand non parce qu’il tue, mais parce qu’il meurt. Ou parce qu’il sait qu’il va mourir et y consent, et que ce n’est pas si simple que cela, d’accepter de mourir".                                                                   

Charles Péguy.

 

Pour trop d’éducateurs formatés, il y aurait une incompatibilité entre l’institution militaire et l’enseignement philosophique et l’image commune de l’enseignant de philosophie demeurerait celle d’un libertaire crasseux ou d’un anarchiste névrosé, réprouvant l’ordre et la discipline et enseignant à ses élèves la révolte et l’insoumission. Pourquoi ?

La philosophie en appelle à la pensée et comme aimait à le répéter le vieux radical Alain, "penser, c’est dire non". On imagine le philosophe nihiliste, ami des délinquants et copain des voyous. Disons-le de suite, au risque de déplaire, il y a un peu de vrai dans l’image. Le premier acte mythique d’Apollon, dieu de la parole, fut de cracher dans la bouche de son premier devin. L’attitude philosophique consiste à s’arrêter en face de faits qui vont apparemment de soi et à les remettre en question. Remettre tout en question, ce n’est pas, on le comprendra aisément, la tasse de thé des officiers, fussent-ils anglais, comme des policiers ! Le nouvel enseignant de philosophie qui débarque dans un lycée militaire, semble demeurer une source d’inquiétude pour son proviseur. Pourtant, on imagine mal s’en prendre dans les lycées à la philosophie alors que tout à l’extérieur conspire à anéantir l’esprit critique des étudiants. La philosophie risque même d’être, dans le désarroi général des pédagogies de la compétence, des psychologies de la résilience, et des accompagnements personnalisés, le seul espace, l’unique espoir de stimuler le désir d’en savoir plus, par l’aiguillon de la parole et le retour sur soi, une primitive méditation qui ferait découvrir, au seuil de chaque classe franchie, l’émerveillement de l’intellect et la stupéfaction de la connaissance. Une fois sorti de la tourmente de l’interrogation et du refus, le regard du jeune sceptique s’illumine en comprenant que toute l’éducation ne vise qu’à bien savoir conduire sa vie, à faire percevoir ce que nous sommes destinés à devenir, à combattre.

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samedi, 10 décembre 2011

"Touchdown", par le colonel Michel GOYA

Au début des années 2000, David Romer, un économiste de Berkeley entreprit d’analyser par ordinateur 700 matchs de National Football League. Il parvint ainsi à déterminer quelles étaient statistiquement les meilleurs choix tactiques (tenter d’avancer, taper le ballon au pied, etc.) en fonction notamment de la position de l’équipe sur le terrain. En comparant ces résultats et les choix réels des coaches, il s’aperçut que non seulement leurs décisions se ressemblaient beaucoup mais qu’ils étaient aussi systématiquement plus prudents que l’ordinateur. Au bilan, en termes économiques, la plupart des stratégies adoptées par ces gens pourtant compétents étaient sous-optimales.
 
Bar6.jpgCe comportement apparemment irrationnel s’explique d’abord par le principe de la "preuve sociale". Si tout le monde fait cela c’est que cela doit avoir un sens. On peut donc prendre une décision rapide (souvent juste mais pas toujours) sans avoir à trop réfléchir. Il s’explique surtout par la « pression sociale ». Si tout le monde fait cela, il est simplement difficile de ne pas le faire. Ces deux facteurs sont évidemment exacerbés si tous les décideurs sont issus de la même communauté, ont reçu la même formation et obéissent à la même culture.

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mercredi, 23 novembre 2011

Jeu d'anticipation : un historien britannique sème le trouble...

Les troupes allemandes prennent d’assaut la Grèce. Les chars de Poutine écrasent la Lettonie. La France humilie l’armée britannique. Peu probable, oui....Mais, si l'on s'en tient aux propos d'Angela Merkel, la déconfiture de l’euro pourrait mettre la paix en danger. L’imagination d’un historien britannique sème le trouble… 

mag-massive-action-game-20090428110638457.jpgNous sommes le 29 octobre 2018 et la Grande-Bretagne fait face à ses plus sombres heures. Sur les champs de bataille d’Europe, nos forces armées ont été humiliées. 

Dans les camps d’emprisonnement improvisés sur le continent, des milliers de nos jeunes hommes et femmes sont assis tristement, témoins de l’effondrement de nos ambitions. 

Des terrains de tuerie de Belgique jusqu’aux rues éventrées d’Athènes, un continent continue de saigner. Et, à l’est, l’ours russe resserre inexorablement sa prise, un ancien empire émergeant du naufrage du rêve européen.  

Hier, à la suite d’un chapelet de défaites militaires encore jamais égalées dans notre histoire, le Premier Ministre a remis sa démission. On parle d’un Gouvernement national mais personne n’illusionne un nouveau Churchill attendant dans les coulisses.  

Dans les rues des banlieues dans toute la Grande-Bretagne, les vieux comme les béjaunes creusent dans l’air froid de l’automne des positions défensives. Mais avec un équipement insuffisant et des munitions inexistantes, la Home Guard durerait difficilement une semaine.


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vendredi, 11 novembre 2011

11 novembre nouvelle mouture : "attention au mélange des guerres"

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lundi, 31 octobre 2011

Fourniture d'armes aux pays tiers : Russie et USA se créent des problèmes

La Russie continue d'exporter des armements en Iran tout en respectant les sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. A leur tour, les Etats-Unis continuent d'approvisionner en équipements militaires le Pakistan, avec lequel Washington est en froid ces derniers temps. Ce n’est pas la première fois que la tactique du cout terme conduit les gouvernements dans une impasse lourde de conséquences graves.

1L222-Aztobaza-ELINT-3S.jpg

Dans le cadre de la coopération militaro-technique, la Russie a fourni à l’Iran des équipements de guerre électronique de type 1L222 Avtobaza et négocie la fourniture d’un autre lot de ce système, a déclaré à RIA Novosti Konstantin Biriouline, directeur adjoint du Service fédéral pour la coopération militaire et technique. Selon lui, cette fourniture concerne des armes défensives et ne tombe pas sous le décret du président russe sur l’adhésion aux sanctions de la résolution 1929 du Conseil de sécurité des Nations Unies. 

A leur tour, les Etats-Unis ont récemment vendu au Pakistan des systèmes intégrés de guerre électronique et de reconnaissance optique ALQ-211 (V) 9 pour les chasseurs F-16 Fighting Falcon.

a coopération militaire et technique avec des pays "à problèmes" était et demeure un jeu très dangereux. D’une part, aucune puissance mondiale ne renoncera à un levier de pression aussi universel et puissant. D’autre part, le résultat se traduit souvent par des désagréments importants.

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lundi, 24 octobre 2011

Etats-Unis : quelles perspectives stratégiques ?


Écrit par SG (Webmaster) dans États-Unis, Géopolitique, Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

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