vendredi, 12 février 2010
Poésie : J'ay dans mon cœur la fleur de lys gravée
Depuis quinze ans que j'ai suivy la guerre
Et du dieu Mars les superbes estendars,
J'ai recherché les plus braves soldats
Et plus hardis qui soyent dessus la terre.
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mardi, 02 janvier 2007
Tyrtée : un sonneur d'héroïsme

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| Tags : Tyrtée, Sparte |
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mardi, 26 septembre 2006
THEODOR KÖRNER : L'APPEL AUX ARMES

Debout, mon peuple ! La flamme monte, et la fumée !
Vois au Septentrion poindre la liberté !
Plonge et trempe le fer au coeur des ennemis !
Debout, mon peuple ! - La flamme monte, et la fumée !
Vite, à l'ouvrage, moissoneurs : les blés sont mûrs !
Le plus haut salut, l'espoir ultime habite les épées !
Que notre coeur loyal saigne à flot sous leurs armes !
...
Brise le soc, jette à terre le ciseau !
Poète, tisserand, laisse là ton ouvrage !
Que l'on quitte la ferme et quitte le château !
Le dieu qui sent passer le souffle des drapeaux
Veut voir son peuple entier debout et sous les armes.
L'aurore impérissable où point la liberté
Attend que l'on bâtisse un autel à sa gloire ;
C'est à nous d'en tailler la pierre à coup d'épée
Et de fonder le temple sur la mort des héros...
Le ciel est avec nous, l'enfer tremble et recule !
"Debout, peuple, en avant !" clame la liberté !
Rythme lourd de ton coeur, rythme lourd des chênes !
Qu'importent les monceaux où s'entassent les corps ?
Plantent sur eux les étendards d'un peuple libre !
Mais lorsque dans l'éclat d'un lointain passé reconquis,
La Fortune à ton front mettra son auréole,
O mort, n'oublie point les morts qui tombèrent fidèles
Et pose sur leurs urnes une couronne de chêne !
Karl-Theodor KÖRNER
1791 - 1813
Mort au combat à 22 ans
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| Tags : Poésie |
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jeudi, 10 août 2006
Tyrtée
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| Tags : Tyrtée, guerre, gandalf |
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samedi, 08 juillet 2006
Nos enfants sont des loups

Nos enfants sont des loups qu'on ne peut plus tenir
Dans un monde d'adultes qui ne sait que mentir,
Assoifés d'idéal, croyant en l'avenir,
Ils savent que leur heure finira par venir.
Face à ce monde, ce mélange informel,
Ils se tiennent debout comme la sentinelle
Qui regarde passer tous ceux et toutes celles
Qui acceptent le moule. Mais eux, restent rebelles.
Ils regardent de leur âge, la révolte féconde,
Celle qui les transcende lorsque le peuple gronde,
Tous ces yeux bleus d'azur, toutes ces têtes blondes,
Représentent l'espoir et l'avenir du monde.
On leur parle d'amour, mais ce n'est que la haine
Qui guide les propos de ceux qui les enchaînent,
Mais ils ont tant de force qu'ils vont briser ces chaînes
De leurs frères de l'Europe qu'ils veulent souveraine.
On leur parle d'argent, eux, ils parlent d'honneur,
On leur parle marché, eux, ils disent "valeur",
Eux, veulent le combat, pas le petit bonheur,
On leur parle intérêts, ils parlent avec leur coeur.
Leur univers à eux, ce n'est pas l'Occident,
Dont la devise est que tout s'achète et se vend,
Ils sont à l'opposé du monde de l'argent,
Celui des affairistes et celui des marchands.
Ils sont les combattants de la guerre future,
Celle du prochain siècle qui risque d'être dure,
Ils ont un idéal, ils veulent l'aventure,
Car leur esprit est clair et leurs pensées sont pures.
Nous n'aurons pas de crainte quand ils devront partir,
Même si nous savons que certains vont mourir,
La parole donnée, ils sauront la tenir.
Nos enfants sont des loups qu'on ne peut retenir.
Robert Pagan (24 juin 1991)
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lundi, 03 juillet 2006
Les hommes de la Somme, par Loïc Gerfaut

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| Tags : Somme, Verdun, 14-18, Theatrum Belli, tranchées |
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samedi, 17 juin 2006
LE CID : le récit de Rodrigue (Corneille)
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient du courage !
J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés ;
Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
Brûlant d'impatience autour de moi demeure,
Se couche contre terre, et sans faire de bruit,
Passe une bonne part d'une si belle nuit.
Par mon commandement la garde en fait de même,
Et se tenant cachée, aide à mon stratagème ;
Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ;
L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
Les Mores et la mer montent jusqu'au port.
On les laisse passer ; tout leur paraît tranquille :
Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
Notre profond silence abusant leurs esprits,
Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris ;
Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
Nous nous levons alors, et tous en même temps
Poussons jusques au ciel mille cris éclatants.
Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent ;
Ils paraissent armés, les Mores se confondent,
L'épouvante les prend à demi descendus ;
Avant que de combattre, ils s'estiment perdus.
Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
Nous les pressons sur l'eau, nous les pressons sur terre,
Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
Avant qu'aucun résiste ou reprenne son rang.
Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient,
Leur courage renaît, et leurs terreurs s'oublient :
La honte de mourir sans avoir combattu
Arrête leur désordre, et leur rend leur vertu.
Contre nous de pied ferme ils tirent leurs alfanges,
De notre sang au leur font d'horribles mélanges ;
Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port,
Sont des champs de carnage, où triomphe la mort.
O combien d'actions, combien d'exploits célèbres
Sont démesurés sans gloire au milieu des ténèbres,
Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,
Ne pouvait discerner où le sort inclinait !
J'allais de tous côtés encourager les nôtres,
Faire avancer les uns et soutenir les autres,
Ranger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
Et ne l'ai pu savoir jusques au point du jour.
Mais enfin sa clarté montre notre avantage :
Le More voit sa perte et perd soudain courage ;
Et voyant un renfort qui nous vient secourir,
L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir.
Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles,
Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables,
Font retraite en tumulte, et sans considérer
Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte :
Le flux les apporta, le flux les remporte ;
Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
A se rendre moi-même en vain je les convie :
Le cimeterre au poing, ils ne m'écoutent pas ;
Mais, voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
Ils demandent le chef : je me nomme, ils se rendent.
Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
Et le combat cessa faute de combattants.
Le Cid, Acte IV, Scène III
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jeudi, 18 mai 2006
Le coeur de Hialmar

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dimanche, 23 avril 2006
Pour Arès
Arès Plus-que-Fort, Ecrase-Chars,
Casque-d'or,
Coeur vaillant, Porte-Targe,
Sauveur-de-Villes, Armure-de-Bronze,
Main-Puissante, Infatigable,
Force-des-Lances, Rempart-d'Olympe,
Père Victoire la guerrière,
auxiliaire de Thémis,
maître de tes ennemis,
chef des hommes justes,
porte-sceptre du courage,
faisant rouler ton char de feu
dans les Signes des Sept Chemins
de l'Ether où tes chevaux
coruscants se tiennent toujours
au-dessus du Tiers Cercle,
écoute, toi qui aides les mortels,
qui donne la jeunesse
hardie, qui fais couler ta lueur
douce sur notre existence,
avec ta force d'Arès.
Oh! si je pouvais
secouer de ma tête
la sinistre couardise,
et dompter l'élan de l'âme
qui trompe mon esprit,
et retenir la fureur excessive
de mon coeur, qui m'excite
à me lancer dans la mêlée
où l'on a le frisson.
Bienheureux, apprends-moi la confiance
à rester dans les liens tranquilles
de la paix, loin des ennemis,
de la violence des Tueuses.
Hésiode
(VIIIè siècle avant J.-C.)
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| Tags : arès, hésiode |
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dimanche, 12 mars 2006
Lutter pour la patrie

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