jeudi, 17 mai 2012

Bataille de Smolensk 1812 : Des soldats russes et français seront reinhumés avec tous les honneurs 200 ans après

Les restes de 25 soldats russes et français tombés en 1812 dans la bataille de Smolensk seront réinhumés début août lors d'une cérémonie solennelle. Découverts au printemps dernier par les militants de la fondation  "Réconciliation", ils seront inhumés dans le cadre des commémorations du Bicentenaire de la victoire remportée par la Russie dans la guerre contre Napoléon.

Défense de Smolensk 2.jpg

Les soldats morts sur la terre de Smolensk ont participé le 7 août 1812 à la bataille de Loubino que les Français appellent la bataille du mont Valoutino pour la bonne raison que les positions des Russes se trouvaient sur une colline.

La bataille de Valoutono - Loubino est devenu l’épisode final de la bataille de Smolensk. Après le repli des unités russes, Napoléon s’efforçait de s’enfoncer entre elles pour les défaire les unes après les autres. Mais ses plans ont été mis en échec par le général Pavel Toutchkov. Ses soldats ont fait preuve d'un grand courage ce qui a permis de retarder l’avance des Français et les unités russes ont pu opérer une jonction sur le Dniepr au point de franchissement de Soloviovo. Les deux parties ont subi des pertes importantes, 4.700 tués, environ 7.000 blessés et environ 2.000 prisonniers pour les russes, 700 tués et plus de 3.000 blessés du côté français. Après cette bataille Napoléon a envisagé sérieusement l’idée d’un armistice et a même envoyé une lettre à l’Empereur russe en lui proposant de finir la guerre, raconte Vladimir Chargaev, le président du conseil d’administration de la fondation "Réconciliation".

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jeudi, 19 avril 2012

La bataille de Trafalgar

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lundi, 09 avril 2012

Soldat irrégulier : exemple espagnol

La guérilla espagnole contre l'armée napoléonienne sous l'éclairage de Carl Schmitt

Hussard.jpgC’est dans le contexte des guerres napoléoniennes, et plus précisément à l’occasion de la guerre de résistance espagnole contre l’occupation française, entre 1808 et 1813, que va émerger pour le juriste politique allemand Carl Schmitt (1888-1985) la figure conceptuelle du "partisan" moderne, à savoir d’un "soldat irrégulier" pensé en tant que tel ; à cette occasion, pour la première fois, un cadre juridico-politique explicite lui est conféré. Ce qui ne sera pas sans conséquences quant au droit de la guerre classique qui avait prévalu jusque-là.

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mardi, 27 mars 2012

"La Bataille", le roman de Patrick Rambaud adapté en BD

La bataille.jpgMai 1809 : La Grande Armée de Napoléon s'apprête à traverser le Danube sur l'immense pont flottant construit en une nuit par le génie français. De l'autre côté du fleuve, l'Archiduc Charles et les armées autrichiennes les attendent, bien décidés à venger l'humiliation d'Austerlitz. L'horreur est en marche. 

La bataille d'Essling, c'est la première grande hécatombe de la guerre moderne ; deux journées d'un déluge de fer et de feu qui va laisser 45.000 morts couchés dans les blés.
 
Armez vos mousquets, aiguisez vos lames, laissez derrière vous toute espérance. Bienvenue au coeur de La Bataille !
 
Frédéric Richaud et Ivan Gil signent ici une adaptation magistrale du roman de Patrick Rambaud couronné en 1997 par le Grand Prix du roman de l'Académie française, puis par le Goncourt.
 

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samedi, 03 mars 2012

Exposition : Les guerres de Napoléon, au château de Versailles (du 14 février au 13 mai 2012)

Guerres de Napoléon.jpgDu 14 février au 13 mai 2012, le château de Versailles présente l'exposition Les Guerres de Napoléon. Louis François Lejeune, général et peintre dans les salles d'Afrique et de Crimée.

Tout à la fois soldat, espion, peintre, diplomate à ses heures, Louis François Lejeune (1775 - 1848) est un cas unique dans l’histoire de son temps : militaire, il participe à toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire, avant d’atteindre le grade de général de brigade. Mais cela ne lui suffit pas : au fur et à mesure des combats, il représente les principales batailles dans une douzaine de peintures, puis décrit longuement les campagnes napoléoniennes dans ses Souvenirs.

L'exposition se propose de mettre en valeur cette personnalité haute en couleur. Elle présente à la fois ses dessins et ses tableaux, confrontés à ceux d’artistes de son temps, mais aussi des souvenirs personnels de sa vie militaire et de sa vie civile sous l’Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet.

Six sections présentent l’élaboration des peintures de batailles, depuis l’observation du théâtre des opérations jusqu’à l’exposition aux Salons parisiens. A travers la vie et les œuvres de Louis François Lejeune, le visiteur découvre un récit des guerres de Napoléon.

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mardi, 21 juin 2011

La guérilla espagnole dans la guerre contre les armées napoléoniennes (1/2)

Le terme guérilla est entré aujourd’hui dans le langage commun en plusieurs langues : guerrilla warfare en anglais, guerriglia en italien, Guerrillakrieg ou simplement Guerrilla en allemand, guerrilha en portugais, langue qui toutefois emploie aussi le terme guerra subversiva (2). La signification attribuée au mot est – par convention – désormais reconnue et acceptée partout. La définition la plus complète à ma connaissance parle de "lutte illégale d’organisations ou groupes non autorisés à des opérations militaires, contre le pouvoir légitime de l’État ou contre une puissance d’occupation" (3). De toute évidence cette définition est rigoureusement juridique, puisqu’en effet, tout groupe de civils armés qui s’adonne à des opérations militaires agit de manière "illégale". Ce n’est pas le lieu d’entamer ici une discussion concernant l’absence de reconnaissance de la guérilla par les conventions de guerre, même les plus récentes.
 

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Un texte célèbre – Guerrilla -, rédigé par un homme qui appliqua avec intelligence et hardiesse ses théories sur le terrain, est celui de T. E. Lawrence, pour la quatorzième édition de l’Encyclopaedia Britannica (1929). Le texte était précédé d’un premier paragraphe analytique, signé par Sir Thomas Barclay, vice-président de l’International Law Associatio(4) 
 
Mais d’où vient ce mot à consonance espagnole, et surtout pourquoi l’emploie-t-on aujourd’hui dans l’acception que l’on vient de citer ? Il s’agit de l’adaptation française du diminutif espagnol guerrilla (petite guerre) du terme guerra, qui n’a pas besoin de traduction. En espagnol, le mot guerrilla est défini pour la première fois en 1611, dans le célèbre dictionnaire de Covarrubias (5). Plus tard, dans les différentes éditions (1734, 1780, 1783 et 1791) du Diccionario de la Real Academia de España, le terme signifie "encuentro ligero de armas" (choc léger d’armes), "contrariedad de dictámenes de poca entidad" (contrariété d’opinions, ou de rapports, de faible importance), et on cite aussi un jeu de cartes nommé guerrilla. Comme diminutif du mot guerre, il fut employé pour traduire en espagnol le fameux ouvrage de Grandmaison, La petite guerre ou traité du service des troupes légères en campagne, certainement le plus connu des nombreux traités parus en la matière (6) dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (7). L’ouvrage jouit d’une fortune aussi démesurée que surprenante, et devint très rapidement un texte de référence, cité et traduit partout8. La première traduction espagnole fut publiée en 1780, sous le titre La Guerrilla ó Tratado del servicio de las Tropas ligeras en Campaña (9). De là vient l’équivalence entre guerrilla et petite guerre, et l’expression partidas de guerrilla fut employée pour désigner les petits détachements d’infanterie destinés aux attaques par surprise ou aux actions de reconnaissance. On faisait donc référence à des opérations de troupes légères régulières, ordinairement en petites formations, homologues alors des partis français, ou des partite italiennes (10). Les deux termes furent utilisés avec cette signification au début de la Guerra de la Independencia, comme dans le bulletin du Général Castaños, après la bataille de Bailén, le 27 juillet 1808 (11), comme aussi dans des écrits de 1814, qu’il s’agisse d’une biographie de l’Empecinado (12), ou de Mémoires contemporains restés longtemps inédits (13). On peut donc dire qu’en 1808, au début de la guerre en Espagne, le terme guerrillaindiquait des opérations militaires secondaires, et l’on continua encore à l’employer dans ce sens pendant un certain temps. Cependant l’usage en était de plus en plus répandu, et entrait avec force dans les autres langues, avec la signification moderne de lutte armée de civils encadrés en formations irrégulières, contre un ennemi envahisseur et aussi, comme en Espagne, contre un gouvernement national considéré comme illégal et usurpant le pouvoir légitime (14).

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La guérilla espagnole dans la guerre contre les armées napoléoniennes (2/2)

Sur la composition socio-professionnelle des guerrilleros, l’on ne dispose jusqu’à présent que de l’ébauche d’étude de Nicolas Horta Rodríguez (39), mais des avancées importantes sont attendues aussi bien du côté de la prochaine publication de Ronald Fraser (40), que des recherches en cours de Charles Esdaile et Leonor Hernández Enviz, visant à la constitution d’une vaste base de données incluant la totalité des guerrilleros pour lesquels on détient au moins un témoignage documentaire.
 

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Comme le soulignait l’ambassadeur de France à Madrid, les problèmes de communication à l’intérieur du territoire espagnol ou avec la France se posent dès 1808. Les attaques contre tous les types de messagers avaient commencé avant même le Dos de Mayo ; il est bien connu que l’Empecinado initia son activité contre les impériaux en avril 1808 comme caza-correos (chasse-courrier) ; en février de cette même année, la guérilla interceptait une lettre à Guadalajara (41). Couper ou rendre difficiles les communications postales, mais aussi le passage des personnes et des marchandises d’un lieu à l’autre de l’Espagne, fut, dès le début de la résistance anti-napoléonienne, une des tâches prioritaires confiées à la guérilla. Les Prevenciones, texte diffusé par la Junte de Séville le 6 juin 1808, donnent des instructions aux provinces sur les moyens de défense à utiliser contre l’invasion française, et précisent déjà très clairement qu’il conviendra d’entreprendre : 

"una guerra de partidas, de embarazos de consumir los Exército enemigos por falta de víveres, de cortar Puentes, hacer cortaduras y demas en los puntos que convenga, y otros medios semejantes. Convida á ello la situacion de España, sus muchos montes y desfiladeros, que ofrecen estos, sus Rios y Arroyos, la colocacion misma de las Provincias para hacer esta guerra con felicidad." (42)

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vendredi, 27 mai 2011

Citation : Le sabre et l'esprit

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vendredi, 23 octobre 2009

Madrid, 2 mai 1808 : un jour de colère

Le 2 mai 1808, le soulèvement populaire de Madrid contre les troupes napoléoniennes marque le début d'une guerre qui va durer six ans.

colere.jpgCe récit n'est ni une fiction ni un essai mais la relation minutieuse, heure par heure, des événements vécus par tous les protagonistes de cette journée historique. Soldats, artisans des quartiers de La Paloma, de Lavapiés, du Rastro, hommes, femmes et enfants armés d'escopettes, de ciseaux, de couteaux de cuisine, de haches, de houes, de burins, s'insurgent contre l'occupant et affrontent sauvagement la plus puissante armée du monde. Leurs noms sont ceux qu'a retenus l'Histoire, leur rôle et leurs actions tels qu'ils figurent dans les rapports militaires, les mémoires et les archives.

Pour ce livre, dont le véritable personnage est le peuple de Madrid, Arturo Pérez-Reverte a mené un travail de recherche remarquable, n'autorisant son imagination qu'à cimenter entre elles ces centaines d'histoires individuelles et véridiques afin de redonner vie aux héros anonymes et obscurs des gravures et dessins de l'époque, victimes d'une tragédie inscrite à jamais dans l'histoire de l'Espagne.

 

Poche : 416 pages

Editeur : Points (15 octobre 2009)

Prix : 7,50 €

 

Né en Espagne en 1951, Arturo Pérez-Reverte est membre de la Real Academia Española de las Letras. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant 21 ans. Il est notamment l'auteur du Hussard, du Cimetière des bateaux sans nom, de La Reine du Sud et de la série des Aventures du capitaine Alatriste, disponibles en Points. 

 

Pour approfondir le sujet sur Theatrum Belli :

samedi, 29 avril 2006

Une biographie magistrale !!!

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Familier du bivouac du troupier comme du palais impérial, on retrouve à travers lui la réalité quotidienne, terre-à-terre, des "vrais soldats de Napoléon", avec leurs joies et leurs souffrances.

Bonaparte s'attacha Dominique Larrey (1766-1842), praticien d'exception, dès la campagne d'Egypte. Après le sacre, Larrey est nommé chirurgien en chef de la garde impériale ; commence alors pour cet homme au destin de légende une fantastique chevauchée, du moulin d'Austerlitz à la grange d'Eylau, de Madrid aux ponts du Danube, de l'incendie de Moscou aux passerelles de la Bérézina. Familier de la paille des bivouacs comme des ors des palais, ce commensal de l'Empereur fut aussi l'un des rares à lui tenir tête lorsque le bien des hommes l'exigeait.

Il créa une œuvre médicale immense dont les dogmes chirurgicaux sont toujours d'actualité. Il fut l'inventeur du bouche-à-bouche, des ambulances volantes et des soins immédiats aux blessés, et le précurseur de la médecine humanitaire.
Homme intègre et attachant, soldat de toutes les campagnes, savant visionnaire : tels sont les aspects développés par le présent ouvrage qui s'appuie sur des faits inédits suscitant de nouvelles hypothèses.

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