jeudi, 17 janvier 2013

THEATRUM BELLI vous présente "Opix", sa nouvelle mascotte symbolisant le soutien à nos soldats en...Opex

Depuis 2011, THEATRUM BELLI, via son opération "Nuntius Belli", envoie des messages de soutien à nos soldats déployés en Opex. Cette opération citoyenne et désintéressée marque le lien entre la Nation et son armée. Pour le symboliser, nous avons décidé de créer une mascotte qui manifeste ce lien essentiel qu'il faut préserver, entretenir et promouvoir.

Réalisée par Jean-François Klotz (qui a récemment créé le nouveau logo de TB), ce personnage que nous avons nommé "OPIX" représente bien-sûr notre coq gaulois national*, fier, audacieux et l'oeil vif.

Symbolisant la lumière (il annonce le lever du soleil),  le coq est reconnu pour son courage et sa qualité combative (ses ergots lui donnant une dimension "militaire"). Dans la tradition nordique, il symbolise la vigilance guerrière car il surveille l’horizon sur les plus hautes branches du frêne cosmique Yggdrasil contre les attaques des Géants. En veillant tout en haut de cet arbre (qui est l’origine de la vie chez les vikings), le coq devient le protecteur et le gardien de la vie...mission sacrée de notre armée. Il entend également incarner notre capacité de résilience.

Vous voyez, beaucoup de sens symboliques qui légitiment notre choix. 

Le bouclier reprenant les couleurs de notre cocarde (donnant un effet plus "Captain Gallica" que "Captain America") évoque ce que défend le soldat : le sol, la Cité et le Foyer, la Civilisation et la Patrie. Le courrier évoque à la fois l’éloignement et le soutien moral de nos troupes déployées sur des théâtres de guerre à travers le monde.

Nous espérons que cette approche permettra plus facilement de sensibiliser les enfants aux valeurs qui sont les nôtres. 

Le personnage (dessin et nom) ont fait l’objet d’un dépôt auprès de l’INPI. 

* basé sur le double sens du mot "Gallus" signifiant à la fois "coq" et "Gaulois". 

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dimanche, 11 novembre 2012

11 novembre 1918 : Hommage et Respect

"Le sol de la Patrie, quand on l'abandonne, se mesure au mètre."

René QUINTON

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mardi, 06 novembre 2012

Solidarité et mémoire patriotique : le CEMA soutient l'action du Bleuet de France

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"Depuis plus de 85 années, l’œuvre du Bleuet de France participe, sous l’égide du Ministre délégué aux Anciens Combattants, à l’amélioration du quotidien de plusieurs milliers d’anciens combattants ainsi qu’à l’éveil de la conscience citoyenne des plus jeunes. 

A l’approche des cérémonies du 11 novembre qui rendent désormais hommage à tous les morts pour la France et à l’heure où nos Armées poursuivent leurs missions sur de nombreux théâtres d’opérations, le port du bleuet me semble constituer un bon vecteur de soutien au monde combattant et de rayonnement des armées au sein de la Nation.

Ce bleuet que je porte depuis le 1er de ce mois, je le porterai jusqu’au 11 novembre et j’encourage les états-majors et les directions placés sous mon commandement à favoriser la campagne de collecte de fonds de l’œuvre du Bleuet de France".

Amiral Édouard Guillaud

Chef d'état-major des armées

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mercredi, 12 septembre 2012

IN MEMORIAM : Georges Guynemer, tombé au champ d'honneur le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelcapelle, en Belgique

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
En bas de l'image, cliquer sur "Lire la suite" pour accéder au témoignage du pilote allemand Ernst UDET.
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vendredi, 24 août 2012

Citation : "La patrie est une réalité sociale concrète", par Julien FREUND

On a beau ironiser sur le concept de patrie et concevoir l'humanité sur le mode anarchique et abstrait comme composée uniquement d'individus isolés aspirant à une seule liberté personnelle, il n'empêche que la patrie est une réalité sociale concrète, introduisant l'homogénéité et le sens de la collaboration entre les hommes.

PATRIA TB.pngElle est même une des sources essentielles du dynamisme collectif, de la stabilité et de la continuité d'une unité politique dans le temps. Sans elle, il n'y a ni puissance ni grandeur ni gloire, mais non plus de solidarité entre ceux qui vivent sur un même territoire. On ne saurait donc dire avec Voltaire, à l'article Patrie de son Dictionnaire philosophique que "souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins".

En effet, si le patriotisme est un sentiment normal de l'être humain au même titre que la piété familiale, tout homme raisonnable comprend aisément que l'étranger puisse éprouver le même sentiment. Pas plus que l'on ne saurait conclure de la persistance de crimes passionnels à l'inanité de l'amour, on ne saurait prendre prétexte de certains abus du chauvinisme pour dénigrer le patriotisme. Il est même une forme de la justice morale. C'est avec raison qu'A. Comte a vu dans la patrie la médiation entre la forme la plus immédiate du groupement, la famille et la forme le plus universelle de la collectivité, l'humanité. Elle a pour raison le particularisme qui est inhérent au politique. Dans la mesure où la patrie cesse d'être une réalité vivante, la société se délabre non pas comme le croient les uns au profit de la liberté de l'individu ni non plus comme le croient d'autres à celui de l'humanité ; une collectivité politique qui n'est plus une patrie pour ses membres cesse d'être défendue pour tomber plus ou moins rapidement sous la dépendance d'une autre unité politique.

Là où il n'y a pas de patrie, les mercenaires ou l'étranger deviennent les maîtres. Sans doute devons-nous notre patrie au hasard de la naissance, mais il s'agit d'un hasard qui nous délivre d'autres.

Julien Freund

L'essence du Politique

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mardi, 12 juin 2012

Maréchal FOCH : "Heureux les chefs qui n'ont qu'à guider des volontés si ardentes !"

L'Allemagne de 1914, lancée dans la Weltpolitik, n'eût jamais déclaré la guerre si elle avait posément compris son intérêt. Elle pouvait, sans faire appel aux armes, poursuivre dans le monde son développement économique. Qui eût osé se mettre en travers ?

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Formidable déjà, et soutenu d'ailleurs par une active propagande comme aussi par une puissance militaire reconnue sur terre et sur mer, qui garantissait à ses voyageurs de commerce comme à ses ingénieurs en quête de concessions à l'étranger un accueil des plus avantageux et par là une capacité de pénétration et d'acquisition incomparable, le développement allemand dans une marche constante distançait grandement celui des autres nations. Sans faire de guerre nouvelle, l'Allemagne conquérait progressivement le monde. Le jour où l'humanité se serait réveillée de ses vieilles habitudes pour mesurer la réduction de ses libertés et de ses possibilités, elle se serait trouvée tenue par les éléments allemands établis dans les différents pays sous toutes les formes mais restés toujours citoyens allemands grâce à leur double nationalité, et recevant le mot d'ordre de Berlin. D'ailleurs, pas un gouvernement, surtout d'essence démocratique, n'aurait pris la décision, devant cette hégémonie allemande en marche, et en vue d'éviter le désastre final, la domination de son pays par l'élément allemand, de prendre des dispositions particulières de protection. Il aurait reculé devant la discussion et la lutte à entreprendre avec un état si fortement armé que l'Allemagne. Loin de paraître chercher la guerre, encore plus éloigné de la déclarer, il aurait même craint de la provoquer, tant il eût redouté de déchaîner les horreurs qu'allait entraîner un conflit moderne entre de grandes nations. En quelque vingt ans de paix le monde se fût trouvé Germanisé, l'humanité ligotée.

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mercredi, 06 juin 2012

Rome : Des héros de légende...mais aussi des citoyens qui croient en leur destin

Des héros de légende…

Disons-le d'entrée : l'image de Rome qui s'est imprimée dans nos mémoires d'écoliers studieux est, sinon fausse, du moins trop partielle – voire partiale – pour refléter la réalité. Les voici donc, ces Romains, grands bâtisseurs d'empire, faiseurs de lois et de discours vengeurs au Forum quand ils ne parcourent pas le monde antique, armés jusqu'aux dents, dans le seul dessein de gouverner les autres, de les plier à leur discipline, de les soumettre à leur redoutable administration. 

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Et de citer Virgile : "Toi, Romain, souviens-toi de gouverner les peuples sous ton empire", sans trop se soucier du contexte, du propos, de l'appel à la paix et à l'humanité qui accompagnent ce vers de L'Énéide. Les a-t-on entendus, au long des pages de Tite-Live et de César traduites laborieusement, ces légionnaires dont les galoches aux semelles de plomb – pour ne pas user le cuir ! – martelaient le pavé des routes au rythme de leur pas lent, mais régulier, au point de devenir obsédant ! Les a-t-on vus ces héros impressionnants de courage et d'humilité au service exclusif de leur patrie ! Voici Horace, vainqueur des Curiaces, qui sauve Rome de la servitude, et Cincinnatus qui délaisse seize jours ses labours, le temps de repousser l'ennemi, puis revient à son araire et enraie placidement la terre comme s'il l'avait quittée la veille ; voici Régulus, venu à Rome encourager à combattre Carthage jusqu'au bout, qui s'en retourne se livrer à l'ennemi parce qu'il avait donné sa parole ; il sait que la mort l'attend, mais il supporte les plus affreuses tortures sans même jeter un cri… Et l'idée s'insinue que ces héros rigides, glorifiés par l'histoire, sont des statues sans âme, des géants impitoyables, à la limite de l'humain, que seuls pouvaient encore mettre en scène un Shakespeare ou un Corneille. Les Romains eux-mêmes, d'ailleurs, sont à l'origine de ces stéréotypes : les jeunes écoliers de l'Antiquité écoutaient la geste de ces héros avec le plaisir qu'aiguise le frisson de l'effroi.

Certes, c'est ainsi que Rome s'est faite, au prix des sacrifices et du don de soi.

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vendredi, 25 mai 2012

Écosse : Lancement de la campagne pour le "oui" à l'indépendance

Le premier ministre écossais Alex Salmond a lancé, vendredi 25 mai, la campagne du "oui" au référendum d'indépendance qui doit se tenir à une date restant à déterminer, à horizon de l'automne 2014. "Je veux que l'Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays", a-t-il déclaré lors d'une réunion publique à Edimbourg.

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"Les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l'Ecosse", a également déclaré Alex Salmond, en lançant la campagne "Yes Scotland", pour l'indépendance de cette région semi-autonome de 5,3 millions d'habitants. Le Scottish national party (SNP) du leader écossais mène cette campagne notamment aux côtés des Verts.

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dimanche, 06 mai 2012

La fabrique d’une nation : La France entre Rome et les Germains des origines à nos jours, avec le professeur Claude NICOLET

podcast

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mardi, 27 mars 2012

Les origines du système régimentaire

"Groupe les hommes, Agamemnon, par pays et par clan, pour que le clan serve d’appui au clan, le pays au pays. Si tu agis ainsi et si les Achéens te suivent, tu sauras qui, des chefs et des hommes, est un brave ou un lâche, puisqu’ils iront par groupes à la bataille ; tu sauras enfin si ce sont les dieux qui doivent t’empêcher d’enlever la ville, ou les hommes par lâcheté et ignorance de la guerre". (Iliade. II, 362-368)

 

La cohésion unique en son genre qui existait entre les individus dans une phalange compte pour beaucoup dans la réussite des hoplites grecs qui contraste, en particulier, avec le cas des troupes étrangères. Bien que divisés par des rivalités entre cités, gravement inférieurs en nombre, rassemblés à la hâte et victimes d'une grave trahison, les Grecs attaqués pendant les Guerres Médiques mirent en déroute les envahisseurs orientaux dans presque toutes les batailles terrestres où ils les affrontèrent. Outre la présence des généraux grecs sur le champ de bataille, l'élément clé fut sans doute la camaraderie qui régnait dans les rangs grecs, la confiance qui venait des liens entre les hoplites dans la phalange, ce qui put permettre à Léonidas, à la veille d'un anéantissement certain, quand Xerxès lui dit de rendre les armes, de répliquer simplement au nom de ses hommes : "Viens les prendre". (Plutarque Mor. 225 D 11).

300_battle_at_the_Hot_Gates.jpgLa confiance dans son chef et dans ses armes, et aussi l'amour de la patrie et l'expérience des batailles passées peuvent, ensemble expliquer pourquoi une armée une fois engagée opère avec succès sur le champ de bataille. Mais cela explique-t-il entièrement pourquoi des individus acceptent de soutenir la vue du combat et d'avancer, dans les dernières secondes, contre les lances de l'ennemi ? Beaucoup d'hoplites grecs, il est vrai, ont pu se trouver en état d'ébriété, mais l'usage de la boisson était moins nécessaire pour convaincre un hoplite de charger que pour aider son cœur à supporter cette perspective. Je suggère que les soldats de la cité affrontaient la charge de l'ennemi à cause de leur général et à cause des hommes placés à leurs côtés, de leur volonté de les protéger des coups de pointe de l'ennemi, de la honte qu'ils auraient eu de se conduire en couards devant eux. L'idéal de l'homme brave, à leurs yeux, était le héros du vieux poème de Callinos (I, 20-22) :

"S'il vit, voyant partout croître sa renommée,

Rempart de son pays, mortel égal aux dieux,

On le contemple seul, il vaut seul une armée."

(Traduction de Firmin Didot).

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