lundi, 06 février 2012

En route pour L'Iliade et L'Odyssée !

Cliquer sur l'image pour accéder à notre mémoire guerrière.
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samedi, 01 octobre 2011

A ne pas manquer : Première version du film de Fritz Lang "Les Nibelungen", lundi 3 octobre à 20h40 sur Arte

La première mondiale sera diffusée sur ARTE, chaîne culturelle européenne qui, depuis de nombreuses années, est très engagée dans le cinéma muet. La publication d’un DVD est également prévue. Eberhard Junkersdorf déclare être « très fier que la Fondation Murnau ait pu, à l’issue d’un long travail de restauration, rendre deux des plus importants films de Fritz Lang accessibles au public ».

Il a fallu plus de quatre ans aux équipes de la Fondation pour arriver à bonne fin. Les pellicules ont dû être récupérées à Montevideo, à Moscou, etc. Jamais encore un projet de ce genre n’avait eu une telle ampleur. « La nouvelle version de la Fondation Murnau donne une idée très précise de l’original, c’est une reconstitution fidèle. Pour la première fois, il a été possible de prendre en compte un matériau d’une extrême richesse réparti dans les archives des cinémathèques du monde entier – dix-huit copies d’époques ont été retrouvées » relate la restauratrice Anke Wilkening de la Fondation Murnau. Lors d’une précédente restauration, achevée dans les années 1980, cela n’avait pas encore été possible.

Source : Arte

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mercredi, 03 août 2011

FIANA : Les Héros hors de la tribu

Lorsqu'au sortir de la légende Cûchulainn on aborde les Légendes des Fiana, on a l'impression de pénétrer dans un monde héroïque qui n'est pas seulement différent du monde dans lequel se meut le Héros de la tribu, mais qui lui est inconciliable.

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Les deux corps de tradition ont bien quelques conceptions en commun : même fusion des vertus guerrières et de la vertu magique en la personne des héros-magiciens, même constant va-et-vient du monde des hommes au monde des Sîde, du profane au sacré. Mais à d'autres égards l'opposition paraît d'abord irréductible. Ce ne sont point seulement les caractères formels qui diffèrent, détails des moeurs, techniques du combat, ici à pied ou à cheval, là en char ; ce sont, fait plus grave, les caractères fonctionnels, la place même que le héros occupe dans la société, dans le monde. Cûchulainn s'insère tout naturellement, tout en la dominant, dans la société celtique telle que nous la connaissons non seulement par l'épopée mais par l'histoire ; il a son fort à Dûn Delgân, son domaine de Mag Muirthemne, sa place marquée "aux genoux" du roi de la province parmi les autres héros, le premier parmi eux, à vrai dire, mais enfin primus inter pares. Finn, avec ses bandes (fiana) est par définition en dehors des institutions tribales, il est la vivante négation de l'esprit qui les domine. Les deux ensembles mythiques nous proposent deux conceptions indépendantes du Héros ; ils ne s'affrontent pas, ils s'ignorent ; comment ont-ils pu coexister chez une même population, à la même époque ?

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dimanche, 31 juillet 2011

Comment Claude devint Britannicus

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lundi, 25 juillet 2011

Achille, l'idéal de l'homme héroïque

Je dois vous parler (...) de la mort héroïque en Grèce. Ce n'est pas facile. Je ne sais pas vraiment par quel bout commencer tant ils sont nombreux. Le plus simple est de débuter par le personnage qui incarne à nos yeux, et aux yeux des Grecs déjà, l'idéal de l'homme héroïque et de la mort héroïque : Achille.

AchilleDans les récits qui le concernent, non seulement dans l'Iliade mais dans des récits légendaires qui nous ont été transmis par d'autres sources, le dilemme est clairement posé à son propos d'un choix presque métaphysique entre deux formes de vie qui s'opposent. Achille est le fils d'un simple mortel, Pélée, et d'une déesse, Thétis — elle a essayé d'échapper à cette union avec un mortel que les dieux lui imposaient, en prenant toutes sortes de formes. Finalement, le vieux Pélée s'est uni à elle et ils ont eu beaucoup d'enfants au statut équivoque et que Thétis aurait voulu immortaliser. Dans le cas d'Achille, le tenant par le talon, elle le plonge, nouveau-né, dans les eaux du Styx. S'il arrive à se sortir de cette épreuve terrifiante — car le Styx c'est, d'une certaine façon, la mort —, toute la partie du corps qui aura été en contact avec l'eau deviendra immortelle. C'est ce qui arrive à Achille. Il est donc un être humain qui par sa personne, son passé, sa généalogie se situe au croisement du divin et de l'humain. Seul un petit bout de son corps est resté mortel : le talon — car il fallait bien que Thétis le tienne par un bout — et c'est de là qu'il périra.

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mardi, 07 juin 2011

La légende du Roi Arthur, avec l'historien Martin Aurell

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lundi, 14 mars 2011

La sacralisation de la guerre

Les sociétés traditionnelles se caractérisent par une omniprésence du sacré. Les dieux y sont nombreux et leurs aventures forment la trame de récits fabuleux, les rites scandent la succession des saisons et tous les aspects de la nature font l'objet d'un culte particulier. Aucun acte majeur de l'existence (naissance, mariage, maladie, mort) n'échappe à cette règle, et pour que son accomplissement soit ressenti comme authentique, il se doit d'être sanctifié. Dans ces conditions, il est inévitable que la guerre, événement considérable, et ô combien incertain dans la vie d'une société, revête l'habit du sacré.

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De fait, la sacralisation de la guerre se joue à tous les niveaux de son déroulement. En tant qu'activité spécifique d'une communauté, différente par exemple de l'activité-agriculture ou de l'activité-élevage, la guerre reçoit le patronage de divinités particulières. Ce sont les dieux de la guerre dont le nombre, la place et l'importance varient selon les cultures, mais qui restent presque toujours présents dans le panthéon des religions polythéistes. D'autre part, le guerrier, qu'il soit combattant par intermittence ou que sa vie soit entièrement consacrée à des occupations militaires, connaît un rapport privilégié avec le monde du sacré. Les initiations et les confréries guerrières l'entourent d'un réseau de symboles qui lui permettent de donner à ses actions une dimension religieuse. Enfin, le combat lui-même prend l'aspect d'un rite avec ses présages et ses interdictions, ses fureurs sacrées et la mort conçue comme ultime sacrifice.

Certes, chaque peuple et chaque époque connaît de nombreuses divergences quant à la manière de pratiquer la guerre. Le conflit entre deux tribus primitives d'Océanie ou d'Amérique ne présente évidemment pas les mêmes aspects que la guerre que se livraient les cités grecques à l'époque classique ou celle qui opposait l'empire du Milieu aux hordes mongoles. Néanmoins, cette variété demeure comme autant d'adaptations différentes du même schéma : la guerre est une activité voulue par les dieux, elle possède une dimension sacrée et il faut accomplir envers elle les rites appropriés.

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vendredi, 25 février 2011

Le guerrier nordico-germanique face au Destin

Quels que soient les textes envisagés, antiques inscriptions runiques, récits d'historiens latins, fragments de poèmes immémoriaux, Eddas, sagas de tous genres – fussent-elles rédigées à l'ère chrétienne scandinave –, formules juridiques, vestiges magiques, partout, toujours s'impose l'originale figure du Destin. Il était au commencement dans l'ébauche des monstres primitifs nés du contact entre chaud et froid, il sera à la fin, à la Consommation du Destin des Puissances (Ragnarök), sans doute préférable à la version Crépuscule des Puissances (Ragnarokkr), et c'est lui qui fera surgir, parmi les prairies toujours vertes du monde régénéré, les merveilleuses tables d'or – un jeu de hasard, sans doute – que les dieux suprêmes, "renés", prisent plus que la bière miellée ou la chair inépuisable du sanglier de la Valhöll. Toute étude de la religion germanique et scandinave qui négligerait ce trait pour se confiner à une description de mythes, à une nomenclature de divinités ou de héros, se condamnerait, par là même, à passer à côté de l'essentiel, c'est-à-dire du sacré : car le sacré chez les anciens Germains, c'est le Destin, le sens du Destin, les innombrables figurations que prend le Destin. Tacite le notait déjà : "Les auspices et les sorts n'ont pas d'observateurs plus attentifs."

Edda,destin,guerrierD'un bout à l'autre du domaine germanique résonne la trompette fatidique de Heimdallr qui annonce la fin des temps : nul ne saurait se soustraire aux arrêts des Nornes. Les dieux eux-mêmes sont soumis à leurs lois. Tout est écrit d'avance. 

Comme au festin de Balthazar, tout a été compté, pesé, divisé. "Un jour, il faut mourir" : on se prend à imaginer quel trappiste austère a bien pu concevoir, avant le temps, cet univers fatidique dont l'issue, indubitable, est, au mieux, l'éternelle bataille dans le palais aux tuiles d'or dont, un jour, Surtr embrasera les voûtes, au pire les séjours glacés de la hideuse Hel, mi-noire, mi-bleue. Odinn, le maître de la sagesse et de la science ésotérique, le père des runes et de la poésie, sait qu'il périra, et de quelle façon ; Baldr a fait des rêves prémonitoires, Thôrr n'ignore pas que le venin du grand serpent de Midgardr le détruira. Urdr, la Norne qui veille auprès de la source de tout savoir où le grand arbre cosmique, Yggdrasill, plonge ses racines, domine le monde des dieux et des hommes. Dans le ciel du champ de bataille volent les valkyries fatales, messagères d'Odinn venues prendre leurs proies que guettent les corbeaux de mauvais augure; en mer, Rân a tendu ses filets où se prendront les marins feigir : voués à la mort par le sort; ici, on ne rêve pas, on est visité en rêve, à l'accusatif (mik dreymdi), et si l'on a vu le cheval funeste à robe grise, couleur de mort, on ne survivra pas. L'âme (hugr), qui est la forme interne (hamr) concédée à chaque homme par le Destin, s'est manifestée plusieurs fois à celui qu'elle habite, sous forme de fylgja, de hamingja, de spamadr ou de draumkona : dès lors, il connaît que le terme est proche. Demain, il sera tout soudain paralysé, en pleine action, par les lacs de la guerre (herfjöturr) ; un étrange sommeil, irrépressible, le clouera sur place, il aura de sinistres visions de sang sur le pain qu'il mange, ou de tête livide articulant d'obscures vaticinations. C'en est fait de lui. A chaque page des textes gnomiques, mythologiques ou héroïques des Germains fait étrangement écho le dernier vers du dialogue de Jésus et de Marie, dans la Passion de Jehan Michel : Accomplir faut les Écritures. Les affreuses filandières qui tissent sur un métier fait d'ossements, un fer de lance pour navette, les entrailles des hommes tendues par des têtes de morts, arrachent brutalement leur horrible toile. Ici finit l'histoire.

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lundi, 14 février 2011

Thor : dieu guerrier des Germains, protecteur d'Asgard et du Midgard

On peut difficilement se représenter un type divin qui, plus que Donar-Thor, contraste avec Wodan-Odin. Parmi les trois dieux qui, suivant Tacite, furent adorés chez tous les Germains, c'est le troisième, Hercule, qui paraît le mieux coïncider avec ce que nous savons de Donar. Le dieu germanique fut également un symbole de courage et de force physique.

thor,odin,mjöllnir,donarL'interpretatio romana de Tacite laisse pourtant subsister quelques difficultés. En un autre passage, il raconte qu'Hercule aurait visité la Germanie au cours d'un de ses voyages et qu'avant de partir au combat, les Germains chantaient les louanges de celui qui était le plus glorieux des héros. Certains historiens ont soupçonné derrière l'Hercule de Tacite la présence de deux personnages différents, un héros d'épopée et un dieu ; mais telle hypothèse est superflue. L'Hercule germanique ou Donar accomplissait des exploits qui ne différaient pas beaucoup de ceux par lesquels l'Hercule classique s'était illustré : lui aussi combattait contre géants et monstres. La prétendue visite d'Hercule à la Germanie n'est peut-être qu'un thème emprunté par Tacite à l'épopée classique ; mais il est également possible que les Germains se figuraient que Donar avait séjourné parmi eux. En tout cas, la conclusion que nous pouvons tirer des paroles de Tacite, c'est que sur le continent, les Germains attribuaient à Donar les mêmes exploits que les Nordiques mirent plus tard à l'actif de Thor. 

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dimanche, 30 janvier 2011

Les Dieux du Nord

À travers le périple d’un poète viking et d’un moine chrétien traversant l‘Europe du Nord en l’an mille, découvrez la mythologie nordico-germanique et l’histoire mouvementée de cette région  de l'Europe.  

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