jeudi, 07 février 2013

Armées et société dans le monde arabe : entre révolte et conservatisme, par Jean-François Daguzan (FRS)

 

En kiosque : Numéro de "Moyen-Orient" sur les armées arabes

Depuis les premières manifestations en Tunisie, en décembre 2010, la question aura toujours été la même pour l’ensemble des pays attrapés par la vague révolutionnaire : que va faire l’armée ?

MO 17.jpgComme si les militaires avaient entre les mains à la fois le destin de la dictature ébranlée et l’avenir d’une démocratie exigée par le peuple. Au Moyen-Orient, l’armée n’est pas un acteur à négliger : elle est partout, à tous les niveaux décisionnels. Pourtant, le rôle des soldats dans les nations arabes a été largement ignoré par les chercheurs. Peu d’analyses existent, du moins en langue française, sur la question. L’ambition de ce dossier est de relancer le débat sur le poids des forces armées dans les sociétés moyen-orientales.

Les révolutions du "printemps arabe" constituent pour les militaires un véritable défi. Autrefois à l’origine des soulèvements contre un régime honni, comme en Égypte en 1952 ou en Irak en 1958, les officiers exerçaient la réalité du pouvoir, beaucoup de pays arabes ayant eu un dirigeant issu de l’armée. Les sciences politiques ont une expression pour désigner cette situation : l’"État profond", dans lequel les généraux ont pour fonction de protéger (ou de commander) les autorités en place. En 2011, pour la première fois depuis des décennies, ces mêmes militaires doivent affronter des processus révolutionnaires et de transition démocratique qu’ils ne contrôlent pas totalement. Dans les pays où les soulèvements n’ont en apparence pas pris, comme en Arabie saoudite, les gouvernements restent vigilants, choyant leurs militaires. Pourquoi ? Riyad répondra qu’il faut se protéger face à l’Iran, face à Israël. Les opposants de tous horizons dénonceront les moyens de la répression intérieure. L’Irak post-Saddam Hussein a par ailleurs démontré la nécessité d’une force chargée de la sécurité, au risque de tomber dans le chaos.

mardi, 29 janvier 2013

Monarchies du Golfe : Des "amies" qui nous veulent du mal ?

Emission sur le financement de l'islam radical par le Qatar

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jeudi, 27 décembre 2012

Nexter à nouveau dans la course pour fournir 700 blindés aux Emirats Arabes Unis

Philippe Burtin veut y voir un signe positif. Le PDG de Nexter Systems a reçu le 20 décembre, le jour-même où se déroulait le dernier conseil d'administration de 2012, un courrier lui indiquant que son entreprise était à nouveau dans la course pour la fourniture à Abu Dhabi de 700 véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI).

A l'origine, l'émirat avait souhaité qu'une co-entreprise soit créée afin que ces véhicules militaires soient assemblés sur les rives du golfe arabo-persique. Mais ce processus a été interrompu cet été.

Les Emirats Arabes Unis relancent donc les dés en manifestant leur intérêt pour une version plus puissance du VBCI produite à Roanne (Loire). Des véhicules qui ne pèseraient pas 25 mais 30 tonnes et dont le coût unitaire atteindrait 5 millions d'euros.

Si elle se concrétise, cette commande serait, en volume, la deuxième après celle de l'armée de terre française qui a signé pour 730 blindés de type VBCI.

Source du texte : CHALLENGES 

VBCI - Theatrum Belli photo.jpg

Crédit photo : Stéphane Gaudin / THEATRUM BELLI

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jeudi, 29 novembre 2012

Où vont la Syrie et le Moyen-Orient ?, par Aymeric CHAUPRADE

Comprendre la géopolitique du Moyen-Orient c’est comprendre la combinaison de multiples forces. Nous allons voir qu’il faut faut envisager au moins la combinaison de 3 logiques :

- les forces intérieures qui s’affrontent à l’intérieur d’un même État, comme la Syrie, l’Irak ou la Libye. Des conflits ethniques (Kurdes et Arabes), ou confessionnels anciens (chiites, sunnites, Alaouites, chrétiens…).

- les logiques d’influence des grands acteurs de puissance régionaux (l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Israël, la Turquie, l’Égypte…) et la façon dont ces acteurs utilisent les logiques communautaires dans les États où ils essaient d’imposer leur influence (Liban, Syrie, Irak)

- le jeu des grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, UK…) et en particulier la géopolitique du pétrole et du gaz.

Chauprade.pngÀ cette analyse géopolitique, il faut être capable de marier une analyse de science politique, et de comprendre en particulier ce qui se passe sur le plan des nouveaux courants idéologiques du monde arabe ou bien sur le plan de la légitimité des régimes politiques qui tremblent.

Par ailleurs il ne faut surtout pas avoir l’idée que les dynamiques qui secouent le Moyen-Orient sont très récentes. Il n’y a jamais eu de stabilité au Moyen-Orient dans les frontières que nous connaissons aujourd’hui. Si les Anciens parlaient à propos des colonisations et protectorats de pacification ce n’est pas pour rien. Seules les structures impériales, que ce soit l’Empire ottoman ou les Empires occidentaux, ou même dans une certaine mesure la Guerre froide entre l’Ouest et l’Est, ont en réalité gelé momentanément les affrontements claniques, tribaux, ethniques et confessionnels du Sahara jusqu’aux déserts d’Arabie en passant par le Croissant Fertile.

En réalité, il y a là une constante à peu près universelle. Là de véritables États-nation homogènes n’ont pu se former, la guerre civile est devenu une sorte d’état instable permanent.

Pour comprendre ce qui se passe en Syrie et les perspectives, je vais commencer par inscrire notre réflexion dans une trame globale.

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samedi, 06 octobre 2012

Bahrein : Heurts entre forces de l'ordre (sunnites) et manifestants chiites

La police a utilisé des canons à eau et tiré des grenades lacrymogènes vendredi à Manama pour disperser des centaines de manifestants qui venaient d'assister à un service à la mémoire d'un chiite emprisonné durant le soulèvement prodémocratique de 2011 au Bahreïn.

Les heurts ont éclaté lorsque les forces de l'ordre ont tenté d'empêcher les manifestants d'atteindre la place de la Perle, épicentre du "printemps bahreïni" qui avait débuté en février 2011. D'après des témoins, la foule a lancé des engins incendiaires et des pierres, blessant un policier. L'homme, Mohamed Ali Ahmed Mouchaima, 23 ans, a été inhumé mardi. En mars 2011, il avait été condamné à sept ans de prison pour vandalisme, émeute, voies de fait sur la personne d'un membre des forces de l'ordre et résistance lors de son arrestation.

Bahrain 5 oct 2012-2.jpg

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lundi, 17 septembre 2012

Le Yemen demande le départ des marines américains envoyés à Sanaa

Le Parlement du Yémen a demandé samedi le départ d'un groupe de Marines envoyé par le Pentagone à Sanaa après que les manifestants aient pris d'assaut l'ambassade américaine pour protester contre un film anti-islam produit aux Etats-Unis.

Quatre personnes ont été tuées et 48 autres, dont dix soldats, ont été blessées vendredi dans les affrontements devant l'ambassade américaine à Sanaa, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

"Le Parlement du Yémen rejette fermement toute présence militaire étrangère sur le sol yéménite sous n'importe quel prétexte", indique un communiqué publié par l'agence de presse officielle Saba.

"Sécuriser l'ambassade américaine est le devoir du gouvernement yéménite. Nous demandons le départ immédiat des US Marines de Sanaa", dit le communiqué.

Le Pentagone a annoncé vendredi l'envoi d'un groupe de Marines à Sanaa pour renforcer la sécurité de l'ambassade américaine après l'attaque des manifestants. 

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dimanche, 16 septembre 2012

Livre : Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (actualisé : 2 parties)

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lundi, 13 août 2012

"L'Arabie saoudite doit être décrite comme une dictature" pour la ministre suédoise de la Défense

La ministre suédoise de la Défense Karin Enström a affirmé lundi que l'Arabie saoudite pouvait être qualifiée de "dictature", tandis que son collègue des Affaires étrangères Carl Bildt préférait parler de "monarchie absolue". 

Karin Enstro¨m.jpg"L'Arabie saoudite est un régime autoritaire et une monarchie absolue, où sont commises de graves atteintes aux droits de l'homme", a écrit la ministre de la Défense dans un courrier électronique à l'agence de presse TT, transmis à l'AFP. "Le gouvernement (suédois, NDLR) ne classe pas les pays du monde en démocraties ou dictatures, mais s'il est seulement possible de décrire l'Arabie saoudite comme une démocratie ou une dictature, alors l'Arabie saoudite doit être décrite comme une dictature", a-t-elle poursuivi.

L'Arabie saoudite est depuis longtemps le partenaire commercial le plus important de la Suède en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Les exportations suédoises vers le pays se sont élevées à quelque 12 milliards de couronnes (1,48 milliard d'euros) en 2011, selon le ministère des Affaires étrangères. La Suède a exporté en 2011 des armes pour une valeur de 13,9 milliards de couronnes et l'Arabie saoudite a été son deuxième meilleur client.

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mardi, 07 août 2012

Syrie : sept officiers turcs et saoudiens auraient été capturés à Alep

L'armée syrienne a capturé un groupe de sept officiers turcs et saoudiens qui coordonnaient les actions de groupes armés d'opposition opérant à Alep (nord), rapporte mardi la chaîne libanaise Al-Manar.

Selon ces informations, les officiers ont été arrêtés dimanche lors d'une opération spéciale menée par les militaires syriens dans le quartier qui abrite le bâtiment de la radio et télévision syriennes. Des interrogatoires ont permis d'établir leur implication dans des opérations de combat.

Les agents turcs ont été identifiés comme Sultan Oldu et Taher Amnitiu, tandis que les Saoudiens sont Abdel Wahed Al-Thani, Abdel Aziz Al-Matiri, Ahmad Al-Hadi, Moussa Al-Zahrani et Firas Al-Zahrani.

Source du texte : RIA NOVOSTI