dimanche, 07 mars 2010
Un élu américain met en garde le Pentagone contre Blackwater
Le président de la commission de la Défense du Sénat américain a mis en garde le secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates dans une lettre publiée jeudi 4 mars 2010 contre un éventuel contrat en Afghanistan avec le sous-traitant controversé Blackwater rebaptisé Xe. Dans une lettre datée du 25 février, Carl Levin souligne que selon de « récentes informations de presse », le Pentagone s'apprêterait à signer un contrat d'un milliard de dollars avec Xe Services, pour l'entraînement de la police nationale afghane.
C'est pourtant en Afghanistan que les gardes du corps de Blackwater ont commencé à faire parler d'eux. D'abord parce qu'ils étaient devenus aussi visibles que les soldats américains, assurant même la sécurité d'Hamid Karzaï. Ensuite par les fautes très graves qu'ils ont commises en Afghanistan puis en Irak : ils sont à l'origine de plusieurs fusillades qui ont fait des victimes civiles.
Publié dans Afghanistan, États-Unis, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : blackwater, xe services, smp, pentagone |
|
mercredi, 24 février 2010
Afghanistan : le manque de supervision de l'armée américaine cité dans une affaire Blackwater (enquête parlementaire)
Le manque de supervision de l'armée américaine est cité dans une enquête du Sénat visant la compagnie de sécurité privée Blackwater, qui a permis à ses employés d'utiliser des armes sans autorisation en Afghanistan, a-t-on appris mardi à la commission de la Défense.
Le manque de supervision de l'armée américaine est cité dans une enquête du Sénat visant la compagnie de sécurité privée Blackwater, qui a permis à ses employés d'utiliser des armes sans autorisation en Afghanistan, a-t-on appris mardi à la commission de la Défense.
Au cours d'une enquête de plusieurs mois, la commission a relevé des cas d'utilisation "imprudente" d'armes par les personnels de la société Paravant, une filiale de Blackwater. Elle a noté un processus de sélection des employés peu sérieux, certains ayant un passé judiciaire.
Publié dans Afghanistan, Armées, États-Unis, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : xe, blackwater |
|
dimanche, 21 février 2010
Colloque international sur la privatisation de l'action militaire
Le jeudi 18 mars 2010 à l'école militaire de 9 heures à 17 heures 30, les Ecoles de Saint-Cyr Coêquidan (ESCC), le Centre de Doctrine d'Emploi des Forces (CDEF), et le Collège de l'Enseignement Supérieur de l'Armée de Terre (CESAT), soutenus par la Fondation Saint-Cyr , organisent en amphithéâtre LOUIS un colloque sur le thème « Les forces armées face au défi de la privatisation de l'action militaire : Comment, pour une armée régulière, coopérer sur le terrain avec les sociétés militaires privées ? »
« Les forces armées face au défi de la privatisation de l'action militaire »
Pour la première fois dans l'armée de Terre, le Centre de Recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, le Centre de Doctrine d'Emploi des Forces et le Collège de l'Enseignement Supérieur de l'Armée de Terre organisent, le jeudi 18 mars 2010, un colloque interarmées et international de réflexion traitant de la place et de l'emploi des sociétés militaires privées dans les conflits modernes.
Le maintien de la légitimité de nos engagements armés est une condition fondamentale de réussite des missions qui sont confiées, à nos forces, par les autorités politiques. Or les missions des forces armées, notamment de stabilisation, les amènent à côtoyer fréquemment des sociétés militaires privées, lesquelles évoluent dans un vide juridique et éthique maintes fois souligné. Comment mieux faire cohabiter, voire coopérer, ces deux acteurs ?
Face à cette situation, les pays occidentaux apportent des réponses différentes, ainsi des pays à culture libérale sont plutôt favorables à ces sociétés militaires privées alors que les pays à culture régalienne comme la France sont plus réservés.
Pratiques :
Organisé par les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan - le Centre de Doctrine d'Emploi des Forces - le Collège de l'Enseignement Supérieur de l'Armée de Terre
- Jeudi 18 mars 2010 - 09h00 - 17h30
- Amphithéâtre Louis - Ecole Militaire - 1 place Joffre 75 007 Paris.
- Exclusivement sur inscription : 01 44 42 47 57
Courriel : stephanie.catalan@cdef.terre.defense.gouv.fr
Publié dans Armées, Événements, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
dimanche, 14 février 2010
Les guerres des mercenaires au XVIe siècle
On peut décrire les forces de Charles VIII comme la première armée « moderne », en ce sens qu'elle comportait les trois armes et les déployait dans des combinaisons variées où elles s'appuyaient mutuellement, et que d'autre part elle était avant tout constituée d'hommes payés sur le Trésor. C'est pourquoi les historiens font généralement commencer les Temps modernes en Europe par les guerres d'Italie, qui s'ouvrirent avec l'invasion française de 1494. Mais bien rares étaient les hommes qui, à la fin du XVe siècle, avaient conscience de vivre l'aube d'une ère nouvelle, le passage à une vitesse supérieure dans la guerre ou dans tout autre domaine. En fait, ils avaient plutôt l'impression contraire.
L'archaïsme conscient de la fin du Moyen Age, était particulièrement répandu chez les chevaliers français qui constituaient l'épine dorsale de l'armée royale. Cet archaïsme devait durer jusqu'au milieu du XVIe siècle, au moins jusqu'à la disparition des deux rivaux princiers qui incarnaient ce sentiment et dont les querelles en étaient arrivées à polariser l'ensemble de la politique européenne : François Ier et l'empereur Charles Quint. Les guerres qui dominèrent la première moitié du XVIe siècle, pour se terminer par une impasse au Cateau-Cambrésis en 1559, étaient entièrement « médiévales » dans leurs motifs : elles avaient pour but de faire valoir ou de défendre des droits personnels de propriété et de succession, de soumettre des vassaux indisciplinés, de protéger la Chrétienté contre le Turc ou l'Eglise contre l'hérésie. Charles VIII envahit l'Italie afin de soutenir les prétentions de la Maison d'Anjou au trône de Naples contre celles de la Maison d'Aragon, et pour diriger ensuite une croisade destinée à reprendre Jérusalem. Son successeur, Louis XII d'Orléans, poursuivit la guerre pour défendre les droits de sa Maison sur le duché de Milan contre les Sforza et leurs protecteurs impériaux. Après son élection en 1519, Charles Quint reçut ces deux querelles en héritage, la première de son grand-père Ferdinand d'Aragon, la seconde de son autre aïeul, l'empereur Maximilien ; une troisième querelle lui fut léguée par l'une de ses grand-mères, Isabelle de Castille, à propos de la couronne de Navarre, et une quatrième par l'autre grand- mère, Marie de Bourgogne, au sujet des territoires perdus par le père de celle-ci, Charles le Téméraire, au profit du roi de France. Dans toutes ces disputes son adversaire était François Ier, son rival malheureux lors de l'élection impériale, qui appuyait les princes protestants allemands rebellés contre son autorité ; le roi de France avait également conclu un accord tacite avec les Turcs, contre lesquels Charles Quint concentrait des forces en Méditerranée dans le vain espoir d'entraver leur avance menaçante. Ainsi, au moins durant le premier quart du siècle, la guerre conserva la forme de querelles personnelles opposant des princes dans des affaires d'héritage ; elle n'avait rien à voir avec un conflit entre Etats, encore moins entre nations, fondé sur une perception différente des intérêts respectifs. A la date tardive de 1536, Charles Quint estimait encore naturel de provoquer son rival en combat singulier. Le défi fut accepté, obligeant le pape à intervenir, puis les deux monarques se raccommodèrent à Nice avec un étalage de luxe extravagant, jurant l'un et l'autre, selon la coutume des princes chrétiens depuis 400 ans, de liquider leurs différends dans une croisade commune.

Publié dans Europe, Guerre, Histoire, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : lansquenets, condottieri, landsknechte, condotta |
|
Conférence : Privatisation de la guerre et compagnies militaires (en anglais)
Eeben Barlow était l'invité du colloque "Privatisation de la guerre et compagnies militaires" , organisé par De Balie le 7 décembre dernier à Amsterdam.
Deux heures de débat et d'échanges avec la salle (en anglais), animés par Wilbur Perlot. La table ronde confrontait trois personnalités très différentes, liées à la guerre par leur métier, mais qui en ont chacune une expérience et une lecture propre :
- Eeben Barlow, le fondateur d'Executives Outcomes,
- le journaliste Arnold Karskens, correspondant de guerre indépendant et désabusé,
- et surtout la passionnante Avril McDonald, spécialiste du droit pénal international (humanitaire et conflits) au TMC Asser Institute for International Law de La Haye.
Plus d'informations sur le site : Les carnets de Clarisse
Publié dans Afghanistan, Armées, Guerre, Irak, Mercenariat, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
vendredi, 12 février 2010
SMP : L'Irak expulse 250 "contractors", ex-employés de Blackwater
Le ministre irakien de l'Intérieur a ordonné l'expulsion de 250 anciens employés de la compagnie de securité Blackwater présents en Irak au moment de la fusillade sanglante de septembre 2007 à Bagdad.
"Nous avons envoyé un ordre à 250 anciens agents de Blackwater, qui travaillent aujourd'hui pour d'autres compagnies de sécurité, de quitter le pays dans les sept jours et nous leur avons confisqué leur permis de séjour", a affirmé jeudi à l'AFP Jawad Bolani.
Publié dans Irak, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
lundi, 08 février 2010
Sociétés Militaires Privées : la guerre comme business
Publié dans Afghanistan, Armées, États-Unis, Guerre, Mercenariat, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : smp, armées privées, mercenaires, mercenariat |
|
dimanche, 07 février 2010
En librairie : Irak, terre mercenaire (les armées privées remplacent les troupes américaines)
Des multiples bavures de la tristement célèbre Blackwater à l'implication d'employés de CACI dans le scandale de la torture au sein de la prison d'Abu Grahib, en passant par les activités de la tentaculaire Aegis, les sociétés militaires privées, omniprésentes sur le champ de bataille, ont rythmé et marqué le récit de la guerre d'Irak.
Fait majeur : c'est la première fois dans l'histoire des opérations militaires américaines qu'on assiste à un basculement de la démographie des forces en faveur du secteur privé.
Quels sont les tenants et aboutissants de cette transformation fascinante et sans précédent de l'armée américaine ?
Qui sont les principaux acteurs de ce mercenariat entrepreneurial et multinational ?
Quel rôle ont-ils joué dans les scandales qui ont émaillé l'histoire de l'invasion ?
Pourquoi et comment ces sociétés ont-elles investi l'Irak ?
Quel impact la présence de ces sociétés a-t-elle eu sur les armées régulières et l'organisation du champ de bataille?
Surtout, quel avenir pour l'Irak après le retrait des troupes régulières prévu pour décembre 2011 ?
Les États-Unis choisiront-ils vraiment de se retirer d'un pays pour la conquête duquel ils ont déjà sacrifié plusieurs centaines de milliards de dollars ou adopteront-ils une stratégie plus subreptice, faisant reposer sur les sociétés de mercenariat, en cheville avec le gouvernement irakien mis en place par les néoconservateurs, la responsabilité du futur protectorat ?
L'auteur revient sur l'histoire de ces six années de chaos et décrit les conditions qui ont permis l'émergence de ces nouveaux empires de la violence privée et la constitution d'un véritable marché de la guerre où le profit s'écrit en lettres de bitume et de sang. Sa conclusion est sans appel : la mercenarisation de l'American way of war est désormais une tendance structurelle de la politique étrangère de l'Empire en déclin et pourrait bien révolutionner à terme le visage même de la guerre.
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, doctorant en science politique, Georges-Henri Bricet des Vallons est chercheur-associé à l'Institut Choiseul et à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe. Spécialiste de la privatisation de la guerre et des sociétés militaires privées, il est expert en systèmes d'armes pour la revue Défense & Sécurité Internationale.
Lire la préface de Jean-Philippe IMMARIGEON
Publié dans Irak, Livres, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : smp, mercenaires |
|
mercredi, 06 janvier 2010
Défense : la tentation des mercenaires ?
Bagdad, 16 Septembre 2007. Quatre camions blindés transportant des employés de la société Blackwater quittent la zone verte. L'équipe, nom de code Raven 23, s'apprête à secourir sans instructions un autre groupe menacé par une attaque à la voiture piégée. Arrivée Place Nisour, un quartier fréquenté de la ville, Raven 23 bloque la circulation, ouvre le feu sur une voiture qui circule à vitesse réduite, puis sur les passants. Bilan: 17 morts et plus d'une vingtaine de blessés. Scandalisé, le Premier ministre Nouri al-Malik exige le départ de Blackwater, sans succès.
L'apparition de sociétés commerciales privées qui ont fait de la guerre un business lucratif date de la chute du mur de Berlin. Les Etats occidentaux ont rapidement pris la mesure des économies potentielles que permettrait une cure d'amaigrissement de leurs ressources militaires, devenues moins utiles après le déclin de la menace soviétique. La professionnalisation, l'outsourcing sont devenus la règle.
Publié dans Armées, France, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : smp, mercenaire |
|
mardi, 29 décembre 2009
Etats-Unis : Commission on Wartime Contracting in Iraq and Afghanistan
Publié dans Afghanistan, États-Unis, Guerre, Irak, Mercenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : smp |
|




















































