dimanche, 19 avril 2009
La littérature russe des origines : entre politique et religion

Les lettres russes durent leur apparition, puis leur essor, à deux bouleversements historiques distants de quelque huit siècles, déclenchés par la volonté politique du souverain, initiatives qui affectèrent d'abord les élites avant de s'étendre à la société. En premier lieu, vers la fin du Xe siècle, la christianisation intégra la Rous, ce territoire slave contrôlé par les princes de Kiev, au monde chrétien oriental. Au début du XVIIIe siècle, l'européanisation accélérée la tourna violemment, sous le nom de Russie, vers des modèles européens prestigieux presque aussitôt assimilés. Si le baptême de Vladimir en 988 marque d'une date symbolique l'évangélisation d'un peuple longtemps païen, la fondation de Saint-Pétersbourg en 1703 résume le dessein de Pierre le Grand : rattacher à l'Europe un pays resté à la traîne de la civilisation commune. Louis Martinez revient ici sur cette longue maturation de la langue, de la conscience religieuse, puis nationale d'un peuple à la fois isolé, attaché à ses traditions et convaincu de sa nature exceptionnelle.
20:44 Publié dans Europe, Histoire, Idéologies, Livres, Patria, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
jeudi, 05 mars 2009
Avec nos soldats en Afghanistan
Près de 3.000 hommes (et quelques femmes) servent en Afghanistan sous l'uniforme français. Nous sommes allés à leur rencontre, à Kaboul et dans l'est du pays, afin de mieux comprendre leur mission, pour les écouter et témoigner de leur engagement total au service de leur pays et d'une tâche pas toujours facile à comprendre.
Volontaires, ces soldats ont quitté leur famille et le confort de leur foyer pour de longs mois d'engagement, acceptant le danger, l'inconfort et la tourmente, « tout ce que les autres ne veulent pas », comme le dit la prière du parachutiste.
Un album exceptionnel des envoyés spéciaux de VALEURS ACTUELLES, Frédéric Pons (texte) et Marc Charuel (photos).
12:22 Publié dans Afghanistan, Armées, France, Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
|
lundi, 02 mars 2009
Un décryptage libre de la question iranienne
17:05 Publié dans Géopolitique, Iran, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chauprade, iran, rfg |
|
lundi, 22 décembre 2008
Légionnaires parachutistes, 60 ans au service de la France
"Légionnaires parachutistes, 60 ans au service de la France"
ECPAD et L'Esprit du Livre Editions
473 pages
49,50 euros
En 1948, en pleine guerre d'Indochine, la Légion étrangère crée le 1er Bataillon étranger de parachutistes (BEP), à l'origine de toutes les unités de paras-légion, qui subsistent aujourd'hui au travers du 2ème REP de Calvi.
Ce livre, dont la coordination éditoriale a été assurée par le chef de bataillon Jean-Luc Messager, retrace six décennies d'histoire intimement liée à celle de la France. L'Indo, l'Algérie (y compris le putsch) puis les opérations extérieures - dont la plus célèbre, le saut sur Kolwezi en 1978 sont racontées et illustrées de nombreuses photos. Dans une seconde partie, le REP d'aujourd'hui est présenté en détail, avec ces compagnies spécialisées (montagne, amphibie, urbain...).
Les amateurs d'uniformologie trouveront leur bonheur avec de nombreuses planches que complète une galerie de portraits. Au total, le livre le plus complet qui soit sur cette unité d'élite.
21:17 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
lundi, 29 septembre 2008
Livre : Atlas militaire et stratégique

La guerre a changé de nature et de forme. Redessinée par la mondialisation, elle s'est transformée, renouvelée, notamment au rythme des évolutions géopolitiques. De nouvelles puissances émergent (Chine, Inde), bouleversant l'équilibre international ; d'autres cherchent à rétablir leur influence (Russie). De nouveaux champs de conflictualité s'ouvrent : l'espace, le cyberespace. Les menaces se diversifient, les acteurs se multiplient, les technologies progressent et les conflits "asymétriques", face à des groupes non étatiques, se font désormais de plus en plus nombreux. La guerre d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celle d'hier. Pour faire face aux nouveaux défis sécuritaires, les politiques de défense et les stratégies, notamment occidentales, doivent s'adapter.
Pour la première fois, un atlas présente une expertise technique et géopolitique de ces questions, dressant l'état des lieux des forces, décodant les conflits en cours et augurant ceux à venir, tout en fournissant quelques notions essentielles de stratégie. Il aide ainsi à décrypter un monde sous tensions et à mieux lire l'actualité.
Bruno Tertrais est maître de recherche à la FRS. Il a dirigé cet ouvrage écrit par 16 spécialistes.
La Fondation pour la recherche stratégique (FRS) est un organisme privé, reconnu d'utilité publique depuis 1993, spécialisé dans les questions de sécurité internationales.
Bruno Racine, le préfacier, est président de la Bibliothèque nationale de France. Il préside également le conseil d'administration de la FRS.
François Heisbourg, le postfacier, est président de l'International Institute for Strategic Studies de Londres et du Centre de politique de sécurité de genève.
Alexandre Nicolas est cartographe-géomaticien indépendant et officier géographe.
15:10 Publié dans Armées, Géopolitique, Guerre, Livres, Stratégie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
|
|
mardi, 09 septembre 2008
Dans un livre, Bob Woodward relance le débat sur l'Irak
Dans les révélations du journaliste américain, célèbre par son enquête sur le scandale du Watergate, les candidats à la Maison-Blanche trouveront du grain à moudre.
Le silence de la Maison-Blanche en dit long. Conseiller à la Sécurité nationale, Stephen Hadley a bien signé dès vendredi dernier un communiqué en 7 paragraphes répudiant certaines thèses du livre de Bob Woodward mis en vente lundi sous le titre La Guerre de l'intérieur : une histoire secrète de la Maison-Blanche, 2006-2008.
Mais pas un mot sur l'information majeure des bonnes pages publiées dans le Washington Post sous la plume de l'auteur et journaliste rendu célèbre par son enquête sur le scandale du Watergate : pendant des années, le gouvernement américain a espionné le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, et ses collaborateurs. "Nous savons tout ce qu'il dit", écrit Woodward en citant une source anonyme, dans le dernier tome de son quatuor sur les années Bush.
Porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino n'a pas catégoriquement démenti. Mais pourquoi épier, puisque la communication entre les deux gouvernements fonctionne quotidiennement, a-t- elle insinué : "Nous avons une bonne idée de ce que pense le premier ministre Maliki parce qu'il nous le dit, très franchement et sincèrement, aussi souvent que possible." Interrogée au cours de sa tournée en Afrique du Nord pendant le week-end, la secrétaire d'État Condoleezza Rice s'est contentée d'évoquer "une relation diplomatique et politique avec les Irakiens qui est ouverte et basée sur la coopération". Mais Bagdad a réagi différemment.
Le gouvernement irakien attend des explications de Washington, a indiqué un porte-parole, Ali al-Dabbagh : "Si c'est un fait avéré, cela traduit un manque de confiance et montre que les institutions des États-Unis ont l'habitude d'épier leurs amis et leurs ennemis de la même façon." L'affaire, a-t-il ajouté, "projette une ombre sur les relations futures avec de telles institutions". Elle risque notamment de compliquer les négociations en cours sur le prolongement de la présence des troupes américaines en Irak, qui ont déjà largement dépassé le délai initial du 31 juillet.
Indirectement, elle pourrait relancer le débat sur l'Irak dans la campagne présidentielle américaine. L'insistance des Irakiens sur un calendrier précis pour le retrait militaire des États-Unis ne fait pas le jeu de John McCain, qui s'est toujours prononcé contre un échéancier, à l'image de George W. Bush. Or, il apparaît que la position de l'actuelle Maison-Blanche a dernièrement évolué sur ce point, comme s'est plu à le souligner Barack Obama.
En revanche, le livre de Woodward apporte un peu d'eau au moulin du candidat républicain en examinant le changement de stratégie opéré fin 2006 et la stabilisation qu'il a apportée sur le terrain. McCain ne cesse de vanter le succès de l'opération "Surge" qu'il avait plébiscitée. Mais les 30.000 soldats appelés en renfort ne sont pas la cause principale de l'amélioration, écrit Woodward qui, bénéficiant d'une facilité d'accès gouvernementaux inégalée grâce à sa réputation, a interviewé 150 responsables divers pour son livre. La baisse de la violence tiendrait plus à de nouvelles techniques d'opérations secrètes, aux ordres de retenue donnés par al-Sadr à sa milice chiite et à la coopération des sunnites contre al-Qaida dans la province d'Anbar.
Aucun de ces autres facteurs n'aurait été possible sans le "Surge", s'insurge Stephen Hadley, le principal artisan de la nouvelle stratégie. "C'est Hadley qui a fait passer ça", confie Bush à Woodward dans le livre où le président est dépeint comme détaché de la réalité, et son gouvernement, déchiré par les luttes intestines, longtemps incapable de prendre une décision jusqu'au lendemain des législatives de mi-mandat en novembre 2006. McCain oubliera le Bush qui a précédé et invoquera celui qui a préféré l'escalade au repli.
Source du texte : FIGARO.FR
Pour approfondir le sujet, lire le billet critique de Stéphane Taillat
10:41 Publié dans États-Unis, Guerre, Irak, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : bob woodward, irak, bush |
|
mardi, 22 juillet 2008
L'Ukraine : une histoire en questions
"L’Ukraine a toujours aspiré à être libre". Ainsi parlait Voltaire dans son Histoire de Charles XII à une époque où la France et une partie de l’Europe gardaient en mémoire la lutte opiniâtre de la nation cosaque "oukrainienne" pour son indépendance, par le biais notamment de la figure de l’hetman Mazeppa.Un ou deux siècles plus tard, l’Ukraine est devenue le "fantôme de l’Europe" pour reprendre l’expression de l’historien Jacques Benoist-Méchin, tirée de son ouvrage sur le sujet, paru initialement en 1939 et réédité en 1991.
12:17 Publié dans Livres, Ukraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
mardi, 17 juin 2008
Scots bravery blamed for military disasters
The Braveheart spirit embodied by John Smeaton, the former baggage handler who tackled suicide bombers at Glasgow airport, has been blamed for some of Scotland's biggest military disasters.
A new book suggests that historical battlefields have been littered with the corpses of thousands of Scots who died needlessly because they refused to walk away from a fight they had little chance of winning.
It claims that had common sense prevailed, famous battles such as Culloden, where the heavily outnumbered Jacobites were defeated by King George II's army in 1746, would not have happened.
Paul Cowan, the author of Scottish Military Disasters, said history was filled with accounts of Scots troops suffering casualties because they refused to back down against seemingly insurmountable odds.
He claims the heroic but sometimes reckless spirit has endured and that modern Scots will rarely back away from a fight.
Last year, Smeaton was among a number of Scots who received bravery awards after tackling two men who tried to bomb Glasgow airport. One member of the public suffered a broken leg and lost two teeth after being knocked to the ground by one of the terrorists, and another tore a tendon in his foot.
“The problem is that the Scots just don't know when to call it quits,” said Cowan, who was born and raised in Scotland, but now lives in Saskatchewan, Canada.
“My own experience growing up in central Scotland suggests that the ‘fight or flight' switch in the brains of most young Scots males is more likely to flip to ‘fight'. I guess that's down to living in a macho culture where any signs of weakness or cowardice are despised."
“After the attack on Glasgow airport, I think people around the world were surprised that some onlookers stood their ground.”
In his book, Cowan cites the bravery of the Sutherland Highlanders at the battle of New Orleans in 1815. While soldiers from other nations turned and ran in the face of the American army, the Scots regiment stood firm and was mown down by cannons and muskets.
In 1940, members of the 51st Highland Division refused to believe they had been ordered to surrender to the Germans under General Erwin Rommel at the French town of St Valéry-en-Caux. They wanted to fight on.
Historians believe the charge of the Jacobites on Drumossie Moor in Inverness in 1746 cemented the Scots' reputation as formidable opponents on the battlefield. It meant Scottish regiments were often placed on the front line to intimidate the enemy.
“From the 18th century onwards, the Scottish regiments were the military cutting edge of the British empire and were always used in a spearhead role, and that meant huge casualties,” said Professor Tom Devine, the historian and director of the Centre for Irish and Scottish Studies at Aberdeen University. “This is where, in a sense, Scotland is hoisted by its own petard, because by 1914 the Scottish soldier had an international reputation for valour and was used as shock troops in those horrendous battles on the western front.”
Source du texte : TIMES ON LINE
17:01 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
Le monde d'après l'Amérique...
08:32 Publié dans États-Unis, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
mardi, 27 mai 2008
Vient de paraître : La Guerre du Péloponnèse
Aucun conflit, dans l'Histoire, n'est aussi riche d'enseignements pour notre époque que la guerre du Péloponnèse : cette conviction est au cœur de l'enquête menée par l'historien Victor Davis Hanson sur la lutte qui opposa, il y a près de 2500 ans, Sparte et Athènes.
Car la guerre du Péloponnèse préfigure nombre de conflits modernes : ce fut un affrontement titanesque entre deux superpuissances et leurs alliés, une sorte de guerre mondiale à l'échelle de la Grèce ancienne ; ce fut aussi une sanglante guerre civile, puisqu'elle mit aux prises des hommes qui adoraient les mêmes dieux et parlaient la même langue ; ce fut surtout une guerre sale, qui inventa de nouvelles méthodes de terreur, bien éloignées du traditionnel combat d'hoplites. Sièges, coups de main, meurtres d'otages, massacres de civils et de prisonniers s'enchaînèrent pendant 27 ans, jusqu'à la capitulation d'Athènes : la Grèce de l'âge d'or n'était plus.
Pour raconter le premier conflit total de l'Histoire, ce livre, s'inspirant de Thucydide, nous fait toucher du doigt la chair même de la guerre : le sort d'Athènes livrée à une peste meurtrière, l'effroi d'assiégés mourant de faim, le recours à d'effroyables techniques militaires, le désespoir de généraux illustres comme la mort, loin de chez eux, d'humbles soldats paysans...
Lire aussi sur TB :
08:32 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sparte, athène, thucydide |
|













