mardi, 23 octobre 2012

Beyrouth, 23 octobre 1983 : Souvenons-nous des paras du Drakkar

Le 23 octobre 1983, 6h30 du matin : un double attentat frappe la Force multinationale de sécurité à Beyrouth. En quelques secondes, 241 marines américains et 58 parachutistes français sont tués. Le poste Drakkar, occupés par les paras du 1er RCP, vient de subir  la frappe la plus terrible contre l'armée française depuis les affrontements de la décolonisation. 

Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il nous a aimablement autorisé à reproduire le texte d'hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel "Club des chefs de section paras au feu". Qu'il en soit ici remercié. 



DRAKKAR LIBAN2.jpg23 octobre 1983, Beyrouth, 6h30 du matin, Drakkar est rayé de la carte 

Le 23 octobre 1983, les parachutistes français présents à Beyrouth dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité, étaient victimes d'un attentat. 58 d'entre eux devaient trouver la mort dans l'explosion du poste "Drakkar". Le texte d'hommage qui suit a été publié dans le cadre du Club des chefs de section paras au feu, qui compte quelques anciens de cette mission sanglante, depuis le Général François Cann, alors à la tête de la force française, et le Général Paul Urwald, qui commandait alors le 6e RIP, jusqu'au benjamin du Club, Bruno Racouchot, officier-adjoint d'une des quatre compagnies déployées à Beyrouth-Ouest. Plus particulièrement en charge de la section de protection du PC du 6e RIP, Bruno Racouchot décrit la configuration extrêmement délicate et sanglante dans laquelle furent alors plongés les parachutistes français.

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mercredi, 29 août 2012

Vient de paraître : L'armée libanaise pendant la guerre, un instrument du pouvoir du président de la République (1975-1985)

L’armée libanaise est fondée lorsque l’autorité mandataire française transmet le contrôle de la 5e Brigade Spéciale de Montagne aux autorités libanaises, le 1er août 1945. Elle est mise sous les ordres du général Fouad Chéhab. 

Armée libanaise.jpgPetite de par sa taille, faiblement équipée, ne disposant pas d’Aviation ni de Marine à ses débuts, l’armée libanaise naissante est confrontée au premier conflit israélo-arabe de 1948, auquel elle prend part aux côté des pays arabes contre l’Etat d’Israël nouvellement créé. C’est ainsi qu’elle obtient une victoire, mi-mai 1948, à Malikiyé, face aux militaires israéliens. Ce sera la seule participation de l’armée libanaise au conflit israélo-arabe. 

Devant les difficultés rencontrées lors de la bataille par l’absence d’aviation, le général Chéhab décide d’entamer un programme visant à développer les capacités de l’armée libanaise en la dotant d’un matériel et d’un armement plus récent, et surtout en créant une armée de l’air, en 1949. Un an plus tard, l’armée libanaise se dote d’un embryon de Marine. 

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mardi, 21 août 2012

Hezbollah et régime syrien : des alliés… aux intérêts divergents !

La configuration d’une scène libanaise évoluant dans le paradoxe d’un Hezbollah à l’apogée de sa puissance, limite la marge de manœuvre de Damas au pays du Cèdre. Néanmoins, si l’exportation du conflit servirait Damas à court terme, elle reste contre-productive pour le Parti de Dieu et pour Téhéran, ses deux seuls alliés dans la région. Mais après plus de 40 ans de manipulation et d’ingérence au Liban, le régime baasiste se laisserait-il prendre la main dans le sac ?

 

Mouqdad Liban.jpgMichel Samaha, a-t-il vendu Bachar el-Assad ?

Michel Samaha a une histoire politique chargée et pleine de retournements. Après avoir fait partie du parti Kataëb (Les Phalanges) et après s’être réfugié en France pour fuir ses anciens frères d’armes (1985), il se transforme - avec la Pax Syriana (1990-2005) - en icône de la tutelle syrienne au Liban.

Parmi les plus virulents défenseurs de Damas et de sa politique régionale, il devient conseiller spécial du Président syrien Bachar el-Assad. Une fois député et trois fois ministre grâce à ses alliances damascènes, il a été appréhendé manu militari par une branche des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) connue pour son allégeance aux forces de l’opposition libanaise de la Coalition du 14 Mars. Cette arrestation est inédite dans la vie politique libanaise, dans la mesure où c’est la première fois qu’un "agent" de Damas et des officiers syriens sont mis directement en cause dans une affaire sécuritaire.

(Photo : Chiites du clan Moqdad dans la banlieue sud de Beyrouth, le 15 août 2012)

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mardi, 15 mai 2012

L'armée libanaise s'est déployée aujourd'hui à Tripoli

L'armée libanaise s'est déployée aujourd'hui à Tripoli (nord) dans la totalité des quartiers en proie depuis trois jours à des heurts confessionnels meurtriers sur fond de crise en Syrie.

Soldats libanais à Tripoli le 15 mai 2012.jpgDes unités de l'armée libanaise sont arrivées à 06h00 sur la rue de Syrie, qui sépare les quartiers de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile à Damas, et de Jabal Mohsen, alaouite et sympathisant du régime du président Bachar al-Assad. Hier en soirée, des unités militaires avaient commencé à se positionner dans une zone sunnite et une zone alaouite. Elles ont achevé ce matin de se déployer dans tous les quartiers touchés par les affrontements qui ont fait neuf morts et des dizaines de blessés dans la principale ville du Nord.

Les heurts confessionnels, fréquents à Tripoli, ont éclaté samedi soir après des échanges de tirs entre l'armée et des islamistes réclamant la libération d'un des leurs, Chadi al-Mawlawi, 27 ans, soupçonné de "terrorisme" par les autorités mais présenté par ses proches comme un simple sympathisant de la révolte en Syrie.

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samedi, 28 avril 2012

L'armée libanaise a saisi trois containers d'armes destinées à la rébellion syrienne

L'armée libanaise a saisi aujourd'hui trois containers d'armes destinées à la rébellion syrienne à bord d'un navire arraisonné la veille dans le nord du pays, a annoncé une source des services de sécurité. 

Ce chargement se composait de mitrailleuses lourdes, d'obus, de roquettes, de lance-roquettes et d'explosifs, a précisé cette source, ajoutant : "si ces armes étaient destinées à l'armée syrienne, nous ne les aurions pas interceptées". Un autre responsable de la sécurité a affirmé que le navire, qui battait pavillon du Sierra Leone, avait obtenu un permis d'accoster dans le port de Tripoli (nord). 

Le "Lutfallah II" est parti de Libye avant de faire une escale au port égyptien d'Alexandrie, avant d'être intercepté et fouillé par la marine libanaise dans le port de Selaata, à environ 50 km de Beyrouth. Le capitaine du navire et l'équipage ont été remis aux renseignements militaires à Tripoli pour y être interrogés.

Liban Syrie armes.jpg

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mardi, 24 avril 2012

Israël construit peu à peu son propre ghetto

Israël construira un mur sur certains secteurs de sa frontière avec le Liban pour protéger la ville de Metula dans le nord du pays. La construction de ce mur haut de 10 m et long de plus de deux kilomètres commencera la semaine prochaine.

Les autorités isaéliennes estiment que cet ouvrage servira à prévenir les affrontements entre les forces israéliennes et libanaises se trouvant, dans certains secteurs, à quelques mètres de distance les unes des autres.

En janvier dernier les sources militaires ont informé qu'Israël avait l'intention de construire aux environs de Metula un mur long de 79 kms pour protéger les quartiers résidentiels contre les tireurs d'élite menant des tirs depuis le territoire libanais.

Source du texte : LA VOIX DE LA RUSSIE

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jeudi, 23 février 2012

Liban : Les soldats de l’armée testent leur niveau de français

12.000 soldats libanais ont ouvert leur copie au même moment. Objectif : répondre à une vingtaine de questions de culture générale sur l’histoire de la France et du Liban. Les non-débutants, eux, ont rédigé en plus trois textes en français portant sur leur film, livre et chanson préférés.

logo armée libanaise.jpgOrganisé par l’armée française, le troisième concours de la langue et de la culture françaises s’est tenu sur trois jours au début du mois. À la clé, 35.000 dollars de lots distribués entre les 400 meilleurs : ordinateurs, iPads, téléphones portables, assurances personnelles, billets d’avion... "L’idée est d’établir un partenariat public-privé pour l’enseignement du français", explique le lieutenant-colonel Stéphane Buors, responsable de la coordination de l’enseignement du français au sein des forces armées libanaises.

Financé par des dons d’entreprises privées françaises et libanaises (Total, SGBL...), ce concours vise à promouvoir l’utilisation du français dans l’armée, mais aussi à récolter des fonds pour renforcer les programmes existants de formation à la langue française pour les soldats libanais. "Souvent, les sociétés libanaises qui acceptent de nous financer nous disent qu’elles veulent défendre le français au Liban", raconte le lieutenant-colonel Buors. Elles nous disent : 'On veut une armée bien éduquée, car l’armée représente la société'”. Ainsi, ces dons ont par exemple permis de financer des stages d’instructeurs à l’Institut français ou de rénover des salles de cours. 

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lundi, 20 février 2012

Syrie : une libanisation fabriquée (rapport du CF2R)

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vendredi, 10 février 2012

Liban : Affrontements armés entre pro et anti-Assad

Des affrontements armés ont opposé aujourd'hui à Tripoli, dans le nord du Liban, des hommes armés de deux quartiers rivaux, l'un soutenant le régime du président syrien Bachar al-Assad et l'autre le contestant, et fait trois blessés. 

"Il y a une très importante présence armée et des tirs dans le quartier sunnite de Bab al-Tebbaneh et celui, alaouite, de Jabal Mohsen", a déclaré une source au sein des services de sécurité. "Une personne qui circulait en voiture à proximité a été blessée par les tirs", a-t-elle dit sous couvert de l'anonymat. Elle a indiqué que l'armée s'était déployée plus tôt dans la journée dans les deux quartiers mais qu'elle avait fini par se replier dans une rue séparant ces deux secteurs. "Deux soldats ont été blessés dans les affrontements", a encore dit cette source. 

La ville de Tripoli, majoritairement sunnite, a été le théâtre ces dernières années d'affrontements entre sunnites, qui soutiennent l'opposition libanaise hostile au président syrien, et alaouites (une branche du chiisme à laquelle appartient M. Assad) qui sont loyaux au mouvement chiite Hezbollah allié à Téhéran et Damas.

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mardi, 24 janvier 2012

THEATRUM BELLI in English: "Bei-rout in Lebanon", by Michel GOYA

Thirty years ago France faced its biggest military defeat after the end of the Algerian War. Within 18 months, between the 24th of September 1982 and the 31st of May 1984, we lost 92 soldiers, killed, and several hundreds more, physically or psychologically wounded, all this in a 15-square-mile large urban area, and before withdrawing poorly. We were assigned to giving support to the Lebanese army in protecting the civilians inside and around Beirut. In March 1984 that army did not even exist anymore. 

Blindé français à Beyrouth.jpg

This defeat is all the more puzzling as, until then, the intervention model “made in France”, from the Bizerte Crisis in 1963 to Operation Tacaud in Tchad and Operation Bonite in Kolwezi in 1978, was saluted all around the world for its efficiency. This French-style system was based on a quick political and tactical chain of command, for it was nationally and presidentially endorsed; a good capacity of power projection thanks to units on the alert or prepositioned, and means of transportation and support; clear choices, notably by nominating a temporary enemy, and, finally, a calculated risk-taking and thus a best-estimate of casualties. Interventions used to be quick and to help put out the fire at the earliest with few means and prevent from stalemate. Casualties were effective but, as it gave results, they were globally acceptable. 

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