Depuis plusieurs années le 2e régiment étranger d’infanterie de la Légion étrangère (1320 hommes) avait beaucoup de mal à aligner des véhicules blindés pour accomplir ses missions et ses exercices. Depuis sa participation à l’opération Daguet, en 1990 – 1991, le régiment nîmois a vu le nombre de ses blindés se réduire fortement et être obligé d’en « cannibaliser » plusieurs pour pouvoir disposer de VAB en état de rouler.

Depuis une dizaine d’années, seul le parc de service permanent (PSP) est dans les régiments. D’un point de vue théorique, il doit être du volume d’une unité, soit, par exemple, 17 VAB de tous types. Mais avec le temps, les restrictions budgétaires, le parc s’était fortement dégradé pour tomber à 6 VAB disponibles pour entraîner les légionnaires. Lorsque des unités allaient dans les camps de manœuvre, comme Sissonnes ou Mailly, le régiment disposait du parc d’entraînement (PE) qui permettait difficilement d’aligner les unités avec un matériel tout juste suffisant.

Cette situation s’atténue dans le cadre des opérations extérieures car la priorité technique et tactique du soutien est prépondérante…qui, malgré tout, se fait au détriment de la métropole.

L’arrivée fin janvier de 17 VBCI va à nouveau permettre au régiment d’effectuer des entraînements de qualité. A terme, le « 2 » recevra 29 VBCI. En plus de récupérer un nombre « normal » de blindés, le « 2 » disposera à nouveau d’une capacité opérationnelle (transport, appui-feu, protection…) de premier plan avec ces véhicules de nouvelle génération. Le 2e REI est le dernier régiment à être pourvu de ce type de matériel (pouvant accueillir 9 fantassins « félinisés ») déjà « éprouvé » en Afghanistan, Liban, Mali, Centrafrique.