Au plus fort de son apogée, l’Empire Ottoman s’étendait sur un immense territoire, d’Alger à La Mecque, et de Bagdad à Belgrade. Les populations nomades (Kurdes, Circassiennes ou Turkmènes) contribuèrent largement à la naissance puis à l’expansion de la domination ottomane.

PARTIE 1 : Documentaire historique.

Les nomades de l’Empire Ottoman, avec Stéphane de Tapia, spécialiste de l’immigration turque, Chargé de Recherche au CNRS et qui a notamment écrit La Turquie : géographie d’une puissance émergente avec Marcel Bazin en 2012 (Armand Colin).

 Au XVIIe siècle, quand l’Empire se mit à décliner et à subir d’importantes pertes territoriales, l’Etat centralisé et bureaucratique commença à voir d’un mauvais œil ces tribus difficilement contrôlables. Débutèrent alors d’importants programmes de sédentarisation, de relocalisation et de sécurisation des frontières, qui ne parvinrent pourtant jamais à créer une identité ottomane forte et à guérir « l’Homme malade de l’Europe ». De sorte qu’un siècle après le démantèlement de l’Empire Ottoman, les nationalismes des anciens peuples nomades continuent de s’exacerber, des Balkans aux régions kurdes de la Turquie, de l’Iran, de l’Irak ou de la Syrie…

PARTIE 2 : Plateau d’experts

La dispersion des kurdes

Aujourd’hui, comment le démantèlement de l’Empire ottoman continue-t-il d’influer sur les Etats et les sociétés du Proche-Orient ? Et notamment sur la population kurde, qui espère depuis un siècle la réunification des 4 zones kurdes réparties entre Irak, Syrie, Iran et Turquie ? Faisons le point avec Hamit Bozarslan, spécialiste de la Turquie contemporaine, directeur d’études à l’EHESS, auteur notamment du Conflit kurde: le brasier oublié du Moyen-orient » paru chez Autrement en 2009 et Gérard Chaliand, géopolitologue, auteur de la Question kurde à l’heure de Daesh publié en 2015 au Seuil.

Recul empire ottoman