« Chacune de vos combinaisons devient une déception, et lorsque, après les mouvements les mieux concertés, les marches les plus rapides et les plus fatigantes, vous croyez toucher au terme de vos efforts et frapper un coup de foudre, vous ne trouvez plus d’autres traces de l’ennemi que la fumée de ses bivouacs ; assez semblables à Don Quichotte, vous courez ainsi contre des moulins à vent, lorsque votre adversaire se jette lui-même sur vos communications, écrase les détachements laissés pour les garder, surprend vos convois, vos dépôts, et vous fait une guerre désastreuse dans laquelle il faut nécessairement succomber à la longue ».
Jomini, Précis de l’art de la guerre, 1837