La Ligue arabe, soutenu par les Emirats Arabes Unis, a décidé de former une force militaire, composée de 20 à 40 000 éléments, pour combattre le terrorisme. Le Maroc devrait répondre favorablement à cette initiative.

Ce sont finalement les pays de la Ligue arabe qui devraient constituer la force de frappe terrestre de la coalition anti-Daesh. Le premier pas a déjà été franchi. Le secrétaire général de la Ligue arabe a en effet présenté, à l’occasion d’une réunion extraordinaire de ses pays membres, un projet portant sur la création d’une armée de 20 à 40 mille soldats. Le texte sera au menu de la prochaine réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’organisation panarabe.

Prenant le relais de l’ « initiative » du SG de la Ligue, le président Abdelfattah Al Sissi a appelé, dans un discours retransmis hier et en direct par toutes les chaînes égyptiennes – c’est dire son importance,  à la nécessité de former une force arabe capable de faire face à l’extension de la menace terroriste. Cette « invitation », confiée médiatiquement à l’homme fort du Caire, a été précédée par une réunion des chefs militaires des pays engagés dans la guerre contre l’ « Etat islamique ». En conclave à Ryad, en Arabie saoudite, le 17 février, ils avaient discuté de la probable intervention terrestre.

L’Egypte, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie grands partisans du projet

Trois capitales essaient de convaincre leurs partenaires arabes d’adhérer au projet. Il s’agit d’Abou Dhabi,  du Caire et d’Amman. De son côté, le Maroc ne devrait pas s’opposer à l’initiative vu que les Emirats sont très impliqués. Et comme l’avait laissé entendre le chef de la diplomatie, Salaheddine Mezouar aux parlementaires, le 5 février, Rabat s’engagera aux côtés des Emirats Arabes Unis dans toute opération militaire.

Pour mémoire, sur instructions du roi Mohammed VI, Rabat avait décidé, en octobre dernier, de soutenir activement le régime d’Abou Dhabi dans sa « lutte contre le terrorisme ». La contribution marocaine portait essentiellement sur des aspects militaires opérationnels et de renseignement.

Force est de constater que l’exécution de 21 Coptes par l’antenne libyenne de l’EI a accéléré la concrétisation d’un vieux rêve saoudo-émirati. En avril 2014, les deux Etats avaient sollicité l’expertise militaire marocaine, au même titre que celle de la Jordanie, en vue de prendre part aux exercices des armées du Conseil de Coopération du Golfe. C’était bien avant le danger Daesh.

Mohammed JAABOUK

Source : YABILADI.COM