samedi, 09 février 2013

Opération Serval au Mali : galerie de 680 photos actualisée aujourd'hui à 10h30)

Pour la plupart des photos, crédit ECPAD - Sirpa Air - Sirpa Terre

vendredi, 08 février 2013

Mali : Prise de l'aéroport de Tessalit par le 1er RCP (vidéo)

Dans la nuit du 07 au 08 février 2013, une opération aéroterrestre a été menée dans la zone de Tessalit, au nord du Mali.
 
Des éléments français des forces spéciales ont été parachutés sur l'aéroport de Tessalit afin de sécuriser la piste. Un poser d'assaut est venu renforcer les premiers éléments qui se sont infiltrés en vue de sécuriser l'aéroport. Les renforts d'une cinquantaine de soldats du 1er RCP, initialement basés sur Kidal, ont été acheminés par l'escadron de transport des forces spéciales afin de renforcer ce dispositif et de permettre aux forces spéciales de lancer des patrouilles en vue de s'assurer du contrôle de la ville.
 
Parallèlement, le SGTIA blindé du 1er RIMA, a réalisé un raid blindé de plus de 500 kilomètres à partir de Gao afin de rejoindre dans la matinée du 08 les éléments français dans la zone de Tessalit. De leurs côtés, les éléments des forces armées tchadiennes sont partis de Kidal dans la journée du 07 février afin de rallier ce dispositif. Sur la vidéo on remarquera deux canons Caesar déployés sur zone.
 
Cette opération, menée en toute discrétion a été exécutée avec l'appui d'hélicoptères et d'appareils de l'armée de l'air qui ont réalisé pour cette seule nuit plus d'une trentaine de sorties dont une douzaine dédiée aux frappes afin de sécuriser la zone.
 
Sources : EMA / ECPAD

CESM : Etudes Marines n°3 sur la "maritimisation des tensions régionales"

 
Etudes Marines n°2 : La richesse des océans

Guerres & Histoire n°11 : Stalingrad, nouvelle vision d'une bataille mythique

Café historique : "Les blessures des soldats", le 20 février au café Le Concorde (Paris VIIe)

Plus d'informations sur le blog de Rémy Porte "Guerres et conflits"

LA CHOUETTE FEVRIER 2013.jpg

jeudi, 07 février 2013

Crise du Mali : Réalités géopolitiques, par Aymeric Chauprade

 

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Armées et société dans le monde arabe : entre révolte et conservatisme, par Jean-François Daguzan (FRS)

 

Interview du capitaine ERBLAND (pilote d'hélicoptère Tigre) par Pierre BAYLE

Le capitaine Brice Erbland, de l’ALAT, vient de publier "Dans les griffes du Tigre", le récit de ses campagnes d’Afghanistan et de Libye où il a servi au combat comme pilote et chef de patrouille du Tigre, l’hélicoptère de combat de nouvelle génération. 

 

 

Pierre BAYLE : Il n’est pas fréquent de voir publier ce type de témoignage. Vous avez dû vous battre pour obtenir des autorisations ?

Cne Erbland.jpg

Cne Brice ERBLAND : Non, au contraire, je n’avais pas l’idée de faire un livre au départ, mais j’ai d’abord ressenti le besoin de mettre par écrit ce que j’avais vécu et ressenti, pour moi et pour ma famille, pour garder une trace de ces moments très denses. Ce sont ensuite mes supérieurs hiérarchiques qui m’ont incité à en faire un livre pour le grand public, à partager mon témoignage…

 

Votre récit est très imagé, très visuel. Par exemple quand vous racontez qu’il est "impossible dans l’inaltérable et bruyante ambiance du cockpit de discerner en plein jour des tirs venant du sol". Comme si vous étiez aveugle ?

Ce n’est pas le mot, car avec les deux pilotes en tandem et non pas côte à côte, on a une vue extraordinaire à droite et à gauche, et quand le Tigre avance il est penché donc on a une vue très dégagée sur l’avant. Le problème c’est qu’en plein jour on ne voit venir pas les tirs vers l’hélico car les traçantes sont difficiles à distinguer et qu’on ne les entend pas. Alors qu’en pleine nuit, on ne voit que ça.

 

Donc la position en tandem est un progrès ?

Au début on avait un peu peur de la nouveauté, mais en fait ça ne change pratiquement rien au dialogue entre les deux membres de l’équipage : en fait on échange par interphone, en permanence, et le cockpit est tellement ergonomique qu’on se sent beaucoup plus à l’aise.

 

L’Apache est aussi en version tandem, mais avec le pilote à l'arrière ; est-ce que la configuration du Tigre a intéressé les Américains ?

En Afghanistan, nous avons eu au moins quatre ou cinq visites d’officiers américains venus voir le Tigre, ils étaient impressionnés par ce qu’ils nous voyaient faire. En particulier, ils étaient intéressés par le canon et sa capacité à tirer latéralement. Ils nous disaient que sur l’Apache, seul le tir vers l’avant, dans l’axe de l’appareil, était stabilisé donc précis.

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En kiosque : Numéro de "Moyen-Orient" sur les armées arabes

Depuis les premières manifestations en Tunisie, en décembre 2010, la question aura toujours été la même pour l’ensemble des pays attrapés par la vague révolutionnaire : que va faire l’armée ?

MO 17.jpgComme si les militaires avaient entre les mains à la fois le destin de la dictature ébranlée et l’avenir d’une démocratie exigée par le peuple. Au Moyen-Orient, l’armée n’est pas un acteur à négliger : elle est partout, à tous les niveaux décisionnels. Pourtant, le rôle des soldats dans les nations arabes a été largement ignoré par les chercheurs. Peu d’analyses existent, du moins en langue française, sur la question. L’ambition de ce dossier est de relancer le débat sur le poids des forces armées dans les sociétés moyen-orientales.

Les révolutions du "printemps arabe" constituent pour les militaires un véritable défi. Autrefois à l’origine des soulèvements contre un régime honni, comme en Égypte en 1952 ou en Irak en 1958, les officiers exerçaient la réalité du pouvoir, beaucoup de pays arabes ayant eu un dirigeant issu de l’armée. Les sciences politiques ont une expression pour désigner cette situation : l’"État profond", dans lequel les généraux ont pour fonction de protéger (ou de commander) les autorités en place. En 2011, pour la première fois depuis des décennies, ces mêmes militaires doivent affronter des processus révolutionnaires et de transition démocratique qu’ils ne contrôlent pas totalement. Dans les pays où les soulèvements n’ont en apparence pas pris, comme en Arabie saoudite, les gouvernements restent vigilants, choyant leurs militaires. Pourquoi ? Riyad répondra qu’il faut se protéger face à l’Iran, face à Israël. Les opposants de tous horizons dénonceront les moyens de la répression intérieure. L’Irak post-Saddam Hussein a par ailleurs démontré la nécessité d’une force chargée de la sécurité, au risque de tomber dans le chaos.

mercredi, 06 février 2013

Rapport britannique sur les achats de Défense 2012-2013