jeudi, 26 janvier 2012
Guerre froide : "Adieu, camarades !"
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jeudi, 08 décembre 2011
La fabrique du surhomme...soviétique
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jeudi, 29 septembre 2011
Prochainement sur Arte : "Les combattants l'ombre" à travers l'Europe de la Deuxième Guerre mondiale
Tournée dans 17 pays d’Europe, cette série traite pour la première fois de l’histoire de la résistance dans sa dimension européenne. Eclairés par le témoignage des derniers acteurs de l’époque, illustrés d’archives privées inédites et de minutieuses reconstitutions, ces films offrent un nouveau regard sur cette époque. Ces destins individuels ont forgé une grande histoire collective.
Diffusée sur Arte les 12, 19 et 26 octobre à 20h40.
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lundi, 19 septembre 2011
Lénine, Staline et le terrorisme d'Etat
Le terrorisme russe, sous ses diverses formes, avait contribué à affaiblir l'État russe et à faire le lit de la Révolution de 1917. Avec celle-ci, la technique de la terreur allait bientôt se confondre avec l'État soviétique. Lénine allait mettre en place un système que Staline portera aux extrêmes.
Pour le jeune Lénine, la terreur n'est qu'un des moyens de la révolution. Si, en 1899, il rejette son usage, c'est parce qu'il pense que les problèmes organisationnels sont, à ce moment-là, primordiaux. En 1901, dans un article d'Iskra, il écrit ne pas avoir rejeté le "principe de la terreur", tout en critiquant les révolutionnaires socialistes pour leur usage du terrorisme, sans aucune considération pour les autres formes de combat.
Pour Lénine, la technique terroriste s'inscrit dans le contexte d'une stratégie politico-militaire et son usage doit être appliqué avec méthode et circonspection, ce que n'ont pas compris les révolutionnaires socialistes pour qui le terrorisme est, selon Lénine, devenu une fin en soi. Pour Lénine, la terreur n'est pas l'instrument principal de la lutte révolutionnaire. Il ne devait donc pas, selon lui, devenir une "méthode régulière" de la lutte armée.
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vendredi, 12 août 2011
Vient de paraître : La Russie 1598-1917 - Révoltes et mouvements révolutionnaires
Cet ouvrage retrace les grandes étapes de l'histoire des révoltes, des courants révolutionnaires et des diverses formes d'opposition au pouvoir autocratique en Russie : des révoltes populaires qui jalonnèrent les XVIIe et XVIIIe siècles aux révolutions de 1905 et 1917, en passant par l'émergence d'une critique de l'ordre social et politique et par le mouvement révolutionnaire du XIXe siècle.
Ce livre ne se donne pas pour but de renouveler l'historiographie. Il se fonde sur les travaux, nombreux, riches et féconds, des historiens qui m'ont précédée et dont je me suis inspirée. Outre le défi de la synthèse — génératrice de raccourcis, de lacunes et de simplifications — d'une thématique aussi complexe et considérée dans un cadre temporel si large, un des enjeux de cet ouvrage consiste à ne pas inscrire l'histoire des révoltes et des mouvements révolutionnaires en Russie dans un récit la décrivant comme annonciatrice d'une Révolution inéluctable. Il s'agit, comme l'écrit Roger Chartier dans Les Origines culturelles de la Révolution française, « d'échapper aux périls de la prévision rétrospective, énoncée une fois l'événement advenu », de ne pas montrer que les « faits s'enchaînent et s'engendrent en un flux ininterrompu, ce qui permet de décider que l'un est la 'cause' de l'autre ». L'historiographie soviétique, de même qu'une partie de l'historiographie occidentale, a présenté le mouvement révolutionnaire russe comme une longue chaîne allant des « décembristes », ces officiers qui tentèrent un coup d'État à Saint-Pétersbourg en 1825, au prolétariat, guidé par le parti bolchevique, dont la victoire en octobre 1917 est décrite comme inéluctable. Dans ce schéma, les révoltes populaires du XVIIe et du XVIIIe siècle représentent les prémices de la lutte révolutionnaire du XIXe siècle et du début du XXe siècle : n'est-ce pas ce même peuple, luttant pour sa libération économique et sociale depuis toujours, paysans et ouvriers encadrés par les bolcheviks, qui a vaincu en octobre 1917 ? Si l'historiographie soviétique intégrait ce schéma dans une vision progressiste d'une histoire fondée sur la lutte des classes, une partie de l'historiographie occidentale percevait la victoire des bolcheviks, prélude à 70 ans de dictature communiste, comme une catastrophe annoncée tant par des révoltes populaires « absurdes et sans pitié », selon les mots de Pouchkine dans La Fille du capitaine, que par un mouvement révolutionnaire dont les représentants les plus radicaux étaient décrits comme les prédécesseurs d'un Lénine fanatique, pour qui la fin justifiait les moyens. Pour les uns et les autres, la chaîne était bien là, seule l'interprétation — la prise de pouvoir par les bolcheviks perçue tantôt comme un drame, tantôt comme un progrès — différait. Une « prévision rétrospective » logique et justifiée par le fait que les révolutionnaires russes n'eurent eux-mêmes de cesse de prédire, de préparer la révolution, qu'ils croyaient imminente, et surtout inéluctable. Ils avaient sous les yeux l'exemple de 1789, mais également celui du « printemps des peuples » de 1848, puis, quelques années plus tard, de la Commune en France. Et les révolutionnaires, poignée d'individus noyés dans l'océan immense de la Russie, étaient persuadés qu'ils sauraient profiter de l'expérience européenne, ou plutôt de ses échecs. La Russie, disaient-ils aussi, saura trouver sa propre voie vers le socialisme, lequel sera plus facilement et plus vite instauré qu'ailleurs. Pour l'opposition radicale, le peuple russe, de par ses formes de vie sociale (la communauté rurale), était socialiste « par instinct et par tradition ». Cette conviction se doublait de la croyance en une révolution régénératrice, profonde et définitive, parée de toutes les vertus purificatrices et dont la seule idée revêtait, pour certains, un caractère presque magique. Enfin, l'expérience politique dans la Russie autocratique, l'impossibilité pour l'opposition libérale d'agir, le manque de dialogue entre le pouvoir tsariste et une « société civile » progressiste, certes faible, mais désireuse d'œuvrer à la transformation progressive et pacifique de la Russie, ne leur permettaient guère de fonder des espoirs sur les réformes.
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Mémoires du Goulag soviétique : Musée virtuel
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samedi, 02 juillet 2011
Vient de paraître : "De la guerre en Amérique", de Thomas RABINO
Les Etats-Unis et la guerre forment, depuis 1774, et en dépit de brouilles passagères, un des couples les plus solides qui soient. Certes, tous les empires, voire les grandes puissances coloniales que furent l'Angleterre et la France, eurent recours aux armes des siècles durant pour asseoir leurs prétentions hégémoniques. Aucun Etat fort n'a pu prospérer sans que son existence soit émaillée de conflits plus ou moins marquants. Deux siècles et demi d'histoire américaine parlent d'eux-mêmes : avec une soixantaine d'interventions sur différents théâtres, des missions navales aux frappes aériennes en passant par nombre de déploiements massifs, ce pays s'est lancé, en moyenne, dans une campagne tous les quatre ans. L'accession au rang de première puissance économique et militaire, sur fond de guerre froide, a accentué le phénomène : depuis l'attaque de Pearl Harbor, les Etats-Unis ont projeté vingt-cinq fois leurs forces à l'étranger, atteignant le ratio d'un déploiement par tranche de trente mois sur la période 1941-2003 (hors opérations occultes).
Au-delà du sensationnalisme statistique, le constat est sans appel : la guerre fait partie intégrante de l'histoire du pays. Car, si les Etats-Unis ont fait la guerre depuis leurs origines, c'est avant tout la guerre elle-même qui a fait les Etats-Unis. Soyons plus précis : les guerres américaines font les Etats-Unis d'aujourd'hui, et feront les Etats-Unis de demain.
Nés d'une guerre d'indépendance, façonnés au gré d'un expansionnisme fatal aux peuplades indiennes et aux nations limitrophes, reconstruits par une guerre civile qui fut le premier conflit moderne et par une politique extérieure conquérante, portés au pinacle par deux guerres mondiales et renforcés durant plus de quatre décennies de guerre froide, les Etats-Unis, lancés après le 11 septembre 2001 dans la « guerre contre le terrorisme », revendiquent et occupent un leadership mondial que le déploiement permanent de leurs armées continue d'assurer. Les administrations américaines successives ont atteint, depuis 1945, un potentiel d'action inédit. Allemagne et nazisme, bloc soviétique, « Etats voyous » et terrorisme islamiste ont alimenté un répertoire d'ennemis donnant corps et légitimité aux velléités hégémoniques de leurs élites. Parvenus, avec l'effondrement de l'URSS, au stade ultime d'« hyperpuissance (1) », les Etats-Unis offrent le spectacle unique d'un pays doté d'institutions démocratiques disposant en même temps d'une force militaire démesurément redoutable et exempte de concurrent sérieux. Dans un Etat qui compte, bon an mal an, un million de soldats en service actif, et dont les crédits alloués à la défense voisinent depuis plus d'un demi-siècle avec 50% du budget, la frontière entre les sphères civile et militaire devient fictive, à tout le moins poreuse. En résulte une situation prophétisée par le président Eisenhower dans son célèbre discours d'adieu, le 17 janvier 1961 (2) : pendant quarante années de course aux armements, l'imbrication des intérêts entre les industries de défense, le Pentagone et le Congrès s'est intensifiée. Les grandes entreprises d'armement disposent d'une influence sans précédent sur la vie politique dont elles financent légalement partis et candidats, mais aussi sur les citoyens vivant directement ou non de l'activité de leurs usines. Les questions militaires, qu'elles soient humaines ou matérielles, pèsent sur la société et l'économie américaines comme dans nul autre pays, y compris durant des périodes de paix d'ailleurs très brèves.
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dimanche, 08 mai 2011
En kiosque : "Grandeur et misère de l'Armée rouge" de Jean LOPEZ et Lasha OTKHMEZURI
Les douze textes présentés ici sont, à l'exception de deux d'entre eux, le résultat d'interviews menées, en face à face ou au téléphone, durant le printemps et l'été 2010, en Russie, en Ukraine, en Géorgie et aux États-Unis. Les deux exceptions sont celles de messieurs Nikouline et Govariov. Nikolaï Nikolaevitch Nikouline est décédé en 2009 ; sa veuve a accepté que soient publiés ici des extraits de son livre de souvenirs Vospominanya o voynie. Alexeï Semionovitch Govariov, mort en 1997, a laissé une disquette relatant, en anglais, son expérience de la guerre, disquette parvenue par des chemins détournés jusqu'à l'un des deux auteurs du présent ouvrage.
Interviews, livre et disquette recueillent les mots de onze hommes et d'une femme qui ont en commun d'avoir endossé l'uniforme de l'Armée rouge entre 1941 et 1945, plus longtemps pour certains. Tous sont des vétérans de la Grande Guerre patriotique, ainsi que les Soviétiques hier et les Russes aujourd'hui appelaient et appellent toujours le conflit germano-soviétique, déclenché le 22 juin 1941 par une attaque surprise, clos le 9 mai 1945 à Berlin et à Prague. Les témoins sont tous très âgés — entre 85 et 92 ans. Il était plus que temps de recueillir leur parole, d'autant plus qu'en Russie l'espérance de vie des hommes, comparée à celle de la France, est inférieure de douze années. Mais leur mémoire est étonnamment fraîche, et les affects attachés aux souvenirs toujours vivaces. Au cours des interviews, les larmes ont coulé, les voix se sont brisées, de longs silences se sont installés et il a fallu fractionner plus d'une fois l'entretien. Bien sûr, il s'agit de souvenirs élaborés et réélaborés durant plus d'un demi-siècle, transformés, déformés, reformés par des lectures, des jugements émis bien longtemps après les faits. Il n'empêche : le lecteur reconnaîtra l'accent de la vérité. La source de ces affects et de cette vérité tient à l'immensité du traumatisme engendré par la Grande Guerre patriotique, traumatisme individuel et collectif, instrumentalisé par les pouvoirs successifs — Staline et Brejnev hier, Poutine aujourd'hui — mais jamais apaisé, jamais surmonté. Les douze témoins avaient soif de parler. Chacun l'a fait, parfois jusqu'à l'épuisement, mais la durée des entretiens a varié, entre trois et onze heures. Lorsque le discours se perdait ou tournait en rond, l'intervieweur a relancé en s'appuyant sur un questionnaire type, qui constitue l'ossature d'une partie des interviews. Celles-ci ne sont pas livrées sous la forme d'un verbatim, qui aurait été fastidieux, mais d'une réécriture que nous avons voulue la plus fidèle possible à la conversation originale. Chaque interviewé a relu "son" texte, en français ou en traduction russe, et l'a parfois retouché.
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vendredi, 15 avril 2011
Colloque international EHESS-IRSEM à Paris (5 au 7 mai 2011) : "L'URSS et la Seconde Guerre mondiale"
Le colloque "L’URSS et la seconde guerre mondiale" entend rendre compte des nouvelles approches de l’URSS en guerre telles qu’elles se sont développées au cours de ces vingt dernières années à l’appui de sources nouvellement accessibles.
De multiples travaux attestent en effet d’un défrichement important dans des domaines aussi divers que l’expérience civile de la guerre en territoire occupé ou l'arrière du front soviétique, les figures de combattants, les représentations du conflit, son impact sur le système et la société soviétiques, etc. Ces approches, souvent très spécialisées, méritent d'être resituées dans le panorama plus large de la guerre en URSS et du bilan nouveau sinon plus nuancé qui se dégage des introspections récentes sur cette période. L'intérêt croissant qu'elle suscite confirme la nécessité de procéder à un état du chantier en cours.
La rencontre scientifique explorera la guerre en tant que telle, tout en évoquant la sortie de guerre et les conséquences du conflit dans le "Second stalinisme" et l'histoire soviétique ultérieure.
Contacts (inscription obligatoire) : wwii.ussr@ehess.fr (Elisabeth Sieca-Kozlowski, Nadja Vuckovic, Dominique Bartoli)
Comité scientifique international : Alain Blum, Dietrich Beyrau, Catherine Gousseff, Andrea Graziosi, Oleg Khlevniuk, Mark Kramer, Nathalie Moine, Andrei Sorokin, Alexander Vatlin, David Wolff.
Comité scientifique et d’organisation français : Stéphane Audoin-Rouzeau, Alain Blum, Sabine Dullin, Christian Ingrao, Marie-Hélène Mandrillon, Jean-Christophe Romer.
Télécharger le programme
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mardi, 29 mars 2011
Ximenès : Essai sur la guerre révolutionnaire

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