22 septembre 302 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle).

Saint-Maurice d’Agaune est le patron de l’infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités. L’école de l’infanterie est située à Draguignan sur le site des Ecoles militaires de Draguignan (EMD).

Lire  Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon.


22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque.

Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brûlots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.


22 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris).

Le régime monarchique restauré depuis 1815, s’inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l’abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45ème RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie ) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n’ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.


22 septembre 1914 : mort d’Alain Fournier (Bois de Saint Rémy).

Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable le grand Meaulnes.


22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord).

Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l’amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.


22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française).

Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’île et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon.


22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège).

Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible. Seulement 2 d’entre-eux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois.


22 septembre 1945 : le général Patton s’interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne.

Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l’Allemagne n’est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre USA et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises.  Eisenhower le relève de son commandement.


22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak.

Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite de sa propre minorité, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.


22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont).

Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont .