7 mars 1759 : fin du siège de Madras(Inde).

Les 8000 Français commandés par le comte Lally-Tollendal ne parviennent pas à prendre la ville de Madras fermement défendue par 4000 Anglais. Les Anglais bénéficient d’un ravitaillement maritime à la différence des Français. Cet échec est réputé entraîner celui de Fort Wandiwash (janvier 1760) et marquer la défaite française aux Indes. Tenu par Louis XV pour personnellement responsable, Lally-Tollendal est victime d’une campagne de dénigrement très violente qui aboutit à son embastillement et son exécution en place de Grève (1766), actuelle place de l’Hôtel-de-ville de Paris. 


7 mars 1814 : bataille de Craonne.

Après le franchissement de l’Aisne à Berry-au-Bac, Napoléon cherche une bataille décisive contre les coalisés. Le choc se produit le sur le plateau de Craonne. Il charge Ney et Victor de faire plier les Russes sur les ailes, et conduit au centre une attaque frontale. L’échec des deux maréchaux l’oblige à engager les grognards de la Vieille Garde qui poussent les Russes à la retraite. Les vaincus rejoignent Blücher à Laon, laissant 7 000 hommes sur le terrain.C’est sur ce même terrain que Français et Allemands s’affronteront un siècle plus tard. (Offensive du Chemin des Dames)


7 mars 1908 : le maréchal des logis Ernest Psichari (1883-1914) est décoré de la médaille militaire.

Petit-fils du célèbre historien Ernest Renan (Qu’est-ce qu’une Nation?), il obtient une License de Français mais pour « échapper au bourbier de son âme » finit par s’engager dans l’artillerie coloniale, cherchant ordre et action. La vie de soldat aux colonies (Congo) et l’expérience du désert (Mauritanie) sont pour lui une révélation. Il commence à écrire et rencontre un certain succès. Devenu officier, il est contre toute attente (puisque petit-fils de Renan), un modèle pour la droite conservatrice de l’époque qui voit en lui un double du père de Foucaud. Il meurt au combat le 22 aout 1914 à St Vincent Rossignol en Belgique.

Il a écrit: Terres de soleil et de sommeil (1908), L’Appel des armes (1913). A titre posthume, le voyage du centurion (1916),les voix qui crient dans le désert(1920).


7 mars 1936 : Hitler envahit la Rhénanie.

En violation de tous les accords passés, l’Allemagne remilitarise la Rhénanie. Malgré leurs protestations, les puissances européennes n’agissent pas.


7 mars 1945 : les Américains franchissent le pont de Remagen.

Les ponts sur le Rhin sont tous détruits sauf le pont Ludendorff à Remagen pour d’obscures raisons administratives. Découvrant cette aubaine, les Américains qui viennent de remporter la bataille des Ardennes, se ruent sur Remagen. En moins de 30 minutes, la section du lieutenant Timmerman prend le pont que le petit détachement allemand n’est pas parvenu à faire sauter à cause de l’explosif médiocre utilisé. Le général Eisenhower modifie ses plans d’invasion de l’Allemagne pour profiter du passage et fait franchir 8000 hommes immédiatement. Les Allemands tentent dans les jours qui suivent de détruire l’ouvrage avec des bimoteurs à réaction Arado 234, en trois tentatives de bombardement mais sans l’atteindre, avec les nageurs de combat de Skorzeny puis des attaques de V2. Le pont s’effondre 10 jours plus tard.


7 mars 1966 : retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN.

Le retour dans le commandement militaire intégré de l’OTAN a été annoncé le 11 mars 2009 par le Président de la République, à l’Ecole Militaire et entériné par le sommet de l’OTAN de Strasbourg un mois plus tard.

« La France, écrit-il le 7 mars à son homologue américain Lyndon B. Johnson, se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN. »


7 mars 1996 : le Triomphant rallie l’Ile Longue (Presqu’ile de Crozon).

Le premier SNLE français de nouvelle génération quitte Cherbourg et son atelier de construction pour sa base opérationnelle.