6 avril 1199 : mort de Richard Coeur de Lion (Chinon).

Mortellement blessé d’un carreau d’arbalète reçu le 26 mars, lors du siège de Chalus, le vaillant roi d’Angleterre meurt le 6 avril. Philippe Auguste, roi de France profite dès lors pleinement de ce décès pour accroitre son influence.


6 avril 1250 : bataille de Fariskur (Egypte).

Durant la 7ème croisade, Louis IX (futur Saint Louis) assiège Mansourah pendant deux mois mais constatant que son armée tombe malade sans pour autant vaincre, prend la décision de regagner Damiette, conquise un an plus tôt. Durant le repli, les forces de Turan sha harcèlent les croisés depuis le Nil avec la flotte égyptienne et la « chamellerie ». L’affrontement final a lieu à Fariskur. Encerclés, les croisés refusent de se rendre et combattent jusqu’à ce que Louis IX soit fait prisonnier. 


6 avril 1362 : bataille de Brignais (près de Lyon).

La guerre de 100 ans cessant le temps d’une trêve (traité de Brétigny-1360) met au chômage technique les nombreuses bandes de mercenaires qui commencent à piller le royaume de France. L’une d’elles, la compagnie dite des « Tards venus » (15 000 hommes) s’empare du château de Brignais à la fin de 1361, décidant le roi Jean II le Bon à faire intervenir son connétable, Jacques de Bourbon. Les forces royales (12 000 hommes) manquent de discrétion dans leur approche et surtout lorsqu’elles installent leur campement devant Brignais. Elles négligent par ailleurs de faire une reconnaissance des lieux et de jeter un dispositif de sécurité. Une partie des mercenaires est cachée dans les bois alentour et attaque le bivouac endormi. Lorsqu’enfin, les chevaliers survivants contre-attaquent, c’est la garnison mercenaire de Brignais qui fait une sortie et clôt le combat. La bataille est un échec honteux pour les chevaliers français : beaucoup sont massacrés, les autres libérés contre rançon.


6 avril 1865 : bataille de Sayler’s creek (Amérique du Nord).

Défaite des confédérés du général Lee qui signe sa reddition trois jours plus tard.


6 avril 1941 : opérations 25 et Marita : invasion de la Yougoslavie et de la Grèce par l’Allemagne.

A 5h15 du matin, l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie et la Hongrie envahissent la Yougoslavie  sans déclaration de guerre préalable. Les journaux italiens et allemands déclarent que « les forces de l’Axe marchent contre la trahison des Serbes, en référence au putsch des officiers serbes du 27 mars « . Partant d’Autriche, de Hongrie, de Roumanie et d’Albanie les forces de l’Axe se dirigent vers les principales villes de Yougoslavie et s’enfoncent entre Grecs et Yougoslaves pour empêcher une éventuelle jonction. A l’aube, sous la direction personnelle du maréchal Hermann Goering, la Luftwaffe lance une puissante attaque aérienne contre Belgrade, pourtant déclarée « ville ouverte ». Tous les terrains d’aviation sont bombardés et l’aviation yougoslave est pulvérisée au sol. Un second bombardement massif a lieu le lendemain pour engendrer la terreur parmi la population. En deux jours, les raids allemands font 17000 tués dans la population civile de Belgrade.


6 avril 1991 : opération Libage (Nord de l’Irak et Turquie).

Dans le cadre de l’opération américaine Provide comfort et en application des résolutions 687 et 688 de l’ONU, la France détache des éléments du service de santé des armées, protégés par les 3e et 8e RPIMa. Il s’agit d’une aide humanitaire destinée aux Kurdes que Saddam Hussein persécute et oblige à se réfugier en Turquie. 

Bien des années plus tard, un ancien para du 3e RPIMa ayant participé à cette opération méconnue, Jean-Yves SOCARD, était assassiné au Yémen le 5 mai 2014 dans le cadre d’une mission de protection rapprochée.


6 avril 1994 : l’avion présidentiel rwandais est abattu.

Le président rwandais Juvénal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamira sont tués dans le crash du Falcon 50 présidentiel rwandais en phase d’atterrissage à Kigali (Rwanda), alors qu’ils rentrent d’Arusha (Tanzanie) où ils viennent de signer un accord de paix.  La provenance des missiles tirés et l’identité des tireurs font aujourd’hui encore débat. L’équipage français de l’appareil ainsi que tous ses occupants périssent. L’attentat déclenche une gigantesque vague de violence aboutissant au génocide rwandais (800 000 morts).