canal4 juillet 362 (avant Jésus-Christ) : bataille de Mantinée (Grèce)


4 juillet 1187 : bataille de Hattin (Palestine près du lac de Tibériade).

A la mort du roi lépreux, Baudoin IV, le royaume chrétien d’Orient revient à Guy de Lusignan qui, ne possédant pas les qualités requises pour gouverner, laisse se développer jalousies et querelles chez les barons francs. Alors que les relations entre Saladin et Raymond de Tripoli (l’un des principaux barons franc) sont bonnes, Renaud de Chatillon provoque délibérément les musulmans en pillant et ravageant une riche caravane. L’outrance est telle que Saladin ne peut laisser le crime impuni. La solidarité franque et chrétienne fait le reste et conduit les deux camps à s’affronter. Incapable d’écouter les conseils avisés de Raymond, Guy de Lusignan opte pour la pire des solutions consistant à traverser le désert pour venir combattre l’armée de Saladin. Celle-ci attend, reposée, sur les rives du lac de Tibériade. Les Francs, épuisés par la chaleur et la soif, sont encerclés dès leur arrivée en vue de Tibériade et finissent écrasés par les musulmans. Tous les chroniqueurs de l’époque soulignent cependant l’esprit chevaleresque de Saladin à l’issue des combats. Autant il est dur au combat, autant il est bienveillant avec la population chrétienne et se montre plein d’humanité. (cf.L’épopée des croisades de René Grousset).


4 juillet 1472 : Jeanne Hachette défend Beauvais (Picardie).

Habitante de la ville, Jeanne Lainé (dite Fourquet) monte sur les remparts de la ville assiégée (depuis le 27 juin) par les Bourguignons de Charles le Téméraire pour aider ses défenseurs. Armée d’une hache, elle tue le bourguignon qui tentait de planter l’étendard ennemi sur le rempart. Son exemple stimule la population et permet de résister jusqu’à la levée du siège le 22 juillet. Selon certaines sources, l’événement est daté le 9 juillet.


4 juillet 1918 : bataille du Hamel (Somme). Belle victoire du corps australien qui marque un coup d’arrêt magistral à l’offensive allemande du printemps (ou bataille du Kaiser) ayant mené l’ennemi aux portes d’Amiens. Les troupes australo-américaines sont commandées par le lieutenant général John Monash qui inaugure quelques principes de combat interarmées combinant chars d’assaut (60 chars Mark V), mitrailleuses, feux roulant d’artillerie devant l’assaut, ravitaillement parachuté par avion,…). Le combat dure seulement une heure et demie et est un brillant succès. 


4 juillet 1940 : reddition de Laudrefang (Faulquemont – Moselle).

« Situé près de Saint-Avold, ce fort de la ligne Maginot est constitué de 5 blocs (4 reliés entre eux et 1 d’artillerie isolé). L’équipage, commandé par un capitaine, est de 275 hommes de l’infanterie de forteresse, coiffée du béret kaki orné de l’insigne à la devise « on ne passe pas ». Les combats commencent le 28 mai, le fort étant bombardé du 3 au 14 juin puis encerclé le 17 juin. Il se défend jusqu’à l’entrée en vigueur de l’armistice le 25 juin mais refuse de se rendre avant de recevoir le 30 juin l’ordre formel de capituler le 4 juillet (soit 17 jours après l’allocution du président du conseil). Les défenseurs sont emmenés en captivité. De nombreux ouvrages Maginot ou même plus anciens sont restés invaincus et n’ont été capturés que début juillet après intervention de la commission d’armistice ». OCTAA N. Jacob – SHD/CAAPC.


4 juillet 1943 : opération Citadelle.

La Wehrmacht lance l’opération destinée à réduire le saillant de Koursk, avec 900 000 hommes, 1 800 avions et 2 700 chars (dont les premiers Panthers et Tigres). Renseignée sur l’offensive, l’armée rouge l’attend avec des forces supérieures, dont des nuées de chars T34 et de chasseurs IL-2. Des milliers de chars s’affrontent jusqu’au 12 juillet, jour du lancement de la contre-attaque soviétique.